{"id":47371,"date":"2018-04-18T07:07:57","date_gmt":"2018-04-18T05:07:57","guid":{"rendered":"https:\/\/asile.ch\/?p=47371"},"modified":"2021-08-26T13:47:56","modified_gmt":"2021-08-26T11:47:56","slug":"revue-vacarme-resistance-feminine-a-idleb-itineraire-dune-activiste","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/asile.ch\/de\/2018\/04\/18\/revue-vacarme-resistance-feminine-a-idleb-itineraire-dune-activiste\/","title":{"rendered":"Revue Vacarme |\u00a0R\u00e9sistance f\u00e9minine \u00e0 Idleb: itin\u00e9raire d\u2019une activiste"},"content":{"rendered":"<div class=\"grid__item lap-and-up-three-quarters push--lap-and-up-one-quarter\">\n<div class=\"crayon article-chapo-3092 self__chapo landmark surlignable\">\n<p><span class=\"accroche\">Ce texte donne la parole \u00e0 Dina, une jeune femme syrienne originaire de la ville d\u2019Idleb. Cette ville moyenne du nord de la Syrie, \u00e0 soixante kilom\u00e8tres d\u2019Alep, a alternativement \u00e9t\u00e9 contr\u00f4l\u00e9e par le r\u00e9gime et par les forces d\u2019opposition, avant de passer sous le contr\u00f4le du Jabhat al-Nosra (\u00abFront de la victoire\u00bb), groupe de combattants jihadistes qui constitue l\u2019une des composantes islamistes de l\u2019opposition arm\u00e9e en Syrie. Nous nous sommes rencontr\u00e9es \u00e0 plusieurs reprises entre la lib\u00e9ration d\u2019Idleb en mars 2015 et novembre 2017. Dina a \u00e9t\u00e9 forc\u00e9e de quitter sa ville lorsqu\u2019al-Nosra a d\u00e9couvert qu\u2019elle dispensait des formations \u00e0 des femmes et des enfants sur leurs droits politiques et civiques. Elle vit d\u00e9sormais en exil \u00e0 la fronti\u00e8re turco-syrienne et attend avec impatience la chute d\u2019al-Nosra pour pouvoir rentrer chez elle.<\/span><\/p>\n<p><a href=\"http:\/\/vacarme.nursit.com\/\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"aligncenter wp-image-46487 size-full\" src=\"https:\/\/asile.ch\/wp-content\/uploads\/2018\/03\/Logo_RevueVacarme.png\" alt=\"\" width=\"1568\" height=\"184\" srcset=\"https:\/\/asile.ch\/wp-content\/uploads\/2018\/03\/Logo_RevueVacarme.png 1568w, https:\/\/asile.ch\/wp-content\/uploads\/2018\/03\/Logo_RevueVacarme-300x35.png 300w, https:\/\/asile.ch\/wp-content\/uploads\/2018\/03\/Logo_RevueVacarme-150x18.png 150w\" sizes=\"auto, (max-width: 1568px) 100vw, 1568px\" \/><\/a><\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n<div class=\"grid__item lap-and-up-three-quarters push--lap-and-up-one-quarter\">\n<div class=\"crayon article-chapo-3092 self__chapo landmark surlignable\"><em>\u00a0Article de Charlotte\u00a0Loris-Rodionoff, publi\u00e9 dans la revue Vacarme (n\u00b083\/2018). Cliquez <a href=\"http:\/\/vacarme.nursit.com\/article3092.html\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">hier<\/a> pour lire l&rsquo;article complet sur le site de la revue.<\/em><\/div>\n<\/div>\n<div class=\"grid__item lap-and-up-three-quarters float--right\">\n<div class=\"self__body self__body--article\">\n<div class=\"crayon article-texte-3092 self__texte landmark surlignable liens\">\n<blockquote><p>Quand je rencontre Dina en Turquie en 2015, elle habite encore dans le nord de la Syrie, dans la ville d\u2019Idleb o\u00f9 elle vit avec ses parents et enseigne les math\u00e9matiques \u00e0 l\u2019universit\u00e9. Elle se rend r\u00e9guli\u00e8rement en Turquie o\u00f9 elle passe en moyenne deux semaines tous les deux mois afin de coordonner son travail avec l\u2019organisation pour laquelle elle donne des formations en droits de l\u2019homme et en \u00e9ducation politique et civique \u00e0 des groupes de femmes dans la r\u00e9gion d\u2019Idleb. \u00abC\u2019est comme d\u2019\u00eatre schizophr\u00e8ne de devoir naviguer entre la Turquie et la Syrie! On s\u2019habitue rapidement aux conditions dans lesquelles on vit puis on doit soudainement en changer.\u00bb dit-elle, tout en expliquant qu\u2019\u00e0 Idleb elle doit d\u00e9sormais porter une abaya, ce long v\u00eatement noir couvrant qui se porte au-dessus des habits, et \u00eatre compl\u00e8tement voil\u00e9e en noir, alors qu\u2019en Turquie elle peut s\u2019habiller comme elle le veut.<\/p>\n<p>Elle n\u2019aime pas passer trop de temps en Turquie, bien que cela lui permette de souffler, car vivre \u00e0 Idleb n\u2019est pas de tout repos. Elle n\u2019arrive pas \u00e0 appr\u00e9cier la vie en Turquie: faire du shopping, sortir ou aller au restaurant lui procurent moins de plaisir que de culpabilit\u00e9. Elle souligne avec humour que m\u00eame si elle faisait les magasins en Turquie, elle ne pourrait porter \u00e0 Idleb aucun des habits qu\u2019elle ach\u00e8terait: \u00abOn ne peut pas se maquiller, mettre du vernis \u00e0 ongles, ni s\u2019habiller comme bon nous semble.\u00bb Elle dresse une liste des diff\u00e9rences principales: \u00abIci on peut prendre une douche chaude tous les jours, on n\u2019a pas \u00e0 se pr\u00e9occuper des coupures d\u2019\u00e9lectricit\u00e9 ou de charger son t\u00e9l\u00e9phone avant la coupure. Et puis on est bien chauff\u00e9s! La derni\u00e8re fois que je suis venue, c\u2019\u00e9tait encore l\u2019hiver. Ma m\u00e8re m\u2019a recommand\u00e9 de prendre plein d\u2019habits chauds. Chez nous, \u00e0 Idleb, nous n\u2019avons de chauffage que dans une pi\u00e8ce, alors on a tr\u00e8s froid d\u00e8s qu\u2019on en sort. Mais la chambre d\u2019h\u00f4tel que l\u2019on m\u2019avait r\u00e9serv\u00e9e \u00e9tait tellement surchauff\u00e9e que j\u2019ai d\u00fb garder les fen\u00eatres ouvertes!\u00bb<\/p>\n<p>La plus grande diff\u00e9rence entre la vie en Syrie et en Turquie est l\u2019absence d\u2019avions ou d\u2019h\u00e9licopt\u00e8res signalant un bombardement imminent. Mais Dina souligne que m\u00eame en Turquie, le moindre bruit d\u2019avion ou d\u2019h\u00e9licopt\u00e8re la terrorise. Elle se souvient qu\u2019apr\u00e8s que la maison de sa s\u0153ur a \u00e9t\u00e9 d\u00e9truite dans un bombardement, cette derni\u00e8re s\u2019est install\u00e9e avec ses enfants et son mari chez leurs parents. Sa ni\u00e8ce n\u2019arrivait pas \u00e0 dormir, terrifi\u00e9e par la possibilit\u00e9 d\u2019un nouveau bombardement. Pour la calmer, Dina lui a dit de ne pas s\u2019inqui\u00e9ter, que les avions eux aussi dormaient la nuit. Mais \u00e0 peine l\u2019avait-elle endormie qu\u2019une bombe-baril est tomb\u00e9e sur leur maison. La petite fille ne pouvait pardonner \u00e0 sa tante de lui avoir menti. Dina me raconte qu\u2019elle lui a parl\u00e9 au t\u00e9l\u00e9phone quelques jours plus t\u00f4t et lui a demand\u00e9 si elle pr\u00e9f\u00e9rait Idleb ou l\u2019Allemagne. La petite lui a r\u00e9pondu du tac-au-tac: \u00abl\u2019Allemagne: il n\u2019y a pas d\u2019avion ici!\u00bb. La parole est maintenant \u00e0 Dina.<\/p><\/blockquote>\n<\/div>\n<\/div>\n<\/div>\n<p><em>Cliquez <a href=\"http:\/\/vacarme.nursit.com\/article3092.html\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">hier<\/a> pour continuer la lecture de l&rsquo;article sur le site de la revue Vacarme.<\/em><\/p>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Ce texte donne la parole \u00e0 Dina, une jeune femme syrienne originaire de la ville d\u2019Idleb. Cette ville moyenne du nord de la Syrie, \u00e0 soixante kilom\u00e8tres d\u2019Alep, a alternativement \u00e9t\u00e9 contr\u00f4l\u00e9e par le r\u00e9gime et par les forces d\u2019opposition, avant de passer sous le contr\u00f4le du Jabhat al-Nosra (\u00abFront de la victoire\u00bb), groupe de combattants jihadistes qui constitue l\u2019une des composantes islamistes de l\u2019opposition arm\u00e9e en Syrie. Nous nous sommes rencontr\u00e9es \u00e0 plusieurs reprises entre la lib\u00e9ration d\u2019Idleb en mars 2015 et novembre 2017. 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