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CFM | «C’est le changement qui fait peur, pas la migration»

En ligne depuis le 31 décembre 2020 - modifié le 4 janvier 2021

En collaboration avec le Forum suisse pour l’étude des migrations et de la population de l’Université de Neuchâtel, la Commission fédérale des migrations (CFM) publie une étude de terrain intitulée “Vivre-ensemble et côte-à-côte dans les communes suisses. Migration : perceptions de la population résidente“, dont les résultats soulignent que la migration est perçue par les personnes interrogées comme un aspect de la transformation sociétale et que «ce n’est pas la migration en soi qui fait peur, mais les conséquences liées à la croissance, comme l’activité soutenue du bâtiment, l’augmentation du trafic routier ou l’appauvrissement redouté de la vie sociale».

Nous publions ci-dessous le communiqué de presse du 18.12.20 de la Commission fédérale des migrations. Cliquez sur l’image pour retrouver une synthèse en français du rapport de décembre 2020 intitulé “Vivre-ensemble et côte-à-côte dans les communes suisses. Migration : perceptions de la population résidente”.  La version intégrale de l’étude (en allemand) est à retrouver ici .

C’est le changement qui fait peur, pas la migration

Berne, 18.12.2020
Commission fédérale des migrations (CFM)

Les changements très rapides engendrent des réactions de défense. Certes, la migration est perçue comme un aspect du changement sociétal. Cependant, ce n’est pas la migration en soi qui fait peur, mais les conséquences liées à la croissance, comme l’activité soutenue du bâtiment, l’augmentation du trafic routier ou l’appauvrissement redouté de la vie sociale. Telles sont les conclusions de la dernière étude de la Commission fédérale des migrations CFM. L’étude de terrain « Vivre-ensemble et côte-à-côte dans les communes suisses – Migration : perceptions de la population résidente » donne une image variée des sensibilités. Il s’avère également que la majorité des personnes interrogées attachent beaucoup d’importance à l’échange sur le plan local et aux possibilités de rencontre.

Environ 45 pourcent des habitants de Suisse vivent aujourd’hui dans des agglomérations. C’est là où l’évolution des dernières décennies est la plus visible et perceptible. Dans le cadre de l’étude, huit communes (Agno, Belp, Le Locle, Losone, Lutry, Oftringen, Rheinfelden, Rümlang) ont été visitées. La procédure avec des résultats ouverts comprenait des discussions informelles, de courts entretiens et un sondage ludique sur tablette.

La migration vue comme un aspect de la transformation sociétal

Les personnes interviewées sont conscientes à la fois des aspects positifs et négatifs du changement. Et elles les jugent d’une manière beaucoup plus différenciée que ce qui s’exprime souvent dans les débats politiques. La migration est généralement évoquée en relation avec d’autres sujets et est rarement mentionnée directement comme un problème majeur. Cependant, une attitude négative à l’égard des changements dans l’agglomération peut se traduire par une position critique vis-à-vis des immigrés. Cela est notamment le cas lorsqu’ils sont perçus non seulement comme une composante, mais aussi comme les responsables du changement de la société. On leur attribue alors l’intensification de la pollution de l’environnement ou du trafic routier, de l’activité de construction et de l’individualisation de la société – tous ces éléments portant préjudice à la qualité du vivre ensemble.

La présence et la participation importent plus que l’origine

La cohabitation avec des personnes venues de « pays proches » est jugée moins problématique. Mais l’étude démontre aussi que la résidence durable dans la commune et la participation à la vie locale relativisent l’importance que les résidents attachent à l’origine des membres de la communauté. La participation à la vie économique et les compétences linguistiques sont considérées comme des conditions importantes pour être accueillis dans la collectivité. D’un point de vue local, cela peut également être vu comme l’expression de la volonté et de l’intérêt de la population résidante d’échanger avec les nouveaux arrivants.

L’attitude de pessimisme face aux changements s’accompagne de scepticisme à l’égard de la migration

L’attitude des personnes vis-à-vis des changements varie selon la durée de leur présence dans la commune, selon leurs liens avec le lieu, leur âge et leur orientation politique. En particulier les personnes âgées, les résidents de longue date et les personnes attachées aux lieu ont tendance à être plus critiques à l’égard de la croissance locale et de l’arrivée d’étrangers. Ils accordent beaucoup d’importance à la préservation de l’aspect du lieu, du paysage environnant et des usages locaux. À l’inverse, les personnes jeunes, mobiles, sympathisantes de gauche, les femmes et les personnes issues de la migration ont plus souvent tendance à éprouver les changements et la migration comme des phénomènes normaux. Les attitudes négatives envers les étrangers expriment donc des réserves face au changement social et à la modernisation.

Diversité vécue et communauté doivent s‘équilibrer

Pour le futur développement des agglomérations, il est important de tenir compte des besoins de tous les habitants et de créer des passerelles entre les anciens habitants et les nouveaux arrivants. C’est pourquoi les changements rapides devraient être accompagnés, communiqués et si cela est possible planifiés avec des modalités basées sur la participation.


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