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Afghanistan | Le retour de la violence (2016)

En ligne depuis le 12 avril 2016 et publié dans

L’Afghanistan est le pays d’origine du second plus grand groupe de réfugiés au monde après les Syriens. Pakistan et Iran accueillent à eux seuls 95% des réfugiés afghans. En 2015, l’Afghanistan figurait au deuxième rang des demandes d’asile en Suisse, le nombre de demandes des ressortissants afghans ayant connu une forte hausse les trois derniers mois de l’année. Berne leur donne rarement crédit de persécutions individuelles, même s’il reconnaît leur besoin de protection dans plus de 92% des cas après examen de leurs motifs d’asile (soit au titre de l’asile (20%), soit de l’admission provisoire (72%)). 51% des cas ont été liquidés sans examen, par décision de non-entrée en matière Dublin. 5 renvois ont été effectués en Afghanistan pour l’année 2015.

La situation sécuritaire de l’Afghanistan est influencée par différents facteurs comme le conflit entre les forces armées afghanes et les différentes factions anti-gouvernementales, la criminalité, les tensions tribales et les rivalités entre seigneurs de guerre. L’année 2015 a vu la situation sécuritaire du pays se détériorer rapidement. La vague de violence débutée fin 2014 avec le début du retrait des missions de l’OTAN s’est mêlée à une très grande instabilité politique, notamment due aux tensions au sein du nouveau gouvernement. Le gel des négociations de paix qui avaient débuté en mai 2015 entre le gouvernement afghan et les Talibans, puis la prise de Kundunz par ces derniers en septembre 2015, n’améliorent en rien la situation. La récente arrivée de L’État Islamique sur la scène afghane vient encore compliquer la carte du conflit.

La situation à Kaboul est particulièrement préoccupante. Sécurisée au printemps 2015, la capitale est secouée depuis le mois d’août par des attaques violentes: les attentats meurtriers se multiplient et avec eux les victimes civiles. La ville n’avait pas connu de tels évènements depuis bien longtemps.

Possibilités de refuge interne Les récentes évolutions ont mis à mal la jurisprudence suisse permettant aux autorités d’invoquer une possibilité de refuge interne dans les grandes villes comme Kaboul ou Herat afin de justifier l’exigibilité d’un renvoi vers l’Afghanistan. En octobre 2015, le Tribunal Administratif Fédéral (TAF) a rendu un arrêt soulignant la dégradation de la situation dans le pays, revenant ainsi sur sa jurisprudence de 2011 (Dans une récente jurisprudence (D-3394/2014 et ATAF 2011/7). Il y exclut notamment la possibilité de refuge interne dans les villes d’Herat et de Mazar-i-Sharif. Le Bureau d’appui européen en matière d’asile distingue pour sa part les provinces d’Helmand, de Kandahar et de Nangarhar comme ayant connu le plus grands nombres d’incidents violents entre janvier et août 2015.

Groupe à risque La récente jurisprudence suisse inclut désormais de nouvelles catégories de personnes dans les groupes à risque. C’est le cas de personnes ayant collaboré avec les forces internationales, y compris les traducteurs, les journalistes, les collaborateurs d’organisations nationales et internationales. Entre janvier et août 2015, 153 attentats ont été recensés contre des collaborateurs d’ONG. Également inclues dans ce groupe, les personnes qui adoptent un «mode de vie occidental». Les attaques contre les enseignants et leurs élèves se sont aussi multipliées. Les convertis, les personnes s’engageant dans le processus de paix, les femmes et les enfants restent des groupes pour lesquels de réels risques de persécution existent. Human Right Watch dénonce en outre l’augmentation des persécutions faites aux membres de la minorité ethnique des Hazaras, allant jusqu’au meurtre. De plus en plus de voix s’élèvent pour dénoncer l’incapacité du gouvernement de protéger de manière adéquate sa population contre ces attaques.

Données socio-démographiques

Capitale: Kaboul

Population: 30,55 millions

Langues officielles: dari, 50%; pachto, 40%; ouzbek, 5%; autres, 5%

Religions: sunnites, 80%; chiites, 19%; autres, 1%

Ethnies: Pachtoune (42%), Tajik (27%), Hazara (9%), Ouzbek (9%), Aimak (4%), Turkmène (3%), Baloutchi (2%), autres (4%)

Président: Ashraf Ghani

Chef de gouvernement: Abdullah Abdullah

Statistiques suisses 2013-2015

Tableau156

Luma Pillet


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