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MSF | Grèce: les réfugiés expulsés et contraints de dormir à la rue

En ligne depuis le 17 juillet 2020

Le nombre de réfugiés en Grèce menacés d’expulsion de leur logement est en forte augmentation, y compris pour les personnes souffrant de graves problèmes de santé physique et mentale. Ils sont coupés de toute aide financière, des services de santé adéquats ou d’une quelconque protection et sont contraint de dormir dans la rue, alerte l’organisation médicale internationale Médecins Sans Frontières (MSF).

L’article “Grèce: les réfugiés expulsés et contraints de dormir à la rue” a été publié le 15 juillet 2020 sur le site Médecins Sans Frontières. Sur le site figure également une vidéo qui documente la situation sur place.

Grèce : les réfugiés expulsés et contraints de dormir à la rue

Le nombre de réfugiés en Grèce menacés d’expulsion de leur logement est en forte augmentation, y compris pour les personnes souffrant de graves problèmes de santé physique et mentale. Ils sont coupés de toute aide financière, des services de santé adéquats ou d’une quelconque protection et sont contraint de dormir dans la rue, alerte l’organisation médicale internationale Médecins Sans Frontières (MSF).

En cherchant une solution rapide pour décongestionner les camps surpeuplés des îles grecques, le gouvernement grec a commencé l’expulsion de leur logement de plus de 11 000 bénéficiaires à la protection internationale, dont une grande partie est extrêmement vulnérable.

Ces expulsions doivent stopper

MSF demande au gouvernement grec de suspendre les expulsions des personnes vulnérables, notamment les survivants de violences sexuelles ou de torture, les personnes âgées et les personnes souffrant de maladies chroniques et demande d’identifier au plus vite des solutions d’hébergement en élargissant les programmes existants.

« Nous voyons des patients souffrant de graves problèmes de santé abandonnés à leur sort, et des femmes à un stade avancé de leur grossesse qui dorment sur la place Victoria, dans le centre d’Athènes », explique Marine Berthet, coordinatrice médicale MSF en Grèce. « En pleine pandémie mondiale, les gouvernements doivent protéger les personnes à risque face au Covid-19, et non les jeter à la rue et les laisser sans protection, sans abri ou sans accès aux soins de santé de base. »

En juin, une patiente extrêmement vulnérable, suivie par MSF, est morte d’un arrêt cardiaque peu de temps après avoir été menacée d’expulsion et avoir quitté son logement. « Cette patiente était paraplégique et avait plusieurs maladies graves. Elle était diabétique et souffrait de maladies cardiovasculaires. Pourtant elle avait été menacée d’expulsion à plusieurs reprises », explique la coordinatrice médicale. « Par crainte de perdre sa maison, sa famille l’a logée au camp de Schisto, où son fils séjournait dans un conteneur avec 12 autres personnes ; deux jours plus tard, elle a fait un arrêt cardiaque et est décédée. »

Au moins 30 autres patients suivis par MSF souffrant de graves problèmes de santé ont été expulsés ou ont reçu une notification d’expulsion et sont maintenant confrontés à la perspective d’être sans abri et sans aide financière.

« Le cas de la femme qui est décédée n’est que la partie émergée de l’iceberg », déclare Marine Berthet. « Nous avons des patients atteints de cancers, des survivants de torture, des mères célibataires souffrant de maladies chroniques et des femmes enceintes à qui on dit de dormir dans la rue, sans aucun soutien. »

De nombreux patients suivis par MSF ont vu leurs affaires personnelles se faire réquisitionner et se sont fait ordonner de quitter leur appartement, sans aucune indication de l’endroit où ils devaient aller, alors même qu’ils sont atteints de maladies chroniques sévères. Des dizaines d’autres patients ont été avertis qu’ils devaient partir, tandis que leur aide financière était interrompue, malgré leur extrême vulnérabilité. Les rues de la ville se remplissent de réfugiés, dont des enfants, des femmes enceintes, des nouveau-nés, des personnes souffrant de maladies chroniques graves et des survivants de torture et de violence sexuelle.

Aucun logement supplémentaire mis en place malgré les fonds versés par l’UE

En juin 2020, le ministère grec de la migration et de l’asile s’est engagé à réduire de 30 % les dépenses consacrées au programme de logement pour les demandeurs d’asile alors qu’en février, le gouvernement grec a reçu des fonds de l’UE pour élargir le programme de logement sur le continent. Aucun logement supplémentaire n’a été mis à disposition jusqu’à présent.

Pour répondre aux besoins des centaines de réfugiés qui dorment dans les rues et sur la place Victoria à Athènes, MSF oriente les personnes qui ont le plus besoin de soins médicaux vers son centre de jour à Athènes. Cependant, les besoins les plus fondamentaux des réfugiés ne sont pas couverts.

MSF demande instamment au gouvernement grec, à l’UE et à toutes les organisations impliquées dans la mise à disposition d’abris de trouver des solutions d’hébergement immédiates pour tous les réfugiés qui dorment actuellement dans les rues d’Athènes, et d’arrêter les expulsions de réfugiés jusqu’à ce que tous les obstacles administratifs à l’intégration et à l’accès aux soins de santé aient été levés.


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