{"id":39851,"date":"2017-05-19T18:27:33","date_gmt":"2017-05-19T16:27:33","guid":{"rendered":"https:\/\/asile.ch\/?p=39851"},"modified":"2021-02-26T11:02:09","modified_gmt":"2021-02-26T10:02:09","slug":"swissinfo-ch-gout-de-vie-universitaire-suisse-refugies","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/asile.ch\/de\/2017\/05\/19\/swissinfo-ch-gout-de-vie-universitaire-suisse-refugies\/","title":{"rendered":"swissinfo.ch |\u00a0 Un avant-go\u00fbt de la vie universitaire suisse pour des r\u00e9fugi\u00e9s"},"content":{"rendered":"<p><span class=\"accroche\">Des \u00e9tudiants de plusieurs universit\u00e9s suisses se sont mobilis\u00e9s pour permettre \u00e0 des r\u00e9fugi\u00e9s d\u2019y effectuer un semestre de d\u00e9couverte. Les dipl\u00f4mes universitaires suisses devraient toutefois rester un r\u00eave pour beaucoup parce qu\u2019ils ne pourront ensuite pas satisfaire les conditions ordinaires d\u2019immatriculation.\u00a0<\/span><\/p>\n<p><em>Article de Veronica DeVore, publi\u00e9 sur swissinfo.ch, le 3 mai 2017. Cliquez <a href=\"http:\/\/www.swissinfo.ch\/fre\/semestre-de-d%C3%A9couverte_un-avant-go%C3%BBt-de-la-vie-universitaire-suisse-pour-des-r%C3%A9fugi%C3%A9s\/43151460\" target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\">ici<\/a> pour lire l&rsquo;article sur le site swissinfo.ch.<\/em><\/p>\n<div class=\"c-block--box c-block--default\"><div class=\"c-block--box-inner\"><\/p>\n<p>L\u2019un de ces r\u00e9fugi\u00e9s vit \u00e0 Zurich depuis sept mois et remarque qu\u2019il n\u2019avait jamais imagin\u00e9 aboutir en Suisse. Dans l&rsquo;avion \u00e0 bord duquel il a fui le Zimbabwe, il s\u2019est interrog\u00e9 sur ce qu\u2019il connaissait du pays o\u00f9 il allait atterrir: pas grand-chose. \u00abJe savais qu\u2019il y avait du chocolat\u00bb, dit Mambo Mhozuyenikono*.<\/p>\n<p>[caption id=\"attachment_39439\" align=\"aligncenter\" width=\"640\"]<img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-39439\" src=\"https:\/\/asile.ch\/wp-content\/uploads\/2017\/05\/UniZH.jpg\" alt=\"\" width=\"640\" height=\"424\" srcset=\"https:\/\/asile.ch\/wp-content\/uploads\/2017\/05\/UniZH.jpg 640w, https:\/\/asile.ch\/wp-content\/uploads\/2017\/05\/UniZH-300x199.jpg 300w, https:\/\/asile.ch\/wp-content\/uploads\/2017\/05\/UniZH-150x99.jpg 150w\" sizes=\"auto, (max-width: 640px) 100vw, 640px\" \/> Universit\u00e9 de Zurich. Photo: Shepard4711 \/ flickr[\/caption]<\/p>\n<p>Il s\u2019inqui\u00e9tait de savoir s\u2019il allait trouver des personnes avec qui communiquer en anglais. Il a rapidement constat\u00e9 que les Suisses le parlent plut\u00f4t bien et sont accueillants. Toutefois, il s\u2019est rendu compte qu\u2019il devrait apprendre l\u2019allemand, une langue dont il n\u2019avait pour ainsi dire jamais entendu parler, s&rsquo;il voulait poursuivre sa formation. Ce qui est devenu une priorit\u00e9 pour lui.<\/p>\n<p>Arm\u00e9 d\u2019un bachelor en d\u00e9veloppement international obtenu dans son pays d\u2019origine et d\u00e9termin\u00e9 \u00e0 poursuivre deux projets de recherche inachev\u00e9s, il a commenc\u00e9 \u00e0 parcourir les pages web des universit\u00e9s suisses et \u00e0 glaner toutes les informations qu\u2019il pouvait comprendre. C\u2019est comme \u00e7a qu\u2019il a trouv\u00e9 sur le site de l\u2019Universit\u00e9 de Zurich une banni\u00e8re color\u00e9e mettant en exergue le semestre d\u2019essai pour les r\u00e9fugi\u00e9s. Il a d\u2019abord examin\u00e9 quelles connaissances linguistiques \u00e9taient requises, tout heureux de constater qu\u2019il y r\u00e9pondait malgr\u00e9 son faible niveau en allemand. Maintenant, il fait partie de la premi\u00e8re vol\u00e9e de r\u00e9fugi\u00e9s b\u00e9n\u00e9ficiant de ce projet.<\/p>\n<p><strong>Observer mais pas participer<\/strong><\/p>\n<p>Les huit femmes et douze hommes qui participent au programme viennent de Syrie, d\u2019\u00c9rythr\u00e9e, d\u2019Afghanistan, d\u2019Iran, de Tch\u00e9tch\u00e9nie, de Palestine et du Zimbabwe. S\u00e9lectionn\u00e9s parmi pr\u00e8s de 80 candidats, ils ont pu choisir librement les cours qu\u2019ils suivent d\u00e9sormais pour un semestre entier, soutenus chacun par un \u00e9tudiant qui leur sert de mentor et les assiste pour les d\u00e9marches administratives. En tant qu\u2019auditeurs, ils ne pourront cependant pas acqu\u00e9rir de cr\u00e9dits universitaires ou passer des examens.<\/p>\n<p>Les r\u00e9fugi\u00e9s qui veulent \u00e9tudier dans une universit\u00e9 suisse pour y obtenir un dipl\u00f4me doivent en effet pr\u00e9senter une demande d\u2019immatriculation normale et ne b\u00e9n\u00e9ficient d\u2019aucune facilit\u00e9. A l\u2019Universit\u00e9 de Zurich, cela signifie qu\u2019il leur faut parler \u00e0 peu pr\u00e8s couramment l\u2019allemand (niveau C1). Ils doivent aussi passer un examen d\u2019\u00e9quivalence du niveau d\u2019une maturit\u00e9 gymnasiale suisse intitul\u00e9 Examen compl\u00e9mentaire des hautes \u00e9coles suisses (ECUS).<\/p>\n<p>Christian Schmidhauser est l\u2019un des responsables de l\u2019Association des \u00e9tudiants de l\u2019Universit\u00e9 de Zurich qui ont contribu\u00e9 \u00e0 mettre le projet sur pied. Il est convaincu que l\u2019obstacle de la langue n\u2019est pas insurmontable. En revanche, son association est plus inqui\u00e8te concernant l\u2019ECUS qu\u2019il est difficile de r\u00e9ussir m\u00eame en suivant des cours pr\u00e9paratoires on\u00e9reux.<\/p>\n<p><strong>Examens co\u00fbteux<\/strong><\/p>\n<p>En janvier, l\u2019Union des \u00e9tudiant-e-s de Suisse (UNES) a formellement appel\u00e9 les universit\u00e9s, les cantons et les services sociaux \u00e0 faciliter l\u2019int\u00e9gration des r\u00e9fugi\u00e9s dans le syst\u00e8me de formation sup\u00e9rieure. Elle a notamment demand\u00e9 qu\u2019on revienne \u00e0 la situation o\u00f9 les cours pr\u00e9paratoires \u00e0 l\u2019ECUS \u00e9taient subventionn\u00e9s afin de rendre cet examen plus accessible.<\/p>\n<p>L&rsquo;ECUS est organis\u00e9 par swissuniversities et co\u00fbte 870 francs en Suisse romande et 980 en Suisse al\u00e9manique. L\u2019organisation des hautes \u00e9coles de Suisse n\u2019envisage actuellement pas de r\u00e9duire ces frais, comme l\u2019indique sa secr\u00e9taire g\u00e9n\u00e9rale Martina Weiss. Elle n\u2019a pas non plus connaissance d\u2019un quelconque projet pour ressusciter la fondation qui, par le pass\u00e9, subventionnait la pr\u00e9paration \u00e0 l&rsquo;examen.<\/p>\n<p>Actuellement, les cours pr\u00e9paratoires co\u00fbtent 12\u2019900 francs \u00e0 Zurich pour les trois branches obligatoires de l\u2019ECUS. Le montant d\u2019un cours pour une branche sp\u00e9cifique varie entre 3000 et 7000 francs.<\/p>\n<p>\u00abCette question concerne de nombreux acteurs, des universit\u00e9s aux autorit\u00e9s migratoires, explique Martina Weiss. Il est \u00e9videmment pr\u00e9f\u00e9rable que les r\u00e9fugi\u00e9s puissent \u00e9tudier, mais l\u2019impulsion doit venir de plusieurs c\u00f4t\u00e9s et non d\u2019un seul\u00bb. Elle ajoute qu\u2019il faut placer tout le monde sur un pied d\u2019\u00e9galit\u00e9: \u00abIl est important de permettre aux r\u00e9fugi\u00e9s d\u2019acc\u00e9der \u00e0 une \u00e9ducation sup\u00e9rieure et il est tout aussi important d\u2019offrir les m\u00eames possibilit\u00e9s aux \u00e9tudiants suisses\u00bb.<\/p>\n<p><strong>\u00abTout est fait pour faciliter vos \u00e9tudes\u00bb<\/strong><\/p>\n<p>Pour sa part, Mambo Mhozuyenikono \u2013 qui ne souhaite pas r\u00e9v\u00e9ler les raisons pr\u00e9cises pour lesquelles il a fui le Zimbabwe de crainte de mettre en danger sa famille rest\u00e9e sur place \u2013 est subjugu\u00e9 par son exp\u00e9rience. D\u00e9bordant d\u2019\u00e9nergie, il se plonge dans les cours de l\u2019apr\u00e8s-midi, attentif \u00e0 chaque mot du professeur. \u00abJe ne vois pas pourquoi quelqu\u2019un ne r\u00e9ussirait pas dans une universit\u00e9 o\u00f9 tout est fait pour faciliter vos \u00e9tudes, dit-il. C\u2019est extraordinaire\u00bb.<\/p>\n<p>*nom et pr\u00e9nom d&#8217;emprunt<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<blockquote class=\"blockquote--infobox\"><p><strong>Semestre de d\u00e9couverte<\/strong><\/p>\n<p>Plusieurs hautes \u00e9coles, dont les universit\u00e9s de Gen\u00e8ve, B\u00e2le, Lucerne et l\u2019Ecole polytechnique f\u00e9d\u00e9rale de Zurich ont trouv\u00e9 le moyen d&rsquo;ouvrir leurs portes \u00e0 des r\u00e9fugi\u00e9s pour leur donner un avant-go\u00fbt du monde universitaire suisse, de nouvelles perspectives et de nouvelles opportunit\u00e9s. \u00c0 l\u2019Universit\u00e9 de Zurich, le premier \u00absemestre d\u00e9couverte\u00bb pour les r\u00e9fugi\u00e9s a d\u00e9but\u00e9 avec le semestre d\u2019\u00e9t\u00e9 2017.<\/p>\n<p>A l&rsquo;avenir, ce projet offrira jusqu\u2019\u00e0 40 places \u00e0 des r\u00e9fugi\u00e9s qui ont d\u00e9j\u00e0 \u00e9tudi\u00e9 dans une universit\u00e9, qu\u2019ils aient achev\u00e9 leurs \u00e9tudes ou non. Il doit leur permettre de se pr\u00e9parer pour pr\u00e9senter ult\u00e9rieurement une v\u00e9ritable demande d\u2019immatriculation. Les participants sont soutenus par un \u00e9tudiant mentor et peuvent perfectionner leurs connaissances linguistiques au centre d\u2019autoapprentissage du d\u00e9partement des langues de l\u2019universit\u00e9.<\/p>\n<p>Les r\u00e9fugi\u00e9s int\u00e9ress\u00e9s par les prochains semestres de d\u00e9couverte peuvent prendre contact avec <a href=\"http:\/\/www.int.uzh.ch\/en\/in\/refugees.html\">l\u2019Universit\u00e9 de Zurich <span class=\"show-for-sr\">Lien externe <\/span><\/a>pour de plus amples informations.<\/p><\/blockquote>\n<p><\/div><\/div>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Des \u00e9tudiants de plusieurs universit\u00e9s suisses se sont mobilis\u00e9s pour permettre \u00e0 des r\u00e9fugi\u00e9s d\u2019y effectuer un semestre de d\u00e9couverte. Les dipl\u00f4mes universitaires suisses devraient toutefois rester un r\u00eave pour beaucoup parce qu\u2019ils ne pourront ensuite pas satisfaire les conditions ordinaires d\u2019immatriculation.<\/p>","protected":false},"author":2,"featured_media":0,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_acf_changed":false,"footnotes":""},"categories":[342,155],"tags":[],"ve_numero":[],"pays":[82],"ve_type":[1061],"ve_action":[],"class_list":["post-39851","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-articles-de-presse","category-documentation","pays-suisse","ve_type-article-de-presse"],"acf":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/asile.ch\/de\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/39851","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/asile.ch\/de\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/asile.ch\/de\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/asile.ch\/de\/wp-json\/wp\/v2\/users\/2"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/asile.ch\/de\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=39851"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/asile.ch\/de\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/39851\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/asile.ch\/de\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=39851"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/asile.ch\/de\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=39851"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/asile.ch\/de\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=39851"},{"taxonomy":"ve_numero","embeddable":true,"href":"https:\/\/asile.ch\/de\/wp-json\/wp\/v2\/ve_numero?post=39851"},{"taxonomy":"pays","embeddable":true,"href":"https:\/\/asile.ch\/de\/wp-json\/wp\/v2\/pays?post=39851"},{"taxonomy":"ve_type","embeddable":true,"href":"https:\/\/asile.ch\/de\/wp-json\/wp\/v2\/ve_type?post=39851"},{"taxonomy":"ve_action","embeddable":true,"href":"https:\/\/asile.ch\/de\/wp-json\/wp\/v2\/ve_action?post=39851"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}