{"id":17647,"date":"2014-07-29T15:40:55","date_gmt":"2014-07-29T15:40:55","guid":{"rendered":"http:\/\/asile.ch\/wp\/?p=17647"},"modified":"2021-08-26T14:05:36","modified_gmt":"2021-08-26T12:05:36","slug":"irin-les-deplaces-du-soudan-du-sud-ne-sont-pas-prets-a-rentrer-chez-eux","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/asile.ch\/de\/2014\/07\/29\/irin-les-deplaces-du-soudan-du-sud-ne-sont-pas-prets-a-rentrer-chez-eux\/","title":{"rendered":"IRIN | Les d\u00e9plac\u00e9s du Soudan du Sud ne sont pas pr\u00eats \u00e0 rentrer chez eux"},"content":{"rendered":"<h2>Les civils d\u00e9plac\u00e9s lors des violents combats au Soudan du Sud ignorent les appels des autorit\u00e9s gouvernementales qui leur demandent de rentrer chez eux. Ils pr\u00e9f\u00e8rent la s\u00e9curit\u00e9 des bases sordides des Nations Unies au risque de voir la violence gagner des villes d\u00e9j\u00e0 d\u00e9vast\u00e9es par un conflit qui dure depuis six mois.<\/h2>\n<p><em><strong>Article paru sur le site de l&rsquo;IRIN, le 18 juin 2014. Cliquez <a href=\"http:\/\/www.irinnews.org\/fr\/reportfrench.aspx?ReportID=100229&amp;utm_source=twitterfeed&amp;utm_medium=twitter\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">hier<\/a> pour lire l&rsquo;article sur le site de l&rsquo;IRIN.<\/strong><\/em><\/p>\n<div class=\"c-block--box c-block--default\"><div class=\"c-block--box-inner\"><\/p>\n<p>Les organisations d&rsquo;aide humanitaire impliqu\u00e9es dans la mise en ouvre d&rsquo;une op\u00e9ration humanitaire de grande ampleur esp\u00e9raient que l&rsquo;accord de cessez-le-feu sign\u00e9 en mai permettrait \u00e0 une partie des d\u00e9plac\u00e9s de rentrer chez eux pour planter des semences avant l&rsquo;arriv\u00e9e de la saison des pluies, ce qui contribuerait \u00e0 r\u00e9duire les risques de famine dans les mois \u00e0 venir.<\/p>\n<p>Mais les tensions restent \u00e9lev\u00e9es et les entretiens r\u00e9alis\u00e9s aupr\u00e8s des personnes d\u00e9plac\u00e9es \u00e0 l&rsquo;int\u00e9rieur de leur propres pays (PDIP) qui ont trouv\u00e9 refuge non loin de Malakal, ville du nord du pays, et \u00e0 Djouba, la capitale, sugg\u00e8rent que les pourparlers de paix &#8211; qui \u00e9voluent lentement &#8211; men\u00e9s en Ethiopie voisine doivent apporter des r\u00e9sultats concrets pour que les civils envisagent de rentrer en masse.<\/p>\n<p>\u00ab Si un accord de paix est sign\u00e9 et que les rebelles repartent chez eux, alors nous reviendrons peut-\u00eatre \u00e0 Malakal \u00bb, a dit Bongjak Chol, 39 ans, surveillant au Service de protection de la nature du Soudan du Sud. \u00ab Mais pas avant. Je pourrais \u00eatre tu\u00e9 \u00bb.<\/p>\n<p>Les habitants de Malakal et de nombreuses autres villes ont quitt\u00e9 leur domicile quand le bras de fer au sein du Mouvement populaire de lib\u00e9ration du Soudan (Sudan People&rsquo;s Liberation Movement, SPLM) &#8211; le parti au pouvoir &#8211; a d\u00e9g\u00e9n\u00e9r\u00e9 en des affrontements violents qui ont d\u00e9but\u00e9 \u00e0 Djouba en d\u00e9cembre avant de s&rsquo;\u00e9tendre au nord et \u00e0 l&rsquo;est du pays.<\/p>\n<p>Le conflit a divis\u00e9 l&rsquo;arm\u00e9e et oppos\u00e9 les forces loyalistes du pr\u00e9sident Salva Kiir aux partisans de son ancien vice-pr\u00e9sident, Riek Machar. Les troupes gouvernementales et les combattants de l&rsquo;opposition ont \u00e9t\u00e9 accus\u00e9s d&rsquo;\u00eatre responsables du massacre de civils vis\u00e9s en raison de leur appartenance ethnique. M. Kiir est un Dinka, M. Machar un Nuer.<\/p>\n<p>Des milliers de personnes ont \u00e9t\u00e9 tu\u00e9es et environ 1,5 million d&rsquo;autres ont quitt\u00e9 leur domicile, ce qui a entra\u00een\u00e9 une paralysie des services publics et de l&rsquo;activit\u00e9 \u00e9conomique dans une grande partie de la nation la plus jeune du monde. Environ quatre millions de personnes ont un besoin urgent d&rsquo;aide humanitaire.<\/p>\n<p>Alors que quelque 400 000 personnes ont trouv\u00e9 refuge dans des pays voisins, comme l&rsquo;Ethiopie, le Soudan, l&rsquo;Ouganda et le Kenya, environ un million de personnes seraient d\u00e9plac\u00e9es au Soudan du Sud. Environ 90 000 d&rsquo;entre elles se sont r\u00e9fugi\u00e9es dans les bases de la Mission des Nations Unies au Soudan du Sud (MINUSS), \u00e9galement appel\u00e9s sites de protection des civils (Protection of Civilians, PoC).<\/p>\n<p>M. Chol fait partie des 18 000 civils qui vivent entass\u00e9s dans le site de protection des civils de Malakal, o\u00f9 les autorit\u00e9s et les organisations de secours s&rsquo;efforcent d&rsquo;am\u00e9liorer les conditions de vie.<\/p>\n<p>Les abris de fortune, faits de bois et de b\u00e2ches en plastique, sont dress\u00e9s les uns \u00e0 c\u00f4t\u00e9 des autres, le long de la principale route d&rsquo;acc\u00e8s. Bon nombre de cabanes s&rsquo;enfoncent dans l&rsquo;eau et la boue &#8211; certains r\u00e9fugi\u00e9s en ont jusqu&rsquo;aux genoux &#8211; alors que la saison des pluies n&rsquo;a pas encore d\u00e9but\u00e9.<\/p>\n<p>Des enfants jouent dans les ordures le long de la route, derri\u00e8re les cl\u00f4tures de fil de fer barbel\u00e9, alors que des camions transportant de la terre r\u00e9cup\u00e9r\u00e9e sur place vers le site de construction d&rsquo;un nouveau camp fr\u00f4lent les \u00e9choppes de th\u00e9 et d&rsquo;alimentation align\u00e9es le long de la route. Les mouches tournent autour des carcasses de chiens et de chats, et l&rsquo;odeur des d\u00e9jections humaines est omnipr\u00e9sente.<\/p>\n<p>\u00ab Personne ne peut \u00eatre heureux ici, dans l&rsquo;eau et la salet\u00e9 \u00bb, a dit Peter Gony, un chef de la communaut\u00e9 Nuer \u00e2g\u00e9 de 52 ans. \u00ab Ils attendent que le gouvernement et l&rsquo;opposition fassent la paix. Mais la paix n&rsquo;est pas l\u00e0 \u00bb.<\/p>\n<p>A la limite sud de la base, qui se trouve \u00e0 quelques kilom\u00e8tres au nord de la ville, les engins de terrassement aplanissaient un large terrain o\u00f9 la majorit\u00e9 des PDIP seront transf\u00e9r\u00e9s dans les mois \u00e0 venir. Certains PDIP se sont d\u00e9j\u00e0 install\u00e9s dans les nombreuses tentes blanches \u00e9rig\u00e9es sur la premi\u00e8re section. Les organisations d&rsquo;aide humanitaire ont construit des points d&rsquo;eau et des latrines. Les soldats du contingent indien de la mission des Nations Unies surveillent le site qui est entour\u00e9 de bermes de terre et de cl\u00f4tures de fil de fer barbel\u00e9.<\/p>\n<p>Nyamet Nyibong, une grand-m\u00e8re qui dit avoir vu son neveu et sa sour mourir dans les combats, indique que le nouveau site est une grande am\u00e9lioration.<\/p>\n<p>\u00ab Les gens commen\u00e7aient \u00e0 tomber malades \u00e0 force de dormir sur le sol humide. Ici, il y a de la place, un peu de vent et je peux respirer \u00bb, a-t-elle dit \u00e0 IRIN, assise sur un petit tabouret devant la tente toute neuve qu&rsquo;elle partage avec deux belles-sours et d&rsquo;autres membres de sa famille. Mais elle a dit que l&rsquo;inactivit\u00e9 forc\u00e9e la frustrait.<\/p>\n<p>\u00ab Au village, on plantait du sorgho et des haricots \u00bb, a dit Mme Nyibong. \u00ab Ici, on reste assis du matin au soir et on ne sait pas si la situation va s&rsquo;am\u00e9liorer \u00bb.<br \/>\nCertains survivants ont choisi de trouver refuge ailleurs en raison des difficult\u00e9s qu&rsquo;ils ont rencontr\u00e9es dans la base.<\/p>\n<p>Quelque 60 000 personnes se sont install\u00e9es dans le village de p\u00eacheurs de Wau Shilluk situ\u00e9 non loin de l\u00e0, sur l&rsquo;autre rive du Nil blanc. Des habitats de type bidonville se sont d\u00e9velopp\u00e9s le long des rives de ce large fleuve. Un champ situ\u00e9 derri\u00e8re le campement a \u00e9t\u00e9 transform\u00e9 en site de d\u00e9f\u00e9cation \u00e0 l&rsquo;air libre.<\/p>\n<p>Thomas Amun, un marchand de 33 ans, a dit que deux membres de sa famille ont \u00e9t\u00e9 abattus parce qu&rsquo;ils ont refus\u00e9 de donner leur argent et leurs t\u00e9l\u00e9phones aux combattants de l&rsquo;opposition qui ont pris Malakal d&rsquo;assaut en d\u00e9cembre. M. Amun et sa famille faisaient partie des milliers de personnes qui avaient trouv\u00e9 refuge \u00e0 l&rsquo;h\u00f4pital universitaire de Malakal.<\/p>\n<p>\u00ab Des hommes arm\u00e9s sont venus chercher leurs ennemis ici. Ils ex\u00e9cutaient les gens au hasard \u00bb, a-t-il expliqu\u00e9.<\/p>\n<p>Apr\u00e8s la reprise de la ville &#8211; qui a chang\u00e9 de mains plusieurs fois &#8211; par les forces gouvernementales, M. Amun a d\u00e9cid\u00e9 d&#8217;emmener sa famille \u00e0 Wau Shilluk en bateau plut\u00f4t que de se rendre au site de protection des civils. Des amis lui ont pr\u00eat\u00e9 une vache dont il a vendu la viande pour avoir suffisamment d&rsquo;argent pour rouvrir sa boutique.<\/p>\n<p>M. Amum a indiqu\u00e9 qu&rsquo;il gagnait suffisamment d&rsquo;argent pour nourrir sa famille et qu&rsquo;il ne savait pas s&rsquo;il retournerait \u00e0 Malakal un jour. \u00ab J&rsquo;ai vu beaucoup de choses qui m&rsquo;ont fait du mal l\u00e0-bas. Tant que je ne les aurais pas chass\u00e9es de mon esprit, je ne rentrerai pas \u00bb, a-t-il \u00e0 IRIN.<\/p>\n<p>Malakal \u00e9tait un centre r\u00e9gional important avant les derniers combats. La ville, capitale de l&rsquo;Etat du Nil sup\u00e9rieur, \u00e9tait le si\u00e8ge de nombreux bureaux du gouvernement. Elle repr\u00e9sentait un lieu important pour les marchands qui transportaient des marchandises sur le Nil blanc ou les acheminaient depuis le Soudan voisin.<\/p>\n<p>Un journaliste d&rsquo;IRIN qui faisait le tour de la ville a constat\u00e9 que les rues \u00e9taient presque d\u00e9sertes. Des soldats et quelques fonctionnaires rappel\u00e9s \u00e0 leur poste consommaient du th\u00e9 et des collations servis dans les rares boutiques ouvertes. Des personnes h\u00e9berg\u00e9es sur la base de la MINUSS rentraient chez elles &#8211; ou allaient chez leurs voisins &#8211; pour r\u00e9cup\u00e9rer les biens qui n&rsquo;avaient pas \u00e9t\u00e9 vol\u00e9s. Bon nombre de maisons et de boutiques \u00e9taient parties en fum\u00e9e.<\/p>\n<p>Le signe de vie le plus visible \u00e9tait la pr\u00e9sence d&rsquo;un groupe de 26 familles qui \u00e9taient arriv\u00e9es trois jours plus t\u00f4t \u00e0 pied et s&rsquo;\u00e9taient install\u00e9es dans une \u00e9cole missionnaire mise \u00e0 sac. Des enfants jouaient dans la cour de r\u00e9cr\u00e9ation, au milieu des manuels scolaires \u00e9parpill\u00e9s sur le sol. Sur un terrain voisin se trouvaient les carcasses calcin\u00e9es de cinq voitures.<\/p>\n<p>Peter Bol, un agriculteur de 34 ans, a dit que son village et les villages voisins de l&rsquo;ethnie dinka, situ\u00e9s dans le comt\u00e9 de Panyikang, \u00e9taient devenus la cible des rebelles chass\u00e9s de Malakal.<\/p>\n<p>\u00ab Si on ne leur donne pas ce qu&rsquo;ils veulent, ils nous menacent \u00bb, a-t-il dit. \u00ab Il y a eu des viols et des passages \u00e0 tabac \u00bb.<\/p>\n<p>M. Bol, qui a perdu ses r\u00e9serves de ma\u00efs et de sorgho, a indiqu\u00e9 qu&rsquo;il avait emmen\u00e9 le groupe \u00e0 Malakal dans l&rsquo;espoir de trouver de l&rsquo;aide. Il a dit que les forces gouvernementales lui avaient d\u00e9conseill\u00e9 de se rendre \u00e0 la base en raison des conditions de vie difficiles sur place.<\/p>\n<p>Mais des civils effray\u00e9s continuent de se rendre dans les bases \u00e9tablies par la MINUSS dans d&rsquo;autres villes, comme Djouba.<\/p>\n<p>La capitale, dont les rues poussi\u00e9reuses sont encombr\u00e9es de v\u00e9hicules 4&#215;4, a retrouv\u00e9 un semblant de normalit\u00e9, mais les Nuer ne sont pas encore rentr\u00e9s dans leurs quartiers de r\u00e9sidence. Des milliers de r\u00e9sidents vivent entass\u00e9s dans une section du camp \u00e9tabli par les Nations Unies pr\u00e8s de l&rsquo;a\u00e9roport, alors que d&rsquo;autres ont fui le pays. Bon nombre de citoyens ais\u00e9s de toutes les ethnies ont envoy\u00e9 leurs enfants dans des pays voisins.<\/p>\n<p>Au d\u00e9but du mois de juin, un journaliste d&rsquo;IRIN a vu des PDIP du camp des Nations Unies attacher des valises et des cartons sur deux minibus qui prenaient la direction de Kakuma, un camp de r\u00e9fugi\u00e9s situ\u00e9 au Kenya, non loin de la fronti\u00e8re.<\/p>\n<p>Mary Nyaluak, 48 ans, a indiqu\u00e9 qu&rsquo;elle avait d\u00e9j\u00e0 pass\u00e9 cinq ans \u00e0 Kakuma pendant la guerre civile qui a d\u00e9bouch\u00e9 sur l&rsquo;accession \u00e0 l&rsquo;ind\u00e9pendance du Soudan du Sud en 2011.<br \/>\n\u00ab Je suis venue ici, \u00e0 Djouba, car c&rsquo;\u00e9tait la capitale de notre nouvel Etat \u00bb, a dit Mme Nyalauk avant de monter dans le bus. \u00ab Maintenant, je retourne \u00e0 Kakuma, car le gouvernement est contre ma tribu. Ils nous tuent, m\u00eame les enfants, nous ne sommes pas en s\u00e9curit\u00e9 \u00bb.<\/p>\n<p>Elle a dit que 23 des membres de sa famille avaient \u00e9t\u00e9 tu\u00e9s, pour certains d\u00e9capit\u00e9s, \u00e0 Djouba au mois de d\u00e9cembre. Les membres de sa famille qui ont surv\u00e9cu \u00e9taient d\u00e9j\u00e0 \u00e0 Kakuma, a-t-elle indiqu\u00e9.<\/p>\n<p>Les pressions exerc\u00e9es par la communaut\u00e9 internationale pour que les dirigeants du Soudan du Sud mettent fin \u00e0 la guerre ont \u00e9t\u00e9 appuy\u00e9es par l&rsquo;IGAD, un groupe r\u00e9gional. Sous son \u00e9gide, M. Kiir et M. Machar ont sign\u00e9 un accord de cessez-le-feu le 9 mai et ont promis de prendre des \u00ab d\u00e9cisions fortes \u00bb pour promouvoir la paix et la r\u00e9conciliation, y compris la formation d&rsquo;un gouvernement int\u00e9rimaire d&rsquo;unit\u00e9 nationale.<\/p>\n<p>Cependant, les combats se poursuivent dans plusieurs r\u00e9gions et il n&rsquo;y a pas eu de vraie avanc\u00e9e politique. Personne ne sait quand le d\u00e9ploiement de la Force r\u00e9gionale de protection et de dissuasion, pr\u00e9vu par l&rsquo;IGAD afin de prot\u00e9ger les observateurs de l&rsquo;organisation, interviendra.<\/p>\n<p>\u00ab Il y a une tendance croissante \u00e0 poursuivre la guerre \u00bb, s&rsquo;est plaint Hailemariam Desalegn, Premier ministre \u00e9thiopien, lors du sommet r\u00e9gional organis\u00e9 \u00e0 Addis Abeba le 10 juin, en pr\u00e9sence de M. Kiir et de M. Machar.<\/p>\n<p>Les responsables des organisations humanitaires pensent que la pression qui p\u00e8se sur les civils n&rsquo;est pas pr\u00eate de redescendre.<\/p>\n<p>\u00ab Il faudra des signes clairs que les combats ont pris fin et que la r\u00e9conciliation est l\u00e0 pour que les gens soient suffisamment confiants pour reconstruire leur vie \u00bb, a dit \u00e0 IRIN Toby Lanzer, principal responsable des op\u00e9rations humanitaires des Nations Unies au Soudan du Sud. \u00ab Je pense que nous sommes encore sur une trajectoire descendante \u00bb. <\/div><\/div>\n<p><strong>Voir aussi:<\/strong><\/p>\n<ul>\n<li>L&rsquo;article \u00ab\u00a0<a href=\"http:\/\/www.un.org\/apps\/news\/story.asp?NewsID=48814#.VC44Yefwq2y\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">South Sudan: civilians fleeing violence nears 2 million with no likelihood of return soon<\/a>\u00ab\u00a0, publi\u00e9 sur le site des Nations Unies, le 24 septembre 2014.<\/li>\n<\/ul>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Les civils d\u00e9plac\u00e9s lors des violents combats au Soudan du Sud ignorent les appels des autorit\u00e9s gouvernementales qui leur demandent de rentrer chez eux. Ils pr\u00e9f\u00e8rent la s\u00e9curit\u00e9 des bases sordides des Nations Unies au risque de voir la violence gagner des villes d\u00e9j\u00e0 d\u00e9vast\u00e9es par un conflit qui dure depuis six mois.<\/p>","protected":false},"author":2,"featured_media":0,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_acf_changed":false,"footnotes":""},"categories":[155,162],"tags":[630,1159],"ve_numero":[],"pays":[563],"ve_type":[1073],"ve_action":[1050],"class_list":["post-17647","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-documentation","category-publications","tag-deplace-interne","tag-documentation","pays-soudan-du-sud","ve_type-rapport-recherche","ve_action-documentation"],"acf":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/asile.ch\/de\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/17647","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/asile.ch\/de\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/asile.ch\/de\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/asile.ch\/de\/wp-json\/wp\/v2\/users\/2"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/asile.ch\/de\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=17647"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/asile.ch\/de\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/17647\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/asile.ch\/de\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=17647"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/asile.ch\/de\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=17647"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/asile.ch\/de\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=17647"},{"taxonomy":"ve_numero","embeddable":true,"href":"https:\/\/asile.ch\/de\/wp-json\/wp\/v2\/ve_numero?post=17647"},{"taxonomy":"pays","embeddable":true,"href":"https:\/\/asile.ch\/de\/wp-json\/wp\/v2\/pays?post=17647"},{"taxonomy":"ve_type","embeddable":true,"href":"https:\/\/asile.ch\/de\/wp-json\/wp\/v2\/ve_type?post=17647"},{"taxonomy":"ve_action","embeddable":true,"href":"https:\/\/asile.ch\/de\/wp-json\/wp\/v2\/ve_action?post=17647"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}