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Le Courrier | “Non au centre de renvoi”, la coalition ne démord pas

En ligne depuis le 18 mai 2021

Les révélations récentes des violences perpétrées dans les centres fédéraux ont permis à la coalition contre la construction du centre fédéral de renvoi prévu au Grand-Saconnex de rebondir. La délégation a rencontré Mauro Poggia, conseiller d’État genevois chargé de la sécurité pour amener une réflexion à l’échelle nationale de la mise en œuvre de la loi sur l’asile.

Nous reproduisons, ci-dessous, l’article de Jaquet, “‘Non au centre de renvoi’, la coalition ne démord pas“, paru le 10 mai 2021 dans le Courrier.

«Non au centre de renvoi», la coalition ne démord pas

Une délégation de la coalition «Non au centre de renvoi» a rencontré lundi Mauro Poggia, conseiller d’État chargé de la sécurité. Elle a demandé à l’État de Genève d’annuler la construction du centre fédéral de renvoi prévu au Grand-Saconnex.

Une délégation de la coalition «Non au centre de renvoi» a rencontré lundi Mauro Poggia, conseiller d’Etat chargé de la sécurité. JPDS

Les récentes révélations sur les cas de mauvais traitements dans les centres fédéraux d’asile ont apporté de l’eau au moulin des opposant·es à la construction d’un centre fédéral pour requérant·es au Grand-Saconnex. Forte de plusieurs témoignages, une délégation de la coalition «Non au centre de renvoi» a rencontré lundi Mauro Poggia, conseiller d’État chargé de la sécurité. Elle a demandé à l’État de Genève d’«annuler la construction du bâtiment, ou pour le moins d’y surseoir le temps que lumière soit faite sur les dysfonctionnements systémiques identifiés dans ces centres», résume l’une des membres de la coalition et conseillère nationale verte, Delphine Klopfenstein.

Les militant·es estiment que le moment est particulièrement propice pour relancer la discussion. Grâce aux dénonciations médiatiques, mais aussi parce que la sous-occupation des édifices existants met en exergue l’inutilité de lancer un nouvel ouvrage. «Si ces centres sont vides, c’est parce que beaucoup de personnes qui y sont affectées, y compris des familles, préfèrent disparaître dans la nature plutôt que subir des conditions de détention semi carcérales impliquant clôtures, fouilles et horaires restrictifs. Ces centres sont des usines à sans-papiers et à violence», s’insurge Aude Martenot, membre de Solidarité Tattes.

Pas d’ouverture des négociations

A la table des négociations, l’ouverture n’est pas de mise. La réponse du Département de la sécurité reste invariablement la même: «La réflexion n’est que fédérale, et personne n’a décidé de l’entamer à ce jour, commente Mauro Poggia. Suspendre ce centre à Genève en laissant les autres cantons faire le travail serait non seulement hypocrite, mais de surcroît priverait Genève de proposer une prise en charge des demandeurs d’asile bien meilleure qu’ailleurs.»

«Nous ne voulons pas simplement renvoyer ce dossier à un autre canton. Nous demandons une vraie réflexion à l’échelle suisse sur la mise en œuvre de la nouvelle loi sur l’asile», défend Delphine Klopfenstein. A ses côtés, Ur Shlonky renchérit: «Le peuple suisse a voté pour une accélération de la procédure d’asile. Il ne s’est pas prononcé sur la création de ces centres, ni sur sa gestion par des entreprises privées. Nous avons une marge de manœuvre contrairement à ce que prétend le Conseil d’État.»

La coalition peut compter sur le soutien du Grand Conseil, sous forme d’une motion votée au printemps 2019. Le texte demande au Conseil d’État de renoncer à la construction de ce centre de 250 places à proximité de l’aéroport. Les militant·es demandent au Conseil d’État dans son ensemble de se saisir urgemment de cette motion, restée lettre morte, alors qu’en bout de piste apparaissent déjà les fondations du bâtiment honni.

MAUDE JAQUET


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