{"id":14033,"date":"2014-02-11T14:00:05","date_gmt":"2014-02-11T14:00:05","guid":{"rendered":"http:\/\/asile.ch\/wp\/?p=14033"},"modified":"2021-08-26T14:08:29","modified_gmt":"2021-08-26T12:08:29","slug":"osservatorio-balcani-e-caucaso-les-refugies-syriens-en-turquie","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/asile.ch\/en\/2014\/02\/11\/osservatorio-balcani-e-caucaso-les-refugies-syriens-en-turquie\/","title":{"rendered":"Osservatorio Balcani e Caucaso | Les r\u00e9fugi\u00e9s syriens en Turquie"},"content":{"rendered":"<div>\n<h3>Plus de 600&rsquo;000 Syriens qui fuient la guerre, arrivent en Turquie. La majorit\u00e9 d&rsquo;entre eux se trouvent dans la province de Hatay.<\/h3>\n<p><em><strong>Article de Fazila Mat publi\u00e9 sur le site de l&rsquo;<a href=\"http:\/\/www.balcanicaucaso.org\/\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">Osservatorio Balcani e Caucaso<\/a>, le 28 novembre 2013.<br \/>\n<\/strong><\/em><em><strong><em><strong>Pour lire l&rsquo;article complet en anglais c<\/strong><\/em>liquez <a href=\"http:\/\/www.balcanicaucaso.org\/eng\/Regions-and-countries\/Turkey\/Reyhanli-fleeing-the-war-144712\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">ici<\/a> , et <\/strong><\/em><em><strong><em><strong>pour lire l&rsquo;article complet en italien<\/strong><\/em> <a href=\"http:\/\/www.balcanicaucaso.org\/aree\/Turchia\/Reyhanli-la-retrovia-della-guerra-144712\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">ici<\/a> .<br \/>\n<\/strong><\/em>Ci-bas, traduction de l&rsquo;article en fran\u00e7ais par Cristina Del Biaggio.<strong> <\/strong><em><strong><br \/>\n<\/strong><\/em><\/p>\n<div class=\"c-block--box c-block--default\"><div class=\"c-block--box-inner\"><\/p>\n<p>[caption id=\"attachment_14034\" align=\"alignright\" width=\"320\"]<a href=\"http:\/\/asile.ch\/wp-content\/uploads\/2014\/02\/6907260626_603fa23d38.jpg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\" wp-image-14034  \" alt=\"6907260626_603fa23d38\" src=\"http:\/\/asile.ch\/wp-content\/uploads\/2014\/02\/6907260626_603fa23d38.jpg\" width=\"320\" height=\"213\" srcset=\"https:\/\/asile.ch\/wp-content\/uploads\/2014\/02\/6907260626_603fa23d38.jpg 500w, https:\/\/asile.ch\/wp-content\/uploads\/2014\/02\/6907260626_603fa23d38-300x200.jpg 300w, https:\/\/asile.ch\/wp-content\/uploads\/2014\/02\/6907260626_603fa23d38-150x100.jpg 150w\" sizes=\"auto, (max-width: 320px) 100vw, 320px\" \/><\/a> <br \/>Syrian refugees are pictured on March 27, 2012 near a tent after entering Turkey, near Reyhanli in Hatay province.<br \/>Source: Freedom House[\/caption]<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Reyhanli, province turque de Hatay, \u00e0 quelques kilom\u00e8tres de la fronti\u00e8re syrienne. Depuis que la guerre en Syrie a commenc\u00e9, il y a 3 ans, la pr\u00e9sence des r\u00e9fugi\u00e9s syriens est constante dans ce bourg. Sa population, qui, en 2011, comptait quelques 62&rsquo;000 \u00e2mes, a doubl\u00e9.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Mahmoud, originaire d&rsquo;Alep, est un Syrien qui fui en Turquie, parmi des milliers d&rsquo;autres. Il a les yeux verts, vingt ans et la tranquillit\u00e9 d&rsquo;un homme d&rsquo;un certain \u00e2ge. Dans un magasin, il vend des pizzas et des <em>b\u00f6rek<\/em> et raconte son histoire en montrant ses blessures sur ses jambes, son bras et son ventre caus\u00e9es par des bombardements. Il est arriv\u00e9 ici il y a un mois. Il a trouv\u00e9 du travail \u00e0 Gaziantep et se trouve momentan\u00e9ment \u00e0 Reyhanli pour rendre visite \u00e0 une partie de sa famille, \u00e0 l&rsquo;occasion de la f\u00eate du sacrifice. \u00ab\u00a0En Syrie il n&rsquo;y a plus personne. Fr\u00e8re, s\u0153urs, m\u00e8re, ils sont tous partis\u00a0\u00bb, dit-il. Les bombardements ont tu\u00e9 presque tous les hommes de sa famille. Il a \u00e9t\u00e9 enr\u00f4l\u00e9 par la force dans l&rsquo;arm\u00e9e, mais il s&rsquo;est enfui. Il dit de al Assad qu&rsquo;il est \u00ab\u00a0<em>Seytan<\/em>\u00ab\u00a0, Satan. Il retournera en Syrie, quand tout sera fini et que al Assad sera parti. Mais il ne sait pas quand.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Sur les 910 kilom\u00e8tres de fronti\u00e8re que s\u00e9parent la Turquie de la Syrie, seul trois sur les 13 zones de passages sont ouverts. Cilveg\u00f6z\u00fc, \u00e0 5 km de distance de Reyhanli est l&rsquo;un de ces trois zones de passages. Le passage de Bab al Hawa est sous le contr\u00f4le de l&rsquo;arm\u00e9e libre syrienne depuis juillet 2012. Pour des \u00ab\u00a0raisons de s\u00e9curit\u00e9\u00a0\u00bb la sortie de la Turquie est officiellement permise qu&rsquo;aux Syriens. Nombreux sont ceux qui passent la fronti\u00e8re \u00e0 pied, en transportant quelques bagages ou un petit sac.<\/p>\n<h3 style=\"text-align: justify;\">Appartements et survie<\/h3>\n<p style=\"text-align: justify;\">La famille d&rsquo;Hassan, une femme enceinte et quatre enfants, a d\u00e9cid\u00e9 de retourn\u00e9 dans la province de Hama apr\u00e8s avoir tent\u00e9, en vain, de trouver un logement. Le p\u00e8re de famille, un trentenaire qui, avant la guerre, travaillait comme fonctionnaire communal, raconte avoir \u00e9t\u00e9 \u00e0 Gaziantep, mais n&rsquo;a trouv\u00e9 ni de place dans le camps de r\u00e9fugi\u00e9s ni un appartement \u00e0 louer avec les peu de moyens qu&rsquo;il avait \u00e0 disposition. En Syrie, ils habitaient dans un bourg qui comptait environ 30&rsquo;000 personnes. Maintenant il n&rsquo;en compte que 500. Pourtant, dit-il, \u00ab\u00a0il n&rsquo;y a rien \u00e0 faire, nous sommes contraints de retourner en Syrie\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Les camps de r\u00e9fugi\u00e9s mis \u00e0 dispositions par l&rsquo;Etat turc sont au nombre de 21, tous situ\u00e9s le long de la fronti\u00e8re. Mais leurs capacit\u00e9s d&rsquo;accueil, qui s&rsquo;\u00e9l\u00e8ve \u00e0 200&rsquo;000 personnes, sont depuis longtemps devenues insuffisantes pour h\u00e9berger les centaines de milliers de Syriens d\u00e9j\u00e0 en Turquie et qui continuent \u00e0 affluer. Le probl\u00e8me du logement est une question particuli\u00e8rement pr\u00e9occupante \u00e0 Reyhanli, o\u00f9 les loyers ont augment\u00e9 de fa\u00e7on drastique.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\u00ab\u00a0Jusqu&rsquo;\u00e0 il y a deux ans, la maison la plus belle de ce village co\u00fbtait environ 400 lires turques\u00a0\u00bb, explique un restaurateur, \u00ab\u00a0maintenant le m\u00eame appartement co\u00fbte 1&rsquo;000 lires\u00a0\u00bb, un chiffre qui correspond \u00e0 environ 400 euro. Mais, malgr\u00e9 ces prix, il est devenu tr\u00e8s difficile, voire impossible, de trouver une maison disponible \u00e0 Reyhanli.<\/p>\n<h3 style=\"text-align: justify;\">Les h\u00f4tes<\/h3>\n<p style=\"text-align: justify;\">La population locale semble avoir accept\u00e9 la pr\u00e9sence des \u00ab\u00a0h\u00f4tes\u00a0\u00bb avec lesquels ils communiquent facilement, du fait qu&rsquo;une bonne partie des habitants de la r\u00e9gion est bilingue turc et arabe. En mai dernier, l&rsquo;explosion de deux bombes qui a caus\u00e9 la mort de 52 personnes a cr\u00e9\u00e9 un moment de tension important. Agress\u00e9s par les habitants, car consid\u00e9r\u00e9s comme responsables de la trag\u00e9dies, des centaines de r\u00e9fugi\u00e9s sont retourn\u00e9s en Syrie. \u00ab\u00a0Beaucoup sont partis, mais de nouvelles personnes sont arriv\u00e9es\u00a0\u00bb, dit un vendeur ambulant, \u00ab\u00a0la seule diff\u00e9rence c&rsquo;est que maintenant les r\u00e9fugi\u00e9s essaient d&rsquo;\u00eatre moins visibles\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">En plus du prix des maisons, les habitants de Reyhanli se plaignent \u00e9galement du co\u00fbt des denr\u00e9es alimentaires et des v\u00eatements. Ils disent que les prix ont augment\u00e9 depuis l&rsquo;arriv\u00e9e des Syriens, tandis que le travail tend \u00e0 se rar\u00e9fi\u00e9. Dans la petite ville il y a quelques petites fabriques. \u00ab\u00a0La journ\u00e9e d&rsquo;un ouvrier local est de 30 lires, tandis que les Syriens travaillent pour un tiers de ce chiffre\u00a0\u00bb, explique un jeune.<\/p>\n<h3 style=\"text-align: justify;\">Aides<\/h3>\n<p style=\"text-align: justify;\">L&rsquo;ONG islamique Fondation d&rsquo;aide humanitaire (IHH) est une des organisations les plus actives \u00e0 Reyhanli. Son aide se concr\u00e9tise dans l&rsquo;envoi en Syrie de 6 \u00e0 7 convois de 27 tonnes chacun, contenant des paquets alimentaires et sanitaires, ainsi que des kits sp\u00e9cifiques pour b\u00e9b\u00e9s.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">A c\u00f4t\u00e9 de l&rsquo;entrep\u00f4t o\u00f9 tous les jours arrivent de la marchandise \u00e0 envoyer vers la Syrie, il y a une boulangerie qui fabrique 200&rsquo;000 pains par jour, produits avec de la farine en provenance du Qatar. Les responsables de l&rsquo;ONG expliquent que leurs financements proviennent de donneurs turcs et \u00e9trangers.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Plusieurs organisations de m\u00e9decins \u00e9tats-uniens, d&rsquo;origine syrienne sont pr\u00e9sents \u00e0 Reyhanli. Ils offrent du secours aux bless\u00e9s de guerre dans des h\u00f4pitaux construits ad hoc. Maria del Mar, une jeune odontologiste de Barcelone, est volontaire aupr\u00e8s de l&rsquo;un des centres sanitaires fond\u00e9 par un m\u00e9decin de Boston. La jeune femme raconte avoir d\u00e9couvert la structure par hasard, tandis qu&rsquo;elle feuilletait une revue m\u00e9dicale. Elle a d\u00e9cid\u00e9 de contribuer au projet. L&rsquo;h\u00f4pital dans lequel elle travaille dispose de 70 lits mis \u00e0 la disposition de bless\u00e9s et de personnes mutil\u00e9es. \u00ab\u00a0Les camps de r\u00e9fugi\u00e9s en Turquie, par rapport \u00e0 ceux au Liban, en Jordanie et Irak, sont les meilleurs\u00a0\u00bb dit-elle. \u00ab\u00a0Mais c&rsquo;est une trag\u00e9die de constater que face \u00e0 une telle brutalit\u00e9 les Nations Unies n&rsquo;interviennent pas. Ce qu&rsquo;il faudrait faire, cependant, ce n&rsquo;est pas de construire d&rsquo;autres camps, mais d&rsquo;arr\u00eater la guerre\u00a0\u00bb, elle ajoute. Puis, elle partage sa plus belle exp\u00e9rience \u00e0 Reyhanli: \u00ab\u00a0J&rsquo;ai connu beaucoup de personnes ouvertes d&rsquo;esprit qui m&rsquo;ont appris qu&rsquo;en Syrie, avant la guerre, les personnes de toutes les religions vivaient en paix et personne posait de questions concernant ta foie. De ceci, personne n&rsquo;en parle \u00e0 la TV\u00a0\u00bb. Sa pire exp\u00e9rience: \u00ab\u00a0Les images d&rsquo;enfants innocents qui, \u00e0 cause de la guerre, ont perdu leur jambes, leur bras et ont perdus leur famille\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p><\/div><\/div>\n<div><\/div>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<h3><\/h3>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<\/div>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Reyhanli, province turque de Hatay, \u00e0 quelques kilom\u00e8tres de la fronti\u00e8re syrienne. Depuis que la guerre en Syrie a commenc\u00e9, il y a 3 ans, la pr\u00e9sence des r\u00e9fugi\u00e9s syriens est constante dans ce bourg. 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