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En ligne depuis le 5 avril 2004 et publié dans - modifié le 24 juin 2017

Le bulletin de l’Aumônerie genevoise œcuménique pour les requérants d’asile (Agora Infos, décembre 2003) a publié récemment le témoignage suivant:

«Je me souviendrai toujours de ce matin, ou plutôt de cette nuit qui tendait vers la fin de sa course. C’était un jeudi d’été, le temps était lourd par suite d’un soleil qui avait dardé du plomb tout le long de la journée; la température avait atteint des degrés frisant l’enfer; la pièce où nous nous trouvions, mon ami et moi, semblait contenir un brasier de souffre, ce qui rendait les conditions de repos assez mauvaises. Pendant les dernières minutes de ce difficile sommeil aux environs de cinq heures et demi, un groupe de policiers fit brusquement irruption dans la chambre; sans mot dire et sans nous laisser le temps fût-ce de nous réveiller, ils nous immobilisèrent avec une brutalité incroyable et, à la vitesse de l’éclair, projetèrent dans nos yeux qui ne distinguaient encore presque rien une très forte lumière au moyen de leurs lampes-torches. Pendant que les uns s’acharnaient à nous gâcher le sommeil, les autres fouillaient nos effets avec une précision chirurgicale, mettant ainsi la chambre dans un désordre de fin de tremblement de terre. Au bout d’un temps qui nous a paru une éternité, ils quittèrent la chambre, claquant la porte derrière eux sans mot d’explication, encore moins d’excuse. A ce moment précis, moult réflexions interrogatives sur l’objet de cette visite dont les réponses demeurent un mystère jusqu’à ce jour, s’entrechoquaient dans ma tête, me laissant perplexe et impuissant devant ce fait, et provoquant ainsi en moi non seulement de la colère, mais aussi et surtout un sentiment réel d’être considéré en dessous de l’humain, par conséquent dépourvu de tous les droits élémentaires liés à la vie de l’homme, notamment le respect pour autrui et le droit à un sommeil paisible.»

Non, ce requérant ne fait pas le récit des interventions policières subies dans son pays d’origine. C’est bien d’une descente de police dans un foyer de demandeurs d’asile genevois qu’il est question ici.

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