{"id":30066,"date":"2016-02-25T15:11:53","date_gmt":"2016-02-25T14:11:53","guid":{"rendered":"http:\/\/asile.ch\/?p=30066"},"modified":"2021-08-26T13:55:53","modified_gmt":"2021-08-26T11:55:53","slug":"visionscarto-net-voyager-sans-visa","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/asile.ch\/de\/2016\/02\/25\/visionscarto-net-voyager-sans-visa\/","title":{"rendered":"VisionsCarto.net | Voyager sans visa"},"content":{"rendered":"<p><span class=\"accroche\">Que peut-on comprendre de la structure du monde, \u00e0 partir des politiques des visas? Des in\u00e9galit\u00e9s flagrantes: les titulaires d\u2019un passeport de certains pays sont accueillis presque partout, tandis que d\u2019autres nationalit\u00e9s sont emp\u00each\u00e9es de circuler. Des relations entre \u00c9tats qui ne sont pas sym\u00e9triques: ainsi le d\u00e9tenteur d\u2019un passeport sri-lankais est-il accept\u00e9 sans visa au Lesotho, tandis qu\u2019un r\u00e9sident de ce pays devra obtenir un visa \u00e0 l\u2019arriv\u00e9e s\u2019il se rend au Sri Lanka.<\/span><\/p>\n<p><em>Article de Philippe Rivi\u00e8re, publi\u00e9 sur VisionsCarto.net, le 22 f\u00e9vrier 2016. Cliquez <a href=\"http:\/\/visionscarto.net\/voyager-sans-visa\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">hier<\/a> pour lire l&rsquo;article sur le site VisionsCarto.net.<\/em><\/p>\n<div class=\"c-block--box c-block--default\"><div class=\"c-block--box-inner\"><\/p>\n<p>Des coop\u00e9rations, des accords de r\u00e9ciprocit\u00e9 \u00e9mergent, et permettent de dessiner une hi\u00e9rarchie dans la libert\u00e9 de mouvement (comme par exemple \u201c<a class=\"spip_out\" href=\"http:\/\/arxiv.org\/abs\/1601.06314\" target=\"_blank\" rel=\"external noopener\">How visas shape and make visible the geopolitical architecture of the planet<\/a>\u201d). Mais les \u00e9tudes de cet \u00e9cheveau complexe de liens entre \u00c9tats oublient parfois les peuples. Et, avec tout le respect qu\u2019on peut avoir pour les Mon\u00e9gasques, le fait que 37&rsquo;000\u00a0personnes aient <a class=\"spip_out\" href=\"https:\/\/www.passportindex.org\/byRank.php\" target=\"_blank\" rel=\"external noopener\">un passeport \u00abfort\u00bb<\/a> n\u2019est pas comparable au sort qui attend 250\u00a0millions d\u2019Indon\u00e9siens ou 1,36\u00a0milliard de Chinois d\u00e9sireux de voyager.<\/p>\n<p>C\u2019est pourquoi j\u2019ai voulu proposer la carte suivante, dans laquelle tous les individus sont consid\u00e9r\u00e9s \u00e0 \u00e9galit\u00e9. La question est pos\u00e9e de la mani\u00e8re suivante: en chaque endroit du globe, combien d\u2019humains sont-ils emp\u00each\u00e9s de s\u2019y trouver par le biais d\u2019un visa?<\/p>\n<p>Cette question n\u2019est \u00e9videmment qu\u2019un aspect infime de la mobilit\u00e9 humaine. Car l\u2019obtention d\u2019un visa n\u2019est pas le seul obstacle. Le co\u00fbt du voyage, les distances, les in\u00e9galit\u00e9s, les zones de conflits, etc, forment autant de barri\u00e8res suppl\u00e9mentaires.<\/p>\n<p>La r\u00e9ponse \u00e0 la question pos\u00e9e peut n\u00e9anmoins s\u2019exprimer en tout point de la plan\u00e8te par un pourcentage de la population mondiale, correspondant au nombre d\u2019humains qui n\u2019ont pas d\u2019obligation \u00e0 demander un visa pour atteindre ce point. C\u2019est un des rares cas o\u00f9 l\u2019on peut colorier la carte pays par pays (ce que l\u2019on appelle une carte en variation de valeurs ou <a class=\"spip_out\" href=\"http:\/\/www.hypergeo.eu\/spip.php?article274\" target=\"_blank\" rel=\"external noopener\">carte choropl\u00e8the<\/a>) sans introduire trop de biais.<\/p>\n<p>Si l\u2019on regroupe les pays en six classes de couleurs progressives, dont la luminosit\u00e9 est fonction de leur plus ou moins grande \u00abouverture\u00bb\u00a0(pays qui acceptent sans visa moins de 10%, de 10% \u00e0 30%, de 30% \u00e0 50%\u2026 et de 90% \u00e0 100% de la population mondiale), on constate que presque tous les pays de la plan\u00e8te opposent une demande de visa \u00e0 au moins plus de la moiti\u00e9 des \u00eatres humains.<\/p>\n<p>La carte la plus utopique, celle d\u2019une plan\u00e8te unie, d\u2019une mondialisation r\u00e9alis\u00e9e des peuples, o\u00f9 tout le monde pourrait circuler librement, serait uniform\u00e9ment claire et lumineuse.<\/p>\n<p><a href=\"http:\/\/asile.ch\/wp-content\/uploads\/2016\/02\/MondeSansVisa.png\" rel=\"attachment wp-att-30067\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"aligncenter size-large wp-image-30067\" src=\"http:\/\/asile.ch\/wp-content\/uploads\/2016\/02\/MondeSansVisa-1024x697.png\" alt=\"MondeSansVisa\" width=\"1024\" height=\"697\" \/><\/a><\/p>\n<section class=\"page\">\n<section id=\"container\" class=\"container\"><span class=\"thumb\">\u00a0<\/span><\/p>\n<section id=\"content\" class=\"content\">\n<article class=\"content-principal\">\n<section class=\"crayon article-texte-240 texte surlignable\">\n<div>Cette utopie, c\u2019est le monde d\u2019hier de Stefan Zweig:<\/div>\n<blockquote><p><i>Avant 1914, la terre avait appartenu \u00e0 tous les hommes. Chacun allait o\u00f9 il voulait et y demeurait aussi longtemps qu\u2019il lui plaisait. Il n\u2019y avait point de permissions, point d\u2019autori\u00adsations, et je m\u2019amuse toujours de l\u2019\u00e9tonnement des jeunes, quand je leur raconte qu\u2019avant 1914 je voya\u00adgeais en Inde et en Am\u00e9rique sans poss\u00e9der de passe\u00adport, sans m\u00eame en avoir jamais vu un.<\/i><\/p>\n<div class=\"small text-right\"><cite><a class=\"spip_out\" href=\"http:\/\/asile.ch\/de\/2015\/12\/11\/la-liberte-de-mouvement-vue-par-stefan-zweig-juste-avant-sa-mort\/\" target=\"_blank\" rel=\"external noopener\">Le monde d\u2019hier, souvenirs d\u2019un Europ\u00e9en<\/a><\/cite>, 1942, trad.\u00a0S.\u00a0Ni\u00e9metz.<\/div>\n<\/blockquote>\n<p>En 2016, la r\u00e9alit\u00e9 est beaucoup plus sombre; plus sombre m\u00eame qu\u2019une situation \u00ab<small class=\"fine\">\u00a0<\/small>\u00e0 mi-chemin<small class=\"fine\">\u00a0<\/small>\u00bb entre cet id\u00e9al et l\u2019image la plus noire, de continents bris\u00e9s, de fronti\u00e8res infranchissables sans visa en bonne et due forme.<\/p>\n<p><a href=\"http:\/\/asile.ch\/wp-content\/uploads\/2016\/02\/CirculationLimitee.png\" rel=\"attachment wp-att-30068\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"aligncenter size-large wp-image-30068\" src=\"http:\/\/asile.ch\/wp-content\/uploads\/2016\/02\/CirculationLimitee-1024x697.png\" alt=\"CirculationLimitee\" width=\"1024\" height=\"697\" \/><\/a><\/p>\n<p>On note que la Chine, qui n\u2019accueille pas beaucoup d\u2019\u00e9trangers sans visa, est \u00absauv\u00e9e\u00bb par l\u2019importance de sa propre population, qui par d\u00e9finition ne se voit pas opposer une demande de visa. L\u2019Union europ\u00e9enne, de la m\u00eame mani\u00e8re, constitue un bloc o\u00f9 circulent sans probl\u00e8me tous les Europ\u00e9ens.<\/p>\n<p>Cependant, il y a demande de visa et demande de visa. Autant il est parfois difficile de se faire \u00e9tablir un visa au pr\u00e9alable \u00e0 l\u2019ambassade du pays o\u00f9 l\u2019on veut se rendre, autant les visas qu\u2019il faut faire \u00e9tablir sur place \u00e0 l\u2019arriv\u00e9e dans le pays sont en g\u00e9n\u00e9ral des filtres plus l\u00e9gers. Ce type de formalit\u00e9 est notamment pr\u00e9sente dans une grande part de l\u2019Afrique orientale. En consid\u00e9rant qu\u2019il s\u2019agit d\u2019un obstacle relativement facile \u00e0 franchir, une nouvelle carte voit le jour.<\/p>\n<p><a href=\"http:\/\/asile.ch\/wp-content\/uploads\/2016\/02\/MondeAccueillant.png\" rel=\"attachment wp-att-30069\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"aligncenter size-large wp-image-30069\" src=\"http:\/\/asile.ch\/wp-content\/uploads\/2016\/02\/MondeAccueillant-1024x697.png\" alt=\"MondeAccueillant\" width=\"1024\" height=\"697\" \/><\/a><\/p>\n<p>Les pays les plus accueillants ne sont donc pas ceux que l\u2019on croit!<\/p>\n<p><i>En guise de conclusion, je vous invite \u00e0 lire ce passage tr\u00e8s \u00e9clairant du livre de Bernard Charbonneau,<\/i> L\u2019\u00c9tat, <i>1949. Merci \u00e0 @<a class=\"spip_out\" href=\"http:\/\/seenthis.net\/messages\/412366\" target=\"_blank\" rel=\"external noopener\">koldobika<\/a> de l\u2019avoir partag\u00e9.<\/i><\/p>\n<blockquote class=\"spip\">\n<h3 class=\"spip\">\u00abLes fronti\u00e8res vont contre les int\u00e9r\u00eats les plus \u00e9vidents des peuples\u00bb<\/h3>\n<p>Un monde sans fronti\u00e8res nous est aujourd\u2019hui inconcevable. \u00c0 une \u00e9poque o\u00f9 progr\u00e8s et recul n\u2019ont plus qu\u2019une signification militaire, leur trac\u00e9 r\u00e9pond \u00e0 notre besoin de clart\u00e9. Et pourtant la fronti\u00e8re est un fait relativement r\u00e9cent \u2014 m\u00eame celles qui semblent le mieux marqu\u00e9es par la nature, comme la fronti\u00e8re des Pyr\u00e9n\u00e9es. (\u2026) Pas plus que les marins les pasteurs pyr\u00e9n\u00e9ens ne connaissaient de fronti\u00e8res, et les hauteurs maintenant jalonn\u00e9es de bornes n\u2019\u00e9taient que les estives o\u00f9 erraient les troupeaux. Alors Iraty n\u2019\u00e9tait que la montagne d\u2019Iraty: arrach\u00e9 aux for\u00eats, un espace libre soulev\u00e9 pour voir la mer. Il n\u2019appartenait \u00e0 personne sinon aux hommes du pays, aux puissances invisibles\u00a0: au vent noir, au sapin foudroy\u00e9. (\u2026)<\/p>\n<p>V\u00e9rit\u00e9 en de\u00e7a des Pyr\u00e9n\u00e9es, erreur au del\u00e0 \u2014 mais seulement \u00e0 une \u00e9poque r\u00e9cente. Une histoire de la fronti\u00e8re montrerait comment elle est devenue de plus en plus pr\u00e9cise et herm\u00e9tique avec le progr\u00e8s de l\u2019\u00c9tat, pour aboutir finalement \u00e0 ces rideaux de fer derri\u00e8re lesquels les peuples \u00e9touffent. L\u2019Europe \u00e9tait autrefois sillonn\u00e9e par une multitude de limites invisibles\u00a0: religieuses, \u00e9conomiques ou m\u00eames politiques; elles ne se juxtaposaient pas, et elles n\u2019avaient rien d\u2019absolu. Au Moyen \u00c2ge les limites du royaume de France ou celles de l\u2019empire furent d\u2019abord moins importantes que celles de tel fief ou de tel \u00e9v\u00each\u00e9. C\u2019est le jour o\u00f9 l\u2019\u00c9tat a absorb\u00e9 en lui toutes les activit\u00e9s que ses fronti\u00e8res ont r\u00e9sum\u00e9 en elles toutes les limites. Le jour o\u00f9 il devient totalitaire la cl\u00f4ture devient totale: dans l\u2019Europe de 1914 on voyageait encore sans <span class=\"lien_tag\">passeport<\/span>, dans celle de 1939 seul le soldat p\u00e9n\u00e8tre en pays \u00e9tranger. Sur les cols o\u00f9 fraternisaient les hommes des vall\u00e9es sont mont\u00e9s les arpenteurs qui ont fix\u00e9 les bornes. Puis sont venus les douaniers et les soldats, au fond des gorges et sur les cols ils ont b\u00e2ti des postes. L\u00e0 o\u00f9 soufflait le vent passe la patrouille, l\u00e0 o\u00f9 tremble la source claque le coup de feu. L\u2019espace est clos, des fils \u00e9lectris\u00e9s le ferment.<\/p>\n<p>Il n\u2019y a plus de Pyr\u00e9n\u00e9es, mais une fronti\u00e8re pyr\u00e9n\u00e9enne, et la plaine du Nord est coup\u00e9e par des barri\u00e8res aussi hautes que la cha\u00eene du Caucase: la technique qui d\u00e9truit les barri\u00e8res naturelles permet aux gouvernements d\u2019en \u00e9tablir d\u2019artificielles. Dans un monde qui s\u2019uniformise, qui passe la fronti\u00e8re change semble-t-il d\u2019univers. Si pour quelques-uns elle est le mur d\u2019une prison dont ils r\u00eavent de s\u2019\u00e9vader, pour la plupart elle est la cl\u00f4ture rassurante qui borne le milieu o\u00f9 ils peuvent vivre; l\u2019\u00e9cran qui leur dissimule les possibles vertigineux du dehors: \u00e0 l\u2019extr\u00eame une fronti\u00e8re bien d\u00e9fendue les dispense d\u2019\u00eatre et de penser. Seules les fronti\u00e8res peuvent donner une forme \u00e0 des pays qui n\u2019existent que par l\u2019espace et la puissance. Quand elles se r\u00e9tr\u00e9cissent la <span class=\"lien_tag\">nation<\/span> \u00e9touffe, et quand elles s\u2019\u00e9cartent elle respire. La fronti\u00e8re qui prot\u00e8ge la nation l\u2019enferme; t\u00f4t ou tard elle l\u2019enfonce pour d\u00e9boucher sur le vide.<\/p>\n<p>Il n\u2019y a pas de fronti\u00e8res naturelles; les fronti\u00e8res sont trop minutieuses: avec leurs d\u00e9tours compliqu\u00e9s et leurs enclaves elles \u00e9voquent les hasards des avances et les reculs d\u2019un front de tranch\u00e9es. Le territoire qu\u2019elles dessinent n\u2019a rien de stable, ni d\u2019\u00e9ternel. Les unit\u00e9s g\u00e9ographiques les plus s\u00fbres sont partag\u00e9es, par exemple la p\u00e9ninsule ib\u00e9rique reste coup\u00e9e en deux par une fronti\u00e8re qui tranche du nord au sud ses zones naturelles. Ailleurs, ce sont les limites de la nation qui d\u00e9bordent celles du pays; le plus souvent elles sont \u00e0 la fois en de\u00e7\u00e0 et au del\u00e0. (\u2026) Le sentiment national n\u2019est que le sentiment (souvent provoqu\u00e9) d\u2019\u00eatre li\u00e9 \u00e0 la grandeur d\u2019un \u00c9tat; c\u2019est pourquoi le nationaliste, tout en souffrant comme d\u2019une blessure des mutilations qui d\u00e9forment la silhouette de son pays, est toujours pr\u00eat \u00e0 accepter les accroissements qui la rendent m\u00e9connaissable: la Nation tend \u00e0 se d\u00e9grader en Empire.<\/p>\n<p>Il n\u2019y a pas de \u00abpays\u00bb, au sens national de ce mot; il n\u2019y a pas de territoire pr\u00e9destin\u00e9, mais simplement le champ d\u2019expansion d\u2019un \u00c9tat, qui se r\u00e9tr\u00e9cit ou se distend avec ses forces. On dit souvent que la Pologne a succomb\u00e9 parce qu\u2019elle n\u2019avait pas de fronti\u00e8res naturelles \u2014 la principaut\u00e9 de Moscou non plus. Le Brandebourg, d\u00e9coup\u00e9 arbitrairement dans une grande plaine, avait des fronti\u00e8res autrement impossibles que celles de la Pologne; pourtant ces fronti\u00e8res dur\u00e8rent parce qu\u2019elles d\u00e9limitaient l\u2019espace d\u2019un \u00c9tat particuli\u00e8rement dur. Les \u00c9tats forts trouvent toujours des historiens qui justifient par la g\u00e9ographie un trac\u00e9 \u00e9tabli par la guerre: s\u2019ils ne peuvent l\u2019expliquer par la montagne ils l\u2019expliqueront par le fleuve, et s\u2019il n\u2019y a qu\u2019une plaine, par la for\u00eat.<\/p>\n<p>(\u2026) Les fronti\u00e8res vont contre les int\u00e9r\u00eats les plus \u00e9vidents des peuples, et si \u00e0 l\u2019int\u00e9rieur des nations il y a des int\u00e9r\u00eats communs, c\u2019est le fait de l\u2019\u00c9tat qui les impose.<\/p>\n<p class=\"text-right\" style=\"text-align: right;\"><cite><a class=\"spip_out\" href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Bernard_Charbonneau\" target=\"_blank\" rel=\"external noopener\">Bernard Charbonneau<\/a>, <i>L\u2019\u00c9tat,<\/i> 1949.<\/cite><\/p>\n<\/blockquote>\n<p><\/div><\/div>\n<\/section>\n<\/article>\n<\/section>\n<\/section>\n<\/section>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Que peut-on comprendre de la structure du monde, \u00e0 partir des politiques des visas? Des in\u00e9galit\u00e9s flagrantes: les titulaires d\u2019un passeport de certains pays sont accueillis presque partout, tandis que d\u2019autres nationalit\u00e9s sont emp\u00each\u00e9es de circuler. 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