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Liban | Un pays sous haute-tension

En ligne depuis le 13 août 2015 et publié dans

Données socio-économiques

Pays: Liban
Capitale: Beyrouth
Surface: 10 452 km2
Population: 5 882 562
Président de la République: Poste vacant
Premier ministre: M. Tammam Salam
Président du Parlement: M. Nabih Berry
Langues parlées: Arabe, français, anglais (et langues minoritaires)
Religions: 54% de musulmans (27% sunnite, 27% chiite), 40,5% de chrétiens ( 21% de catholiques maronites, 8% de grec-orthodoxes, 5% de gréco-catholiques, 6,5% autres), druzes 5,6%, et un très petit nombre de juifs, de baha’is, de bouddhistes, d’hindous et de mormons (ainsi que 18 sectes religieuses reconnues).

Les réfugiés syriens au Liban

Cadastre recensant l’installation des réfugiés syriens au Liban, en juin 2012, juin 2013 et avril 2014. UNHCR

Cadastre recensant l'installation des réfugiés syriens au Liban, en juin 2012, juin 2013 et avril 2014. UNHCR

Source de la carte: http://eyeontheeast.org/2014/05/13/syrian-refugees-in-lebanon-is-anybody-listening/

Contexte historique

L’histoire du Liban moderne est inextricablement liée à celle de la Syrie et d’Israël. En 1976, l’armée syrienne s’engage sur le sol libanais dans l’intention de mettre fin à la guerre civile entre partis chrétiens d’un côté et défenseurs du panarabisme et Palestiniens de l’autre. Outre les guerres intestines, le pays se transforme en terrain d’affrontement interposé entre Syrie et Israël. A la fin de la guerre, en 1990, un traité d’amitié libano-syrien confirme la tutelle de Damas sur le Liban. A l’opposé des attentes, Rafic Hariri – choisi en 1992 pour diriger le pays en «homme de paille» du régime Assad – développe dès les années 2000 une diplomatie proche de la France, de l’Arabie Saoudite et des Etats-Unis, afin de négocier son indépendance à l’égard de Damas. Suite à quoi, il est assassiné en 2005. Les accusations pointent du doigt la Syrie qui, suite à une résolution de l’ONU, se verra obligée de quitter le pays un an plus tard.

Contexte institutionnel

En réponse aux divisions internes propres au Liban, le système de confessionnalisme partage les fonctions étatiques et parlementaires selon une logique distributive liée à l’appartenance religieuse. Ainsi, le président doit être chrétien maronite, le premier ministre sunnite et le président du parlement chiite. Or, l’échiquier politique est actuellement perturbé par un vide présidentiel, faute de consensus entre les deux tiers des députés. Cette impasse politique, accrue par le conflit syrien, est suscitée par le profond désaccord entre le mouvement pro-syrien du 8 mars et la coalition du 14 mars (soutenant la Révolution du Cèdre qui visait à exclure les Syriens du Liban, au lendemain du meurtre de Hariri).

Conditions d’accueil. Depuis le début du conflit en mars 2011, 1,5 millions de réfugiés syriens ont été accueillis par le Pays du Cèdre, soit plus de 25 % de la population. Le pays a durant plus de trois ans largement ouvert ses portes aux réfugiés, qui avaient la liberté de s’installer où ils le souhaitaient, de travailler, etc. Sur place, il y a deux types d’arrivants: les réfugiés des camps accueillis notamment par le HCR et les réfugiés urbains qui n’ont pas de statut officiel. Diverses restrictions, à l’entrée du pays mais aussi à l’accès aux services de base et au marché du travail, ont peu à peu été instaurées par un gouvernement surpassé. De plus, les combats initiés par des djihadistes affiliés à l’Etat islamique à l’est de Beyrouth viennent envenimer les relations entre Libanais et réfugiés.

Situation économique et sociale

«Sous l’effet de tensions politiques internes et du conflit syrien», l’économie connaît une baisse de la croissance alors qu’elle progressait à bonne allure, grâce au programme de reconstruction post-guerre civile. Elle fait également face à une forte montée du chômage, à une réduction des investissements étrangers, en plus d’une crise des secteurs porteurs du tourisme et de l’immobilier. La surexploitation des infrastructures publiques -particulièrement celles de la santé et de l’éducation- est une autre des difficultés sociales majeures suscitées par l’affluence de migrants. Le souci des ressources s’est également aggravé avec un approvisionnement en eau et en électricité insuffisant, ainsi qu’une pression accrue sur les produits alimentaires. Cet ensemble non exhaustif – couplé à la mémoire de l’occupation syrienne encore à vif – exacerbe les tensions et mène à une grave dégradation de la sécurité intérieure.

Lubiana Gosp-Server

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