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OMS | Enquête: l’impact du COVID-19 sur les personnes migrantes et réfugiées

En ligne depuis le 22 janvier 2021

L’OMS a procédé à une enquête d’opinion “Apart Together” auprès de 30 000 personnes migrantes et réfugiées pour une meilleure compréhension de leurs conditions de vie et des divers impacts socio-économiques et de santé publique auxquels elles sont confrontées  à cause du COVID-19. Le manque de moyens financiers, la crainte de l’expulsion, le manque de disponibilité des prestataires de soins de santé ou l’incertitude quant au droit aux soins de santé sont les raisons les plus souvent citées pour ne pas chercher à se faire soigner en cas d’infection (suspectée) par le COVID-19. Les résultats de l’enquête montrent l’importance des ONG et des organisations qui soutiennent les réfugié·es et les migrant·es en tant que fournisseurs d’informations sur la CoVID-19, en particulier pour les personnes qui résident dans des centres d’asile et des camps de réfugiés et pour les migrants irréguliers. L’OMS en appelle à une réduction des obstacles à la recherche de soins dans l’intérêt de ces personnes et de la santé publique.

Le rapport  de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS)  sur l’enquête d’opinion “Apart Together” a été publié le 20 décembre 2020 sur le site de l’OMS. Il est disponible uniquement en anglais. Nous vous proposons ci-dessous un petit résumé des principales conclusions du rapport en français:

CONCLUSIONS ET VOIE A SUIVRE

Dans l’intérêt des individus et de la santé publique, il est essentiel de s’assurer que chacun peut avoir et a effectivement accès aux services de santé. L’intérêt de l’enquête et de ce dossier de plaidoyer est de fournir des éléments pour une meilleure compréhension des conditions de vie des réfugiés et des migrants et des divers impacts socio-économiques et de santé publique auxquels ils sont confrontés lors de la réponse à la CoVID-19, de plaider pour ne laisser personne en arrière et pour fournir des soins de santé universels à tous, y compris à tous les réfugiés et migrants, indépendamment de leur statut et de leur origine.

 

Obstacles aux soins

La crainte de l’expulsion est citée par les personnes interrogées sans papiers comme un obstacle à la recherche de soins de santé. Pour surmonter ce problème, les besoins des réfugiés et des migrants, et non leur statut juridique et/ou migratoire, devraient être pris en compte dans les soins médicaux qu’ils reçoivent ; cela permettra d’atteindre les objectifs d’accès universel aux soins de santé et de respect du droit à la santé.

 

Mesures de précaution

La plupart des réfugiés et des migrants ont déclaré qu’ils suivaient toujours ou souvent les mesures de précaution. Certains ont toutefois souligné qu’ils avaient plus de difficultés à suivre les mesures en raison de la situation dans laquelle ils vivaient.
Les premiers résultats de l’enquête montrent à nouveau que la situation de vie est un déterminant important de la santé mentale et du bien-être social, ainsi que de la discrimination, pendant cette pandémie. Les personnes vivant dans la rue ou dans des logements précaires peuvent être confrontées à un impact nettement plus important de la pandémie. Les initiatives visant à améliorer les conditions de logement et à fournir un logement ou un abri aux personnes vivant dans la rue ou dans des logements précaires sont essentielles.

 

Des informations ciblées et accessibles à tou·tes
Près de 80 % des réfugiés et des migrants qui ont répondu à l’enquête ont déclaré avoir trouvé des informations sur CoVID-19 dans les nouvelles du pays où ils vivaient.  Les informations sur la CoVID-19, sur les mesures préventives prises à l’initiative des gouvernements nationaux ou locaux et sur la manière de se protéger et de protéger les autres devraient être largement accessibles dans chaque pays, dans plusieurs langues. Les résultats de l’enquête montrent l’importance des ONG et des organisations qui soutiennent les réfugiés et les migrants en tant que fournisseurs d’informations sur la CoVID-19, en particulier pour les personnes qui résident dans des centres d’asile et des camps de réfugiés et pour les migrants irréguliers.

 

Combattre la discrimination

De nombreux réfugiés et migrants ont fait état d’une augmentation perçue de la discrimination depuis la pandémie.  Les gouvernements ont la responsabilité de lutter contre la discrimination et la stigmatisation et devraient se concentrer activement sur des campagnes de sensibilisation pour les prévenir.

 

Améliorer les conditions de vie quotidiennes
La pandémie a créé des conditions de vie de plus en plus difficiles pour tous, mais particulièrement pour certains groupes de réfugiés et de migrants et pour ceux qui vivent dans des situations plus précaires, comme des logements précaires ou en situation irrégulière les migrants. Les mesures politiques destinées à la population générale doivent tenir compte de la situation de vie et de travail de ces groupes afin de minimiser l’impact négatif de certaines mesures.

 

Soutien psychologique pendant et après la pandémie

La pandémie a un impact considérable sur la santé mentale des réfugiés et des migrants.  Les réfugiés et les migrants vivant dans la rue ou dans des logements précaires sont confrontés à des difficultés particulières en matière de santé mentale et ont besoin d’un soutien supplémentaire par rapport à ceux qui vivent dans des conditions moins défavorisées afin de faire face à la forte augmentation des problèmes de santé mentale. Un soutien psychologique adéquat et accessible est nécessaire, mais aussi des mesures pour s’attaquer à d’autres facteurs qui peuvent avoir un impact sur leur santé mentale, tels que des efforts pour améliorer leurs conditions de logement ou de travail et leurs liens sociaux. La stratégie la plus importante mentionnée par les réfugiés et les migrants pour se sentir mieux est de rester en contact avec leur famille et leurs amis. Des mesures importantes doivent donc être prises pour soutenir et maintenir les réseaux de soutien social.

 

Réseaux sociaux et médias

Ces premiers résultats de l’enquête montrent également l’importance des médias sociaux comme source d’information pour de nombreux réfugiés et migrants.  De nombreuses organisations sont passées à l’accessibilité et à la fourniture d’informations en ligne. Étant donné les moyens limités dont disposent de nombreux réfugiés et migrants, leurs ressources pour se connecter à Internet sont probablement limitées, et l’amélioration de cette situation devrait être une priorité.

 

La participation des réfugié·es et des migrant·es
L’OMS préconise fortement le droit à la santé pour tous.  Les réfugiés et les migrants ne doivent pas être traités différemment dans la société, car cela peut entraver leurs droits fondamentaux et leur droit à la santé. Des approches ciblées et fondées sur les besoins des programmes et des interventions, y compris ceux destinés aux réfugiés et aux migrants, permettront d’y parvenir.

 

L’enquête Apart Together, qui saisit les effets déclarés de la CoVID-19 sur les réfugiés et les migrants, met en lumière certains des défis auxquels sont confrontés les groupes cibles. Nonobstant les limites méthodologiques, les informations présentées dans ce dossier de plaidoyer donnent des indications sur les domaines qui doivent être prioritaires pour la poursuite des recherches et la mise en œuvre des politiques.  Par exemple, des données supplémentaires sont nécessaires pour répondre aux questions concernant les vulnérabilités et les impacts sanitaires spécifiques qui sont en outre créés par la CoVID-19, ventilés pour les réfugié·es et les migrant·es.

 


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