{"id":44105,"date":"2017-11-07T18:32:31","date_gmt":"2017-11-07T17:32:31","guid":{"rendered":"https:\/\/asile.ch\/?p=44105"},"modified":"2021-08-26T13:48:33","modified_gmt":"2021-08-26T11:48:33","slug":"hrw-algerie-nouvelle-vague-dexpulsions-de-migrants","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/asile.ch\/de\/2017\/11\/07\/hrw-algerie-nouvelle-vague-dexpulsions-de-migrants\/","title":{"rendered":"HRW | Alg\u00e9rie: Une nouvelle vague d\u2019expulsions de migrants"},"content":{"rendered":"<p class=\"subtitle\"><span class=\"accroche\">Les autorit\u00e9s semblent recourir au profilage racial et proc\u00e9der \u00e0 des expulsions sommaires d\u2019Africains subsahariens.<\/span><\/p>\n<p><em>Article publi\u00e9 le 30 octobre 2017 sur le site de l&rsquo;association Human Rights Watch (HRW). Cliquez <a href=\"https:\/\/www.hrw.org\/fr\/news\/2017\/10\/30\/algerie-une-nouvelle-vague-dexpulsions-de-migrants\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">hier<\/a> pour lire l&rsquo;article sur le site de HRW.<\/em><\/p>\n<div class=\"c-block--box c-block--default\"><div class=\"c-block--box-inner\"><\/p>\n<p><a href=\"https:\/\/asile.ch\/wp-content\/uploads\/2017\/11\/HRW_ExpulsionsAlgerie.png\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignright size-medium wp-image-44109\" src=\"https:\/\/asile.ch\/wp-content\/uploads\/2017\/11\/HRW_ExpulsionsAlgerie-280x300.png\" alt=\"\" width=\"280\" height=\"300\" srcset=\"https:\/\/asile.ch\/wp-content\/uploads\/2017\/11\/HRW_ExpulsionsAlgerie-280x300.png 280w, https:\/\/asile.ch\/wp-content\/uploads\/2017\/11\/HRW_ExpulsionsAlgerie-140x150.png 140w, https:\/\/asile.ch\/wp-content\/uploads\/2017\/11\/HRW_ExpulsionsAlgerie.png 1006w\" sizes=\"auto, (max-width: 280px) 100vw, 280px\" \/><\/a>Depuis le 25 ao\u00fbt 2017, les autorit\u00e9s alg\u00e9riennes ont proc\u00e9d\u00e9 \u00e0 des rafles d\u2019Africains subsahariens se trouvant \u00e0 Alger et aux abords de la ville, expulsant plus de 3000 d\u2019entre eux vers le Niger, sans leur donner la possibilit\u00e9 de contester cette mesure, a d\u00e9clar\u00e9 aujourd\u2019hui Human Rights Watch. Parmi les personnes expuls\u00e9es figurent des migrants ayant v\u00e9cu et travaill\u00e9 pendant des ann\u00e9es en Alg\u00e9rie, des femmes enceintes, des familles avec des nouveau-n\u00e9s et environ 25 enfants non accompagn\u00e9s.<\/p>\n<blockquote><p><em>\u00abRien ne justifie de regrouper des gens en fonction de leur couleur de peau, puis de les d\u00e9porter en masse\u00bb<\/em>, a d\u00e9clar\u00e9 <a href=\"https:\/\/www.hrw.org\/fr\/about\/people\/sarah-leah-whitson\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">Sarah Leah Whitson<\/a>, directrice de la division Moyen-Orient et Afrique du Nord \u00e0 Human Rights Watch. <em>\u00abL\u2019autorit\u00e9 dont dispose un \u00c9tat pour contr\u00f4ler ses fronti\u00e8res n\u2019est pas un blanc-seing pour traiter ces personnes comme des criminels ou leur refuser le droit de s\u00e9jour au motif de leur ethnicit\u00e9.\u00bb<\/em><\/p><\/blockquote>\n<p>Des sources cr\u00e9dibles \u00e0 Alger ont indiqu\u00e9 \u00e0 Human Rights Watch que, parmi les personnes d\u00e9tenues initialement, figuraient 15 r\u00e9fugi\u00e9s et demandeurs d\u2019asile. Ils ont \u00e9t\u00e9 ensuite rel\u00e2ch\u00e9s apr\u00e8s v\u00e9rification de leur statut par les autorit\u00e9s.<\/p>\n<p>Le 7 juillet dernier, Ahmed Ouyahia, le chef de cabinet du pr\u00e9sident Abdelaziz Bouteflika, a assimil\u00e9 les migrants \u00e0 une <em>\u00ab<\/em><a href=\"https:\/\/www.youtube.com\/watch?v=Bxg0TB6O310\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\"><em>source de criminalit\u00e9 et de stup\u00e9fiants<\/em><\/a><em>\u00bb<\/em>, affirmant que les autorit\u00e9s doivent prot\u00e9ger la population alg\u00e9rienne de ce <em>\u00abchaos\u00bb<\/em>. Le 11 juillet, Abdelkader Messahel, le ministre alg\u00e9rien des Affaires \u00e9trang\u00e8res, a d\u00e9clar\u00e9 que les migrants <em>\u00ab<\/em><a href=\"https:\/\/www.youtube.com\/watch?v=eypytuYYdvo\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\"><em>font peser une menace sur la s\u00e9curit\u00e9 nationale<\/em><\/a><em>\u00bb<\/em>.<\/p>\n<p>Lors des vagues successives d\u2019arrestations, les forces de s\u00e9curit\u00e9 ont rassembl\u00e9 des migrants subsahariens dans les rues, sur des chantiers de construction \u2013 o\u00f9 nombre d\u2019entre sont employ\u00e9s \u2013 et \u00e0 leurs domiciles. Les migrants ont \u00e9t\u00e9 conduits dans un \u00e9tablissement de Zeralda, une banlieue de la capitale, o\u00f9 ils sont rest\u00e9s entre un et trois jours, dans des salles bond\u00e9es, en l\u2019absence de matelas et de nourriture suffisante, ont confi\u00e9 des t\u00e9moins \u00e0 Human Rights Watch. Les migrants ont ensuite \u00e9t\u00e9 transport\u00e9s \u00e0 1900 kilom\u00e8tres au sud dans un camp situ\u00e9 \u00e0 Tamanrasset, puis expuls\u00e9s vers le Niger, selon des t\u00e9moins et des contacts sur place.<\/p>\n<p>Trois migrants subsahariens interrog\u00e9s s\u00e9par\u00e9ment par t\u00e9l\u00e9phone par Human Rights Watch se sont dits convaincus que les gendarmes s\u2019en sont pris \u00e0 eux en raison de la couleur de leur peau. <em>\u00abQuand les ouvriers noirs ont vu les gendarmes, ils ont tent\u00e9 de s\u2019enfuir, mais ont \u00e9t\u00e9 poursuivis et contraints de monter dans le fourgon\u00bb<\/em>, a relat\u00e9 un migrant arr\u00eat\u00e9 juste auparavant dans des circonstances similaires. <em>\u00abIls ont proc\u00e9d\u00e9 \u00e0 l\u2019arrestation de sept hommes\u00bb.<\/em><\/p>\n<p>Une organisation non gouvernementale bas\u00e9e \u00e0 Gao, au Mali, a indiqu\u00e9 que plusieurs Maliens ont \u00e9galement \u00e9t\u00e9 expuls\u00e9s \u00e0 la fronti\u00e8re s\u00e9parant ce pays de l\u2019Alg\u00e9rie, une r\u00e9gion dangereuse o\u00f9 s\u00e9vissent des groupes arm\u00e9s, notamment ceux li\u00e9s \u00e0 Al-Qa\u00efda.<\/p>\n<p>D\u2019apr\u00e8s le Comit\u00e9 international de secours, qui administre un programme d\u2019assistance aux migrants \u00e0 Agadez, au Niger, parmi les individus expuls\u00e9s figuraient des Nig\u00e9riens mais aussi des centaines de ressortissants du Mali, du Cameroun, de la C\u00f4te d\u2019Ivoire, de la Guin\u00e9e, tous des pays d\u2019Afrique subsaharienne. Le Comit\u00e9 a pr\u00e9cis\u00e9 \u00e0 Human Rights Watch que les migrants ont \u00e9t\u00e9 expuls\u00e9s par vagues successives, le premier convoi \u00e9tant arriv\u00e9 \u00e0 Agadez le 25 ao\u00fbt, le dernier le 25 octobre. Le Comit\u00e9 a enregistr\u00e9 3232 migrants en provenance d\u2019Alg\u00e9rie, dont 396 femmes et 850 enfants, y compris 25 enfants non accompagn\u00e9s.<\/p>\n<p>En vertu du droit international, l\u2019Alg\u00e9rie dispose de l\u2019autorit\u00e9 requise pour contr\u00f4ler ses propres fronti\u00e8res et les personnes qui se trouvent sur son territoire en situation irr\u00e9guli\u00e8re, mais devrait accorder \u00e0 chaque personne concern\u00e9e une voie de recours pour contester son expulsion. L\u2019Alg\u00e9rie ne devrait pas exercer de discrimination fond\u00e9e sur l\u2019ethnicit\u00e9 ni soumettre les migrants \u00e0 une d\u00e9tention arbitraire et \u00e0 un traitement inhumain et d\u00e9gradant.<\/p>\n<p>En outre, en tant qu\u2019\u00c9tat partie \u00e0 la Convention de 1951 sur les r\u00e9fugi\u00e9s et \u00e0 la Convention de 1987 contre la torture et autres peines ou traitements cruels, inhumains ou d\u00e9gradants, l\u2019Alg\u00e9rie ne peut expulser de force un r\u00e9fugi\u00e9, un demandeur d\u2019asile ou toute autre personne vers un autre \u00c9tat o\u00f9 il y a des motifs s\u00e9rieux de croire qu\u2019elle risque d\u2019\u00eatre soumise \u00e0 la torture ou \u00e0 un traitement inhumain et d\u00e9gradant. Les demandes de toute personne exprimant de telles craintes devraient \u00eatre examin\u00e9es dans le cadre de proc\u00e9dures compl\u00e8tes et \u00e9quitables pendant qu\u2019elle est autoris\u00e9e \u00e0 s\u00e9journer dans le pays.<\/p>\n<p>L\u2019Alg\u00e9rie est \u00e9galement un \u00c9tat partie \u00e0 la Convention internationale sur la protection des droits de tous les travailleurs migrants et des membres de leur famille, qui interdit les mesures d\u2019expulsion collective de travailleurs migrants et de leurs familles et exige que chaque cas d\u2019expulsion soit examin\u00e9 et tranch\u00e9 sur une base individuelle. La Convention s\u2019applique \u00e0 tous les travailleurs migrants et \u00e0 leurs familles, quel que soit leur statut juridique ou professionnel.<\/p>\n<p>En d\u00e9cembre 2016, Human Rights Watch avait document\u00e9 un pr\u00e9c\u00e9dent <a href=\"https:\/\/www.hrw.org\/fr\/news\/2016\/12\/09\/algerie-mettre-fin-aux-expulsions-sommaires\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">rassemblement de plus de 1 400 migrants subsahariens<\/a>, dont plusieurs centaines ont \u00e9t\u00e9 reconduits au Niger.<\/p>\n<p><strong>Expulsions vers le Niger<\/strong><\/p>\n<p>Les migrants interrog\u00e9s par Human Rights Watch ont tous d\u00e9clar\u00e9 que les autorit\u00e9s n\u2019avaient pas cherch\u00e9 \u00e0 v\u00e9rifier leur situation ou leur statut, et ne les avaient pas davantage inform\u00e9s de leurs droits ou permis de contacter les repr\u00e9sentants consulaires de leur pays d\u2019origine.<\/p>\n<p><strong><em>Dadi<\/em><\/strong><\/p>\n<p>\u00c2g\u00e9e de 32 ans et originaire du Cameroun, Dadi a v\u00e9cu \u00e0 Alger avec son mari pendant cinq ans et occup\u00e9 une s\u00e9rie d\u2019emplois temporaires. Elle a expliqu\u00e9 que des gendarmes l\u2019avaient arr\u00eat\u00e9e et plac\u00e9e dans un fourgon le 11 octobre, vers 10 heures du matin, \u00e0 la sortie d\u2019un bus, dans son quartier de Derouicha, \u00e0 Ain Berriane. Elle a indiqu\u00e9 qu\u2019elle n\u2019avait rien d\u2019autre sur elle que son passeport. Les gendarmes ont ensuite proc\u00e9d\u00e9 \u00e0 l\u2019arrestation d\u2019autres Subsahariens:<\/p>\n<p>Ils se sont rendus sur un chantier de construction. Lorsque les travailleurs noirs ont vu les gendarmes, ils ont tent\u00e9 de s\u2019enfuir, mais ont \u00e9t\u00e9 poursuivis et contraints de monter dans le fourgon. Ils ont arr\u00eat\u00e9 sept hommes en tout et nous ont conduits au poste de gendarmerie de Bellevue.<\/p>\n<p>Dadi a expliqu\u00e9 que les migrants ont \u00e9t\u00e9 ensuite transf\u00e9r\u00e9s au camp de Zeralda, o\u00f9 les autorit\u00e9s ont pris leurs empreintes digitales et les m\u00e9decins les ont examin\u00e9s. Les autorit\u00e9s du camp l\u2019ont plac\u00e9e dans une grande salle o\u00f9 elle \u00e9tait la seule femme au milieu de centaines d\u2019hommes.<\/p>\n<p>\u00c0 19 heures, des travailleurs du Croissant-Rouge alg\u00e9rien se sont rendus sur place et obtenu des gendarmes de la mettre dans une autre pi\u00e8ce, o\u00f9 se trouvaient de nombreuses femmes, dont certaines \u00e9taient enceintes ou accompagn\u00e9es d\u2019enfants, ainsi que des enfants non accompagn\u00e9s. Ces femmes \u00e9taient originaires du Mali, du Cameroun, du Lib\u00e9ria, du Niger et d\u2019autres pays, a-t-elle relev\u00e9. Elle a assur\u00e9 avoir pass\u00e9 deux nuits dans le camp de Zeralda, en dormant sur du carton, en l\u2019absence de lits.<\/p>\n<p>Le 13 octobre, a-t-elle indiqu\u00e9, les autorit\u00e9s les ont mis \u00e0 bord d\u2019autobus. Elle en a compt\u00e9 13, chacun transportant des douzaines d\u2019hommes, de femmes et d\u2019enfants, direction Tamanrasset, o\u00f9 ils sont arriv\u00e9s le 15 octobre, \u00e0 15 heures. Les autorit\u00e9s les ont emmen\u00e9s dans un camp situ\u00e9 \u00e0 l\u2019ext\u00e9rieur de la ville, dans des conteneurs qu\u2019elle a d\u00e9crits comme <em>\u00ab\u00a0d\u00e9cents\u00a0\u00bb<\/em>, \u00e9quip\u00e9s de lits et de toilettes. Le 16 octobre, les autorit\u00e9s l\u2019ont mise de nouveau \u00e0 bord d\u2019un bus avec 14 autres femmes et enfants en direction de la fronti\u00e8re nig\u00e9rienne, d\u2019o\u00f9 un camion les a transport\u00e9s jusqu\u2019\u00e0 Agadez. Lorsque Human Rights Watch a joint Dadi au t\u00e9l\u00e9phone le 24 octobre, elle logeait chez un membre de sa famille camerounaise \u00e0 Agadez, dans l\u2019espoir de retrouver son mari, qui se trouve toujours en Alg\u00e9rie.<\/p>\n<p><strong><em>Yves<\/em><\/strong><\/p>\n<p>Human Rights Watch s\u2019est entretenu par t\u00e9l\u00e9phone avec Yves, un jardinier ivoirien qui travaille \u00e0 Alger. Il a d\u00e9clar\u00e9 avoir \u00e9t\u00e9 arr\u00eat\u00e9 le 11 octobre \u00e0 10 heures avec sa femme et leur b\u00e9b\u00e9 \u00e2g\u00e9 d\u2019un mois, alors qu\u2019ils tentaient de h\u00e9ler un taxi \u00e0 la sortie d\u2019un h\u00f4pital de la banlieue de Douera, o\u00f9 ils s\u2019\u00e9taient rendus pour faire vacciner leur nourrisson. Selon Yves, les gendarmes ne leur ont pas demand\u00e9 leurs papiers ni expliqu\u00e9 la raison de leur arrestation. Il leur a montr\u00e9 les documents de l\u2019h\u00f4pital que sa femme avait sur elle, lesquels prouvaient qu\u2019elle avait accouch\u00e9 un mois plus t\u00f4t, mais les gendarmes ont refus\u00e9 de les laisser partir.<\/p>\n<p>Apr\u00e8s les avoir fait monter dans leur fourgon, les gendarmes ont proc\u00e9d\u00e9 \u00e0 l\u2019arrestation d\u2019autres personnes de couleur noire \u00e0 travers la ville. Ils ont \u00e9t\u00e9 conduits au poste de police, puis au camp de Zeralda, o\u00f9 ils sont rest\u00e9s jusqu\u2019\u00e0 22 heures, avant d\u2019\u00eatre remis en libert\u00e9 gr\u00e2ce \u00e0 l\u2019intervention du Croissant-Rouge. Yves a dit qu\u2019il s\u2019est r\u00e9fugi\u00e9 chez lui, par crainte d\u2019\u00eatre arr\u00eat\u00e9. Les gendarmes ne lui ont pas restitu\u00e9 son passeport, qui lui avait \u00e9t\u00e9 confisqu\u00e9.<\/p>\n<p><strong><em>Dramane<\/em><\/strong><\/p>\n<p>Dramane, un Ivoirien \u00e2g\u00e9 de 23 ans qui vivait \u00e0 Alger depuis un an et y travaillait comme peintre en b\u00e2timent, a confi\u00e9 par t\u00e9l\u00e9phone \u00e0 Human Rights Watch avoir \u00e9t\u00e9 arr\u00eat\u00e9 le 20 octobre sur un chantier, avec quatre autres hommes. Les gendarmes, qui ne leur ont pas demand\u00e9 leurs papiers, les ont fait monter \u00e0 bord d\u2019un fourgon sans leur laisser le temps de r\u00e9cup\u00e9rer leurs affaires ou de prendre de l\u2019argent chez eux. Les gendarmes les ont conduits au camp de Zeralda, o\u00f9 Dramane a affirm\u00e9 n\u2019avoir rien eu \u00e0 manger entre 10 heures et 22 heures. Les gendarmes de Zeralda, a-t-il ajout\u00e9, leur ont annonc\u00e9 leur transfert le lendemain \u00e0 Tamanrasset. Human Rights Watch n\u2019a pas \u00e9t\u00e9 en mesure de le joindre \u00e0 nouveau pour en savoir davantage sur sa situation.<\/p>\n<p><strong>Expulsions vers le Mali<\/strong><\/p>\n<p>Human Rights Watch n\u2019a pas \u00e9t\u00e9 en mesure de d\u00e9terminer le nombre exact de migrants expuls\u00e9s vers le Mali. \u00c9ric-Alain Kamdem, le coordinateur de la Maison des migrants, a d\u00e9clar\u00e9 \u00e0 Human Rights Watch que cette organisation non gouvernementale avait aid\u00e9 huit Maliens expuls\u00e9s d\u2019Alg\u00e9rie et arriv\u00e9s \u00e0 Gao le 23 octobre. Ceux-ci lui ont expliqu\u00e9 avoir \u00e9t\u00e9 mis \u00e0 bord de bus par les forces de s\u00e9curit\u00e9 alg\u00e9riennes \u00e0 Tamanrasset, pour \u00eatre reconduits au Mali, o\u00f9 ils ont \u00e9t\u00e9 d\u00e9pos\u00e9s au bord de la route, en plein d\u00e9sert. Des chauffeurs de poids-lourds locaux les ont emmen\u00e9s jusqu\u2019\u00e0 Assamaka, puis \u00e0 Gao, selon Kamdem.<\/p>\n<p><\/div><\/div>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Les autorit\u00e9s semblent recourir au profilage racial et proc\u00e9der \u00e0 des expulsions sommaires d\u2019Africains subsahariens.<\/p>","protected":false},"author":2,"featured_media":0,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_acf_changed":false,"footnotes":""},"categories":[160,155,162],"tags":[1159,189],"ve_numero":[],"pays":[365],"ve_type":[1073],"ve_action":[1050],"class_list":["post-44105","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-actualites","category-documentation","category-publications","tag-documentation","tag-renvoi","pays-algerie","ve_type-rapport-recherche","ve_action-documentation"],"acf":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/asile.ch\/de\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/44105","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/asile.ch\/de\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/asile.ch\/de\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/asile.ch\/de\/wp-json\/wp\/v2\/users\/2"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/asile.ch\/de\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=44105"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/asile.ch\/de\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/44105\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/asile.ch\/de\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=44105"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/asile.ch\/de\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=44105"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/asile.ch\/de\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=44105"},{"taxonomy":"ve_numero","embeddable":true,"href":"https:\/\/asile.ch\/de\/wp-json\/wp\/v2\/ve_numero?post=44105"},{"taxonomy":"pays","embeddable":true,"href":"https:\/\/asile.ch\/de\/wp-json\/wp\/v2\/pays?post=44105"},{"taxonomy":"ve_type","embeddable":true,"href":"https:\/\/asile.ch\/de\/wp-json\/wp\/v2\/ve_type?post=44105"},{"taxonomy":"ve_action","embeddable":true,"href":"https:\/\/asile.ch\/de\/wp-json\/wp\/v2\/ve_action?post=44105"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}