{"id":29636,"date":"2016-02-01T08:20:35","date_gmt":"2016-02-01T07:20:35","guid":{"rendered":"http:\/\/asile.ch\/?p=29636"},"modified":"2021-08-26T13:56:03","modified_gmt":"2021-08-26T11:56:03","slug":"le-courrier-ne-laisser-vaincre-ni-le-racisme-ni-le-sexisme","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/asile.ch\/de\/2016\/02\/01\/le-courrier-ne-laisser-vaincre-ni-le-racisme-ni-le-sexisme\/","title":{"rendered":"Le Courrier | Ne laisser vaincre ni le racisme ni le sexisme"},"content":{"rendered":"<div class=\"node-body\">\n<p><span class=\"accroche\">Les \u00e9v\u00e9nements survenus le 31 d\u00e9cembre \u00e0 Cologne ont ouvert la voie \u00e0 une multitude de questions. D\u00e9cryptage des faits en Suisse.<\/span><\/p>\n<p><em>Article de Laura Drompt, publi\u00e9 dans le Courrier, le 1er f\u00e9vrier 2016. Cliquez <a href=\"http:\/\/www.lecourrier.ch\/136138\/ne_laisser_vaincre_ni_le_racisme_ni_le_sexisme\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">hier<\/a> pour lire l&rsquo;article sur le site du Courrier.<\/em><\/p>\n<div class=\"c-block--box c-block--default\"><div class=\"c-block--box-inner\"><\/p>\n<p>Une foule compacte, des mains, des yeux qui se posent sur leur corps. La peur au ventre. Le sentiment d\u2019humiliation. La sid\u00e9ration. Un calvaire.<\/p>\n<p>Voil\u00e0 ce qui ressort des t\u00e9moignages qui se sont accumul\u00e9s, apr\u00e8s cette nuit du 31 d\u00e9cembre qui a donn\u00e9 un triste lustre \u00e0 la ville de Cologne. Des centaines de femmes \u2013 mais aussi des hommes qui les accompagnaient parfois \u2013 ont \u00e9t\u00e9 choqu\u00e9es par ces attouchements, dont la police explique que leurs auteurs \u00e9taient \u00abpour la plupart des r\u00e9fugi\u00e9s ou des \u00e9trangers en situation irr\u00e9guli\u00e8re\u00bb. Cette police qui, d\u00e9bord\u00e9e par les \u00e9v\u00e9nements, n\u2019a pu ou pas su intervenir ce soir-l\u00e0. Les faits sont pos\u00e9s. Quels enseignements en tirer? Ce genre de d\u00e9rive concerne-t-il \u00e9galement la Suisse? D\u00e9cryptage du ph\u00e9nom\u00e8ne.<\/p>\n<p>\u00abCela a caus\u00e9 un malaise, notamment \u00e0 gauche et chez les f\u00e9ministes, o\u00f9 l\u2019affaire a caus\u00e9 un fort clivage\u00bb, remarque Maryl\u00e8ne Lieber, professeure en \u00e9tudes genre \u00e0 l\u2019universit\u00e9 de Gen\u00e8ve. \u00abIl est essentiel de reconna\u00eetre la gravit\u00e9 des faits, mais de voir \u00e9galement toutes les formes d\u2019instrumentalisation qui en d\u00e9coulent.\u00bb<\/p>\n<p><strong>Statistiques en de\u00e7\u00e0 de la r\u00e9alit\u00e9<\/strong><\/p>\n<p>Ces agressions ont ancr\u00e9 le sch\u00e9ma de femmes subissant les attouchements par des inconnus. Cela alors que les \u00e9tudes prouvent que les victimes connaissent leurs agresseurs dans la majorit\u00e9 des cas. Autre aspect inhabituel dans le dossier de Cologne: des centaines de plaintes se sont accumul\u00e9es dans les offices de police alors que les crimes de ce type sont peu pris en compte en g\u00e9n\u00e9ral, car banalis\u00e9s. Les femmes taisent souvent ce qui leur est arriv\u00e9 de peur qu\u2019on ne les renvoie \u00e0 leur responsabilit\u00e9. Le tabou reste fort en la mati\u00e8re.<\/p>\n<p>A tel point que les statistiques f\u00e9d\u00e9rales sont lacunaires, faute de d\u00e9claration syst\u00e9matique des cas, au grand regret des associations et des chercheurs qui s\u2019y int\u00e9ressent. Le nombre de pr\u00e9venus enregistr\u00e9s par la police pour contrainte sexuelle est rest\u00e9 stable entre 2009 et 2014, selon les chiffres de l\u2019Office f\u00e9d\u00e9ral de la statistique. Environ 500 par ann\u00e9e, r\u00e9partis \u00e0 moiti\u00e9 entre Suisses et \u00e9trangers (235 contre 223 en 2009, 269 contre 275 en 2014). Parmi les \u00e9trangers, les requ\u00e9rants d\u2019asile repr\u00e9sentent une petite minorit\u00e9 (25 en 2009 et 23 en 2014).<\/p>\n<p>Des chiffres qui ne repr\u00e9sentent qu\u2019une v\u00e9rit\u00e9 partielle. Les sp\u00e9cialistes de la question pr\u00e9f\u00e8rent les \u00e9tudes dites de victimation. En France, une telle recherche a eu lieu en 2000. Une nouvelle \u00e9tude est en cours, qui interroge plus de 27\u00a0000 femmes sur les agressions subies au cours de leur vie, seul moyen de prendre la mesure r\u00e9elle des atteintes \u00e0 leur int\u00e9grit\u00e9. \u00abEn Suisse, aucune \u00e9tude similaire n\u2019a \u00e9t\u00e9 faite, note Maryl\u00e8ne Lieber. Il manque la volont\u00e9 politique de mener ces enqu\u00eates.\u00bb<\/p>\n<p><strong>Fausse piste culturaliste<\/strong><\/p>\n<p>Une chose est certaine: dans la majorit\u00e9 des cas, confirme la chercheuse, les femmes subissent des agressions par des personnes connues, souvent de leur entourage proche. Le viol conjugal en fait partie, qui b\u00e9n\u00e9ficie d\u2019une couverture m\u00e9diatique bien plus faible que les agressions de Cologne.<\/p>\n<p>Selon elle, un parall\u00e8le peut \u00eatre fait avec les d\u00e9bats autour du harc\u00e8lement de rue, rendu visible par la documentariste Sofie Peters. La jeune femme avait film\u00e9 ses d\u00e9placements dans un quartier populaire de Bruxelles en 2012 et enregistr\u00e9 les remarques sexistes subies au quotidien. \u00abElle donnait une orientation culturaliste \u00e0 la question. Avec un sch\u00e9ma d\u2019hommes issus de l\u2019immigration contre des femmes blanches\u00bb, analyse Maryl\u00e8ne Lieber. \u00abCe cadrage diff\u00e9rent permet de d\u00e9noncer les pratiques masculines \u00e9trang\u00e8res, de jouer sur un pr\u00e9tendu choc des cultures, la construction d\u2019un discours du \u2018eux et nous\u2019.\u00bb<\/p>\n<p>\u00abLe discours opposant des femmes allemandes \u00e0 des personnes \u2018non civilis\u00e9es\u2019, \u00e0 des \u2018musulmans frustr\u00e9s\u2019 a \u00e9videmment un r\u00f4le dans la m\u00e9diatisation de ces cas\u00bb, explique Ren\u00e9 Knusel, professeur en sciences sociales \u00e0 l\u2019universit\u00e9 de Lausanne.<\/p>\n<p><strong>De l\u2019int\u00e9gration des codes<\/strong><\/p>\n<p>\u00abOn nous dit que ces personnes ont agi ainsi parce qu\u2019elles n\u2019ont pas int\u00e9gr\u00e9 nos codes, poursuit le chercheur. Admettons. Mais nos codes de conduite sont extr\u00eamement contradictoires! On nous fait croire \u00e0 une soci\u00e9t\u00e9 lib\u00e9r\u00e9e, o\u00f9 les femmes disposent de leur corps. Et en m\u00eame temps, on affiche partout des publicit\u00e9s avec des corps nus pour vendre des produits \u00e0 peine visibles.\u00bb<\/p>\n<p>Le message envoy\u00e9 devient ambivalent. \u00abOn dit \u00e0 ces messieurs: vous pouvez toucher toutes les femmes des publicit\u00e9s. Mais surtout n\u2019allez pas les approcher dans la rue.\u00bb<br \/>\nVoyant qu\u2019\u00e0 Lucerne des d\u00e9pliants de pr\u00e9vention contre les gestes d\u00e9plac\u00e9s ont \u00e9t\u00e9 \u00addistribu\u00e9es \u00e0 des requ\u00e9rants d\u2019asile, Maryl\u00e8ne Lieber \u00adrel\u00e8ve: \u00abTr\u00e8s bien. Mais faisons-le \u00e9galement \u00e0 l\u2019universit\u00e9, dans les banques, sur les lieux de travail, dans les \u00adespaces publics&#8230;\u00bb<\/p>\n<p>La sociologue craint que les agressions de Cologne ne deviennent une excuse \u00e0 la fois pour renvoyer les femmes \u00e0 l\u2019espace priv\u00e9 (lire ci-dessous) et mettre la faute sur le dos des \u00e9trangers, faisant oublier la r\u00e9alit\u00e9 des agressions subies par de nombreuses femmes. \u00abPour lutter contre le sexisme et le racisme, il faut condamner fermement toutes les agressions sexuelles pour ce qu\u2019elles sont. Et non en fonction de qui les commet.\u00bb<\/p>\n<p><\/div><\/div>\n<blockquote>\n<h2>Informer, sans tabou ni amalgames<\/h2>\n<p>Depuis le d\u00e9but de l\u2019ann\u00e9e, les articles concernant des agressions sexuelles commises par des demandeurs d\u2019asile ont fleuri. Et dans la foul\u00e9e des \u00e9v\u00e9nements de Cologne, certaines nouvelles prennent un sens nouveau.<\/p>\n<p>A l\u2019exemple de cette d\u00e9p\u00eache de l\u2019Agence t\u00e9l\u00e9graphique suisse, datant du 12 janvier, qui mentionne une \u00abjeune femme de 17 ans\u00bb ayant port\u00e9 plainte \u00e0 Schaffhouse pour des faits survenus le 31 d\u00e9cembre. La nouvelle indique que \u00abdeux requ\u00e9rants, un Alg\u00e9rien et un Tunisien, \u00e2g\u00e9s de 35 et 26 ans, sont soup\u00e7onn\u00e9s\u00bb. Et compl\u00e8te: \u00ableur demande d\u2019asile a \u00e9t\u00e9 rejet\u00e9e, a pr\u00e9cis\u00e9 la police\u00bb. Une information qui interroge: comment traiter des nouvelles recevant un large \u00e9cho m\u00e9diatique et qui int\u00e9ressent les lecteurs, sans pour autant sombrer dans les amalgames?<\/p>\n<p>L\u2019exercice devient plus difficile \u00e0 mesure que se renforce la r\u00e9cup\u00e9ration politique autour de l\u2019origine des agresseurs de Cologne. Chaque partage d\u2019article sur les r\u00e9seaux sociaux est pour certains l\u2019occasion de propager des messages racistes ou sexistes.<\/p>\n<p>\u00abLe sujet m\u00e9rite une r\u00e9flexion de fond\u00bb, reconna\u00eet Daniel Cornu, sp\u00e9cialiste de l\u2019\u00e9thique journalistique. \u00abA Cologne, les autorit\u00e9s elles-m\u00eames ont \u00e9t\u00e9 tr\u00e8s prudentes sur la diffusion des informations.\u00bb<\/p>\n<p>Citant l\u2019article 8 de la D\u00e9claration des devoirs des journalistes, Daniel Cornu rappelle que toute information \u00e0 caract\u00e8re discriminatoire doit \u00eatre \u00e9vit\u00e9e. \u00abEt le probl\u00e8me commence avec les g\u00e9n\u00e9ralisations, pr\u00e9cise-t-il. Dans le cas de Cologne, le risque est d\u2019impliquer l\u2019ensemble d\u2019une communaut\u00e9, qui n\u2019est pourtant pas mise en cause.\u00bb Une directive recommande par ailleurs \u00abune pes\u00e9e des int\u00e9r\u00eats entre la valeur informative et le danger d\u2019une discrimination\u00bb. La r\u00e8gle de base \u2013 pas de mention inutile de l\u2019origine \u2013 doit donc \u00eatre pond\u00e9r\u00e9e dans la pratique.<br \/>\nMais Daniel Cornu voit d\u2019autres enjeux d\u00e9ontologiques pour les articles traitant de ces agressions. Le journaliste fait face \u00e0 une double exigence: respecter le devoir d\u2019informer le public aussi pr\u00e9cis\u00e9ment que possible et la pr\u00e9somption d\u2019innocence. Enfin, il doit prendre en compte la protection des victimes et proscrire toute pr\u00e9sentation \u00e0 caract\u00e8re sensationnel, dans laquelle la personne humaine serait \u00abd\u00e9grad\u00e9e au rang d\u2019objet\u00bb.<\/p>\n<p>\u00abSur le fond, rien n\u2019est interdit, mais une extr\u00eame rigueur journalistique est de mise\u00bb, rappelle le sp\u00e9cialiste. Son conseil? \u00abIndiquer syst\u00e9matiquement \u2013 dans le texte, et pas dans le titre \u2013 la nationalit\u00e9 ou l\u2019origine de la personne, qu\u2019elle soit suisse, vaudoise, valaisanne ou s\u00e9n\u00e9galaise. On explique ainsi ce qu\u2019elle est, mais sans le mettre inutilement en \u00e9vidence.\u00bb<\/p>\n<p>Dominique von Burg, pr\u00e9sident du Conseil suisse de la presse, abonde en ce sens. \u00abBeaucoup de journalistes \u00e9taient emprunt\u00e9s car ils ne pouvaient pas ne pas mentionner l\u2019origine des agresseurs de Cologne. En l\u2019occurrence, la valeur informative l\u2019emporte, m\u00eame si \u00e7a n\u2019est pas plaisant.\u00bb Selon lui, \u00e9viter tout amalgame lors du traitement des faits divers reste un exercice \u00abfranchement pas facile\u00bb. \u00abLe probl\u00e8me, c\u2019est que nous manquons d\u2019enqu\u00eates et de reportages, seul moyen de parler des faits dans leur ensemble et de les reconna\u00eetre tous. Quels que soient leurs auteurs.\u00bb<\/p>\n<h2>Aux femmes de se r\u00e9approprier l\u2019espace public<\/h2>\n<p>Les recherches sur les agressions sexuelles m\u00e8nent vite \u00e0 la page de la Pr\u00e9vention suisse de la criminalit\u00e9, qui y va de ses conseils contre la violence sexuelle perp\u00e9tr\u00e9e par des inconnus.<\/p>\n<p>Apr\u00e8s deux lignes sur l\u2019autod\u00e9fense (\u00abcrier, se d\u00e9gager, donner des coups de poing et de pied, etc.\u00bb), viennent des directives que l\u2019on peut qualifier d\u2019anxiog\u00e8nes. \u00abNe laissez jamais para\u00eetre que vous \u00eates une femme qui vit seule (le soir, fermez les volets ou tirez les rideaux).\u00bb \u00abNe faites jamais entrer un inconnu dans votre appartement. N\u2019ouvrez la porte que si la cha\u00eene de s\u00e9curit\u00e9 est mise.\u00bb \u00abNe sortez pas seule la nuit et n\u2019empruntez pas des rues vides ou mal \u00e9clair\u00e9es.\u00bb Et la liste est longue.<\/p>\n<p>Des conseils \u00ab\u00e9labor\u00e9s sur la base des connaissances polici\u00e8res et du bon sens\u00bb, nous a indiqu\u00e9 la Pr\u00e9vention suisse de la criminalit\u00e9. Pour ce qui concerne les hommes, pas de liste sur ce qu\u2019ils ne doivent pas faire pour \u00e9viter un d\u00e9rapage, mais une \u00abcommunication indirecte afin d\u2019encourager le courage civique\u00bb.<\/p>\n<p>\u00abLe message, c\u2019est \u2018ne soyez pas violable\u2019\u00bb, rel\u00e8ve le sociologue Ren\u00e9 Knusel. \u00abOn am\u00e8ne une solution partielle, qui ne r\u00e9pond pas au probl\u00e8me, puisqu\u2019on ne contr\u00f4le pas le potentiel agressif au final. On centre le regard et le discours sur les femmes au lieu de prendre le r\u00e9el enjeu en compte.\u00bb<\/p>\n<p>L\u2019approche fait \u00e9galement bondir Maryl\u00e8ne Lieber, sociologue sp\u00e9cialiste des violences de genre dans l\u2019espace public. \u00abElle insiste sur le fait que l\u2019espace public n\u2019est pas s\u00fbr pour les femmes. Elle le r\u00e9serve aux hommes et renvoie le f\u00e9minin au priv\u00e9.\u00bb Pour la sp\u00e9cialiste, \u00ables liens entre f\u00e9minit\u00e9, espaces publics et danger doivent engager \u00e0 une r\u00e9flexion sur la dimension socio-politique des espaces\u00bb.<\/p>\n<p>\u00abEn Suisse, il y a le discours qui indique que les gens sont libres de leurs mouvements, analyse Ren\u00e9 Knusel, et la r\u00e9alit\u00e9, o\u00f9 l\u2019on constate qu\u2019une partie de la population se retient de fr\u00e9quenter certains endroits.\u00bb Ce peuvent \u00eatre les fameuses ruelles vides ou mal \u00e9clair\u00e9es, mais aussi un bus \u00e0 l\u2019heure de pointe, un lieu o\u00f9 la foule s\u2019amasse, emp\u00eachant la libert\u00e9 des mouvements&#8230; \u00abDes situations pr\u00e9vues comme normales, mais o\u00f9 les femmes sont conditionn\u00e9es \u00e0 adapter leur comportement\u00bb, pr\u00e9cise le chercheur.<\/p>\n<p>Selon lui, le probl\u00e8me social de fond r\u00e9side dans le fait qu\u2019une soci\u00e9t\u00e9 d\u00e9mocratique promet \u00e0 sa population de pouvoir utiliser les espaces publics et ne parvient pas \u00e0 en assurer la s\u00e9curit\u00e9. \u00abCela donne une fausse s\u00e9curit\u00e9 \u00e0 laquelle personne ne croit plus, qui engendre la peur. Le poids, la charge de la s\u00e9curit\u00e9 passe alors du public \u00e0 l\u2019individu.\u00bb<\/p>\n<p>Pour aller plus loin: <a title=\"www.metropolitiques.eu\/le-sentiment-d-insecurite-au.html\" href=\"http:\/\/www.metropolitiques.eu\/le-sentiment-d-insecurite-au.html\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">www.metropolitiques.eu\/le-sentiment-d-insecurite-au.html<\/a><\/p><\/blockquote>\n<\/div>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Les \u00e9v\u00e9nements survenus le 31 d\u00e9cembre \u00e0 Cologne ont ouvert la voie \u00e0 une multitude de questions. 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