{"id":6753,"date":"2013-01-15T18:30:58","date_gmt":"2013-01-15T18:30:58","guid":{"rendered":"http:\/\/asile.ch\/wp\/?p=6753"},"modified":"2021-08-26T14:11:41","modified_gmt":"2021-08-26T12:11:41","slug":"la-cite-un-mur-aux-portes-de-leurope","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/asile.ch\/de\/2013\/01\/15\/la-cite-un-mur-aux-portes-de-leurope\/","title":{"rendered":"La Cit\u00e9 | Un \u00ab\u00a0mur\u00a0\u00bb aux portes de l&rsquo;Europe"},"content":{"rendered":"<h3><a href=\"http:\/\/asile.ch\/wp-content\/uploads\/2013\/01\/mur.jpg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignleft size-medium wp-image-6770\" title=\"mur\" src=\"http:\/\/asile.ch\/wp-content\/uploads\/2013\/01\/mur-204x300.jpg\" alt=\"\" width=\"204\" height=\"300\" srcset=\"https:\/\/asile.ch\/wp-content\/uploads\/2013\/01\/mur-204x300.jpg 204w, https:\/\/asile.ch\/wp-content\/uploads\/2013\/01\/mur-102x150.jpg 102w, https:\/\/asile.ch\/wp-content\/uploads\/2013\/01\/mur.jpg 444w\" sizes=\"auto, (max-width: 204px) 100vw, 204px\" \/><\/a>Consid\u00e9r\u00e9e comme une passoire, la fronti\u00e8re entre la Gr\u00e8ce et la Turquie sera verrouill\u00e9e sur un trac\u00e9 de 12,5 kilom\u00e8tres. Retour sur les paradoxes du durcissement de la surveillance des flux vers l\u2019Europe.<\/h3>\n<h4>Paru dans <a href=\"http:\/\/www.lacite.info\/un-mur-aux-portes-de-leurope\/\"><em>La Cit\u00e9<\/em><\/a> le 21 septembre 2012.<\/h4>\n<h4>Texte de <strong>Cristina Del Biaggio,<\/strong> photos <strong>d&rsquo;Alberto Campi<\/strong><\/h4>\n<p>C\u2019est en 2011 que la nouvelle a commenc\u00e9 \u00e0 se propager: la Gr\u00e8ce entamait les travaux pour la construction d\u2019un \u00abmur\u00bb dans la partie nord de la fronti\u00e8re terrestre qu\u2019elle partage avec la Turquie (1). Lorsqu\u2019il sera termin\u00e9, probablement cet automne, il sera long de 12,5 kilom\u00e8tres et haut de 3 m\u00e8tres, sur une fronti\u00e8re de plus de 180 kilom\u00e8tres.<\/p>\n<p>Avec cette construction, les autorit\u00e9s grecques entendent contr\u00f4ler le flux de migrants, toujours plus enclins \u00e0 traverser cette r\u00e9gion pour rejoindre l\u2019espace Schengen. Alors qu\u2019ils \u00e9taient pr\u00e8s de 40\u00a0000 en 2009, ils ont \u00e9t\u00e9 tr\u00e8s exactement 57\u00a0025, deux ans plus tard, \u00e0 franchir cette ligne, selon l\u2019<em>Annual Risk Analysis<\/em> \u00e9tablie par l\u2019Agence europ\u00e9enne pour la gestion de la coop\u00e9ration op\u00e9rationnelle aux fronti\u00e8res ext\u00e9rieures (Frontex) en 2012 (2).<\/p>\n<p>Avec 40% du total des passages, cette fronti\u00e8re est la plus pris\u00e9e par les migrants. Les plus nombreux sont les Afghans, suivis par les Pakistanais et les Nangladeshi, selon le rapport de l\u2019agence Frontex.<\/p>\n<p>Le mur, qui se situera sur la commune d\u2019Orestiada, une ville de 40\u00a0000 habitants, a \u00e9t\u00e9 surtout con\u00e7u pour stopper ce que Giorgos Salamangas, chef de la police locale, d\u00e9finit comme une \u00abattaque massive de la part des trafiquants et des immigr\u00e9s\u00bb. Il sera \u00e9rig\u00e9 l\u00e0 o\u00f9 le fleuve Evros fait une incursion en territoire turc et o\u00f9 se compte le plus grand nombre d\u2019entr\u00e9es de migrants.<\/p>\n<p>L\u2019\u0153uvre sera financ\u00e9e par la Gr\u00e8ce, qui a essuy\u00e9 le refus de l\u2019Union europ\u00e9enne (UE) de contributeur au budget du chantier. \u00abLes murs ou les grillages sont des mesures \u00e0 court terme qui ne permettent pas de s\u2019attaquer de mani\u00e8re structurelle \u00e0 la question de l\u2019immigration clandestine\u00bb, d\u00e9clarait en mars dernier la commissaire europ\u00e9enne charg\u00e9e de la s\u00e9curit\u00e9, Cecilia Malstr\u00f6m (3).<\/p>\n<p>Pourtant, l\u2019UE a cofinanc\u00e9 le syst\u00e8me de cam\u00e9ras de vid\u00e9osurveillance, confie Giorgos Salamangas. Cela revient donc \u00e0 financer, si non le mur lui-m\u00eame, en tout cas le durcissement de la barri\u00e8re frontali\u00e8re.<\/p>\n<p>EFFICACITE CONTESTEE<\/p>\n<p>Alors que les autorit\u00e9s grecques misent sur cette mesure architecturale pour r\u00e9soudre leur \u00abprobl\u00e8me migratoire\u00bb, sur le terrain, le consensus n\u2019est pas unanime. Dimitri Mouzas, le maire d\u2019Orestiada, se dit personnellement contre le projet mais il se doit de repr\u00e9senter la majorit\u00e9 de son conseil municipal qui, \u00ab\u00e0 l\u2019\u00e9coute de la population\u00bb, approuve la construction du mur.<\/p>\n<p>L\u2019opposition est assum\u00e9e par le collectif <em>Stop Evros Wall<\/em> qui se mobilise contre un projet qu\u2019il qualifie d\u2019\u00abinhumain, cruel\u00bb et \u00abinefficace\u00bb car le probl\u00e8me ne sera que d\u00e9plac\u00e9 (4). Le collectif alimente r\u00e9guli\u00e8rment son blog avec des billets expliquant pourquoi ce mur n\u2019aura aucun impact sur le probl\u00e8me grec de l\u2019immigration.<\/p>\n<p>Tout d\u00e9pend de l\u2019\u00e9chelle de prise en compte des probl\u00e8mes, souligne Kostantinos Vafiadis, chef du personnel m\u00e9dical de l\u2019h\u00f4pital de Didimoticho: \u00abLa question est alg\u00e9brique: plus d\u2019un c\u00f4t\u00e9 et moins de l\u2019autre, le r\u00e9sultat est z\u00e9ro.\u00bb Ainsi, au niveau grec, la quantit\u00e9 de migrants n\u2019a pas augment\u00e9, les mouvements migratoires n\u2019ont fait que se d\u00e9placer de la mer Eg\u00e9e \u00e0 la r\u00e9gion septentrionale de l\u2019Evros, puis, d\u00e8s 2010, vers la partie m\u00e9ridionale.<\/p>\n<p>Le mur motivera les passeurs \u00e0 condure les migrants vers la zone m\u00e9ridionale de la rivi\u00e8re. Le flux pourrait \u00e0 terme se d\u00e9placer plus au nord, vers la Bulgarie. La barri\u00e8re ne fonctionnerait alors que \u00abcomme une aspirine donn\u00e9e \u00e0 un patient qui souffre d\u2019un cancer\u00bb, selon la m\u00e9taphore de Xanthi Morfi, une avocate de Orestiada qui s\u2019int\u00e9resse au terrorisme et aux questions migratoires.<\/p>\n<p>Il repr\u00e9sentera \u00absimplement\u00bb un obstacle de plus \u00e0 contourner sur la route migratoire, qui deviendra plus longue et plus dangereuse. \u00ab<em>Europa sch\u00fctzt die Grenzen, aber nicht die Fl\u00fcchtlinge<\/em>\u00bb (L\u2019Europe prot\u00e8ge les fronti\u00e8res mais pas les r\u00e9fugi\u00e9s), analyse Heribert Prantl, dans un article publi\u00e9 dans la<em> S\u00fcddeutsche Zeitung<\/em> (5).<\/p>\n<p>Mais alors pourquoi b\u00e2tir un tel ouvrage contre les migrations? Selon la politologue Wendy Brown, \u00ables nouveaux murs fonctionnent de fa\u00e7on th\u00e9\u00e2trale, en projetant un pouvoir et une efficacit\u00e9 qu\u2019ils n\u2019exercent pas r\u00e9ellement\u00bb (6). Ce pouvoir est utilis\u00e9 surtout au niveau local, afin de \u00abdonner l\u2019impression, ou l\u2019illusion\u00bb, que les \u00e9lus \u00abfont quelque chose\u00bb, analysent Frank Neisse et Alexandra Novosseloff dans un article intitul\u00e9 \u00abL\u2019expansion des murs: le reflet d\u2019un monde fragment\u00e9? (6)\u00bb<\/p>\n<p>Si les murs semblent ne pas avoir aucune efficacit\u00e9 r\u00e9elle sur leur objectif premier, stopper l\u2019immigration dite clandestine, ils r\u00e9ussissent au moins dans leur efficacit\u00e9 symbolique, c\u2019est-\u00e0-dire dans leur fonction de \u00abgestion de l\u2019image de la fronti\u00e8re\u00bb(7).<\/p>\n<p>Les th\u00e9ories des sp\u00e9cialistes des murs et des fronti\u00e8res trouvent un \u00e9cho sur le terrain. L\u2019adjoint au maire d\u2019Orestiada, Evagelos Maraslis, admet que \u00able mur est avant tout un instrument psychologique pour les citoyens, une barri\u00e8re visuelle qui fait en sorte que, quand quelqu\u2019un va dans un champ, il est rassur\u00e9 qu\u2019il ne rencontrera pas de migrants\u00bb.<\/p>\n<p>Le mur sert \u00e0 tranquilliser les habitants, qui sont tiraill\u00e9s entre des sentiments de crainte face aux dizaines de visages inconnus qui traversent quotidiennement leurs bourgs et des \u00e9lans humanitaires: \u00abTout le monde ici donne \u00e0 manger aux migrants, leur donne de l\u2019eau et des habits chauds. Ils les aident car ils savent qu\u2019ils ont besoin d\u2019\u00eatre aid\u00e9s\u00bb, admet non sans un brin de fiert\u00e9 le maire d\u2019Orestiada.<\/p>\n<p>Pourtant, lorsque, dans la gare de la ville, on demande \u00e0 une dame, qui prend r\u00e9guli\u00e8rement le train, ce qu\u2019elle pense des migrants et si elle a parfois peur, elle r\u00e9pond que \u00aboui, que parfois elle a peur\u00bb. C\u2019est d\u2019ailleurs la raison pour laquelle les Grecs pr\u00e9f\u00e8rent prendre le bus pour se rendre \u00e0 Alexandroupoli, ajoute-t-elle. Il y a des bus pour les migrants qui partent directement des centres de d\u00e9tention et des bus exclusivement pour les Grecs. \u00e9vitant ainsi que les autochtones et les immigres se c\u00f4toient.<\/p>\n<p>Au niveau politique, c\u2019est une strat\u00e9gie de fermeture qui domine. Pour les repr\u00e9sentants des partis traditionnels, c\u2019est un moyen de contrecarrer l\u2019\u00e9mergence des nouvelles forces politiques d\u2019extr\u00eame droite, les grands vainqueurs des derni\u00e8res \u00e9lections.<\/p>\n<p>Presque inconnu en 2009 avec 0,29% des pr\u00e9f\u00e9rences au niveau national, le parti <em>Chryssi Aigi<\/em> (Aube dor\u00e9e) a obtenu le score de 6,97% en juin 2012. L\u2019\u00e9volution est identique dans le district de l\u2019Evros o\u00f9 le parti est pass\u00e9 de 0,26% en 2009 \u00e0 6,09% des pr\u00e9f\u00e9rences en 2012.<\/p>\n<p>ENORME MALENTENDU<\/p>\n<p>Sur le terrain, les soucis des migrants se situent bien loin des calculs \u00e9lectoraux. Tous ceux que nous avons rencontr\u00e9s sur la route ou venant tout juste de franchir la fronti\u00e8re posaient invariablement la m\u00eame question: \u00abO\u00f9 puis-je trouver le poste de police le plus proche?\u00bb Une interrogation surprenante si l\u2019on songe que leur entr\u00e9e sur le territoire hell\u00e9nique est consid\u00e9r\u00e9e comme ill\u00e9gale.<\/p>\n<p>Cela s\u2019explique par une information circulant parmi les voyageurs et qui a son origine sur une m\u00e9prise: les migrants sont persuad\u00e9s que la police leur livrera un permis de s\u00e9jour. Khalil, un jeune afghan qui travaillait comme traducteur pour l\u2019arm\u00e9e am\u00e9ricaine, raconte avoir re\u00e7u ce conseil d\u2019un ami avant de quitter son pays: \u00abQuand tu arrives en Gr\u00e8ce, cherche la police, elle t\u2019am\u00e8nera au camp.\u00bb<\/p>\n<p>Une fois arriv\u00e9s dans les centres de d\u00e9tention, les migrants sont identifi\u00e9s et leurs empreintes digitales enregistr\u00e9es, selon le r\u00e8glement de Dublin II, dans la base de donn\u00e9es Eurodac de Lyon. Au terme de cette proc\u00e9dure, ils obtiennent le fameux <em>white paper<\/em>, un document qui les oblige \u00e0 quitter le pays dans les trente jours.<\/p>\n<p>Alors qu\u2019ils croient que ce papier leur donne la libert\u00e9 de circuler sur le territoire grec durant le m\u00eame d\u00e9lai. \u00abMaintenant nous n\u2019avons plus peur, car la police nous a donn\u00e9 ce papier qui nous permet de rester ici pendant un mois. Nous sommes libres dans ce pays\u00bb, se r\u00e9jouit un Bangladais \u00e0 peine arriv\u00e9 \u00e0 Orestiada.<\/p>\n<p>CHASSE AUX MIGRANTS<\/p>\n<p>Pourtant, malgr\u00e9 le fait que les migrants se rendent spontan\u00e9ment \u00e0 la police, environ 600\u00a0policiers, un nombre inconnu de militaires auxquels s\u2019ajoutent, depuis 2010, quelque 175 gardes-fronti\u00e8re de 26 pays europ\u00e9ens7 (d\u00e9p\u00e9ch\u00e9s par l\u2019UE sur demande de la Gr\u00e8ce) sont d\u00e9ploy\u00e9s sur la ligne de fronti\u00e8re.<\/p>\n<p>\u00abNous arr\u00eatons toutes les personnes que nous trouvons sur le bord de la rivi\u00e8re et nous les transf\u00e9rons dans les centres de d\u00e9tention\u00bb, d\u00e9clare le chef de la police d\u2019Orestiada. Avant de conc\u00e9der: \u00abMais les personnes que nous ne d\u00e9tectons pas viennent seuls vers nous pour se faire arr\u00eater. Si nous n\u2019allons pas les chercher, ils vont arriver tous seuls.\u00bb<\/p>\n<p>Pourquoi, d\u00e8s lors, d\u00e9ployer autant de personnel militaire? Pourquoi d\u00e9penser autant d\u2019argent pour aller chercher des personnes qui viendraient, dans la plupart des cas, de leur plein gr\u00e9? Attendre que les migrants se fassent arr\u00eater reviendrait \u00e0 donner le signal que personne ne fait rien pour lutter contre leur arriv\u00e9e, laissent entendre les professionnels actifs sur la fronti\u00e8re, confirmant ce que la plupart des chercheurs observent.<\/p>\n<p>La paradoxale chasse aux migrants qui se d\u00e9roule depuis 2009 tout au long de la fronti\u00e8re greco-turque serait-elle avant tout un instrument psychologique, comme la construction du mur elle-m\u00eame, et utilis\u00e9e \u00e0 des fins politiques? Une chose est s\u00fbre: le laissez-faire ne serait \u00e0 l\u2019\u00e9vidence pas \u00e9lectoralement payant.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<h6>1. Dany, Fabien. 2011. \u00abUn Mur Aux Confins De l\u2019Union Europ\u00e9enne\u00bb, Carto 6: 27.<\/h6>\n<h6>2. Frontex 2012, Annual Risk Analysis.<br \/>\n<a href=\"http:\/\/migrantsatsea.files.wordpress.com\/2012\/05\/frontex_annual_risk_analysis_2012.pdf\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\"> http:\/\/migrantsatsea.files.wordpress.com\/2012\/05\/frontex_annual_risk_analysis_2012.pdf<\/a><\/h6>\n<h6>3. Alain Salles, 2012. \u00abBrice Hortefeux soutient le projet de mur entre la Gr\u00e8ce et la Turquie.\u00bb Le Monde.fr, 14 mars 2012. <a href=\"http:\/\/www.lemonde.fr\/europe\/article\/2011\/01\/27\/brice-hortefeux-soutient-le-projet-de-mur-entre-la-grece-et-la-turquie_1471514_3214.html\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">http:\/\/www.lemonde.fr\/europe\/article\/2011\/01\/27\/brice-hortefeux-soutient-le-projet-de-mur-entre-la-grece-et-la-turquie_1471514_3214.html<\/a><\/h6>\n<h6>4. Heribert Prantl, 2011. Europ\u00e4ische Fl\u00fcchtlingspolitik: Gestorben an der Hoffnung, dans sueddeutsche.de, 4 ao\u00fbt 2012.<br \/>\n<a href=\"http:\/\/www.sueddeutsche.de\/politik\/europaeische-fluechtlingspolitik-gestorben-an-der-hoffnung-1.1128073\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">http:\/\/www.sueddeutsche.de\/politik\/europaeische-fluechtlingspolitik-gestorben-an-der-hoffnung-1.1128073<\/a><\/h6>\n<h6>5. Wendy Brown, 2009. \u00abSouverainet\u00e9 poreuse, d\u00e9mocratie mur\u00e9e\u00bb, dans La revue des livres, n.12. www.revuedeslivres.fr\/souverainete-poreuse-democratie-muree-wendy-brown\/<\/h6>\n<h6>6. Frank Neisse and Alexandra Novosseloff, 2010. \u00abL\u2019expansion des murs: le reflet d\u2019un monde fragment\u00e9?\u00bb, Politique \u00c9trang\u00e8re, Hiver (4): 731\u2013742.<\/h6>\n<h6>7. Sergio Carrera et Guild Elspeth, 2010. \u00abJoint Operation RABIT 2010\u00bb \u2013 Frontex Assistance to Greece\u2019s Border with Turkey: Revealing the Deficiencies of Europe\u2019s Dublin Asylum System. CEPS \u00abLiberty and Security in Europe\u00bb, Centre for european policy studies, Bruxelles.<\/h6>\n<h6>8. Nicolas Verdan, 2012. <em>Evros: la grande travers\u00e9e vers l\u2019Europe<\/em>, dans L\u2019Hebdo du 24 mai 2012.<\/h6>\n<h6>9. Bialasiewicz, Luiza. 2011. \u00abBorders, Above All?\u00bb, Political Geography 30: 299\u2013300.<\/h6>\n<h6>10. Frank Nordhausen, 2011. Der Graben am Evros, Berliner Zeitung, 31 ao\u00fbt 2012. http:\/\/www.berliner-zeitung.de\/newsticker\/der-graben-am-evros,10917074,10928986.html.<\/h6>\n<h6>11. Helena Smith et Ian Traynor, 2010. Des armes pour contenir les migrants, Rouge Midi. http:\/\/www.rougemidi.org\/spip.php?article5394.<\/h6>\n<h6><\/h6>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Consid\u00e9r\u00e9e comme une passoire, la fronti\u00e8re entre la Gr\u00e8ce et la Turquie sera verrouill\u00e9e sur un trac\u00e9 de 12,5 kilom\u00e8tres. 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