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Vaud | Le conseil d’Etat choisit l’expulsion pour les «523»

En ligne depuis le 14 juin 2005 et publié dans - modifié le 20 juin 2017

Srebrenica, l’impossible retour

Le 20 mai, le gouvernement vaudois a décidé de durcir le ton face aux requérants d’asile déboutés en levant le moratoire sur les mesures de contrainte annoncé en janvier dernier (sauf pour les femmes kosovares isolées). Le conseiller d’Etat Jean-Claude Mermoud confirmait ainsi sa politique: ils doivent tous partir, par la force s’il le faut et s’ils refusent, leurs autorisations de travail leur seront retirées. Au fil des mois, des situations ont pu être régularisées par le biais de la circulaire Metzler et par d’autres procédures, et le nombre des personnes menacées de renvoi est passé de 523 à 297. Une centaine d’entre elles sont encore en attente d’une décision de recours. Parmi les nombreuses réactions de protestation de ceux qui depuis des mois se battent pour obtenir la régularisation des déboutés, nous avons choisi de publier celle de l’Association des survivant-e-s de la Drina-Srebrenica (ASDS), car parmi les quelque 170 personnes menacées de renvois forcés, se trouve un nombre conséquent de survivants du massacre de Srebrenica. (Réd.)

Alors que la commémoration des dix ans du génocide de Srebrenica approche (11 juillet 1995), plusieurs dizaines de rescapés de Srebrenica déboutés se trouvent, après cinq mois de répit, à nouveau menacés de renvoi.

Cette décision inadéquate a été prise contre l’avis de la minorité socialiste et verte du Conseil d’Etat alors que, sur place, la situation est toujours bloquée et ne permet pas un retour dans la sécurité et la dignité. En effet, après l’abandon de la «zone protégée de Srebrenica» par l’ONU, et le génocide subséquent de juillet 1995, cette région a été placée, par les Accords de Dayton de fin 1995, sous la domination de la «République serbe de Bosnie», dont les promoteurs, Karadzic et Mladic, sont les principaux responsables du génocide.

Aide souhaitée

Nous espérons que la Suisse pourra contribuer, sur la base de son expérience multi-communautaire, à résoudre le problème de la Bosnie-Herzégovine, Etat actuellement divisé et sous tutelle, afin de mettre tous ses citoyens sur un pied d’égalité dans le cadre d’une République de Bosnie-Herzégovine réunifiée. Ce serait la meilleure solution pour Srebrenica, ce qui mettrait ainsi fin à l’injuste subordination de cette région à la dite «République serbe de Bosnie» et permettrait la relance de l’économie au bénéfice de tous ses citoyens.

Non aux renvois forcés

En attendant, nous sommes opposés à tout renvoi sous contrainte et voulons, dans le cadre de la Charte de partenariat sérieusement menacée par la majorité du Conseil d’Etat, élaborer avec les intéressés un véritable plan de retour, de reconstruction et de développement; et ceci sur une base volontaire.

Par conséquent, nous considérons comme non-adéquats les entretiens individuels prévus avec les réfugiés déboutés et nous demandons une convocation collective avec des experts du Haut commissariat aux réfugiés (HCR) et d’autres organismes, et la non-suspension du droit au travail.

Ivar Petterson
ASDS, 20 mai 2005

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