{"id":36633,"date":"2016-12-20T08:57:44","date_gmt":"2016-12-20T07:57:44","guid":{"rendered":"http:\/\/asile.ch\/?p=36633"},"modified":"2021-08-26T13:52:34","modified_gmt":"2021-08-26T11:52:34","slug":"aldo-brina-oeuvrer-relative-impuissance","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/asile.ch\/de\/2016\/12\/20\/aldo-brina-oeuvrer-relative-impuissance\/","title":{"rendered":"Aldo Brina | \u0152uvrer dans une relative impuissance"},"content":{"rendered":"<div class=\"node-chapeau\">\n<p><span class=\"accroche\">Dans le contexte de d\u00e9shumanisation actuelle, les d\u00e9fenseurs, militants ou professionnels, du droit d\u2019asile peuvent \u00eatre confront\u00e9s \u00e0 un sentiment d\u2019impuissance. Au risque d\u2019adopter des discours ambigus ou simplistes par r\u00e9flexe de protection face \u00e0 leur propre vuln\u00e9rabilit\u00e9. Levant le voile sur ce ressenti rarement th\u00e9matis\u00e9, Aldo Brina propose des pistes de r\u00e9flexion.<\/span><\/p>\n<p><em>Opinion de Aldo Brina, Charg\u00e9 d\u2019information sur l\u2019asile au Centre social protestant, Gen\u00e8ve. Texte publi\u00e9 le 20 d\u00e9cembre 2016 dans Le Courrier. Cliquez <a href=\"http:\/\/www.lecourrier.ch\/145205\/oeuvrer_dans_une_relative_impuissance\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">hier<\/a> pour lire le texte sur le site du Courrier.<\/em><\/p>\n<div class=\"c-block--box c-block--default\"><div class=\"c-block--box-inner\"><\/p>\n<p>Le microcosme de l\u2019asile se fait le th\u00e9\u00e2tre d\u2019une \u00e9volution inattendue: de plus en plus de personnes de tout \u00e2ge et de tout horizon s\u2019engagent pour l\u2019accueil des r\u00e9fugi\u00e9s de mani\u00e8res diverses et vari\u00e9es. Groupes d\u2019accueil, organisation de repas, cours de langue, tutorat, mentorat, accompagnement pour des sorties de loisir, activit\u00e9s artistiques, etc. En 2015, alors que la hausse du nombre d\u2019arriv\u00e9es faisait les gros titres, on aurait pu croire que des ann\u00e9es de discours hostiles aux r\u00e9fugi\u00e9s dissuaderaient la population suisse d\u2019ouvrir sa porte, mais c\u2019est le contraire qui s\u2019est produit: par milliers, des \u00e9tudiants, des voisins, des retrait\u00e9s, des paroissiens, des engagez-vous-rengagez-vous, des d\u00e9sillusionn\u00e9s de la politique, des citoyens ont \u00e9t\u00e9 touch\u00e9s et veulent venir en aide \u00e0 ceux qui ont d\u00fb s\u2019exiler. Une v\u00e9ritable \u00ab\u00e9closion\u00bb, pour reprendre le terme d\u2019Alain Dupraz, cofondateur en novembre dernier de l\u2019association 3Ch\u00eaneAccueil. Pour les professionnels d\u00e9j\u00e0 sur le terrain, cet enthousiasme constitue un r\u00e9confort inesp\u00e9r\u00e9, un baume au c\u0153ur.<\/p>\n<p>On sort rarement inchang\u00e9 de la rencontre avec des personnes en demande d\u2019asile. Il y a d\u2019abord cette rencontre avec l\u2019autre, cet indescriptible moment o\u00f9 l\u2019on fait l\u2019exp\u00e9rience de l\u2019humanit\u00e9 commune par-del\u00e0 les diff\u00e9rences de culture, de peau et surtout de statut administratif. Comme cela peut arriver dans d\u2019autres situations de la vie o\u00f9 nous sommes dans l\u2019inconnu, sortis de notre confort habituel et loin de nos pr\u00e9conceptions, nous pouvons faire une exp\u00e9rience d\u2019\u00abouverture\u00bb: sans m\u00eame trop r\u00e9fl\u00e9chir, quelque chose en nous s\u2019accorde avec le monde, et donne l\u2019\u00e9lan de r\u00e9pondre \u00e0 la situation et \u00e0 ceux qui s\u2019y trouvent de mani\u00e8re bienveillante. C\u2019est une exp\u00e9rience d\u2019une profonde bont\u00e9, qui nous fait retrouver notre humanit\u00e9, qui nous gu\u00e9rit, qui nous donne l\u2019\u00e9nergie d\u2019\u0153uvrer davantage.<\/p>\n<p>Mais s\u2019ouvrir, c\u2019est aussi prendre le risque de s\u2019exposer \u00e0 la d\u00e9shumanisation ambiante. Il y a toujours des moments de gr\u00e2ce mais, dans le domaine de l\u2019asile, on se heurte rapidement \u00e0 d\u2019\u00e9pais murs: h\u00e9bergement souterrain, application m\u00e9canique de l\u2019accord de Dublin, d\u00e9cisions n\u00e9gatives, renvois, vols sp\u00e9ciaux\u2026 Cette r\u00e9alit\u00e9 que l\u2019on pressentait difficile, parce qu\u2019on avait sagement lu quelques articles sur le sujet, devient \u00e9c\u0153urante lorsqu\u2019une personne qu\u2019on a connue, ne serait-ce qu\u2019un petit peu, se fait brutalement expulser.<\/p>\n<p>On ne pr\u00e9sente par exemple plus l\u2019accord de Dublin, qui engendre de nombreux renvois de r\u00e9fugi\u00e9s en situation de vuln\u00e9rabilit\u00e9 vers des pays o\u00f9 ils ne seront pas accueillis dignement, voire laiss\u00e9s sans aucun soin \u00e0 errer dans les rues. Le syst\u00e8me Dublin r\u00e9duit l\u2019\u00eatre humain demandant l\u2019asile \u00e0 une mati\u00e8re inerte d\u00e9pla\u00e7able au gr\u00e9 de r\u00e8gles administratives que certains pays, la Suisse en t\u00eate, appliquent \u00e0 la lettre. C\u2019est un accord symptomatique de la barbarie de notre temps o\u00f9 les \u00eatres, et il n\u2019est pas question ici uniquement que des requ\u00e9rants d\u2019asile, n\u2019ont plus l\u2019opportunit\u00e9 d\u2019exister mais sont g\u00e9r\u00e9s exactement comme des colis dans un centre de tri de la soci\u00e9t\u00e9 Amazon.<\/p>\n<p><strong>Ouvrir un rapport \u00e0 l\u2019impuissance<\/strong><\/p>\n<p>Dans ce contexte d\u00e9shumanisant, le travail de juriste ou l\u2019accompagnement b\u00e9n\u00e9vole dans le domaine de l\u2019asile comprend donc un rapport quotidien \u00e0 une forme d\u2019impuissance. Cette impuissance crispe, blesse, effraie, attriste. Elle raie la surface du c\u0153ur humain. Il est pourtant n\u00e9cessaire d\u2019ouvrir un rapport conscient \u00e0 cette impuissance, sans quoi c\u2019est elle qui s\u2019occupe de vous, soit en vous usant jusqu\u2019\u00e0 la corde, soit en vous poussant \u00e0 adopter des \u0153ill\u00e8res pour ne plus la voir \u2013\u00a0c\u2019est-\u00e0-dire en nous poussant dans l\u2019ambigu\u00eft\u00e9, au sens o\u00f9 l\u2019entendait le psychologue argentin Jos\u00e9 Bleger.<\/p>\n<p>L\u2019usage du terme d\u2019\u00abimpuissance\u00bb peut toutefois pr\u00eater \u00e0 confusion: il ne s\u2019agit bien entendu pas d\u2019accepter tout et n\u2019importe quoi par fatalisme, mais bien au contraire de pouvoir rester dans l\u2019action avec autant d\u2019\u00e9nergie que possible, sans perdre l\u2019exp\u00e9rience premi\u00e8re d\u2019ouverture.<\/p>\n<p>Face \u00e0 la d\u00e9shumanisation, certains vont se d\u00e9mener au-del\u00e0 de leurs forces. J\u2019en ai fait partie \u00e0 bien des reprises. L\u2019effort qui consiste \u00e0 voir o\u00f9 l\u2019action est possible et o\u00f9 elle rel\u00e8ve de la gesticulation anti-impuissance est \u00e0 la fois le plus difficile et le plus n\u00e9cessaire qui soit. En tout cas, garder une posture humaine dans une situation \u00e9triqu\u00e9e, c\u2019est souvent reconna\u00eetre qu\u2019on ne peut pas agir. La posture surhumaine consiste, elle, \u00e0 exiger des autres ou de soi un effort impossible. C\u2019est non seulement dangereux puisque cela m\u00e8ne \u00e0 l\u2019\u00e9puisement, mais cela peut aussi renforcer le d\u00e9rapage dans l\u2019ambigu\u00eft\u00e9 du discours, par un m\u00e9canisme inconscient d\u2019autod\u00e9fense contre la souffrance que cause l\u2019impuissance. Tant rester capable d\u2019agir que r\u00e9sister contre l\u2019ambigu\u00eft\u00e9 peut donc commencer paradoxalement par l\u2019abandon d\u2019une lutte inutile contre l\u2019impuissance.<\/p>\n<p>Il est important de comprendre que se mettre en rapport \u00e0 l\u2019impuissance n\u2019a rien \u00e0 voir avec un processus d\u2019habituation r\u00e9sign\u00e9e. L\u2019id\u00e9e que l\u2019on peut s\u2019habituer \u00e0 mesure que l\u2019on travaille avec des situations difficiles est courante: c\u2019est le fameux blindage, mythique dans une assez large mesure. De mon exp\u00e9rience, il vaudrait mieux parler plut\u00f4t d\u2019une posture \u00e0 tenir, tout en restant touch\u00e9 par ce que l\u2019on voit. L\u2019exercice n\u2019est pas facile.<\/p>\n<p><strong>R\u00e9duire consciemment les revendications<\/strong><\/p>\n<p>Dans le domaine de l\u2019asile, le champ des possibles est restreint par un discours g\u00e9n\u00e9ral peu favorable \u00e0 la cause et par des dispositions l\u00e9gales sans cesse durcies. Dans ce contexte, les discours que l\u2019on tient et les actions que l\u2019on m\u00e8ne sont souvent adapt\u00e9es pour ne pas para\u00eetre en d\u00e9calage complet avec les jalons du d\u00e9bat tels que les place la discussion mainstream. Ce d\u00e9placement s\u2019op\u00e8re en premier lieu par souci d\u2019efficacit\u00e9: on cherche \u00e0 influencer le d\u00e9bat et on redoute d\u2019\u00eatre \u00e0 c\u00f4t\u00e9 de la plaque en tenant des propos trop id\u00e9alistes. Mais le d\u00e9calage entre un discours con\u00e7u pour \u00eatre efficace, et le geste premier d\u2019ouverture que l\u2019on ressent quand on est confront\u00e9 \u00e0 une personne en d\u00e9tresse doit rester conscient.<\/p>\n<p>Dans les ann\u00e9es 1980, la soci\u00e9t\u00e9 civile se mobilisait contre les renvois forc\u00e9s. Contre tous les renvois forc\u00e9s. Le principe m\u00eame de renvoyer un \u00e9tranger contre sa volont\u00e9 paraissait intol\u00e9rable. Dans les archives du Centre Social Protestant, on retrouve l\u2019annonce d\u2019une premi\u00e8re coordination asile r\u00e9unie \u00e0 la salle du Faubourg \u00e0 Gen\u00e8ve pour organiser la lutte contre des renvois vers l\u2019Afrique: le nombre de participant-e-s \u00e0 cette s\u00e9ance d\u00e9passait le millier de personnes\u2026 Trois d\u00e9cennies plus tard, la loi sur l\u2019asile a \u00e9t\u00e9 vis\u00e9e et r\u00e9vis\u00e9e \u00e0 maintes reprises, une loi sur les mesures de contrainte organisant la d\u00e9tention administrative a \u00e9t\u00e9 adopt\u00e9e, les discours populistes v\u00e9hicul\u00e9s \u00e0 grands coups d\u2019affiches ont banalis\u00e9 la violence institutionnelle vis-\u00e0-vis des \u00e9trangers.<\/p>\n<p>Dans ce contexte mouvant, pour ne pas dire glissant, les associations et activistes adaptent leur discours, r\u00e9duisent leurs requ\u00eates. Pourtant, la vie humaine des personnes expuls\u00e9es est toujours aussi pr\u00e9cieuse, les circonstances d\u2019un renvoi forc\u00e9 toujours aussi lourdes de cons\u00e9quences, et les juristes sur le terrain toujours autant confront\u00e9-e-s \u00e0 une d\u00e9tresse croissante. On voit certaines personnes ou institutions jouer les r\u00e9fugi\u00e9s politiques contre les r\u00e9fugi\u00e9s \u00e9conomiques, alors que, dans les faits, en croisant l\u2019un ou l\u2019autre sur le terrain, nous serions tous mus par la m\u00eame volont\u00e9 de lui venir en aide. Encore une fois, adapter un discours par souci d\u2019efficacit\u00e9 fait sens. Mais ce discours para\u00eetra toujours fade, injuste et surtout ambigu \u00e0 ceux qui d\u00e9couvrent la r\u00e9alit\u00e9 de terrain, et qui n\u2019ont que peu faire des enjeux strat\u00e9giques.<\/p>\n<p>Une autre modalit\u00e9 de fermeture face \u00e0 la souffrance caus\u00e9e par l\u2019impuissance est d\u2019adopter une posture rassurante quant aux responsabilit\u00e9s des situations rencontr\u00e9es. On d\u00e9signe un ou plusieurs coupables exag\u00e9r\u00e9ment omnipotents (\u00abil ne tient pourtant qu\u2019\u00e0 lui de\u2026\u00bb), tout en s\u2019attribuant g\u00e9n\u00e9ralement le meilleur r\u00f4le (comme cette caricature de presse o\u00f9 un personnage s\u2019exclame \u00abla d\u00e9mocratie irait bien mieux si tout le monde pensait comme moi\u00bb). On peut alors muer notre sentiment d\u2019impuissance en une col\u00e8re, voire une rage, contre celui qui repr\u00e9sente la d\u00e9shumanisation.<\/p>\n<p>C\u2019est bien s\u00fbr important de s\u2019adresser aux responsables, il y en a, mais il n\u2019est pas inint\u00e9ressant de toujours distinguer ce qui rel\u00e8ve de la revendication bien plac\u00e9e, de ce qui rel\u00e8ve de la d\u00e9tresse en nous, ce dont il n\u2019est pas digne de se d\u00e9charger sur un responsable politique. D\u2019une part, cette facilit\u00e9 risque de nous aveugler quant aux solutions r\u00e9elles \u00e0 trouver ou \u00e0 n\u00e9gocier. D\u2019autre part, utiliser les exp\u00e9riences douloureuses comme un carburant \u00e9motionnel pour agir politiquement repr\u00e9sente un danger certain pour soi-m\u00eame, puisque l\u2019on va avoir tendance \u00e0 creuser des galeries toujours plus profondes et mal \u00e9clair\u00e9es dans le minerai du d\u00e9go\u00fbt.<\/p>\n<p><strong>Retrouver sans cesse un regard neuf<\/strong><\/p>\n<p>Les nombreux soutiens qui se dessinent actuellement en faveur des r\u00e9fugi\u00e9s ne constituent pas seulement un renfort quantitatif et un soutien moral pour les personnes qui \u00e9taient d\u00e9j\u00e0 sur le terrain, ils apportent \u00e9galement un antidote contre le glissement vers l\u2019ambigu\u00eft\u00e9, ouvrant un moment propice pour questionner \u00e0 nouveau le bon sens et l\u2019humanit\u00e9 des politiques de l\u2019Etat. Les personnes qui d\u00e9couvrent ces politiques avec un regard neuf supportent en g\u00e9n\u00e9ral mal tant la d\u00e9shumanisation que les discours rabot\u00e9s par souci d\u2019efficacit\u00e9. C\u2019est pourquoi il est si important que de nouvelles personnes entrent en contact avec les mouvements et associations d\u00e9j\u00e0 actives sur le terrain. Discuter et \u00e9couter les nouveaux b\u00e9n\u00e9voles ou professionnels apporte une fra\u00eecheur salvatrice, et confronte nos discours \u00e0 leur propre ambigu\u00eft\u00e9.<\/p>\n<p>En d\u00e9finitive, le sentiment d\u2019impuissance d\u00e9coule souvent d\u2019un souci d\u2019efficacit\u00e9. Nous aimerions sauver toutes les personnes qui vont mal. Voil\u00e0 qui, dans le contexte actuel, semble plus difficile que jamais. L\u00e0 aussi, l\u2019\u00e9closion de nouveaux projets de soutien en faveur des r\u00e9fugi\u00e9s ouvre un angle int\u00e9ressant: les personnes qui les constituent ont une action concr\u00e8te, ils portent un message de solidarit\u00e9, et le changement de politique n\u2019est pas leur objectif prioritaire. Il n\u2019est toutefois pas exclu que leurs magnifiques actions finissent par y conduire. Il y a quelques ann\u00e9es, les milieux asile parlaient de porter une initiative populaire, pour un changement macro-politique en faveur des r\u00e9fugi\u00e9s. C\u2019\u00e9tait \u00e9videmment vou\u00e9 \u00e0 l\u2019\u00e9chec et les textes sont rest\u00e9s dans les tiroirs. L\u2019av\u00e8nement de la micro-politique est-il en cours?<\/p>\n<\/div>\n<p><em> Cet article a \u00e9t\u00e9 adapt\u00e9 d\u2019un <a href=\"http:\/\/exil-ciph.com\/2016\/03\/02\/2016_ambiguite-illustrations-et-antidotes-dans-le-domaine-du-droit-dasile_-aldo-brina\/\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">texte publi\u00e9 en juin 2016 dans un num\u00e9ro de la revue en ligne (re)penser l\u2019exil consacr\u00e9 \u00e0 Jos\u00e9 Bleger<\/a>.<\/em><\/p>\n<p><\/div><\/div>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Dans le contexte de d\u00e9shumanisation actuelle, les d\u00e9fenseurs, militants ou professionnels, du droit d\u2019asile peuvent \u00eatre confront\u00e9s \u00e0 un sentiment d\u2019impuissance. Au risque d\u2019adopter des discours ambigus ou simplistes par r\u00e9flexe de protection face \u00e0 leur propre vuln\u00e9rabilit\u00e9. 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