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Voix d’Exils | L’intégration par la mécanique

En ligne depuis le 1 février 2017

La Maison du vélo à Lausanne favorise la mobilité douce au travers de l’intégration des requérants d’asile.

Discrètement implantée au sein des arcades de l’emblématique Grand Pont de Lausanne, la Maison du vélo, fidèlement dévouée aux deux roues, voit plusieurs acteurs y cohabiter depuis son inauguration en 2012, dont l’EVAM. Le site ayant la passerelle lausannoise en guise de toiture, est pour l’établissement un programme d’occupation pour des migrants au travers d’un atelier de mécanique. En libre-service et ouvert cinq jours par semaine toute l’année, ce dernier permet également à tout un chacun de réparer son propre cycle.

Article de Nicolas Kalbfuss, civiliste à la rédaction vaudoise de Voix d’Exils, publié le 17 janvier 2017 sur le site de Voix d’Exils. Cliquez ici pour lire l’article sur le site de Voix d’Exils.

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Affiche de la Maison du vélo.

Au contraire de ce que son nom peut insinuer, la Maison du vélo n’est pas un magasin, puisque tenue à la non-concurrence. Son implication dans la promotion du deux-roues n’en est pas moins importante puisqu’elle est gérée par Provélo région Lausanne, une association encourageant la pratique du vélo et la mobilité douce. Entre un atelier de réparation en libre service, des prêts de deux-roues et des conférences et films sur les cyclovoyageurs, la Maison du vélo perpétue l’objectif de Provélo; promouvoir ce moyen de transport de manière pluriactive. Pour l’EVAM, autre acteur présent, ce lieu ancré sous les arches du Grand Pont lui permet avant tout de renforcer son processus d’intégration auprès des requérants d’asile venus de tous horizons.

Formation des bénéficiaires à la mécanique

Tandis que les façades du Grand Pont doivent être légalement conservées de par leur statut de patrimoine historique culturel, les bénéficiaires de l’EVAM s’y succèdent continuellement en leur sein. Engagés pour un an, ils y acquièrent des compétences en mécanique sur cycle leur permettant de réparer et restaurer des vélos endommagés et dont l’ancienneté de certains n’a que celle des pierres environnantes à envier. Ils y assurent également la location de deux-roues tout au long de la semaine. Le responsable du programme et mécanicien de profession, Daniel Genoud, explique récupérer les bicyclettes dans «certaines déchetteries, chez les particuliers, à la police et grâce aux dons des habitants. De même que le bouche-à-oreille envers la population et les visiteurs de la Maison du vélo et mes relations». Remis en état, les cycles servent d’autres bénéficiaires de l’EVAM, qui peuvent les acheter pour la symbolique somme de 20 francs. Le travail pratique des requérants d’asile est par ailleurs enrichi de lectures matinales leur permettant de favoriser leur apprentissage du français et de renforcer leur intégration quotidienne. Si les bénéficiaires ne peuvent pas prétendre à un emploi dans le domaine de la mécanique sur cycle, faute de reconnaissance par la profession, leurs progrès en français se ressentent d’après Daniel Genoud. Il ajoute également qu’en dépit de permettre de trouver un emploi dans le secteur, le programme est une occasion pour les bénéficiaires de «retrouver une routine et un rythme de travail en prévision d’un futur emploi». Leur engagement est d’ailleurs limité à un an, afin, comme le précise le responsable, de ne «pas empêcher leur autonomie et les encourager à chercher un travail fixe et de laisser une chance à d’autres bénéficiaires».

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Photo: Voix d’Exils

Atelier en libre-service ouvert toute l’année

Doté de matériel professionnel de haute qualité, l’atelier de la Maison du vélo est également ouvert au public afin d’y réparer soi même son cycle dans la mesure du matériel disponible. La location y est aussi possible au moyen des deux-roues Publibike, autre partenaire, ainsi que des vélos électriques en test et fournis par les magasins Tandem et Easycycle. La Maison du vélo offre ainsi la possibilité à chacun de découvrir Lausanne à l’aide d’une bicyclette et ce, six jours par semaine et durant toute l’année.

Lieu de passage où se succèdent humains et cycles, la Maison du vélo ne change en revanche que peu de physionomie. Mais loin d’être aseptisée, elle rend service à plus d’un que ce soit pour la promotion du deux-roues, la mobilité douce ou l’intégration de migrants.

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