{"id":9253,"date":"2013-07-08T15:25:20","date_gmt":"2013-07-08T15:25:20","guid":{"rendered":"http:\/\/asile.ch\/wp\/?p=9253"},"modified":"2021-08-26T14:11:09","modified_gmt":"2021-08-26T12:11:09","slug":"irin-les-10-crises-de-refugies-les-plus-negligees","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/asile.ch\/de\/2013\/07\/08\/irin-les-10-crises-de-refugies-les-plus-negligees\/","title":{"rendered":"IRIN | Les 10 crises de r\u00e9fugi\u00e9s les plus n\u00e9glig\u00e9es"},"content":{"rendered":"<h3>JOHANNESBOURG, 26 novembre 2012 (IRIN) &#8211; Les crises de r\u00e9fugi\u00e9s semblent commencer et se terminer. En 2011, tous les yeux \u00e9taient tourn\u00e9s vers le complexe de r\u00e9fugi\u00e9s de Dadaab, dans le nord du Kenya, alors qu\u2019il accueillait des centaines de milliers de Somaliens qui fuyaient la famine et le conflit. Cette ann\u00e9e, c\u2019est l\u2019exode des r\u00e9fugi\u00e9s syriens qui a attir\u00e9 l\u2019attention du public, m\u00eame si la majorit\u00e9 des Somaliens qui sont arriv\u00e9s \u00e0 Dadaab l\u2019an dernier y sont toujours.<\/h3>\n<p>En r\u00e9alit\u00e9, la plupart des crises de r\u00e9fugi\u00e9s et de d\u00e9plac\u00e9s se poursuivent longtemps apr\u00e8s que l\u2019attention du public et l\u2019int\u00e9r\u00eat des bailleurs de fonds se sont affaiblis, et d\u2019autres ne sont jamais m\u00e9diatis\u00e9es. Dans ce contexte, le Haut Commissariat des Nations Unies pour les r\u00e9fugi\u00e9s (UNHCR) et les organisations d\u2019aide humanitaire h\u00e9ritent souvent de la difficile t\u00e2che de venir en aide \u00e0 de vastes populations de r\u00e9fugi\u00e9s, de migrants forc\u00e9s et de personnes d\u00e9plac\u00e9es \u00e0 l\u2019int\u00e9rieur de leur propre pays (PDIP) sans b\u00e9n\u00e9ficier d\u2019un financement, d\u2019une volont\u00e9 politique ou d\u2019un soutien suffisant de la part de la communaut\u00e9 internationale.<\/p>\n<p>IRIN a examin\u00e9 certaines des crises de r\u00e9fugi\u00e9s et de d\u00e9plac\u00e9s les plus n\u00e9glig\u00e9es au monde. Voir les analyses publi\u00e9es sur leur site internet en novembre 2012, en cliquant <a href=\"http:\/\/www.irinnews.org\/fr\/report\/96888\/migration-les-10-crises-de-r%C3%A9fugi%C3%A9s-les-plus-n%C3%A9glig%C3%A9es\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">hier<\/a>.<\/p>\n<p><strong><div class=\"c-block--box c-block--default\"><div class=\"c-block--box-inner\"><\/strong><\/p>\n<p><strong>1. Les r\u00e9fugi\u00e9s soudanais au Tchad :<\/strong> Pr\u00e8s d\u2019une d\u00e9cennie de conflit dans la r\u00e9gion occidentale soudanaise du Darfour a entra\u00een\u00e9 le d\u00e9placement de quelque 1,8 million de Soudanais. Plus de 264 000 d\u2019entre eux ont fui au Tchad voisin, o\u00f9 ils vivent toujours dans 12 camps situ\u00e9s le long de la fronti\u00e8re orientale avec le Soudan. Le Tchad est l\u2019un des pays les plus pauvres au monde, selon le <a href=\"http:\/\/www.unhcr.org\/pages\/49e45c226.html\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\"><abbr class='c2c-text-hover' title='Hoher Fl\u00fcchtlingskommissar der Vereinten Nationen'>HCR<\/abbr><\/a>, et l\u2019environnement de travail est \u00ab extr\u00eamement difficile \u00bb en raison du manque d\u2019infrastructures et de ressources naturelles de la r\u00e9gion. <a href=\"http:\/\/www.irinnews.org\/Report\/95863\/SUDAN-CHAD-The-strains-of-long-term-displacement\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">Les femmes qui vivent dans les camps<\/a> racontent qu\u2019elles doivent parfois marcher pendant toute une journ\u00e9e pour trouver du bois de chauffage. Par ailleurs, le manque d\u2019acc\u00e8s aux terres arables a rendu les r\u00e9fugi\u00e9s presque totalement d\u00e9pendants de l\u2019aide humanitaire pour satisfaire leurs besoins essentiels. Les accords de paix qui ont \u00e9t\u00e9 conclus par le pass\u00e9 entre les rebelles du Darfour et le gouvernement soudanais n\u2019ont pas r\u00e9ussi \u00e0 calmer l\u2019instabilit\u00e9 de la r\u00e9gion, ce qui explique la r\u00e9ticence des r\u00e9fugi\u00e9s \u00e0 rentrer chez eux. Les travailleurs humanitaires estiment par ailleurs que la nature prolong\u00e9e de la crise a provoqu\u00e9 la lassitude des bailleurs de fonds.<\/p>\n<p><strong>2. Les r\u00e9fugi\u00e9s \u00e9rythr\u00e9ens dans l\u2019est du Soudan :<\/strong> Les r\u00e9fugi\u00e9s \u00e9rythr\u00e9ens install\u00e9s dans l\u2019est du Soudan ont quitt\u00e9 leur pays pour fuir les combats de la guerre d\u2019ind\u00e9pendance contre l\u2019\u00c9thiopie, dans les ann\u00e9es 1960 et, plus r\u00e9cemment, pour \u00e9chapper \u00e0 la politique \u00e9rythr\u00e9enne de conscription militaire illimit\u00e9e. \u00c0 l\u2019heure actuelle, environ 66 000 \u00c9rythr\u00e9ens vivent dans des camps de r\u00e9fugi\u00e9s dans les \u00c9tats de Gedaref, de Kassala et de la mer Rouge, qui sont parmi les plus pauvres du Soudan, et 1 600 autres traversent la fronti\u00e8re chaque mois. Les nouveaux arrivants sont nombreux \u00e0 consid\u00e9rer le Soudan comme un pays de transit et \u00e0 poursuivre leur chemin vers le nord dans le but d\u2019atteindre l\u2019Europe ou Isra\u00ebl. Ils sont d\u00e8s lors souvent la cible des passeurs et des trafiquants d\u2019\u00eatres humains. Ceux qui restent au Soudan ne peuvent l\u00e9galement poss\u00e9der des terres ou des biens et <a href=\"http:\/\/www.irinnews.org\/fr\/Report\/93135\/ERYTHR%C3%89E-SOUDAN-La-lutte-des-r%C3%A9fugi%C3%A9s-pour-une-vie-meilleure\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">ont de la difficult\u00e9 \u00e0 trouver du travail<\/a> dans le secteur formel. En 2002, le statut de r\u00e9fugi\u00e9 de ceux qui avaient fui la guerre d\u2019ind\u00e9pendance et le conflit qui a suivi entre l\u2019\u00c9thiopie et l\u2019\u00c9rythr\u00e9e a \u00e9t\u00e9 r\u00e9voqu\u00e9, mais les rapatriements ont cess\u00e9 en 2004 lorsque le pays a \u00e9t\u00e9 vivement critiqu\u00e9 par la communaut\u00e9 internationale pour son bilan en mati\u00e8re de respect des droits de l\u2019homme.<\/p>\n<p><strong>3. Les r\u00e9fugi\u00e9s soudanais au Soudan du Sud :<\/strong> Au cours des 18 derniers mois, environ 170 000 personnes ont fui le conflit qui oppose les forces du gouvernement soudanais et l\u2019Arm\u00e9e populaire de lib\u00e9ration du Soudan (SPLA-branche nord) dans les \u00c9tats soudanais du Nil bleu et du Kordofan du Sud, et qui d\u00e9borde dans les \u00c9tats sud-soudanais du Nil sup\u00e9rieur et d\u2019Unity. Les organisations d\u2019aide humanitaire se pr\u00e9parent \u00e0 un nouvel afflux de r\u00e9fugi\u00e9s \u00e0 la fin de la saison des pluies, lorsque les routes seront de nouveau praticables. Les <a href=\"http:\/\/reliefweb.int\/report\/south-sudan-republic\/refugee-numbers-swell-disease-puts-pressure-relief-efforts\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">travailleurs humanitaires<\/a> craignent que le nombre croissant de r\u00e9fugi\u00e9s, les inondations et les maladies n\u2019aggravent la crise et le HCR lance un appel urgent pour r\u00e9unir 20 millions de dollars suppl\u00e9mentaires afin de r\u00e9pondre aux besoins essentiels des populations des camps. Le mauvais \u00e9tat des infrastructures au Soudan du Sud rend \u00e0 la fois difficile et on\u00e9reuse la <a href=\"http:\/\/www.irinnews.org\/Report\/95693\/SUDAN-SOUTH-SUDAN-Aid-to-refugees-quot-race-against-time-quot\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">fourniture d\u2019une aide d\u2019urgence<\/a>.<\/p>\n<p><strong>4. Les PDIP dans l\u2019est de la R\u00e9publique d\u00e9mocratique du Congo (RDC) :<\/strong> Les d\u00e9fections de l\u2019arm\u00e9e congolaise, qui ont donn\u00e9 lieu \u00e0 la cr\u00e9ation du groupe arm\u00e9 <a href=\"http:\/\/www.irinnews.org\/fr\/Report\/95882\/Briefing-Crise-au-Nord-Kivu\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">M23<\/a>, ont entra\u00een\u00e9 une r\u00e9surgence de la violence dans la province du Nord-Kivu au cours des six derniers mois. Selon le Bureau de la coordination des affaires humanitaires des Nations Unies (OCHA), plus de 260 000 personnes ont \u00e9t\u00e9 <a href=\"http:\/\/reliefweb.int\/sites\/reliefweb.int\/files\/resources\/full%20report_164.pdf\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">d\u00e9plac\u00e9es<\/a> \u00e0 l\u2019int\u00e9rieur du pays jusqu\u2019\u00e0 pr\u00e9sent et 68 000 autres ont fui en Ouganda et au Rwanda voisins. Les PDIP vivent dans quelques dizaines de camps de fortune r\u00e9partis dans l\u2019ensemble de la province. Les organisations d\u2019aide humanitaire leur fournissent abri, protection, vivres et soins de sant\u00e9 en d\u00e9pit d\u2019une grave p\u00e9nurie de financement et d\u2019attaques r\u00e9currentes \u00e0 l\u2019encontre des travailleurs humanitaires. Le nouvel afflux de PDIP vient s\u2019ajouter au 1,7 million de personnes d\u00e9j\u00e0 d\u00e9plac\u00e9es dans le pays, selon le HCR.<\/p>\n<p><strong>5. Les r\u00e9fugi\u00e9s Rohingyas au Bangladesh :<\/strong> Les Rohingyas, une minorit\u00e9 ethnique musulmane originaire de l\u2019\u00c9tat de Rakhine, dans l\u2019ouest du Myanmar, sont victimes de mauvais traitements et d\u2019une discrimination syst\u00e9mique depuis 50 ans. Ils se sont m\u00eame vus priv\u00e9s de leur citoyennet\u00e9 par une loi pass\u00e9e en 1982. Au cours des 50 derni\u00e8res ann\u00e9es, des milliers d\u2019entre eux ont fui le pays, la vaste majorit\u00e9 pour le Bangladesh. Le HCR n\u2019a as \u00e9t\u00e9 autoris\u00e9 \u00e0 enregistrer les nouvelles arriv\u00e9es depuis la mi-1992, mais il estime que plus de 200 000 Rohingyas vivent dans le sud-est du pays. Seulement 30 000 d\u2019entre eux sont enregistr\u00e9s et vivent dans l\u2019un des deux camps g\u00e9r\u00e9s par le gouvernement dans le district de Cox\u2019s Bazar, o\u00f9 ils b\u00e9n\u00e9ficient de l\u2019aide du HCR. Les organisations internationales, incluant le HCR, se sont vu <a href=\"http:\/\/www.irinnews.org\/Report\/96021\/BANGLADESH-Reactions-to-Rohingya-service-ban\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">interdire<\/a> par le gouvernement bangladais de venir en aide aux r\u00e9fugi\u00e9s qui ne sont pas officiellement enregistr\u00e9s, dont la plupart vivent en p\u00e9riph\u00e9rie des camps du gouvernement. Officieusement, plusieurs organisations non gouvernementales (ONG) internationales offrent des services \u00e0 ces r\u00e9fugi\u00e9s, mais on ignore jusqu\u2019\u00e0 quand elles seront autoris\u00e9es \u00e0 le faire.<\/p>\n<div><a href=\"http:\/\/www.irinnews.org\/Photo\/Details\/201210031003370678\/De-jeunes-r%C3%A9fugi%C3%A9s-maliens-dans-le-camp-de-Mentao-au-Burkina-Faso\"><img decoding=\"async\" alt=\"\" src=\"http:\/\/www.irinnews.org\/photo\/Download.aspx?Source=Report&amp;Year=2012&amp;ImageID=201210031003370678&amp;width=490\" \/><\/a><\/p>\n<div>Photo: <a href=\"http:\/\/www.irinnews.org\/photo\/\">Marc-Andr\u00e9 Boisvert\/IRIN<\/a><\/div>\n<div>De jeunes r\u00e9fugi\u00e9s maliens dans le camp de Mentao, au Burkina Faso<\/div>\n<\/div>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>6. Les r\u00e9fugi\u00e9s tamouls en Inde :<\/strong> Plus de trois ans apr\u00e8s la fin de la longue guerre civile qui a s\u00e9vi au Sri Lanka, plus de 100 000 Sri Lankais tamouls vivent toujours dans l\u2019\u00c9tat indien m\u00e9ridional du Tamil Nadu, dont 68 000 dans 112 camps g\u00e9r\u00e9s par le gouvernement. La plus importante vague de r\u00e9fugi\u00e9s est arriv\u00e9e dans les camps entre 1983 et 1987, et nombre d\u2019entre eux sont rest\u00e9s et ont eu des enfants. On estime en effet que plus de la moiti\u00e9 de la population de r\u00e9fugi\u00e9s actuelle est n\u00e9e en Inde et ne sait pas grand-chose de la vie au Sri Lanka. Le HCR n\u2019a pas acc\u00e8s aux camps, mais quatre ONG sont pr\u00e9sentes pour offrir des services aux r\u00e9fugi\u00e9s. Depuis la fin de la guerre, seuls 5 000 d\u2019entre eux ont officiellement \u00e9t\u00e9 rapatri\u00e9s au Sri Lanka avec l\u2019aide du HCR. La grande majorit\u00e9 \u00e9prouve encore une certaine <a href=\"http:\/\/www.irinnews.org\/Report\/96233\/SRI-LANKA-Refugees-in-India-reluctant-to-return\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">r\u00e9ticence \u00e0 y retourner<\/a> en raison des rumeurs faisant \u00e9tat de violations des droits de l\u2019homme et du manque d\u2019opportunit\u00e9s d\u2019emploi.<\/p>\n<p><strong>7. Les r\u00e9fugi\u00e9s afghans en Iran :<\/strong> L\u2019Afghanistan est \u00e0 l\u2019origine de l\u2019une des plus importantes et des plus longues crises de r\u00e9fugi\u00e9s au monde. Les Afghans ont \u00e9t\u00e9 nombreux \u00e0 fuir le pays \u00e0 la suite de l\u2019invasion sovi\u00e9tique de 1979, durant le r\u00e9gime taliban dans les ann\u00e9es 1990 et, finalement, pendant le conflit de la derni\u00e8re d\u00e9cennie entre les insurg\u00e9s talibans et les forces de la coalition dirig\u00e9e par les \u00c9tats-Unis. Si on a beaucoup \u00e9crit au sujet des 2,7 millions de r\u00e9fugi\u00e9s afghans au Pakistan, la pr\u00e9sence de quelque 900 000 r\u00e9fugi\u00e9s enregistr\u00e9s et de 1,4 million d\u2019Afghans non enregistr\u00e9s en Iran voisin n\u2019a pas re\u00e7u la m\u00eame attention. La plupart d\u2019entre eux vivent dans des zones urbaines et leurs enfants sont exclus du syst\u00e8me \u00e9ducatif r\u00e9gulier. Le r\u00e9gime actuel a par ailleurs exacerb\u00e9 l\u2019intol\u00e9rance des populations des villes envers les r\u00e9fugi\u00e9s. Les promesses de naturalisation de certains d\u2019entre eux sont rest\u00e9es lettre morte, et ils sont souvent les victimes de <a href=\"http:\/\/www.irinnews.org\/InDepthMain.aspx?indepthid=95&amp;reportid=94958\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">renvois de masse<\/a>. Les experts croient qu\u2019un retour massif forc\u00e9 en Afghanistan pourrait d\u00e9stabiliser encore davantage le pays, dont la capacit\u00e9 \u00e0 fournir emplois, services essentiels et protection aux personnes retourn\u00e9es est limit\u00e9e.<\/p>\n<p><strong>8. Les r\u00e9fugi\u00e9s de la Corne de l\u2019Afrique au Y\u00e9men :<\/strong> Le Y\u00e9men a longtemps \u00e9t\u00e9 un pays de transit pour les migrants qui tentaient d\u2019atteindre l\u2019Arabie saoudite dans le but d\u2019y trouver du travail. Depuis 2006 toutefois, le pays accueille aussi un nombre croissant de r\u00e9fugi\u00e9s somaliens, \u00e9thiopiens et \u00e9rythr\u00e9ens. Malgr\u00e9 le conflit, la pauvret\u00e9 et une certaine x\u00e9nophobie, 103 000 r\u00e9fugi\u00e9s et migrants \u2013 un chiffre record \u2013 ont afflu\u00e9 au Y\u00e9men en 2011, faisant passer le nombre total de r\u00e9fugi\u00e9s enregistr\u00e9s \u00e0 230 000, en plus des quelque 500 000 migrants. Leur pr\u00e9sence a \u00e9t\u00e9 largement \u00e9clips\u00e9e par le soul\u00e8vement et la crise politique survenus l\u2019an dernier, qui ont entra\u00een\u00e9 le d\u00e9placement de centaines de milliers de Y\u00e9m\u00e9nites et contribu\u00e9 \u00e0 l\u2019accroissement de la pauvret\u00e9 dans un pays qui \u00e9tait d\u00e9j\u00e0 le plus pauvre de la r\u00e9gion. Les r\u00e9fugi\u00e9s qui vivent dans les milieux urbains doivent <a href=\"http:\/\/www.irinnews.org\/Report\/95907\/YEMEN-Water-fights-spark-concern-over-refugee-influx\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">faire concurrence aux populations locales<\/a> pour les rares emplois disponibles et les ressources limit\u00e9es, une situation qui a aggrav\u00e9 les <a href=\"http:\/\/www.irinnews.org\/fr\/Report\/94177\/Analyse-Les-migrants-confront%C3%A9s-%C3%A0-de-nouveaux-d%C3%A9fis-au-Y%C3%A9men\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">tensions<\/a> et accru la vuln\u00e9rabilit\u00e9 de nombreux r\u00e9fugi\u00e9s. Une p\u00e9nurie de financement d\u2019environ 30 millions de dollars a contraint le HCR \u00e0 limiter son aide.<\/p>\n<p><strong>9. Les PDIP et les r\u00e9fugi\u00e9s maliens dans les pays voisins :<\/strong> La prise de contr\u00f4le du nord du Mali orchestr\u00e9e en avril par les rebelles touaregs, qui ont rapidement \u00e9t\u00e9 supplant\u00e9s par les groupes islamistes, a pouss\u00e9 quelque 34 977 Maliens \u00e0 fuir au Burkina Faso, 108 942 en Mauritanie et 58 312 au Niger. Quelque 118 000 Maliens ont \u00e9t\u00e9 d\u00e9plac\u00e9s \u00e0 l\u2019int\u00e9rieur de leur propre pays, dont 35 300 dans le Nord, soit dans les r\u00e9gions de Kidal, de Gao et de Tombouctou. Le HCR doit composer avec de graves p\u00e9nuries de financement au Mali et dans chacun des pays h\u00f4tes, et l\u2019ins\u00e9curit\u00e9 croissante limite l\u2019acc\u00e8s humanitaire aux populations qui ont besoin de protection. Pour les gouvernements des pays h\u00f4tes et les organisations d\u2019aide humanitaire, l\u2019afflux de r\u00e9fugi\u00e9s vient aggraver la crise alimentaire et des moyens de subsistance qui affectait d\u00e9j\u00e0 la r\u00e9gion du Sahel. L\u2019<a href=\"http:\/\/www.irinnews.org\/fr\/Report\/96441\/Analyse-Vers-une-intervention-militaire-au-Mali\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">intervention<\/a> de la Communaut\u00e9 \u00e9conomique des \u00c9tats de l\u2019Afrique de l\u2019Ouest (CEDEAO), si elle a lieu, risque de faire augmenter encore davantage les populations de r\u00e9fugi\u00e9s.<\/p>\n<p><strong>10. Les PDIP en Colombie :<\/strong> Depuis le d\u00e9but du conflit entre le gouvernement colombien et les gu\u00e9rillas arm\u00e9es marxistes au milieu des ann\u00e9es 1960, la menace de la violence a pouss\u00e9 des millions de personnes \u00e0 abandonner leur foyer. Les populations indig\u00e8nes et afro-colombiennes des r\u00e9gions rurales et isol\u00e9es ont \u00e9t\u00e9 particuli\u00e8rement affect\u00e9es. Le gouvernement estime \u00e0 3,6 millions le nombre de PDIP, mais plusieurs ONG font remarquer que de nombreux d\u00e9plac\u00e9s n\u2019ont pas \u00e9t\u00e9 officiellement enregistr\u00e9s et que le chiffre est probablement plus proche de 5 millions. La plupart d\u2019entre eux vivent en p\u00e9riph\u00e9rie des villes colombiennes. Ils ont souvent de la difficult\u00e9 \u00e0 s\u2019adapter \u00e0 la vie urbaine et sont r\u00e9guli\u00e8rement victimes de <a href=\"http:\/\/www.plusnews.org\/Report\/81645\/COLOMBIA-Potential-AIDS-fallout-from-armed-conflict\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">Diskriminierung<\/a> dans leur recherche d\u2019emplois et d\u2019opportunit\u00e9s. Nombre d\u2019entre eux n\u2019ont pas <a href=\"http:\/\/www.unric.org\/en\/colombia\/27002-a-refugee-in-their-own-country-the-fate-of-the-colombian-idps-\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">acc\u00e8s aux soins de sant\u00e9 publics<\/a> parce qu\u2019ils n\u2019ont pas de documents d\u2019identit\u00e9. Malgr\u00e9 les r\u00e9cents pourparlers de paix entre le gouvernement et les gu\u00e9rillas, la plupart des PDIP ne peuvent pas rentrer chez eux en toute s\u00e9curit\u00e9. Dans ce contexte, l\u2019am\u00e9lioration de l\u2019int\u00e9gration dans les communaut\u00e9s h\u00f4tes est devenue une priorit\u00e9.<\/p>\n<p><strong><\/div><\/div> <\/strong><\/p>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Les crises de r\u00e9fugi\u00e9s semblent commencer et se terminer. En 2011, tous les yeux \u00e9taient tourn\u00e9s vers le complexe de r\u00e9fugi\u00e9s de Dadaab, dans le nord du Kenya, alors qu\u2019il accueillait des centaines de milliers de Somaliens qui fuyaient la famine et le conflit. Cette ann\u00e9e, c\u2019est l\u2019exode des r\u00e9fugi\u00e9s syriens qui a attir\u00e9 l\u2019attention du public, m\u00eame si la majorit\u00e9 des Somaliens qui sont arriv\u00e9s \u00e0 Dadaab l\u2019an dernier y sont toujours.<\/p>","protected":false},"author":2,"featured_media":0,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_acf_changed":false,"footnotes":""},"categories":[155,162],"tags":[1159],"ve_numero":[],"pays":[],"ve_type":[1073],"ve_action":[1050],"class_list":["post-9253","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-documentation","category-publications","tag-documentation","ve_type-rapport-recherche","ve_action-documentation"],"acf":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/asile.ch\/de\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/9253","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/asile.ch\/de\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/asile.ch\/de\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/asile.ch\/de\/wp-json\/wp\/v2\/users\/2"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/asile.ch\/de\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=9253"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/asile.ch\/de\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/9253\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/asile.ch\/de\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=9253"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/asile.ch\/de\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=9253"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/asile.ch\/de\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=9253"},{"taxonomy":"ve_numero","embeddable":true,"href":"https:\/\/asile.ch\/de\/wp-json\/wp\/v2\/ve_numero?post=9253"},{"taxonomy":"pays","embeddable":true,"href":"https:\/\/asile.ch\/de\/wp-json\/wp\/v2\/pays?post=9253"},{"taxonomy":"ve_type","embeddable":true,"href":"https:\/\/asile.ch\/de\/wp-json\/wp\/v2\/ve_type?post=9253"},{"taxonomy":"ve_action","embeddable":true,"href":"https:\/\/asile.ch\/de\/wp-json\/wp\/v2\/ve_action?post=9253"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}