{"id":42358,"date":"2017-08-03T21:35:19","date_gmt":"2017-08-03T19:35:19","guid":{"rendered":"https:\/\/asile.ch\/?p=42358"},"modified":"2021-08-27T09:44:34","modified_gmt":"2021-08-27T07:44:34","slug":"hcr-securite-essentielle-contrer-hausse-de-deplacements-soudan-sud","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/asile.ch\/de\/2017\/08\/03\/hcr-securite-essentielle-contrer-hausse-de-deplacements-soudan-sud\/","title":{"rendered":"HCR | La s\u00e9curit\u00e9 est essentielle pour contrer la hausse de d\u00e9placements au Soudan du Sud"},"content":{"rendered":"<p><span class=\"accroche\">Face \u00e0 la crise de d\u00e9placement de population la plus rapide au monde, Filippo Grandi explique que la paix, l\u2019espoir et le sentiment d\u2019avoir un avenir sont essentiels.<\/span><\/p>\n<p><em>Article de Dana Hughes, publi\u00e9 le 19 juin 2017 sur le site du <abbr class='c2c-text-hover' title='Hoher Fl\u00fcchtlingskommissar der Vereinten Nationen'>HCR<\/abbr>. Cliquez <a href=\"http:\/\/www.unhcr.org\/fr\/news\/stories\/2017\/6\/594b6937a\/securite-essentielle-contrer-hausse-deplacements-soudan-sud.html\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">hier<\/a> pour lire l&rsquo;article sur le site du HCR.<\/em><\/p>\n<div class=\"c-block--box c-block--default\"><div class=\"c-block--box-inner\"><\/p>\n<p>Apr\u00e8s que des combats aient \u00e9clat\u00e9 dans sa ville natale dans l\u2019\u00c9tat d\u2019Unity au Soudan du Sud, James Koat, technicien m\u00e9dical stagiaire, a fui vers Bentiu pour trouver un r\u00e9pit temporaire en toute s\u00e9curit\u00e9. Trois ann\u00e9es plus tard, il est toujours l\u00e0, trop effray\u00e9 \u00e0 l\u2019id\u00e9e de rentrer chez lui.<\/p>\n<blockquote><p>\u00abJ\u2019ai dit \u00e0 ma famille que je devais m\u2019\u00e9chapper et aller leur chercher quelque chose \u00e0 manger, mais une fois arriv\u00e9 ici, je ne suis jamais reparti\u00bb, explique-t-il. \u00abIci, je suis en s\u00e9curit\u00e9\u00bb.<\/p><\/blockquote>\n<p>Le site o\u00f9 il a cherch\u00e9 refuge est \u00e0 pr\u00e9sent le plus grand au Soudan du Sud, qui accueille plus de 120&rsquo;000 hommes, femmes et enfants, qui, comme lui, ont fui la violence et la famine croissante, sans cesse plus nombreux.<\/p>\n<p>\u00abRegardez autour de nous ici aujourd\u2019hui, au Soudan du Sud lorsque vous leur demandez \u00abpourquoi n\u2019\u00eates-vous pas chez vous, pourquoi \u00eates-vous partis de chez vous?\u00bb le premier mot qui revient toujours c\u2019est la \u00abpeur\u00bb, explique le Haut Commissaire des Nations Unies pour les r\u00e9fugi\u00e9s, Filippo Grandi, pendant une visite en fin de semaine au site.<\/p>\n<blockquote><p>\u00abJ\u2019ai peur de rentrer, parce que la s\u00e9curit\u00e9 et la protection n\u2019y sont pas suffisantes\u00bb.<\/p><\/blockquote>\n<p><a href=\"https:\/\/www.youtube.com\/watch?v=QpI7BhSg9NQ\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"aligncenter wp-image-42359 size-large\" src=\"https:\/\/asile.ch\/wp-content\/uploads\/2017\/08\/HCR_Grandi_SudSoudan-1024x733.png\" alt=\"\" width=\"1024\" height=\"733\" \/><\/a><\/p>\n<p>Selon un <a href=\"http:\/\/www.unhcr.org\/globaltrends2016\/\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">rapport statistique publi\u00e9 aujourd\u2019hui<\/a> par le HCR, l\u2019Agence des Nations unies pour les r\u00e9fugi\u00e9s, \u00e0 la fin\u00a02016, on d\u00e9nombrait 65,6\u00a0millions de personnes d\u00e9racin\u00e9es, soit le nombre le plus \u00e9lev\u00e9 depuis la fondation du HCR en 1950.<\/p>\n<p>Le nouveau facteur le plus important a \u00e9t\u00e9 le Soudan du Sud l\u2019an dernier, le plus jeune pays au monde, o\u00f9 l\u2019\u00e9chec d\u00e9sastreux des efforts de paix en juillet dernier a contribu\u00e9 au d\u00e9placement de 739\u00a0900\u00a0personnes \u00e0 la fin de l\u2019ann\u00e9e. \u00c0 mesure que le conflit et la famine se sont intensifi\u00e9s, ce nombre a flamb\u00e9 pour atteindre 1,87\u00a0million aujourd\u2019hui.<\/p>\n<p>\u00abSans s\u00e9curit\u00e9, cela ne sert \u00e0 rien\u00bb, explique Filippo Grandi, apr\u00e8s avoir rencontr\u00e9 des familles de d\u00e9plac\u00e9s au site de protection des civils et discut\u00e9 avec elles de leurs besoins. \u00abLe th\u00e8me de la s\u00e9curit\u00e9 est tr\u00e8s pr\u00e9sent ici\u00bb.<\/p>\n<p>En raison de la violence qui fait rage \u00e0 l\u2019ext\u00e9rieur et de la surpopulation massive du site, le HCR et ses partenaires humanitaires \u00e9prouvent des difficult\u00e9s \u00e0 satisfaire les besoins essentiels tels que l\u2019eau, la nourriture et les soins m\u00e9dicaux.<\/p>\n<p>Pendant sa pr\u00e9sence \u00e0 Bentiu, le Haut Commissaire a \u00e9galement visit\u00e9 un nouveau site o\u00f9 des centaines de personnes d\u00e9plac\u00e9es ont re\u00e7u de petites parcelles de terre pour y construire des abris permanents, ainsi que des trousses de mat\u00e9riel, contenant notamment des lampes \u00e0 \u00e9nergie solaire, des ustensiles de cuisine et du savon.<\/p>\n<p>Anjelina fait partie des personnes d\u00e9plac\u00e9es qui vivent ici, elle a fui son foyer avec ses trois enfants il y a deux ans, et s\u2019est install\u00e9e dans un premier temps dans l\u2019un des sites de protection. Il y a deux semaines, elle et ses enfants sont arriv\u00e9s dans ce nouveau site. Elle explique qu\u2019elle est pleine d\u2019espoir pour la premi\u00e8re fois depuis des ann\u00e9es.<\/p>\n<blockquote><p>\u00abJe suis reconnaissante parce que mes enfants et moi sommes en s\u00e9curit\u00e9 et nous aurons une maison et un bon endroit pour dormir\u00bb, dit-elle.<\/p><\/blockquote>\n<p>Il est pr\u00e9vu d\u2019\u00e9tendre le programme et d\u2019ouvrir des sites similaires partout dans le pays afin d\u2019apporter de l\u2019aide et de l\u2019espoir \u00e0 des millions de personnes d\u00e9plac\u00e9es, m\u00eame si l\u2019espoir et l\u2019argent font cruellement d\u00e9faut.<\/p>\n<blockquote><p>\u00abDans cette situation, nous essayons de leur fournir non seulement une aide vitale, mais aussi le sentiment qu\u2019ils ont un avenir\u00bb, explique le Haut Commissaire. \u00abC\u2019est-ce qui leur manque le plus. Non seulement aux r\u00e9fugi\u00e9s et personnes d\u00e9plac\u00e9es internes du Soudan du Sud, mais aux pr\u00e8s de 66 millions de personnes d\u00e9racin\u00e9es dans le monde\u00bb.<\/p><\/blockquote>\n<p>Avant la guerre, James faisait des \u00e9tudes pour devenir technicien de laboratoire, mais comme pour des millions d\u2019autres personnes, le conflit a mis sa vie et ses r\u00eaves en attente.<\/p>\n<blockquote><p>\u00abJe veux que le Soudan du Sud retrouve la paix, afin que les gens puissent retrouver une vie normale, retourner \u00e0 l\u2019\u00e9cole et reprendre leurs activit\u00e9s \u00e9conomiques normales\u00bb, explique-t-il.<\/p><\/blockquote>\n<p>Filippo Grandi, qui se trouve dans le pays africain pour une visite de trois jours qui l\u2019a \u00e9galement amen\u00e9 dans la capitale, Juba, explique que si l\u2019assistance est actuellement n\u00e9cessaire de toute urgence, la paix est la seule solution durable pour les millions de personnes d\u00e9plac\u00e9es du Soudan du Sud et \u00e0 cause de tous les plus grands conflits du monde.<\/p>\n<blockquote><p>\u00abNous devons \u00eatre capables de faire \u00e0 nouveau la paix\u00bb, explique-t-il. \u00abPartout o\u00f9 je vais, les gens crient d\u2019une m\u00eame voix: \u00ab Nous voulons la paix, nous voulons la paix\u00bb.<\/p><\/blockquote>\n<p>Filippo Grandi pr\u00e9voit de lancer un appel fort pour renforcer les efforts de paix au sommet de la solidarit\u00e9 pour les r\u00e9fugi\u00e9s organis\u00e9 en Ouganda cette semaine. Ce sommet r\u00e9unira environ 500 participants, notamment des chefs de gouvernement, des repr\u00e9sentants des Nations Unies et des institutions financi\u00e8res, et des organisations non gouvernementales.<\/p>\n<p><\/div><\/div>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Face \u00e0 la crise de d\u00e9placement de population la plus rapide au monde, Filippo Grandi explique que la paix, l\u2019espoir et le sentiment d\u2019avoir un avenir sont essentiels.<\/p>","protected":false},"author":2,"featured_media":0,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_acf_changed":false,"footnotes":""},"categories":[155,162],"tags":[1159,233],"ve_numero":[],"pays":[563],"ve_type":[1073],"ve_action":[1050],"class_list":["post-42358","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-documentation","category-publications","tag-documentation","tag-statistiques","pays-soudan-du-sud","ve_type-rapport-recherche","ve_action-documentation"],"acf":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/asile.ch\/de\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/42358","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/asile.ch\/de\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/asile.ch\/de\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/asile.ch\/de\/wp-json\/wp\/v2\/users\/2"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/asile.ch\/de\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=42358"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/asile.ch\/de\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/42358\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/asile.ch\/de\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=42358"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/asile.ch\/de\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=42358"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/asile.ch\/de\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=42358"},{"taxonomy":"ve_numero","embeddable":true,"href":"https:\/\/asile.ch\/de\/wp-json\/wp\/v2\/ve_numero?post=42358"},{"taxonomy":"pays","embeddable":true,"href":"https:\/\/asile.ch\/de\/wp-json\/wp\/v2\/pays?post=42358"},{"taxonomy":"ve_type","embeddable":true,"href":"https:\/\/asile.ch\/de\/wp-json\/wp\/v2\/ve_type?post=42358"},{"taxonomy":"ve_action","embeddable":true,"href":"https:\/\/asile.ch\/de\/wp-json\/wp\/v2\/ve_action?post=42358"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}