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Centre de rétention, cadences infernales

En ligne depuis le 11 juillet 2011 et publié dans - modifié le 14 juillet 2017

C’est le titre d’un article publié dans le Midi Libre du 9 mai 2011. Si Ben Laden n’est plus, il reste les réfugiés et autres migrants du Magreb en pleine ébullition. Ils ont commencé à “envahir” l’Europe (pensez, 20’000 déjà au début du mois de mai, alors que l’Europe accueillait de 500’000 à un million de demandeurs d’asile  autour de 1990, sans parler des clandestins! Comment faire? Mais comment faire aujourd’hui que vingt années de xénophobie ont pourri les esprits de la vieille Europe!!!). En France, à un an des présidentielle, c’est une aubaine pour le petit Nicolas, qui espère encore,  par une fermeté absolue, récupérer quelques électeurs à Marine Le Pen.

En quelques jours, une trentaine de Maghrébins a atterri au centre de rétention de Nîmes (équivalent de la prison administrative de Frambois, à Genève). S’engage alors une folle course de vitesse. C’est que les procédures appliquées ne respectent pas la législation française, et qu’au premier contrôle judiciaire, les intéressés sont aussi vite relâchés. Pour les autorités, il faut donc assurer le renvoi de ces indésirables vers l’Italie (premier pays par lequel ils ont transité) dans les 48 heures. Sauf que… les syndicats de policiers protestent. La loi limite à onze heures de travail en continu du personnel concerné, et certains policiers ont été sur la brèche pendant 24 heures.

Violation de l’article 3 de la Convention européenne des droits de l’homme, qui proscrit en toute circonstance les traitements inhumains? Allez savoir! Ces «bougnouls» qui se sont permis de se battre au nom de ces mots encore gravés au frontispice des bâtiments de la République, mais pas au cœur de ses pratiques (vous savez: dignité, fraternité, liberté …), finiront peut-être par faire progresser le respect des droits… des policiers, à défaut d’obtenir la mise en œuvre du droit d’asile.

Yves Brutsch

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