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BVMN | Rapport sur les refoulements et la violence aux frontières. Région des Balkans

En ligne depuis le 21 juillet 2020 - modifié le 16 juillet 2020

Le Réseau de surveillance de la violence aux frontières* (Border Violence Monitoring Network) a publié 20 cas de refoulement illégal au cours du mois de juin 2020, documentant l’expérience de 351 personnes dont les droits ont été violés à la frontière extérieure de l’Union européenne.  Des volontaires sur le terrain ont enregistré divers actes cruels et abusifs commis par des agents représentant au moins dix autorités nationales différentes. Un nouveau rapport “Illegal push-backs and border violence reports” publié en juin 2020 résume les données et les témoignages des personnes en déplacement, soulignant l’ampleur de la violence perpétrée au service de frontières renforcées.

Le Réseau de surveillance de la violence aux frontières* (Border Violence Monitoring Network) a publié en juin 2020 le rapport “Illegal push-backs and border violence reports” sur son site (en anglais). Nous vous proposons ci-dessous une traduction en français du résumé:

Rapport sur les refoulements illégaux et la violence aux frontières.
Région des Balkans

Résumé

Le Réseau de surveillance de la violence aux frontières* (Border Violence Monitoring Network) a publié 20 cas de refoulement illégal au cours du mois de juin 2020, documentant l’expérience de 351 personnes dont les droits ont été violés à la frontière extérieure de l’Union européenne.  Des volontaires sur le terrain ont enregistré divers actes cruels et abusifs commis par des agents représentant au moins dix autorités nationales différentes. Ce rapport résume les données et les témoignages des personnes en déplacement, soulignant l’ampleur de la violence perpétrée au service de frontières renforcées.

Une attention particulière est accordée au contexte croate, où une série d’attaques brutales à l’arme blanche a fait suite aux appels lancés par de nombreux observateurs internationaux contestant l’utilisation de la torture systématique par la police croate. Des documents de première main sont présentés ici sur ces agressions cruelles, ainsi que de nouvelles preuves d’une vaste opération de dissimulation menée par l’UE concernant les refoulements. En juin, l’échec de la Croatie à mettre en place un mécanisme indépendant de surveillance des frontières – pour lequel ils avaient été financés – a été découvert, ainsi que la correspondance avec des fonctionnaires de Bruxelles qui s’étaient engagés à dissimuler ce fait. Alors que des personnes continuent de se noyer dans les rivières croates, d’être déshabillées et battues, les preuves qui prévalent indiquent une utilisation abusive des fonds européens dans la mise en œuvre de cette violence.

Une analyse plus approfondie porte sur la manière dont un accord de “réadmission informelle” est utilisé par l’Italie pour repousser des groupes vers la Slovénie, où ils sont ensuite refoulés en chaîne vers la Bosnie-Herzégovine ou la Serbie. En plus des mises à jour concernant les Balkans occidentaux, l’attention est également attirée sur le niveau croissant de violence à la frontière orientale de la Serbie, où les familles sont régulièrement battues par la police roumaine. Pendant ce temps, au sud de la route de transit en Grèce, une attaque sans précédent de la police sur un site de distribution humanitaire est analysée à partir de la législation récente sur les ONG travaillant sur le territoire. Les récits d’arrestations massives en Grèce continentale correspondent aux preuves de violents refoulements recueillies à la frontière terrestre d’Evros.

Une nouveauté de ce rapport : le BVMN enquête également sur plusieurs cas de refoulements en mer Égée où les autorités grecques ont utilisé des remorques et des couteaux pour pousser des canots pneumatiques dans les eaux turques ou les couler.  Une analyse plus poussée est également faite de l’utilisation d’armes et de véhicules spécialisés par Frontex dans sa mission en Albanie.  Les développements juridiques en Hongrie et en Serbie sont également mentionnés montrant comment les processus de suivi et de détournement du droit communautaire ont un impact sur les droits des demandeurs d’asile. Cinq ans après l'”été de la migration”, les violences physiques et systémiques aux frontières restent incroyablement élevées dans la région des Balkans et en Grèce.

*BVMN est un réseau d’organisations de surveillance actives en Grèce et dans les Balkans occidentaux, dont No Name Kitchen, Rigardu, Are You Syrious, Mobile Info Team, Josoor, [re :] ports Sarajevo, InfoKolpa, Escuela con Alma, Centre for Peace Studies, Mare Liberum, Collec-tive Aid et Fresh Response.


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