{"id":31467,"date":"2016-04-20T07:54:55","date_gmt":"2016-04-20T05:54:55","guid":{"rendered":"http:\/\/asile.ch\/?p=31467"},"modified":"2021-08-26T13:55:20","modified_gmt":"2021-08-26T11:55:20","slug":"hrw-ue-grece-premieres-expulsions-vers-la-turquie-entachees-dabus","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/asile.ch\/de\/2016\/04\/20\/hrw-ue-grece-premieres-expulsions-vers-la-turquie-entachees-dabus\/","title":{"rendered":"HRW | UE \/ Gr\u00e8ce : Premi\u00e8res expulsions vers la Turquie entach\u00e9es d&rsquo;abus"},"content":{"rendered":"<h2 class=\"subtitle\">Des messages SMS exprimant la peur sont suivis de silence<\/h2>\n<p class=\"subtitle\"><span class=\"accroche\">La premi\u00e8re vague d&rsquo;expulsions sous l&rsquo;\u00e9gide de l&rsquo;Union europ\u00e9enne de 66 migrants de l&rsquo;\u00eele de Chios en Gr\u00e8ce vers la Turquie le 4 avril 2016 s&rsquo;est faite dans la pr\u00e9cipitation et le chaos, et a port\u00e9 atteinte aux droits des personnes expuls\u00e9es, a d\u00e9clar\u00e9 Human Rights Watch aujourd&rsquo;hui. En Turquie, les expuls\u00e9s d\u00e9tenus ont perdu le contact avec leur famille et amis retenus en Gr\u00e8ce et les autorit\u00e9s turques n&rsquo;ont pas autoris\u00e9 les visites par des groupes de d\u00e9fense des droits humains ou les Nations Unies. \u00a0\u00a0 <\/span><\/p>\n<p class=\"subtitle\"><em>Article publi\u00e9 sur le site de Human Rights Watch, le 19 avril 2016. Cliquez <a href=\"https:\/\/www.hrw.org\/fr\/news\/2016\/04\/19\/ue\/grece-premieres-expulsions-vers-la-turquie-entachees-dabus\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">hier<\/a> pour lire l&rsquo;article sur le site de HRW.<\/em><\/p>\n<div class=\"c-block--box c-block--default\"><div class=\"c-block--box-inner\"><\/p>\n<p>\u00ab<em>Dans leur pr\u00e9cipitation \u00e0 mettre en \u0153uvre l&rsquo;accord d&rsquo;expulsion conclu avec la Turquie, l&rsquo;Union europ\u00e9enne et la Gr\u00e8ce ont fait fi des droits humains, notamment de ceux qui voulaient demander l&rsquo;asile<\/em>\u00bb, a d\u00e9clar\u00e9 Fred Abrahams, directeur adjoint du bureau des Programmes \u00e0 Human Rights Watch. \u00ab<em>Les expulsions abusives mettent au jour les graves failles des expulsions collectives acc\u00e9l\u00e9r\u00e9es de migrants vers un pays qui ne saurait \u00eatre consid\u00e9r\u00e9 comme s\u00fbr.<\/em>\u00bb<\/p>\n<p>Lors de visites effectu\u00e9es au centre de d\u00e9tention de VIAL sur l&rsquo;\u00eele grecque de Chios les 7 et 8 avril, Human Rights Watch s&rsquo;est entretenu avec 12 amis et un membre de la famille de 19 Afghans expuls\u00e9s de Chios le 4 avril. Sur la base de ces entretiens et de messages SMS \u00e9chang\u00e9s entre les personnes interrog\u00e9es et celles expuls\u00e9es, Human Rights Watch a document\u00e9 de nombreuses irr\u00e9gularit\u00e9s et violations des droits. Les autorit\u00e9s n&rsquo;ont pas inform\u00e9 les gens qu&rsquo;ils allaient \u00eatre expuls\u00e9s, ne leur n&rsquo;ont pas dit o\u00f9 ils \u00e9taient emmen\u00e9s et n&rsquo;ont pas laiss\u00e9 certains d&rsquo;entre eux prendre leurs affaires personnelles. Selon l&rsquo;agence des Nations Unies pour les r\u00e9fugi\u00e9s (<abbr class='c2c-text-hover' title='Hoher Fl\u00fcchtlingskommissar der Vereinten Nationen'>HCR<\/abbr>), treize des personnes expuls\u00e9es de Chios avaient exprim\u00e9 le souhait de demander l&rsquo;asile en Gr\u00e8ce, et ce nombre pourrait \u00eatre plus \u00e9lev\u00e9, a d\u00e9clar\u00e9 Human Rights Watch.<\/p>\n<p>Les autorit\u00e9s grecques semblent avoir pr\u00e9cipit\u00e9 les retours forc\u00e9s de Chios et les 136 autres expulsions qui ont lieu de l&rsquo;\u00eele voisine Lesbos ce m\u00eame jour dans le but de respecter le d\u00e9lai annonc\u00e9 pour le d\u00e9but des retours conform\u00e9ment \u00e0 l&rsquo;<a href=\"https:\/\/www.hrw.org\/fr\/news\/2016\/03\/15\/ue\/turquie-laccord-sur-les-reconduites-massives-la-frontiere-menace-les-droits\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">accord \u2014 bancal \u2014 conclu entre l&rsquo;Union europ\u00e9enne et la Turquie<\/a> entr\u00e9 en vigueur le 20 mars 2016. Cet accord autorise le retour des demandeurs d&rsquo;asile vers la Turquie en se fondant sur l&rsquo;hypoth\u00e8se que la Turquie est un pays s\u00fbr pour les demandeurs d&rsquo;asile et les r\u00e9fugi\u00e9s.<\/p>\n<p>La base juridique du retour vers la Turquie des migrants qui ne cherchent pas l&rsquo;asile est l&rsquo;accord de r\u00e9admission conclu entre la Gr\u00e8ce et la Turquie en 2001. Un accord de r\u00e9admission entre l&rsquo;Union europ\u00e9enne et la Turquie pour permettre le refoulement similaire depuis les 28 pays membres de l&rsquo;UE prendra effet en juin.<\/p>\n<p>Les expulsions intervenues des \u00eeles de Chios et Lesbos ont \u00e9t\u00e9 men\u00e9es par la police grecque de concert avec 180 \u00abagents d&rsquo;escorte\u00bb de l&rsquo;agence europ\u00e9enne des fronti\u00e8res, Frontex. Le gouvernement et Frontex ont d\u00e9clar\u00e9 que la majorit\u00e9 des personnes refoul\u00e9es \u00e9taient originaires du Pakistan, du Bangladesh ou d&rsquo;Afghanistan et qu&rsquo;aucune d&rsquo;entre elles renvoy\u00e9es en Turquie n&rsquo;avaient souhait\u00e9 demander l&rsquo;asile en Gr\u00e8ce.<\/p>\n<p>Le 8 avril, la Gr\u00e8ce a refoul\u00e9 une deuxi\u00e8me vague de 124 migrants de Lesbos, principalement originaires du Pakistan et d&rsquo;Afghanistan, second\u00e9e par 144 agents Frontex. Le lendemain, la Gr\u00e8ce a annonc\u00e9 la suspension des refoulements vers la Turquie pendant deux semaines au moins afin d&rsquo;am\u00e9liorer le processus; or, la Gr\u00e8ce et la Turquie ont indiqu\u00e9 que les expulsions pourraient reprendre plus t\u00f4t.<\/p>\n<p>La Gr\u00e8ce et l&rsquo;UE devraient proroger la suspension des expulsions jusqu&rsquo;\u00e0 ce que des mesures de protection efficaces soient en place pour garantir le droit de demander l&rsquo;asile et r\u00e9ponde au d\u00e9fi des refoulements, a d\u00e9clar\u00e9 Human Rights Watch.<\/p>\n<p>\u00ab<em>L&rsquo;accord de l&rsquo;Union europ\u00e9enne est fond\u00e9 sur le postulat trompeur selon lequel tous les migrants renvoy\u00e9s en Turquie sont en s\u00e9curit\u00e9 alors que les faits sont diff\u00e9rents<\/em>\u00bb, a affirm\u00e9 Fred Abrahams. \u00ab<em>Pour \u00e9riger des murs autour de l&rsquo;Europe, l&rsquo;UE ferme les yeux sur les dangers auxquels sont expos\u00e9es des personnes en situation de d\u00e9tresse extr\u00eame.<\/em>\u00bb<\/p>\n<p><strong>Informations compl\u00e9mentaires\u00a0dans la version int\u00e9grale en anglais de ce communiqu\u00e9:<\/strong><br \/>\n<a href=\"https:\/\/www.hrw.org\/news\/2016\/04\/19\/eu\/greece-first-turkey-deportations-riddled-abuse\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">www.hrw.org\/news\/2016\/04\/19\/eu\/greece-first-turkey-deportations-riddled-abuse<\/a><\/p>\n<p><\/div><\/div>\n<p> <strong><br \/>\n<\/strong><\/p>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>La premi\u00e8re vague d&rsquo;expulsions sous l&rsquo;\u00e9gide de l&rsquo;Union europ\u00e9enne de 66 migrants de l&rsquo;\u00eele de Chios en Gr\u00e8ce vers la Turquie le 4 avril 2016 s&rsquo;est faite dans la pr\u00e9cipitation et le chaos, et a port\u00e9 atteinte aux droits des personnes expuls\u00e9es, a d\u00e9clar\u00e9 Human Rights Watch aujourd&rsquo;hui. 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