{"id":10313,"date":"2013-08-26T07:04:22","date_gmt":"2013-08-26T07:04:22","guid":{"rendered":"http:\/\/asile.ch\/wp\/?p=10313"},"modified":"2021-08-26T14:10:13","modified_gmt":"2021-08-26T12:10:13","slug":"amnesty-refugies-palestiniens-en-jordanie","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/asile.ch\/en\/2013\/08\/26\/amnesty-refugies-palestiniens-en-jordanie\/","title":{"rendered":"Amnesty | R\u00e9fugi\u00e9s palestiniens en Jordanie"},"content":{"rendered":"<h2>\u00ab\u00a0Un chien a plus de libert\u00e9 que nous\u00a0\u00bb<\/h2>\n<h3><strong> Neil Sammonds, chercheur sur la Syrie pour Amnesty International a rencontr\u00e9 les r\u00e9fugi\u00e9s Palestiniens de Syrie dans le camp de Cyber City. Il explique les discriminations qu\u2019ils subissent de la part des autorit\u00e9s jordaniennes. <\/strong><\/h3>\n<p><em><strong>Article publi\u00e9 sur le site de Amnesty International, le 12 ao\u00fbt 2013. Cliquez <a href=\"http:\/\/www.amnesty.fr\/AI-en-action\/Personnes-deracinees\/Refugies-dans-le-monde\/Actualites\/Jordanie-la-dure-vie-des-refugies-palestiniens-9148\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">here<\/a> pour lire l&rsquo;article original.<\/strong><\/em><\/p>\n<figure id=\"attachment_10315\" aria-describedby=\"caption-attachment-10315\" style=\"width: 300px\" class=\"wp-caption alignright\"><a href=\"http:\/\/data.unhcr.org\/syrianrefugees\/settlement.php?id=208&amp;country=107&amp;region=74\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"size-medium wp-image-10315\" src=\"http:\/\/asile.ch\/wp-content\/uploads\/2013\/08\/cyber-city-300x210.jpg\" alt=\"cyber city\" width=\"300\" height=\"210\" srcset=\"https:\/\/asile.ch\/wp-content\/uploads\/2013\/08\/cyber-city-300x210.jpg 300w, https:\/\/asile.ch\/wp-content\/uploads\/2013\/08\/cyber-city-150x105.jpg 150w, https:\/\/asile.ch\/wp-content\/uploads\/2013\/08\/cyber-city.jpg 931w\" sizes=\"auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px\" \/><\/a><figcaption id=\"caption-attachment-10315\" class=\"wp-caption-text\">Source: UNHCR, 2013<\/figcaption><\/figure>\n<div class=\"c-block--box c-block--default\"><div class=\"c-block--box-inner\"><\/p>\n<p>Cyber City est un <a href=\"http:\/\/data.unhcr.org\/syrianrefugees\/settlement.php?id=208&amp;country=107&amp;region=74\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">camp<\/a> insolite situ\u00e9 dans le nord de la Jordanie. Au d\u00e9part pr\u00e9vu pour des travailleurs migrants, il accueille aujourd\u2019hui quelque 500 r\u00e9fugi\u00e9s qui ont tous fui la Syrie (<em>cliquez sur l&rsquo;image ci-contre pour lire des informations plus d\u00e9taill\u00e9es sur le camp<\/em>).<\/p>\n<h3>Les r\u00e9fugi\u00e9s palestiniens ne sont pas \u00e9pargn\u00e9s par la guerre en Syrie<\/h3>\n<p>Les Palestiniens sont durement touch\u00e9s par les violences en Syrie. Pr\u00e8s de la moiti\u00e9 des quelque 500 000 r\u00e9fugi\u00e9s palestiniens que compte la Syrie ont \u00e9t\u00e9 d\u00e9plac\u00e9s. De violents combats se sont d\u00e9roul\u00e9s dans les camps de r\u00e9fugi\u00e9s et d\u2019autres lieux o\u00f9 ils vivaient, dont le camp de Deraa et les quartiers de Yarmouk et de Sayyida Zaynab \u00e0 Damas.<\/p>\n<p>Environ 6 000 personnes ont \u00e9t\u00e9 oblig\u00e9es de quitter le camp d\u2019Ein al Tal, \u00e0 Alep, en avril 2013. D\u2019apr\u00e8s les informations re\u00e7ues, le camp de Sbeineh, \u00e0 Damas, a \u00e9t\u00e9 touch\u00e9 en mai 2013 par un missile sol-sol, qui a fait au moins cinq morts. Au moins cinq autres r\u00e9fugi\u00e9s, dont deux enfants et deux femmes, ont \u00e9galement \u00e9t\u00e9 tu\u00e9s par des obus de mortier tir\u00e9s sur le camp de Khan Eshieh, \u00e0 Damas, en juin 2013.<\/p>\n<h3>Les autorit\u00e9s jordaniennes ferment leur fronti\u00e8re aux r\u00e9fugi\u00e9s palestiniens.<\/h3>\n<p>Des centaines voire des milliers de r\u00e9fugi\u00e9s palestiniens qui fuient les violences en Syrie auraient \u00e9t\u00e9 refoul\u00e9s \u00e0 la fronti\u00e8re jordanienne en raison de leur origine, en violation du droit international.<\/p>\n<p>La Jordanie accueille un demi-million environ de personnes venues de Syrie, mais refuse g\u00e9n\u00e9ralement d\u2019admettre sur son territoire les r\u00e9fugi\u00e9s palestiniens et irakiens, les hommes voyageant seuls ou les sans papiers. \u00c0 la lumi\u00e8re des violations des droits humains et des violences g\u00e9n\u00e9ralis\u00e9es dont la Syrie est le th\u00e9\u00e2tre, toutes les personnes qui fuient le conflit devraient \u00eatre autoris\u00e9es \u00e0 chercher refuge, sans discrimination aucune.<\/p>\n<p>Sur les quelque 7 000 Palestiniens qui sont parvenus \u00e0 rejoindre la Jordanie, soit avant que le pays ne leur interdise l\u2019acc\u00e8s \u00e0 son territoire l\u2019ann\u00e9e derni\u00e8re, soit \u00e0 l\u2019aide de faux papiers, une partie ont \u00e9t\u00e9 reconduits par la force \u00e0 la fronti\u00e8re, l\u00e0 encore en violation du droit international.<\/p>\n<p>Certaines de ces tentatives de refoulement auraient \u00e9chou\u00e9 gr\u00e2ce \u00e0 l\u2019intervention de la communaut\u00e9 internationale et \u00e0 la mobilisation des habitants de Cyber City.<\/p>\n<h3>Etre r\u00e9fugi\u00e9 palestinien en Jordanie : un statut tr\u00e8s particulier \u2026<\/h3>\n<p>Alors que les Palestiniens \u00e9taient majoritaires \u00e0 Cyber City, leur nombre semble diminuer, car beaucoup ne supportent plus les conditions de vie dans le camp et sont retourn\u00e9s dans la zone de conflit.<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0<em>Je pr\u00e9f\u00e8re retourner en Syrie et y mourir avec un peu de dignit\u00e9, plut\u00f4t que de vivre ici sans aucune dignit\u00e9\u00a0<\/em>\u00bb, affirment nombre d\u2019entre eux.<\/p>\n<p>Officiellement, il est interdit aux Palestiniens de quitter Cyber City. Ils sont parfois autoris\u00e9s officieusement \u00e0 rendre visite \u00e0 des proches dans d&rsquo;autres villes, mais en r\u00e8gle g\u00e9n\u00e9rale ils ne peuvent pas quitter le b\u00e2timent ou ses proches environs.<\/p>\n<p>De telles conditions s\u2019apparentent \u00e0 une d\u00e9tention arbitraire. \u00ab\u00a0<em>Je suis d\u00e9sol\u00e9, mais un chien est plus libre de ses mouvements que nous\u00a0<\/em>\u00bb, d\u00e9clare avec beaucoup d\u2019\u00e9nervement Ali, qui habite Cyber City depuis plus d\u2019un an.<\/p>\n<p>M\u00eame si les Syriens et les Palestiniens de Syrie sont conscients d\u2019\u00eatre en s\u00e9curit\u00e9 en Jordanie, ils ont du mal \u00e0 survivre. Chaque r\u00e9sident de Cyber City a droit \u00e0 un ticket de rationnement mensuel d\u2019une valeur de 24 dinars jordaniens (environ 34 USD), qu\u2019il peut \u00e9changer contre de la nourriture dans une petite boutique \u00e0 proximit\u00e9 du camp. Cela repr\u00e9sente 0,80 dinar par jour. Une conserve de thon de 160 g co\u00fbte plus que cette somme.<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0<em>La situation ici est bien pire pour les Palestiniens que pour les Syriens<\/em>, explique Ziad. <em>D\u2019abord, ils peuvent quitter le camp alors que nous n\u2019y sommes pas autoris\u00e9s. Ensuite, lorsqu\u2019ils sortent, ils peuvent aller voir des organismes caritatifs et montrer leur carte de r\u00e9fugi\u00e9 du <abbr class='c2c-text-hover' title='United Nations High Commissioner for Refugees'>HCR<\/abbr> pour obtenir une aide suppl\u00e9mentaire<\/em>.\u00a0\u00bb Les Palestiniens ne disposent pas de cette carte, car ils d\u00e9pendent de l\u2019Office de secours et de travaux des Nations unies pour les r\u00e9fugi\u00e9s de Palestine dans le Proche-Orient, alors qu\u2019ils devraient b\u00e9n\u00e9ficier des m\u00eames services que les Syriens.<\/p>\n<p><strong>Pour des raisons de s\u00e9curit\u00e9, certains noms ont \u00e9t\u00e9 modifi\u00e9s.<\/strong><\/p>\n<p><\/div><\/div>\n<p>&nbsp;<\/p>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Neil Sammonds, chercheur sur la Syrie pour Amnesty International a rencontr\u00e9 les r\u00e9fugi\u00e9s Palestiniens de Syrie dans le camp de Cyber City. 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