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Migreurop | Exilé·e·s vs Covid-19 : une épidémie de mesures d’exception

En ligne depuis le 16 juillet 2021

“Le Covid-19 a exacerbé les inégalités structurelles. Ainsi, les migrant·e·s provenant des États du Sud global ont-ils été durement affectés par la pandémie et les mesures visant à éviter sa propagation. La fermeture des frontières a gravement touché les personnes illégalisées, déplacées, fuyant la guerre ou tentant de traverser les frontières pour essayer d’améliorer leur sort : n’ayant pas la possibilité de « rentrer chez elles » pour se confiner, elles ont subi une nouvelle forme de guerre s’ajoutant à celle que les États mènent depuis des années à leur égard. Le front ouvert contre le virus a intensifié la violence aux frontières et conduit à de nouvelles privations de droits.”

Note#13 / extrait de l’éditorial

Migreurop | Exilé·e·s vs Covid-19 : une épidémie de mesures d’exception, Note #13 de Migreurop à retrouver sur le site de Migreurop ou à télécharger. (NOTE_13_FR)

Le Covid-19 a exacerbé les inégalités structurelles. Ainsi, les migrant·e·s provenant des États du Sud global ont-ils été durement affectés par la pandémie et les mesures visant à éviter sa propagation. La fermeture des frontières a gravement touché les personnes illégalisées, déplacées, fuyant la guerre ou tentant de traverser les frontières pour essayer d’améliorer leur sort : n’ayant pas la possibilité de « rentrer chez elles » pour se confiner, elles ont subi une nouvelle forme de guerre s’ajoutant à celle que les États mènent depuis des années à leur égard. Le front ouvert contre le virus a intensifié la violence aux frontières et conduit à de nouvelles priva- tions de droits.

Au sein des sociétés européennes également, de par leur statut et les emplois occupés (santé, agriculture, alimentation, construction, soins), les migrant·e·s illégali- sé·e·s ou cantonné·e·s à des statuts précaires n’ont pas pu arrêter de travailler ni le faire à distance. Quand elles n’étaient pas « en première ligne » et dans l’incapacité de se mettre à l’abri du virus, ces personnes ont au contraire perdu leur source de revenus sans bénéficier d’aucune aide. Un rapport de l’Organisation de coopération et de développement économique (OCDE) a confirmé que les immigré·e·s ont particulièrement été touché·e·s, tant par la pandémie que par ses conséquences économiques.

Ces inégalités risquent encore de s’amplifier dans les mois à venir. Ainsi, alors que les frontières se rouvrent progressivement à celles et ceux qui jusqu’au printemps 2020 bénéficiaient d’une large liberté de circulation, les mesures de contrôle sanitaire offrent de nouveaux pré- textes à l’assignation à résidence des plus pauvres.

 


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