{"id":15197,"date":"2014-03-13T18:27:35","date_gmt":"2014-03-13T18:27:35","guid":{"rendered":"http:\/\/asile.ch\/wp\/?p=15197"},"modified":"2021-08-26T14:08:12","modified_gmt":"2021-08-26T12:08:12","slug":"irin-un-refuge-au-bord-du-nil-pour-les-deplaces-sud-soudanais","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/asile.ch\/en\/2014\/03\/13\/irin-un-refuge-au-bord-du-nil-pour-les-deplaces-sud-soudanais\/","title":{"rendered":"IRIN | Un refuge au bord du Nil pour les d\u00e9plac\u00e9s sud-soudanais"},"content":{"rendered":"<h3>Chor, 22 ans, \u00e9tait affam\u00e9 et d\u00e9shydrat\u00e9 lorsqu\u2019il est arriv\u00e9 \u00e0 Mingkaman, une petite ville sud-soudanaise situ\u00e9e au bord du Nil blanc, apr\u00e8s avoir fait huit heures de bateau avec une balle log\u00e9e dans le bas du dos.<\/h3>\n<p><em><strong>Article publi\u00e9 sur le site de l&rsquo;IRIN, le 15 janvier 2014. Cliquez <a href=\"http:\/\/www.irinnews.org\/fr\/reportfrench.aspx?ReportID=99474&amp;utm_source=twitterfeed&amp;utm_medium=twitter\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">ici<\/a> pour lire l&rsquo;article sur le site de l&rsquo;IRIN.<\/strong><\/em><\/p>\n<div class=\"c-block--box c-block--default\"><div class=\"c-block--box-inner\"><\/p>\n<p>Le 31 d\u00e9cembre, les forces rebelles ont p\u00e9n\u00e9tr\u00e9 dans sa ville natale, Bor \u2013 \u00e0 environ 20 km au nord \u2013, et ont ouvert le feu sur des civils de mani\u00e8re indiscrimin\u00e9e.<\/p>\n<p>Avec son fr\u00e8re a\u00een\u00e9, Chor s\u2019est cach\u00e9 sous un lit de la maison familiale. Les deux hommes \u00e9taient retourn\u00e9s chez eux pour r\u00e9cup\u00e9rer des effets personnels pendant que le reste de la famille attendait, \u00e0 l\u2019ext\u00e9rieur de la ville, pr\u00e8s du fleuve.<\/p>\n<p>Les balles tir\u00e9es par les soldats ren\u00e9gats ont bless\u00e9 son fr\u00e8re \u00e0 la poitrine et Chor, au bas du dos. Son fr\u00e8re est mort, mais Chor a surv\u00e9cu et fait le trajet jusqu\u2019\u00e0 Mingkaman, o\u00f9 il tente de se faire soigner.<\/p>\n<p>La prise de Bor par les rebelles est survenue deux semaines apr\u00e8s que la lutte de pouvoir entre le pr\u00e9sident Salva Kiir et son ancien vice-pr\u00e9sident, Riek Machar, limog\u00e9 en juillet 2013, eut pris un tour violent \u00e0 Juba. Les troubles se sont rapidement propag\u00e9s \u00e0 de nombreuses r\u00e9gions du plus jeune \u00c9tat de la plan\u00e8te.<\/p>\n<p>Selon l\u2019International Crisis Group (ICG), le conflit aurait d\u00e9j\u00e0 fait environ 10 000 victimes. Nombre d\u2019entre elles sont des civils qui ont \u00e9t\u00e9 cibl\u00e9s en raison de leur groupe ethnique (Kiir est un Dinka et Machar, un Nuer).<\/p>\n<p>Pr\u00e8s de <a href=\"http:\/\/reliefweb.int\/sites\/reliefweb.int\/files\/resources\/South_Sudan_crisis_situation_update_9_as_of_10_January.pdf\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">400 000 personnes ont fui<\/a> leur foyer. Parmi elles, une personne sur dix s\u2019est r\u00e9fugi\u00e9e dans des pays voisins comme l\u2019\u00c9thiopie, le Kenya, l\u2019<a href=\"http:\/\/www.irinnews.org\/report\/99416\/uganda-grapples-with-influx-of-south-sudanese-refugees\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">Ouganda<\/a> et le Soudan, selon le Bureau de la coordination des affaires humanitaires des Nations Unies (OCHA).<\/p>\n<p>La population de Mingkaman, qui atteint maintenant 80 000 personnes, a \u00e9t\u00e9 multipli\u00e9e par huit \u00e0 la suite de l\u2019afflux des d\u00e9plac\u00e9s qui ont fui les r\u00e9centes violences. La s\u00e9curit\u00e9 relative qui r\u00e8gne \u00e0 Mingkaman et la pr\u00e9sence de plus en plus importante d\u2019organisations d\u2019aide humanitaire attirent les nouveaux arrivants. Parmi eux, sont nombreux sont ceux qui ne disposent pas d\u2019un abri ad\u00e9quat et d\u2019une source r\u00e9guli\u00e8re d\u2019eau potable et de vivres.<\/p>\n<p><strong> \u00ab Une grande souffrance humaine \u00bb<\/strong><\/p>\n<p>[caption id=\"attachment_15199\" align=\"alignright\" width=\"320\"]<a href=\"http:\/\/asile.ch\/wp-content\/uploads\/2014\/03\/Mingkaman.jpg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\" wp-image-15199  \" alt=\"Mingkaman, Lakes State Photo: Mackenzie Knowles-Coursin\/Oxfam\" src=\"http:\/\/asile.ch\/wp-content\/uploads\/2014\/03\/Mingkaman.jpg\" width=\"320\" height=\"213\" srcset=\"https:\/\/asile.ch\/wp-content\/uploads\/2014\/03\/Mingkaman.jpg 500w, https:\/\/asile.ch\/wp-content\/uploads\/2014\/03\/Mingkaman-300x200.jpg 300w, https:\/\/asile.ch\/wp-content\/uploads\/2014\/03\/Mingkaman-150x100.jpg 150w\" sizes=\"auto, (max-width: 320px) 100vw, 320px\" \/><\/a> Mingkaman, Lakes State<br \/>Photo: Mackenzie Knowles-Coursin\/Oxfam[\/caption]<\/p>\n<p>Les arbres sont rares et tr\u00e8s pris\u00e9s. Les gens les utilisent pour se prot\u00e9ger du soleil et de la chaleur \u00e9crasante et pour y accrocher des moustiquaires.<\/p>\n<p>Aussi loin que porte le regard, des gens se massent sous les arbres. Des membres de la communaut\u00e9 h\u00f4te ont dit se sentir d\u00e9pass\u00e9s. La plupart des structures permanentes sont entour\u00e9es d\u2019une foule de d\u00e9plac\u00e9s ou ont \u00e9t\u00e9 r\u00e9quisitionn\u00e9es pour \u00eatre utilis\u00e9es par les \u00e9quipes locales d\u2019intervention d\u2019urgence. D\u2019apr\u00e8s l\u2019organisation non gouvernementale (ONG) Plan, la situation est \u00e0 la veille d\u2019atteindre un \u00ab point critique \u00bb. Selon les autorit\u00e9s du district, la population du pays a presque tripl\u00e9, passant de 47 000 \u00e0 plus de 130 000.<\/p>\n<p>L\u2019afflux de d\u00e9plac\u00e9s est pourtant loin d\u2019\u00eatre termin\u00e9. En date du 11 janvier, plus d\u2019un millier de personnes arrivaient chaque jour par bateau de Bor et des r\u00e9gions situ\u00e9es au nord de Bor, d\u00e9boursant jusqu\u2019\u00e0 150 livres sud-soudanaises (30 dollars) par personne pour le trajet.<\/p>\n<p>De longues embarcations en bois accostent chaque matin dans le petit port, transportant des familles \u00e9puis\u00e9es et leurs effets personnels. Certaines ont fui les violences dans une telle h\u00e2te qu\u2019elles n\u2019ont rien amen\u00e9 avec elles ; d\u2019autres pataugent dans les eaux du Nil, rapportant sur le rivage des matelas et des toiles pare-soleil. Les r\u00e9sidents du camp se tiennent sur la rive et observent anxieusement la foule des nouveaux arrivants \u00e0 la recherche d\u2019amis ou de parents perdus.<\/p>\n<p>Parmi les personnes qui arrivent \u00e0 Mingkaman, plusieurs disent avoir fui Pariak, une ville situ\u00e9e au sud de Bor. Ils racontent que des hommes, la plupart portant des uniformes militaires, y ont commis des pillages et tir\u00e9 des coups de feu.<\/p>\n<p>\u00ab Ils ont commenc\u00e9 le dimanche [5 janvier] \u00bb, a dit Daniel Baidit, qui a voyag\u00e9 pendant deux jours pour se rendre jusqu\u2019\u00e0 Mingkaman. \u00ab Ils ont tu\u00e9 beaucoup de monde ; ils ont chass\u00e9 des gens, br\u00fbl\u00e9 leur maison et vol\u00e9 de la nourriture et d\u2019autres articles. \u00bb<\/p>\n<p>\u00ab Il y a une grande souffrance humaine dans ce pays et ce sont souvent les femmes et les enfants qui font les frais des affrontements \u00bb, a dit Hazel Nyathi, directrice r\u00e9gionale adjointe de Plan.<\/p>\n<p>\u00c0 Mingkaman, des hommes arm\u00e9s habill\u00e9s en civils se m\u00ealent aux personnes d\u00e9plac\u00e9es \u00e0 l\u2019int\u00e9rieur de leur propre pays (PDIP). \u00ab Ils tuent des femmes et des enfants. Je dois me prot\u00e9ger et prot\u00e9ger ma famille \u00bb, a dit un homme, tenant un fusil AK-47.<\/p>\n<p>La plupart des hommes arm\u00e9s sont des membres de l\u2019Arm\u00e9e populaire de lib\u00e9ration du Soudan (APLS) \u2013 l\u2019arm\u00e9e nationale, aujourd\u2019hui divis\u00e9e \u2013 qui doivent retourner se battre pour reprendre la ville de Bor. Des rumeurs de recrutement forc\u00e9 circulent dans le camp, mais les combattants avec qui IRIN s\u2019est entretenu ont tous dit qu\u2019ils avaient rejoint l\u2019organisation de leur propre gr\u00e9. Les organisations humanitaires ne rapportent aucune atteinte grave \u00e0 la s\u00e9curit\u00e9 et une source des Nations Unies a dit que la pr\u00e9sence de l\u2019APLS ne constituait pas une pr\u00e9occupation majeure pour l\u2019instant.<\/p>\n<p>Les jeunes hommes retournent de l\u2019autre c\u00f4t\u00e9 de la rivi\u00e8re, dans l\u2019\u00c9tat de Jonglei, pour s\u2019occuper de leurs b\u00eates, garder leur maison ou r\u00e9cup\u00e9rer des effets personnels, mais rares sont ceux qui consid\u00e8rent ces exp\u00e9ditions comme s\u00e9curitaires. Les bruits des roquettes et des moteurs d\u2019avion venant de Bor, que les forces loyalistes sont sur le point de tenter de reprendre, rappellent aux habitants de Mingkaman \u00e0 quel point ils sont vuln\u00e9rables.<\/p>\n<p>\u00ab Les combats ont commenc\u00e9 \u00e0 cibler n\u2019importe qui \u00bb, a dit un travailleur humanitaire \u00e0 Mingkaman.<\/p>\n<p><strong>R\u00e9ponse humanitaire<\/strong><\/p>\n<p>Les m\u00e9decins ont soign\u00e9 des femmes \u00e2g\u00e9es et des enfants de quatre ans seulement souffrant de blessures par balles.<\/p>\n<p>Quand les d\u00e9plac\u00e9s sont arriv\u00e9s en masse \u00e0 Mingkaman, \u00e0 la fin d\u00e9cembre, \u00ab 90 pour cent d\u2019entre eux ont bu l\u2019eau du Nil \u00bb, a dit un travailleur de M\u00e9decins Sans Fronti\u00e8res. \u00ab La nourriture demeure une pr\u00e9occupation importante et il fait tr\u00e8s froid la nuit. \u00bb<\/p>\n<p>Les mauvaises conditions sanitaires font craindre une \u00e9pid\u00e9mie de chol\u00e9ra. On ajoute maintenant du chlore \u00e0 l\u2019eau du Nil et des cliniques ambulatoires et hospitali\u00e8res ont \u00e9t\u00e9 mises en place. Le Comit\u00e9 international de la Croix-Rouge (CICR) a organis\u00e9 un large convoi de camions transportant des fournitures m\u00e9dicales qui a emprunt\u00e9 une route en mauvais \u00e9tat pour se rendre \u00e0 environ 140 km au sud de Juba.<\/p>\n<p>Le service a\u00e9rien humanitaire des Nations Unies a repris les transferts par h\u00e9licopt\u00e8re et certaines des ONG qui avaient quitt\u00e9 le pays commencent \u00e0 revenir.<\/p>\n<p>\u00ab Les ressources, qui \u00e9taient d\u00e9j\u00e0 rares, sont utilis\u00e9es au maximum \u00bb, a dit un travailleur humanitaire.<\/p>\n<p><strong>Craintes \u00e0 plus long terme<\/strong><\/p>\n<p>Dans la capitale, Juba, la situation est presque aussi dramatique. Dix-sept mille personnes vivent actuellement dans l\u2019enceinte de la base militaire de la force de maintien de la paix des Nations Unies, un espace qui conviendrait pour accueillir moins d\u2019un quart de ce nombre.<\/p>\n<p>\u00ab La chaleur et l\u2019acc\u00e8s limit\u00e9 \u00e0 l\u2019eau et aux latrines attisent les tensions et augmentent le risque de maladie. Chaque nuit, [les d\u00e9plac\u00e9s] dorment litt\u00e9ralement c\u00f4te \u00e0 c\u00f4te \u00bb, a expliqu\u00e9 Toby Lanzer, coordonnateur humanitaire des Nations Unies au Soudan du Sud.<\/p>\n<p>Les Nations Unies se pr\u00e9parent d\u00e9j\u00e0 \u00e0 r\u00e9installer ces gens dans un lieu plus appropri\u00e9 s\u2019ils s\u2019y trouvent encore en avril, au d\u00e9but de la saison des pluies. \u00ab Si cela se poursuit jusqu\u2019en avril, la situation sera tr\u00e8s grave. Il y a de l\u2019eau et de la boue partout ici. Il serait tr\u00e8s difficile d\u2019h\u00e9berger des dizaines de milliers de personnes pendant la saison des pluies \u00bb, a-t-il dit.<\/p>\n<p>Selon l\u2019Organisation des Nations Unies pour l\u2019alimentation et l\u2019agriculture (FAO), les violences qui durent depuis environ un mois menacent \u00e9galement la s\u00e9curit\u00e9 alimentaire des habitants d\u2019une grande partie du pays.<\/p>\n<p>\u00ab Il est capital de r\u00e9tablir la s\u00e9curit\u00e9 alimentaire et la stabilit\u00e9 au Soudan du Sud dans les plus brefs d\u00e9lais afin de permettre aux personnes d\u00e9plac\u00e9es de rentrer chez elles et de reprendre leurs activit\u00e9s agricoles, pastorales et halieutiques. Le facteur temps est capital : il y a du poisson dans les rivi\u00e8res, les \u00e9leveurs s\u2019efforcent de prot\u00e9ger leurs troupeaux et les semis de ma\u00efs, d\u2019arachide et de sorgho d\u00e9marrent en mars \u00bb, a dit Sue Lautze, repr\u00e9sentante de la FAO au Soudan du Sud, dans une <a href=\"http:\/\/www.fao.org\/news\/story\/fr\/item\/212245\/icode\/\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">d\u00e9claration<\/a>.<\/p>\n<p>\u00ab M\u00eame avant les conflits r\u00e9cents [&#8230;] on estimait d\u00e9j\u00e0 qu\u2019environ 4,4 millions de personnes seraient en situation d\u2019ins\u00e9curit\u00e9 alimentaire au Soudan du Sud en 2014. Parmi eux, 830 000 risquaient de souffrir d\u2019ins\u00e9curit\u00e9 alimentaire aigu\u00eb \u00bb, a dit Dominique Burgeon, directeur de la division des op\u00e9rations d\u2019urgence et de la r\u00e9habilitation de la FAO.<\/p>\n<p><\/div><\/div>\n<p>&nbsp;<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Chor, 22 ans, \u00e9tait affam\u00e9 et d\u00e9shydrat\u00e9 lorsqu\u2019il est arriv\u00e9 \u00e0 Mingkaman, une petite ville sud-soudanaise situ\u00e9e au bord du Nil blanc, apr\u00e8s avoir fait huit heures de bateau avec une balle log\u00e9e dans le bas du dos.<\/p>","protected":false},"author":2,"featured_media":0,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_acf_changed":false,"footnotes":""},"categories":[155,162],"tags":[630,1159],"ve_numero":[],"pays":[563],"ve_type":[1073],"ve_action":[1050],"class_list":["post-15197","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-documentation","category-publications","tag-deplace-interne","tag-documentation","pays-soudan-du-sud","ve_type-rapport-recherche","ve_action-documentation"],"acf":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/asile.ch\/en\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/15197","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/asile.ch\/en\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/asile.ch\/en\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/asile.ch\/en\/wp-json\/wp\/v2\/users\/2"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/asile.ch\/en\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=15197"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/asile.ch\/en\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/15197\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/asile.ch\/en\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=15197"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/asile.ch\/en\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=15197"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/asile.ch\/en\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=15197"},{"taxonomy":"ve_numero","embeddable":true,"href":"https:\/\/asile.ch\/en\/wp-json\/wp\/v2\/ve_numero?post=15197"},{"taxonomy":"pays","embeddable":true,"href":"https:\/\/asile.ch\/en\/wp-json\/wp\/v2\/pays?post=15197"},{"taxonomy":"ve_type","embeddable":true,"href":"https:\/\/asile.ch\/en\/wp-json\/wp\/v2\/ve_type?post=15197"},{"taxonomy":"ve_action","embeddable":true,"href":"https:\/\/asile.ch\/en\/wp-json\/wp\/v2\/ve_action?post=15197"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}