{"id":88338,"date":"2022-11-29T17:01:18","date_gmt":"2022-11-29T16:01:18","guid":{"rendered":"https:\/\/asile.ch\/?p=88338"},"modified":"2024-10-01T15:02:23","modified_gmt":"2024-10-01T13:02:23","slug":"entreprise-romande-la-longue-marche-des-ukrainiens-vers-lemploi","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/asile.ch\/de\/2022\/11\/29\/entreprise-romande-la-longue-marche-des-ukrainiens-vers-lemploi\/","title":{"rendered":"Entreprise romande | La longue marche des Ukrainiens vers l&#8217;emploi"},"content":{"rendered":"<p><span class=\"accroche\">L\u2019acc\u00e8s \u00e0 l\u2019emploi pour les personnes ukrainiennes cherchant refuge en Suisse est frein\u00e9 par plusieurs obstacles. Un article paru dans <em>Entreprise Romande<\/em>, diffus\u00e9 ci-dessous, d\u00e9crit les diff\u00e9rentes raisons pour lesquelles l&rsquo;int\u00e9gration au march\u00e9 du travail leur est difficile. La langue demeure la barri\u00e8re la plus r\u00e9currente car m\u00eame si une partie des ukrainien\u22c5nes parle anglais, il ne s\u2019agit pas de la majorit\u00e9. N&rsquo;arrangeant pas la situation, l\u2019accompagnement \u00e0 l\u2019int\u00e9gration qui leur est d\u00e9di\u00e9 n&rsquo;est que peu financ\u00e9 \u00e9tant donn\u00e9 le caract\u00e8re provisoire et donc temporaire que sous-entend officiellement le statut S. Et pourtant, bon nombre d&rsquo;entre elles et eux poss\u00e8dent des qualit\u00e9s professionnelles actuellement tr\u00e8s recherch\u00e9es dans bien des secteurs.<\/span><\/p>\n\n\n\n<p><em>Nous reproduisons l&rsquo;article ci-dessous avec l&rsquo;accord d'\u00a0\u00bbEntreprise romande\u00a0\u00bb, <a rel=\"noreferrer noopener\" href=\"https:\/\/www.fer-ge.ch\/journaux-et-magazines\" target=\"_blank\">le journal de la FER Gen\u00e8ve <\/a> <\/em><\/p>\n\n\n\n<p><em>R\u00e9dig\u00e9 par <strong>Pierre Cormon<\/strong><\/em> <\/p>\n\n\n<div\n    class=\"c-block--box  is-box--\">\n    <div class=\"c-block--box-inner\">\n        \n\n<h2 class=\"wp-block-heading\">La longue marche des Ukrainiens vers l\u2019emploi<\/h2>\n\n\n\n<p><strong>Les personnes fuyant la guerre en Ukraine jouissent dans l\u2019ensemble d\u2019une bonne formation. Diff\u00e9rents obstacles rendent cependant leur int\u00e9gration sur le march\u00e9 du travail difficile, comme leur manque de connaissance des langues locales.<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>L\u2019arriv\u00e9e en Suisse de personnes fuyant la guerre en Ukraine a suscit\u00e9 la compassion, mais aussi l\u2019int\u00e9r\u00eat d\u2019employeurs. Une partie d\u2019entre elles poss\u00e8de en effet des qualifications professionnelles tr\u00e8s recherch\u00e9es en Suisse, notamment en mati\u00e8re de nouvelles technologies. Quelques mois plus tard, seule une petite minorit\u00e9 des quelque soixante-cinq mille personnes concern\u00e9es a int\u00e9gr\u00e9 le march\u00e9 du travail \u2013 au ao\u00fbt, ils \u00e9taient presque 11%. Les obstacles \u00e0 l\u2019int\u00e9gration au march\u00e9 du travail sont en effet nombreux, et le parcours de l\u2019attribution d\u2019un statut de personne \u00e0 prot\u00e9ger (permis S) est long. Les personnes au b\u00e9n\u00e9fice d\u2019un permis S sont attribu\u00e9es \u00e0 un canton selon une cl\u00e9 de r\u00e9partition proportionnelle \u00e0 la population. Gen\u00e8ve, par exemple, en re\u00e7oit 5,8%, Vaud 9,4%, le Valais 4%, Fribourg 3,8%, Neuch\u00e2tel 2% et le Jura 0,9%. Pour Gen\u00e8ve, cela repr\u00e9sente trois mille sept cent septante-six personnes entre le d\u00e9but de la guerre et d\u00e9but octobre, dont une petite moiti\u00e9 est en \u00e2ge de travailler.<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image alignright size-full is-resized\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" src=\"https:\/\/asile.ch\/wp-content\/uploads\/2022\/11\/campaign-creators-e6n7uoEnYbA-unsplash-scaled.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-88348\" width=\"361\" height=\"240\" srcset=\"https:\/\/asile.ch\/wp-content\/uploads\/2022\/11\/campaign-creators-e6n7uoEnYbA-unsplash-scaled.jpg 2560w, https:\/\/asile.ch\/wp-content\/uploads\/2022\/11\/campaign-creators-e6n7uoEnYbA-unsplash-300x200.jpg 300w, https:\/\/asile.ch\/wp-content\/uploads\/2022\/11\/campaign-creators-e6n7uoEnYbA-unsplash-150x100.jpg 150w\" sizes=\"auto, (max-width: 361px) 100vw, 361px\" \/><figcaption>Campaign Creators sur <a href=\"https:\/\/unsplash.com\/photos\/e6n7uoEnYbA\" target=\"_blank\" rel=\"noreferrer noopener\">Unsplash<\/a><\/figcaption><\/figure>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\">L&rsquo;obstacle linguistique<\/h3>\n\n\n\n<p>Rares sont ceux qui sont en mesure d\u2019int\u00e9grer directement le march\u00e9 du travail. \u00abL\u2019obstacle le plus fr\u00e9quent est la langue\u00bb, explique Ariane Daniel Merkelbach, directrice de l\u2019aide aux migrants \u00e0 l\u2019Hospice g\u00e9n\u00e9ral, \u00e0 Gen\u00e8ve. \u00abLe fran\u00e7ais est souvent indispensable pour trouver un emploi. Parfois, on peut se contenter de l\u2019anglais, mais toutes les personnes venant d\u2019Ukraine ne le parlent pas bien.\u00bb Seul une moiti\u00e9 de celles arriv\u00e9es en Suisse en juillet-ao\u00fbt dit \u00eatre capable de se faire comprendre dans cette langue au moins dans les situations de tous les jours, contre 9% en fran\u00e7ais. Les nouveaux arriv\u00e9s doivent aussi se familiariser avec les r\u00e8gles et les codes du march\u00e9 du travail suisse. Il peut s\u2019agir de la mani\u00e8re de d\u00e9marcher un employeur, de r\u00e9diger un CV, des conditions entourant la pratique de certaines activit\u00e9s. La garde des enfants peut poser probl\u00e8me, de nombreux titulaires de permis S \u00e9tant des femmes avec enfants en bas \u00e2ge, qui peuvent avoir de la peine \u00e0 les faire garder. Enfin, si certains sont tr\u00e8s d\u00e9sireux de se refaire une vie dans leur pays d\u2019accueil, d\u2019autres n\u2019attendent que le moment de rentrer chez eux.<\/p>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\">Accompagnement personnalis\u00e9<\/h3>\n\n\n\n<p>L\u2019Hospice g\u00e9n\u00e9ral fournit un accompagnement personnalis\u00e9 \u00e0 ceux qui le d\u00e9sirent, cependant sans grands moyens. \u00abLa Conf\u00e9d\u00e9ration n\u2019octroie que trois mille francs aux cantons pour financer l\u2019int\u00e9gration des permis S, car ces personnes ne sont pas cens\u00e9es rester\u00bb, rel\u00e8ve Nicolas Roguet, d\u00e9l\u00e9gu\u00e9 \u00e0 l\u2019int\u00e9gration du canton de Gen\u00e8ve. \u00abA titre de comparaison, elle leur octroie un p\u00e9cule de dix-huit mille francs pour qu\u2019ils financent les mesures d\u2019int\u00e9gration des r\u00e9fugi\u00e9s et admis provisoires.\u00bb Le forfait de trois mille francs sert le plus souvent \u00e0 financer des cours de fran\u00e7ais. \u00abOn l\u2019\u00e9puise en trois ou quatre mois\u00bb, rel\u00e8ve Ariane Daniel Merkelbach. Les r\u00e9fugi\u00e9s et admis provisoires (permis F) peuvent b\u00e9n\u00e9ficier pour leur part de cours de langue pendant dix-huit mois, ainsi que de mesures d\u2019int\u00e9gration difficiles \u00e0 financer pour les permis S: bilans de comp\u00e9tences, formations, etc. \u00abOn entend parfois que les permis S sont privil\u00e9gi\u00e9s; c\u2019est donc \u00e0 relativiser\u00bb, observe Nicolas Roguet. <\/p>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\">Hautes \u00e9coles<\/h3>\n\n\n\n<p>Un certain nombre de personnes ayant fui la guerre en&nbsp;Ukraine est orient\u00e9 vers les&nbsp; hautes \u00e9coles. Une dizaine de&nbsp;permis S sont immatricul\u00e9s&nbsp;comme \u00e9tudiants r\u00e9guliers \u00e0&nbsp;l\u2019Universit\u00e9, remplissant toute ses conditions d\u2019admission.&nbsp;Pour les autres, le programme&nbsp;Horizon acad\u00e9mique offre une&nbsp; passerelle vers des \u00e9tudes tertiaires. Il compte une centaine&nbsp;de titulaires de permis S, sur environ quatre cents participants.&nbsp;\u00abNous avons cependant d\u00fb refuser beaucoup de candidats,&nbsp;car les places sont limit\u00e9es\u00bb,&nbsp;explique Mathieu Crettenand,&nbsp; d\u00e9l\u00e9gu\u00e9 \u00e0 l\u2019int\u00e9gration de l\u2019Universit\u00e9 de Gen\u00e8ve. \u00abNous avons privil\u00e9gi\u00e9 ceux qui ne sont pas&nbsp; encore au b\u00e9n\u00e9fice d\u2019une formation compl\u00e8te.\u00bb&nbsp;Tous les permis S en mesure&nbsp;de travailler sont incit\u00e9s \u00e0 s\u2019inscrire aupr\u00e8s de l\u2019Office cantonal de l\u2019emploi. Quelque cent&nbsp;quarante d\u2019entre eux l\u2019ont fait jusqu\u2019\u00e0 pr\u00e9sent, dont nonante-sept le sont encore. \u00abBeaucoup&nbsp;d\u2019entre eux ont des formations&nbsp;sup\u00e9rieures: ing\u00e9nieurs, designers, journalistes, \u00e9conomistes. D\u2019autres sont ouvriers\u00bb, explique Charles Vinzio, directeur de l\u2019Office r\u00e9gional de placement. \u00abDeux tiers sont des femmes.\u00bb Tout demandeur d\u2019emploi est accompagn\u00e9 par un conseiller en personnel. Si la personne n\u2019est pas \u00e0 l\u2019aise en fran\u00e7ais ou en anglais, elle est attribu\u00e9e \u00e0 un conseiller ma\u00eetrisant l\u2019ukrainien. \u00abCe n\u2019est rien d\u2019exceptionnel\u00bb, rel\u00e8ve Charles Vinzio. \u00abNous faisons la m\u00eame chose pour toutes les personnes de langue \u00e9trang\u00e8re.\u00bb<\/p>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\">Business as usual&nbsp;<\/h3>\n\n\n\n<p>A partir de l\u00e0, les d\u00e9tenteurs de permis S sont trait\u00e9s comme les autres demandeurs d\u2019emploi. \u00abPour nous, c\u2019est business as usual\u00bb, r\u00e9sume Fabrice Schoch, directeur du service employeurs. Le conseiller monte un dossier, d\u00e9finit les cibles professionnelles, aide le demandeur dans ses&nbsp;d\u00e9marches et peut, le cas \u00e9ch\u00e9ant, lui assigner un poste. Un bilan est effectu\u00e9 tous les mois. Quant aux employeurs int\u00e9ress\u00e9s par cette main-d\u2019\u0153uvre, ils peuvent s\u2019adresser au service&nbsp;des employeurs (&#x73;&#x65;&#64;e&#x74;&#x61;&#116;&#45;g&#x65;&#x2e;&#99;&#104;). \u00abDe mani\u00e8re g\u00e9n\u00e9rale, les employeurs cherchent des comp\u00e9tences et non des personnes d\u2019une certaine nationalit\u00e9 ou provenance\u00bb, note Fabrice Schoch.&nbsp; <\/p>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\">Conditions de travail  <\/h3>\n\n\n\n<p>Une fois un employeur trouv\u00e9, celui-ci doit d\u00e9poser une demande \u00e0 l\u2019Office cantonal de la population et des migrations. Elle est ensuite examin\u00e9e par la&nbsp; Commission de surveillance du march\u00e9 de l\u2019emploi, un organe dans lequel si\u00e8gent le patronat,&nbsp; les syndicats et l\u2019Etat. Il s\u2019agit de v\u00e9rifier que les conditions de travail en usage dans le canton&nbsp; sont respect\u00e9es. Cent septante quatre demandes avaient \u00e9t\u00e9 pr\u00e9sent\u00e9es&nbsp;au 7 octobre, dont neuf ont \u00e9t\u00e9 refus\u00e9es. \u00abLe motif de refus est syst\u00e9matiquement le non-respect des conditions usuelles de r\u00e9mun\u00e9ration\u00bb, pr\u00e9cise Catherine Santoru, porte-parole de l\u2019Office cantonal de l\u2019inspection et des relations du travail. Les secteurs qui en engagent sont tr\u00e8s divers. Au premier&nbsp;rang se trouvent l\u2019h\u00f4tellerie-restauration, l\u2019\u00e9conomie domestique, la viticulture et le secteur international, mais on trouve \u00e9galement le secteur juridique, celui du nettoyage, la sant\u00e9 ou la finance. Des titulaires de permis S ont&nbsp; notamment trouv\u00e9 un emploi chez Ikea, Biog\u00e4rtnerei Hafliger (AG) ou IBM. D\u2019autres caressent plut\u00f4t le r\u00eave de se&nbsp; mettre \u00e0 leur compte (lire ci-dessous).<\/p>\n\n\n    <\/div>\n<\/div>\n\n\n<div\n    class=\"c-block--box  is-box--\">\n    <div class=\"c-block--box-inner\">\n        \n\n<h2 class=\"wp-block-heading\">\u00abNous voulons aider les Ukrainiens \u00e0 se mettre \u00e0 leur compte\u00bb<\/h2>\n\n\n\n<p>Tout est parti d\u2019un groupe sur la messagerie Telegram, tr\u00e8s pris\u00e9e des Ukrainiens. Dmitro Kovhanich, un Ukrainien r\u00e9sidant \u00e0 B\u00e2le, l\u2019a cr\u00e9\u00e9 en avril pour donner des conseils \u00e0 ses compatriotes arriv\u00e9s dans le pays pour fuir la guerre, et notamment sur la mani\u00e8re de cr\u00e9er une entreprise en Suisse. Parmi les membres, Yuliia Havryliuk, une avocate d\u2019Odessa, arriv\u00e9e le 23 mars et \u00e9tablie \u00e0 Gen\u00e8ve. D\u00e9sireuse de poursuivre ses activit\u00e9s depuis son pays d\u2019accueil, elle est entr\u00e9e en contact avec la communaut\u00e9 des affaires genevoises, s\u2019est renseign\u00e9e sur les r\u00e8gles en vigueur pour la cr\u00e9ation d\u2019entreprises et s\u2019est engag\u00e9e au sein du groupe Telegram. \u00abIl existe un r\u00e9el int\u00e9r\u00eat chez les Ukrainiens pour le lancement d\u2019une activit\u00e9\u00bb, raconte-t-elle. \u00abJ\u2019ai donn\u00e9 une conf\u00e9rence de deux heures sur la mani\u00e8re de cr\u00e9er une entreprise en Suisse, en avril, et elle a \u00e9t\u00e9 suivie de deux heures de questions et r\u00e9ponses. Une participante voulait ouvrir une station de lavage automobile, une autre un restaurant ukrainien.\u00bb<\/p>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\">Conf\u00e9rence<\/h3>\n\n\n\n<p>Une conf\u00e9rence destin\u00e9e \u00e0 trouver des synergies entre entrepreneurs suisses et ukrainiens a \u00e9t\u00e9 organis\u00e9e \u00e0 Lugano en juillet, par l\u2019Union suisse des arts et m\u00e9tiers (USAM) et l\u2019Ukrainian-Swiss Business Association, une organisation visant \u00e0 aider les entrepreneurs ukrainiens. \u00abElle est plus port\u00e9e sur les grandes entreprises, alors que nous aidons les entreprises en d\u00e9marrage\u00bb, explique Yuliia Havryliuk. Invit\u00e9, le groupe Telegram en a profit\u00e9 pour se transformer en association, la Business Community of Ukrainian Entrepreneurs in Switzerland (BCUE). Elle organise maintenant des \u00e9v\u00e9nements gratuits permettant de pr\u00e9senter l\u2019environnement suisse des affaires aux Ukrainiens, avec le soutien de diff\u00e9rents sponsors. <\/p>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\">Diff\u00e9rences<\/h3>\n\n\n\n<p>Les diff\u00e9rences sont en effet nombreuses, notamment au niveau des mentalit\u00e9s. \u00abLes Suisses sont tr\u00e8s ouverts, les informations sont plus facilement partag\u00e9es que chez nous, mais, en revanche, les choses vont beaucoup plus lentement qu\u2019en Ukraine, o\u00f9 on a l\u2019habitude de r\u00e9gler les choses le plus rapidement possible\u00bb, rel\u00e8ve Yuliia Havryliuk. Au niveau l\u00e9gal, ensuite. \u00abIl est beaucoup plus difficile de cr\u00e9er certaines entreprises en Ukraine, car on a besoin de nombreuses autorisations\u00bb, poursuit-elle. En revanche, le f\u00e9d\u00e9ralisme, avec ses vingt-six syst\u00e8mes l\u00e9gaux, n\u2019est pas facile \u00e0 appr\u00e9hender pour les Ukrainiens. Les difficult\u00e9s \u00e0 ouvrir un compte en banque les p\u00e9nalisent \u00e9galement. A terme, l\u2019ambition du BCUE est de se transformer en une esp\u00e8ce de chambre de commerce bilat\u00e9rale, favorisant les contacts et distribuant les informations \u00e0 ses membres. \u00abNous voulons cr\u00e9er des emplois, et pas que pour des Ukrainiens\u00bb, r\u00e9sume Yuliia Havryliuk. \u00abNous voulons aider l\u2019Ukraine, mais aussi contribuer \u00e0 l\u2019\u00e9conomie suisse.\u00bb Beau programme.<\/p>\n\n\n    <\/div>\n<\/div>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>L\u2019acc\u00e8s \u00e0 l\u2019emploi pour les personnes ukrainiennes cherchant refuge en Suisse est frein\u00e9 par plusieurs obstacles. Un article paru dans Entreprise Romande, diffus\u00e9 ci-dessous, d\u00e9crit les diff\u00e9rentes raisons pour lesquelles l&rsquo;int\u00e9gration au march\u00e9 du travail leur est difficile. 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