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L’ODR a pété les plombs: Pas d’asile après des tortures à l’électricité

En ligne depuis le 29 septembre 2003 et publié dans - modifié le 10 juin 2017

Même si on sait que l’Office fédéral des réfugiés (ODR) s’est donné pour vocation de justifier les renvois plutôt que d’accueillir les victimes de persécution, on reste surpris par certaines motivations «juridiques» de ses décisions de négatives.

Voici le cas d’un Congolais responsable d’un groupe politico-religieux qui organise une marche dans sa localité contre l’incurie du régime de Kinshasa. Arrêté et torturé sans le moindre jugement pendant sept mois, il réussit à s’évader et à s’enfuir en Suisse pour y demander protection. Réponse de l’ODR, qui refuse d’entrer en matière le 23 mai 2003: la demande est manifestement sans fondement.

En effet:

«Les allégations livrées par le requérant sont évasives, stéréotypées et illogiques. Elles ne contiennent aucun indice de persécution étatique. S’agissant en l’espèce du motif à l’origine de l’organisation de la marche de Matadi, le requérant a allégué tantôt le manque d’eau et d’électricité, tantôt la lutte pour l’autonomie de la région. Le requérant a allégué avoir subi des tortures sous forme de décharges électriques et parallèlement, que la manifestation avait été organisée en raison du manque de courant [c’est nous qui soulignons]. Par ailleurs, aux questions relatives au groupe Bundu dia Kongo le requérant apporte également des réponses indigentes, ne sachant pas, par exemple, quel titre porte le chef autoproclamé dudit mouvement».

Voilà qui est clair. Il est bien sûr inconcevable que les quartiers populaires soient sans électricité, alors que les services officiels en disposent. Et c’est ainsi que l’on se débarrasse d’une demande d’asile. Un refus d’entrer en matière qui est assorti d’un renvoi immédiat avec retrait de l’effet suspensif en cas de recours. Et dès janvier, suppression du droit à l’assistance fédérale. Par chance, les renvois sur Kinshasa sont difficiles à organiser, et notre homme a pu recourir dans l’intervalle et obtenir la suspension de l’exécution du renvoi.

Rédaction de Vivre Ensemble

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