{"id":38437,"date":"2017-03-11T16:25:59","date_gmt":"2017-03-11T15:25:59","guid":{"rendered":"http:\/\/asile.ch\/?p=38437"},"modified":"2024-10-01T15:02:29","modified_gmt":"2024-10-01T13:02:29","slug":"amnesty-laccueil-coute-coute","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/asile.ch\/de\/2017\/03\/11\/amnesty-laccueil-coute-coute\/","title":{"rendered":"Amnestie | Die Aufnahme um jeden Preis"},"content":{"rendered":"<p class=\"documentDescription description\"><span class=\"accroche\">Suite \u00e0 l\u2019augmentation des demandes d\u2019asile en Suisse en 2015, les d\u00e9penses li\u00e9es \u00e0 l\u2019accueil sont devenues source d\u2019inqui\u00e9tude. Parmi les partisan\u00b7ne\u00b7s d\u2019une politique restrictive, l\u2019argument financier fait mouche: le pays n\u2019aurait pas les moyens d\u2019accueillir davantage de personnes. Les d\u00e9penses de la Conf\u00e9d\u00e9ration pour l\u2019asile ne repr\u00e9sentent pourtant m\u00eame pas 1% du PIB.<\/span><\/p>\n<p class=\"documentDescription description\"><em>Article de Julie Jeannet, paru dans le magazine AMNESTY n\u00b0 88, mars 2017. Cliquez <a href=\"https:\/\/www.amnesty.ch\/fr\/sur-amnesty\/publications\/magazine-amnesty\/2017-1\/suisse-couts-de-lasile-accueil-refugies#\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">hier<\/a> pour lire l&rsquo;article sur le site d&rsquo;Amnesty.<\/em><\/p>\n<div class=\"c-block--box c-block--default\"><div class=\"c-block--box-inner\"><\/p>\n<p>Petit tremblement de terre au bord de l\u2019Aar en d\u00e9cembre dernier. <a href=\"https:\/\/www.letemps.ch\/suisse\/2016\/12\/07\/budget-2017-confederation-sauve-naufrage\" target=\"_blank\" data-linktype=\"external\" data-val=\"https:\/\/www.letemps.ch\/suisse\/2016\/12\/07\/budget-2017-confederation-sauve-naufrage\" rel=\"noopener\">Le budget 2017 <\/a>de la Conf\u00e9d\u00e9ration propos\u00e9 par le Conseil f\u00e9d\u00e9ral est initialement refus\u00e9 par le Parlement. L\u2019un des points de la discorde: une hausse du budget de l\u2019asile de 852 millions de francs. Un montant incompatible avec les mesures de frein \u00e0 l\u2019endettement adopt\u00e9es par la Suisse. Apr\u00e8s d\u2019\u00e2pres n\u00e9gociations, les d\u00e9put\u00e9\u00b7e\u00b7s optent finalement pour une coupe de 344 millions dans le budget du Secr\u00e9tariat d\u2019\u00c9tat aux migrations (294 millions dans l\u2019aide sociale et 50 millions dans les centres d\u2019accueil).<\/p>\n<p>L\u2019asile et ses co\u00fbts sont parmi les th\u00e8mes les plus br\u00fblants sous la Coupole. Objet de fantasmes, de craintes et de manipulations, les r\u00e9fugi\u00e9\u00b7e\u00b7s sont devenu\u00b7e\u00b7s les boucs \u00e9missaires de nos maux\u2026 et de nos cr\u00e9ances! Ueli Maurer, ministre des Finances, n\u2019a cess\u00e9 de marteler que la politique d\u2019asile devait \u00eatre <a href=\"https:\/\/www.letemps.ch\/suisse\/2016\/07\/06\/ueli-maurer-espere-couts-lasile-effraieront-population\" target=\"_blank\" data-linktype=\"external\" data-val=\"https:\/\/www.letemps.ch\/suisse\/2016\/07\/06\/ueli-maurer-espere-couts-lasile-effraieront-population\" rel=\"noopener\">d\u00e9termin\u00e9e par ses co\u00fbts<\/a>. Selon ce dernier, il faudrait orienter cette politique en fonction de nos ressources et non en fonction des besoins de protection de personnes vuln\u00e9rables.<\/p>\n<p>Les images de milliers de migrant\u00b7e\u00b7s amass\u00e9\u00b7e\u00b7s dans des camps en Gr\u00e8ce et en Italie donnent un sentiment d\u2019afflux, voire d\u2019invasion. Si 65 millions de personnes ont \u00e9t\u00e9 contraintes de fuir leur domicile en raison de la guerre et des pers\u00e9cutions, seulement 1,3 million ont d\u00e9pos\u00e9 une demande d\u2019asile en Europe en 2016. Ce qui repr\u00e9sente moins d\u2019un demi pour cent de la population europ\u00e9enne. Et seuls 2% des demandes d\u00e9pos\u00e9es en Europe l\u2019ont \u00e9t\u00e9 en Suisse. Avec 34 demandes d&rsquo;asile pour 10&rsquo;000 habitant\u00b7e\u00b7s, la Suisse se situe n\u00e9anmoins en dessus de la moyenne europ\u00e9enne.<\/p>\n<p><strong>Menace pour les finances publiques?<\/strong><\/p>\n<p>En 2016, la Conf\u00e9d\u00e9ration a d\u00e9pens\u00e9 1,9 milliard de francs pour l\u2019asile. Ce qui repr\u00e9sente 3% des finances de la Conf\u00e9d\u00e9ration. Un montant majoritairement destin\u00e9 au traitement des demandes d\u2019asile, \u00e0 l\u2019h\u00e9bergement et aux frais de renvoi, mais qui comprend \u00e9galement les subventions aux cantons pour l\u2019aide sociale et les mesures d\u2019int\u00e9gration. En comparaison, le budget attribu\u00e9 \u00e0 la d\u00e9fense pour 2017 s\u2019\u00e9l\u00e8ve \u00e0 6,9%, alors qu\u2019un tiers des d\u00e9penses de la Conf\u00e9d\u00e9ration est consacr\u00e9 \u00e0 la pr\u00e9voyance sociale.<\/p>\n<p>En mai dernier, Serge Gaillard, directeur de l\u2019Administration f\u00e9d\u00e9rale des finances, tirait la sonnette d\u2019alarme en avan\u00e7ant que le co\u00fbt de l\u2019asile pourrait doubler pour arriver \u00e0 un montant total de 3,6 milliards en 2018. Depuis, le nombre de demandes d\u00e9pos\u00e9es en Suisse a baiss\u00e9 de <a href=\"https:\/\/www.sem.admin.ch\/sem\/fr\/home\/aktuell\/news\/2017\/2017-01-23.html\" target=\"_blank\" data-linktype=\"external\" data-val=\"https:\/\/www.sem.admin.ch\/sem\/fr\/home\/aktuell\/news\/2017\/2017-01-23.html\" rel=\"noopener\">31% entre 2015 et 2016<\/a>, et la panique est quelque peu retomb\u00e9e. En cas de sc\u00e9nario catastrophe, l\u2019asile plomberait-il les finances de la Conf\u00e9d\u00e9ration? \u00abAbsolument pas\u00bb, souligne <a href=\"http:\/\/www.hebdo.ch\/les-blogs\/tille-c%C3%A9dric-l%C3%A9conomie-d%C3%A9chiffr%C3%A9e\/remettre-le-co%C3%BBt-de-l%E2%80%99asile-en-perspective\" target=\"_blank\" data-linktype=\"external\" data-val=\"http:\/\/www.hebdo.ch\/les-blogs\/tille-c%C3%A9dric-l%C3%A9conomie-d%C3%A9chiffr%C3%A9e\/remettre-le-co%C3%BBt-de-l%E2%80%99asile-en-perspective\" rel=\"noopener\">C\u00e9dric Tille<\/a>, professeur d\u2019\u00e9conomie \u00e0 l\u2019Institut des hautes \u00e9tudes internationales et du d\u00e9veloppement \u00e0 Gen\u00e8ve et\u00a0 ancien chroniqueur \u00e0 <em>L\u2019Hebdo<\/em>. \u00abM\u00eame si les d\u00e9penses li\u00e9es \u00e0 l\u2019asile doublaient, \u00e7a serait tout \u00e0 fait g\u00e9rable pour notre pays. Nous avons les moyens d\u2019accueillir plus de monde.\u00bb Ramen\u00e9 aux projections du PIB pour 2018, le co\u00fbt de l\u2019asile semble encore plus insignifiant, il ne repr\u00e9senterait m\u00eame pas 1%.<\/p>\n<blockquote><p>\u00abSi on compare le PIB suisse au prix d\u2019un bon repas au restaurant, le co\u00fbt de l\u2019asile ne repr\u00e9sente m\u00eame pas le prix du sucre servi avec le caf\u00e9\u00bb, illustre l\u2019\u00e9conomiste.<\/p><\/blockquote>\n<p><strong>Aide sociale, le sujet qui f\u00e2che<\/strong><\/p>\n<p>La d\u00e9pendance des r\u00e9fugi\u00e9\u00b7e\u00b7s \u00e0 l\u2019aide sociale est un des sujets qui f\u00e2chent le plus. \u00c0 peine plus de 1% de la population r\u00e9sidant en Suisse rel\u00e8ve de l\u2019asile, mais\u00a0 80% des personnes issues de l\u2019asile sont d\u00e9pendantes de l\u2019aide sociale pendant les cinq \u00e0 sept premi\u00e8res ann\u00e9es de leur s\u00e9jour en Suisse. La Conf\u00e9d\u00e9ration verse aux cantons un forfait de 18&rsquo;000 francs par ann\u00e9e par personne au b\u00e9n\u00e9fice d\u2019un titre de s\u00e9jour, ainsi qu\u2019un forfait unique de 6000 francs par personne pour l\u2019int\u00e9gration. Avec la hausse des demandes d\u2019asile et l\u2019augmentation du nombre de personnes auxquelles la Suisse accorde une protection, les autorit\u00e9s ont pris conscience de l\u2019urgence de promouvoir l\u2019int\u00e9gration au march\u00e9 du travail. La moiti\u00e9 des r\u00e9fugi\u00e9\u00b7e\u00b7s reconnu\u00b7e\u00b7s et des personnes admises \u00e0 titre provisoire sont en \u00e2ge de travailler; pourtant seuls 25 \u00e0 30% de ces personnes exercent une activit\u00e9 lucrative durant leurs premi\u00e8res ann\u00e9es de s\u00e9jour en Suisse. Parmi les requ\u00e9rant\u00b7e\u00b7s en proc\u00e9dure, seuls 2,5% ont une activit\u00e9 lucrative. L\u2019acc\u00e8s de ces personnes au march\u00e9 du travail pourrait donc \u00eatre sensiblement am\u00e9lior\u00e9.<\/p>\n<p><strong>L&#8217;emploi, parcours du combattant<\/strong><\/p>\n<p>En effet, les personnes issues de l\u2019asile font face \u00e0 de nombreux obstacles, notamment une non-reconnaissance des comp\u00e9tences professionnelles acquises \u00e0 l\u2019\u00e9tranger, un manque de connaissances du march\u00e9 du travail, sans compter les barri\u00e8res de la langue. \u00abLongtemps, on a tent\u00e9 de rendre le march\u00e9 du travail le moins attractif possible en mettant en place des proc\u00e9dures d\u2019autorisation et des taxes sp\u00e9ciales. Il faut changer de paradigme et faciliter l\u2019acc\u00e8s \u00e0 la vie \u00e9conomique d\u00e8s que la situation d\u2019une personne est clarifi\u00e9e\u00bb, explique Etienne Piguet, vice-pr\u00e9sident de la Commission f\u00e9d\u00e9rale des migrations. \u00abDe nombreux exemples prouvent que toute une s\u00e9rie d\u2019emplois ont besoin de main-d\u2019\u0153uvre, auxquels les migrants pourraient r\u00e9pondre, notamment le domaine de la sant\u00e9 ou des services\u00bb, poursuit-il. Un constat que partage Chantal Varrin, responsable des projets suisses \u00e0 l\u2019EPER, qui pr\u00e9cise: \u00abLe probl\u00e8me principal c\u2019est que le march\u00e9 du travail en Suisse est tr\u00e8s exigeant, notamment sur la connaissance de la langue, les standards sont peu accessibles.\u00a0Il faudrait engager davantage de moyens pour l\u2019int\u00e9gration professionnelle. Malheureusement, cela repr\u00e9sente des sommes qui ne sont pas pr\u00eates d\u2019\u00eatre d\u00e9loqu\u00e9es, m\u00eame si \u00e0 moyen terme, la soci\u00e9t\u00e9 serait gagnante.\u00bb<\/p>\n<p><strong>Ce que les r\u00e9fugi\u00e9\u00b7e\u00b7s nous (r)apportent<\/strong><\/p>\n<p>Les autorit\u00e9s semblent pourtant d\u00e9cid\u00e9es \u00e0 prendre le taureau par les cornes. Le Conseil f\u00e9d\u00e9ral a propos\u00e9 de supprimer l\u2019obligation d\u2019obtenir une autorisation de travail pour les requ\u00e9rant\u00b7e\u00b7s d\u2019asile et les personnes admises provisoirement, ainsi que la taxe sp\u00e9ciale de 10% impos\u00e9e aux personnes issues de l\u2019asile exer\u00e7ant une activit\u00e9 lucrative. Ces mesures devraient intervenir dans le cadre de la modification de la Loi sur les \u00e9trangers, d\u00e9but 2018. Les recettes de la Conf\u00e9d\u00e9ration devraient diminuer de 4 millions suite \u00e0 la suppression de la taxe sp\u00e9ciale, mais les autorit\u00e9s tablent sur un acc\u00e8s facilit\u00e9 \u00e0 des places de travail, donc sur des \u00e9conomies substantielles dans l\u2019aide sociale.<\/p>\n<p>\u00abOn scrute de pr\u00e8s les co\u00fbts engendr\u00e9s par les r\u00e9fugi\u00e9s, mais on regarde rarement ce qu\u2019ils nous rapportent\u00bb, lance Denise Graf, coordinatrice asile chez Amnesty Suisse. \u00abNotre syst\u00e8me d\u2019asile cr\u00e9e des postes de travail et g\u00e9n\u00e8re des salaires. De plus, ces personnes d\u00e9pensent la majorit\u00e9 de leur argent en Suisse, ils font donc marcher notre \u00e9conomie.\u00bb Des arguments partag\u00e9s par Etienne Piguet: \u00abIl y a de nombreux cas de r\u00e9fugi\u00e9s qui cr\u00e9ent des entreprises florissantes, qui g\u00e9n\u00e8rent des places de travail. La Suisse a tout \u00e0 gagner \u00e0 leur faciliter l\u2019acc\u00e8s au march\u00e9 du travail.\u00bb\u00a0Et l\u2019\u00e9conomiste C\u00e9dric Tille d\u2019ajouter: \u00abPour limiter le vieillissement de la population et son impact sur les finances publiques,\u00a0la migration est la seule solution car le solde entre naissances et d\u00e9c\u00e8s est trop faible.\u00bb Etienne Piguet conclut pourtant en nuan\u00e7ant cet argument:<\/p>\n<blockquote><p>\u00abIl faut cependant veiller \u00e0 ne pas s\u2019accrocher \u00e0 tout prix \u00e0 l\u2019argument financier, compl\u00e8te le vice-pr\u00e9sident de la Commission f\u00e9d\u00e9rale des migrations; si des personnes sont en d\u00e9tresse, il faut leur accorder l\u2019assistance\u00a0\u00e0 laquelle la Suisse s\u2019est engag\u00e9e.\u00bb<\/p><\/blockquote>\n<p><\/div><\/div>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Suite \u00e0 l\u2019augmentation des demandes d\u2019asile en Suisse en 2015, les d\u00e9penses li\u00e9es \u00e0 l\u2019accueil sont devenues source d\u2019inqui\u00e9tude. Parmi les partisan\u00b7ne\u00b7s d\u2019une politique restrictive, l\u2019argument financier fait mouche: le pays n\u2019aurait pas les moyens d\u2019accueillir davantage de personnes. 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