{"id":20655,"date":"2015-02-10T10:16:25","date_gmt":"2015-02-10T10:16:25","guid":{"rendered":"http:\/\/asile.ch\/wp\/?p=20655"},"modified":"2021-08-26T14:03:37","modified_gmt":"2021-08-26T12:03:37","slug":"swissinfo-ch-entre-accueil-et-aide-sur-place-le-dilemme-humanitaire","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/asile.ch\/de\/2015\/02\/10\/swissinfo-ch-entre-accueil-et-aide-sur-place-le-dilemme-humanitaire\/","title":{"rendered":"swissinfo.ch |\u00a0Entre accueil et aide sur place, le dilemme humanitaire"},"content":{"rendered":"<h2>Le nombre de r\u00e9fugi\u00e9s et de personnes d\u00e9plac\u00e9es internes continue \u00e0 augmenter dans le monde. La guerre en Syrie explique en partie cette hausse. Alors que des pays voisins comme le Liban ou la Jordanie sont \u00e0 deux doigts de ne plus pouvoir faire face \u00e0 la situation, la Suisse s\u2019interroge sur la mani\u00e8re d\u2019intensifier son aide.<\/h2>\n<p><em><strong>Article de Luigi Jorio, publi\u00e9 sur swissinfo.ch, le 4 f\u00e9vrier 2015. Cliquez <a href=\"http:\/\/www.swissinfo.ch\/fre\/entre-accueil-et-aide-sur-place--le-dilemme-humanitaire\/41245900?hootPostID=ac8e7c46a71f912ec70a638c0d09630c\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">hier<\/a> pour lire l&rsquo;article sur le site swissinfo.ch.<\/strong><\/em><\/p>\n<div class=\"c-block--box c-block--default\"><div class=\"c-block--box-inner\"><\/p>\n<p>\u00abNous \u00e9tions 350 sur le bateau. Ils nous avaient fait monter \u00e0 bord \u00e0 coups de pied. Nous \u00e9tions tous malades et nous n\u2019avions pas mang\u00e9 pendant quatre jours et demi. A un certain moment, je me suis aper\u00e7ue que l\u2019eau entrait. Par chance, nous avons crois\u00e9 un p\u00e9trolier qui a alert\u00e9 la marine.\u00bb<\/p>\n<p>Ce r\u00e9cit, c\u2019est celui de Neroz Kahil. Cette femme de 30 ans ne peut pas oublier son arriv\u00e9e sur les c\u00f4tes italiennes en septembre 2013. Avec sa famille, elle avait quitt\u00e9 Alep, en Syrie, huit mois plus t\u00f4t. Une bombe largu\u00e9e sur la mosqu\u00e9e voisine avait d\u00e9truit une partie de sa maison.<\/p>\n<p>R\u00e9fugi\u00e9e d\u2019abord au Liban, puis en Turquie et en Gr\u00e8ce, elle a pay\u00e9 13&rsquo;000 dollars pour le voyage vers l\u2019Europe. Les yeux gonfl\u00e9s, elle se souvient du moment o\u00f9 elle a d\u00fb abandonner deux de ses quatre filles, alors \u00e2g\u00e9es de 5 \u00e0 10 ans. \u00abMon ancien mari ne voulait pas aller en Europe. Il m\u2019a dit: \u2018tu peux emmener seulement deux filles avec toi; choisis.\u2019 Ce fut le moment le plus dur de ma vie.\u00bb<\/p>\n<p>En Italie, Neroz Kahil est mont\u00e9e dans un train en direction de la Suisse, ainsi que le lui avaient sugg\u00e9r\u00e9 les passeurs. \u00abJe voulais aller en Allemagne. Pas pour une raison particuli\u00e8re, mais simplement parce que tous ceux que j\u2019avais rencontr\u00e9s voulaient y aller.\u00bb<\/p>\n<p>Arriv\u00e9e au Tessin, elle a \u00e9t\u00e9 prise en charge par un agent de police. \u00abIl a \u00e9t\u00e9 gentil: il nous a apport\u00e9 une pizza, rappelle la femme. C\u2019\u00e9tait le premier geste d\u2019humanit\u00e9 depuis que nous avions quitt\u00e9 la Syrie. A ce moment, je me suis dit \u2018assez\u2019. J\u2019\u00e9tais fatigu\u00e9e de voyager d\u2019un pays \u00e0 l\u2019autre. Mes filles \u00e9taient aussi ext\u00e9nu\u00e9es. C\u2019est ainsi que nous sommes rest\u00e9es en Suisse.\u00bb<\/p>\n<h3>Crise syrienne<\/h3>\n<p>Neroz Kahil n\u2019est pas seule. Durant le premier semestre 2014, environ 5,5 millions de personnes ont \u00e9t\u00e9 contraintes de quitter leur maison, r\u00e9v\u00e8le le dernier <a href=\"http:\/\/unhcr.org\/54aa91d89.html\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">Bericht<\/a> du Haut-Commissariat des Nations Unies pour les r\u00e9fugi\u00e9s (UNHCR). Un nombre qui s\u2019ajoute aux 51,2 millions de r\u00e9fugi\u00e9s et de d\u00e9plac\u00e9s recens\u00e9s \u00e0 fin 2013.<\/p>\n<p>Pour la premi\u00e8re fois, les Syriens repr\u00e9sentent le groupe de r\u00e9fugi\u00e9s le plus important, avec plus de 3 millions de personnes en juin 2014. Il y a deux ans, la Syrie ne figurait m\u00eame pas parmi les 30 premi\u00e8res nations d\u2019origine, observe l\u2019agence onusienne.<\/p>\n<p>Les statistiques font appara\u00eetre un autre fait pr\u00e9occupant. Ce sont les pays les plus pauvres qui doivent supporter l\u2019essentiel du co\u00fbt \u00e9conomique, humain et social de l\u2019assistance aux exil\u00e9s. Seulement 4% des r\u00e9fugi\u00e9s syriens franchissent les fronti\u00e8res de l\u2019Europe, indique <a href=\"http:\/\/www.amnesty.org\/en\/news\/world-s-pitiful-response-syria-s-refugee-crisis-2014-12-05\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">Amnesty International<\/a>.<\/p>\n<p>Ces trois derni\u00e8res ann\u00e9es, 150&rsquo;000 Syriens sont arriv\u00e9s dans l\u2019Union europ\u00e9enne et y ont demand\u00e9 l\u2019asile. Grosso modo, c\u2019est le m\u00eame nombre de personnes qui sont arriv\u00e9es en Turquie dans la semaine qui a suivi l\u2019avanc\u00e9e de l\u2019Etat islamique \u00e0 Koban\u00e9, souligne l\u2019organisation humanitaire.<\/p>\n<p>Les pays qui bordent la Syrie sont \u00e0 la limite de leur capacit\u00e9 d\u2019accueil, notamment en raison du soutien insuffisant de la part de la communaut\u00e9 internationale, rel\u00e8ve l\u2019UNHCR. Selon une <a href=\"http:\/\/unhcr.org\/jordan2014urbanreport\/\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">\u00e9tude<\/a> que l\u2019agence onusienne a publi\u00e9e d\u00e9but janvier, deux tiers des r\u00e9fugi\u00e9s syriens en Jordanie vivent sous le seuil national de pauvret\u00e9. Au Liban, o\u00f9 les r\u00e9fugi\u00e9s repr\u00e9sentent d\u00e9sormais un quart de la population, la situation est \u00e9galement critique.<\/p>\n<p>\u00abNous avons habit\u00e9 six mois dans un appartement d\u2019une pi\u00e8ce. L\u2019\u00e9lectricit\u00e9 suffisait seulement pour une lampe. Mon ex-mari travaillait, mais n\u2019\u00e9tait pas pay\u00e9. J\u2019\u00e9tais \u00e0 la maison avec les enfants. Je n\u2019avais pas d\u2019argent pour les envoyer \u00e0 l\u2019\u00e9cole\u00bb, se souvient Neroz Kahil. La chose la plus difficile \u00e0 supporter, affirme-t-elle, c\u2019\u00e9tait l\u2019aversion pour les exil\u00e9s syriens. \u00abLes Libanais ne voulaient pas de nous.\u00bb<\/p>\n<h3>Intensifier l\u2019aide aux victimes<\/h3>\n<p>Depuis le d\u00e9but de la guerre, il y a quatre ans, la Suisse a accueilli environ 9000 Syriens. La moiti\u00e9 a b\u00e9n\u00e9fici\u00e9 de l\u2019octroi de visas facilit\u00e9s qui avait \u00e9t\u00e9 d\u00e9cid\u00e9 en septembre 2013. Dans le cadre des contingents de l\u2019ONU, la Suisse s\u2019est engag\u00e9e \u00e0 accueillir 500 autres personnes particuli\u00e8rement vuln\u00e9rables d\u2019ici 2016.<\/p>\n<p>Pour le gouvernement suisse, l\u2019aide sur place repr\u00e9sente la \u00abmesure prioritaire\u00bb. Il a jusqu\u2019\u00e0 pr\u00e9sent mis 128 millions de francs \u00e0 disposition dans ce but. En plus de l\u2019aide d\u2019urgence, la Suisse a financ\u00e9 des projets en faveur des familles libanaises qui h\u00e9bergent des Syriens et la construction d\u2019\u00e9coles en Jordanie et au Liban.<\/p>\n<p>Ces mesures ne suffisent pas, estime l\u2019Organisation suisse d\u2019aide aux r\u00e9fugi\u00e9s (<a href=\"http:\/\/www.osar.ch\/\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\"><abbr class='c2c-text-hover' title='Schweizerische Fl\u00fcchtlingshilfe'>OSAR<\/abbr><\/a>), selon qui la Suisse et l\u2019Europe \u00abdoivent faire plus\u00bb. \u00abIl y a des personnes particuli\u00e8rement vuln\u00e9rables, comme les femmes seules avec des enfants, des personnes \u00e2g\u00e9es ou des malades qui ne peut \u00eatre sauv\u00e9es qu\u2019avec un transfert en Europe\u00bb, d\u00e9clare Stefan Frey, porte-parole de l\u2019OSAR.<\/p>\n<p>Ce dernier est d\u2019avis que la Suisse dispose de suffisamment de place. \u00abDans les cantons touristiques, il y a des habitations potentielles, comme de vieux h\u00f4tels, qui peuvent \u00eatre transform\u00e9es. Je pense aussi \u00e0 des sites commerciaux ou industriels. Nous ne devons pas exiger le meilleur confort, mais sauver des vies.\u00bb<\/p>\n<p>Heinz Brand, sp\u00e9cialiste des questions de migration de l\u2019Union d\u00e9mocratique du centre (UDC), propose de son c\u00f4t\u00e9 d\u2019accorder une protection provisoire pour la dur\u00e9e du conflit aux personnes d\u00e9j\u00e0 impliqu\u00e9es dans la proc\u00e9dure d\u2019asile. Ce syst\u00e8me, introduit apr\u00e8s la guerre en ex-Yougoslavie, permettrait d\u2019agir rapidement pour prot\u00e9ger un groupe important de personnes.<\/p>\n<p>Le d\u00e9put\u00e9 UDC a pu constater en personne la situation au Liban lors d\u2019un voyage \u00e0 fin d\u00e9cembre. \u00abLes camps de r\u00e9fugi\u00e9s sont dans un \u00e9tat de d\u00e9solation. Il y existe une \u00e9norme pauvret\u00e9. C\u2019est une situation incroyablement triste, sans avenir et sans espoir\u00bb, raconte Heinz Brand.<\/p>\n<p>Reconnaissant que cette exp\u00e9rience a chang\u00e9 un peu sa mani\u00e8re de voir les choses, il dit \u00eatre favorable \u00e0 l\u2019id\u00e9e d\u2019accueillir des contingents pour les cas m\u00e9dicaux plus graves ou pour le regroupement familial. Il estime toutefois que l\u2019aide serait plus efficace en intervenant directement sur place.<\/p>\n<p>\u00abLa majeure partie des gens que j\u2019ai rencontr\u00e9s dans les camps disent ne pas vouloir venir en Europe. Ils pr\u00e9f\u00e8rent rester \u00e0 proximit\u00e9 de leur pays, de mani\u00e8re \u00e0 pouvoir suivre l\u2019\u00e9volution de la situation et rentrer d\u00e8s que les circonstances le permettront\u00bb, d\u00e9clare Heinz Brand.<\/p>\n<h3>Changement de vue<\/h3>\n<p>\u00abLes deux strat\u00e9gies sont essentielles\u00bb, observe Roger Zetter, professeur \u00e9m\u00e9rite au <a href=\"http:\/\/www.rsc.ox.ac.uk\/people\/emeritus\/roger-zetter\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">Centre d\u2019\u00e9tude sur les r\u00e9fugi\u00e9s<\/a> de l\u2019Universit\u00e9 d\u2019Oxford. Les pays europ\u00e9ens, affirme-t-il, doivent et peuvent offrir plus de possibilit\u00e9s de r\u00e9installation des r\u00e9fugi\u00e9s syriens. \u00abC\u2019est bien connu: beaucoup de r\u00e9fugi\u00e9s recherchent des possibilit\u00e9s de se r\u00e9installer, \u00e9tant donn\u00e9 le peu d\u2019avenir dans la r\u00e9gion. Mais seulement un sur dix y parvient.\u00bb<\/p>\n<p><a href=\"https:\/\/www.ekm.admin.ch\/dam\/data\/ekm\/dokumentation\/materialien\/mat_schutz_f.pdf\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignright wp-image-20656 size-medium\" src=\"http:\/\/asile.ch\/wp-content\/uploads\/2015\/02\/Protection_migrants_forces-212x300.jpg\" alt=\"Protection_migrants_forces\" width=\"212\" height=\"300\" \/><\/a>Selon le professeur, auteur d\u2019un\u00a0<a href=\"https:\/\/www.ekm.admin.ch\/dam\/data\/ekm\/dokumentation\/materialien\/mat_schutz_f.pdf\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">Bericht<\/a>\u00a0sur la protection des personnes d\u00e9plac\u00e9es sur mandat de la Commission f\u00e9d\u00e9rale pour les questions de migration, \u00abil faut cependant revoir la distribution \u00e0 l\u2019int\u00e9rieur de l\u2019Europe, \u00e9tant donn\u00e9 que seulement un petit nombre de pays, parmi lesquels la Su\u00e8de et l\u2019Allemagne, ont offert un nombre substantiel de possibilit\u00e9s de r\u00e9installation\u00bb.<\/p>\n<p>Quant \u00e0 l\u2019aide sur place, Roger Zetter insiste sur la n\u00e9cessit\u00e9 d\u2019un changement de vision. \u00abIl faut passer de l\u2019assistance d\u2019urgence \u00e0 des solutions \u00e0 long terme. Nous devons penser \u00e0 la mani\u00e8re d\u2019am\u00e9liorer les mesures de soutien aux r\u00e9fugi\u00e9s sans que la population locale soit d\u00e9savantag\u00e9e par la pression exerc\u00e9e sur le syst\u00e8me sanitaire et scolaire.\u00bb<\/p>\n<h3>\u00abIci, je me sens respect\u00e9e\u00bb<\/h3>\n<p>Suite aux sollicitations de l\u2019UNHCR et \u00e0 l\u2019appel lanc\u00e9 par un groupe d\u2019organisations, le Conseil f\u00e9d\u00e9ral a l\u2019intention d\u2019examiner des <a href=\"http:\/\/www.admin.ch\/aktuell\/00089\/index.html?lang=fr&amp;msg-id=55900\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">mesures pour intensifier l\u2019aide aux victimes<\/a>. D\u2019ici fin f\u00e9vrier, les milieux int\u00e9ress\u00e9s devront pr\u00e9senter des propositions pour renforcer l\u2019aide sur place et examiner \u00e0 quelles conditions la Suisse pourrait accueillir un plus grand nombre de r\u00e9fugi\u00e9s.<\/p>\n<p>En attendant que la politique parvienne \u00e0 un compromis, Neroz Kahil attend que les autorit\u00e9s statuent sur sa demande d\u2019asile d\u00e9pos\u00e9e il y a plus d\u2019un an. Pour le moment, elle habite dans un appartement \u00e0 Fribourg et profite de cette p\u00e9riode pour \u00e9tudier le fran\u00e7ais. Gr\u00e2ce \u00e0 l\u2019intervention de la Croix-Rouge, elle a pu faire venir ses deux autres filles. D\u00e9sormais, ses quatre filles vont \u00e0 l\u2019\u00e9cole.<\/p>\n<p>\u00abJ\u2019ai eu de la chance de rencontrer des gens qui m\u2019ont tendu la main. Je ne veux pas quitter la Suisse. Ce n\u2019est pas une question d\u2019argent ou d\u2019acc\u00e8s aux soins. C\u2019est parce qu\u2019ici, je me sens respect\u00e9e, un \u00eatre humain\u00bb.<\/p>\n<p><\/div><\/div>\n<p>&nbsp;<\/p>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Le nombre de r\u00e9fugi\u00e9s et de personnes d\u00e9plac\u00e9es internes continue \u00e0 augmenter dans le monde. La guerre en Syrie explique en partie cette hausse. Alors que des pays voisins comme le Liban ou la Jordanie sont \u00e0 deux doigts de ne plus pouvoir faire face \u00e0 la situation, la Suisse s\u2019interroge sur la mani\u00e8re d\u2019intensifier son aide.<\/p>","protected":false},"author":2,"featured_media":0,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_acf_changed":false,"footnotes":""},"categories":[342,155],"tags":[1159],"ve_numero":[],"pays":[340],"ve_type":[1061],"ve_action":[1050],"class_list":["post-20655","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-articles-de-presse","category-documentation","tag-documentation","pays-syrie","ve_type-article-de-presse","ve_action-documentation"],"acf":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/asile.ch\/de\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/20655","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/asile.ch\/de\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/asile.ch\/de\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/asile.ch\/de\/wp-json\/wp\/v2\/users\/2"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/asile.ch\/de\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=20655"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/asile.ch\/de\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/20655\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/asile.ch\/de\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=20655"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/asile.ch\/de\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=20655"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/asile.ch\/de\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=20655"},{"taxonomy":"ve_numero","embeddable":true,"href":"https:\/\/asile.ch\/de\/wp-json\/wp\/v2\/ve_numero?post=20655"},{"taxonomy":"pays","embeddable":true,"href":"https:\/\/asile.ch\/de\/wp-json\/wp\/v2\/pays?post=20655"},{"taxonomy":"ve_type","embeddable":true,"href":"https:\/\/asile.ch\/de\/wp-json\/wp\/v2\/ve_type?post=20655"},{"taxonomy":"ve_action","embeddable":true,"href":"https:\/\/asile.ch\/de\/wp-json\/wp\/v2\/ve_action?post=20655"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}