{"id":15932,"date":"2014-04-30T14:18:51","date_gmt":"2014-04-30T14:18:51","guid":{"rendered":"http:\/\/asile.ch\/wp\/?p=15932"},"modified":"2021-08-26T14:08:02","modified_gmt":"2021-08-26T12:08:02","slug":"irin-de-nouvelles-solutions-pour-les-deplaces-a-long-terme-en-afghanistan","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/asile.ch\/en\/2014\/04\/30\/irin-de-nouvelles-solutions-pour-les-deplaces-a-long-terme-en-afghanistan\/","title":{"rendered":"IRIN |\u00a0De nouvelles solutions pour les d\u00e9plac\u00e9s \u00e0 long terme en Afghanistan"},"content":{"rendered":"<h3>La nouvelle politique du gouvernement afghan sur les personnes d\u00e9plac\u00e9es \u00e0 l\u2019int\u00e9rieur de leur propre pays (PDIP), lanc\u00e9e la semaine derni\u00e8re \u00e0 Kaboul, a \u00e9t\u00e9 <a href=\"http:\/\/reliefweb.int\/report\/afghanistan\/unhcr-welcomes-afghanistans-new-idp-policy\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">accueillie<\/a> par le Haut Commissariat des Nations Unies pour les r\u00e9fugi\u00e9s (<abbr class='c2c-text-hover' title='Haut commissariat des Nations unies pour les r\u00e9fugi\u00e9s'>HCR<\/abbr>) comme un moyen de mettre en \u0153uvre des solutions plus durables pour les 620 000 habitants du pays qui ont \u00e9t\u00e9 d\u00e9plac\u00e9s par les conflits.<\/h3>\n<p><em><strong>Article paru sur le site de l&rsquo;IRIN, le 24 f\u00e9vrier 2014. Cliquez <a href=\"http:\/\/www.irinnews.org\/fr\/report\/99694\/de-nouvelles-solutions-pour-les-d%C3%A9plac%C3%A9s-%C3%A0-long-terme-en-afghanistan\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">ici<\/a> pour lire l&rsquo;article sur le site de l&rsquo;IRIN.<\/strong><\/em><\/p>\n<div class=\"c-block--box c-block--default\"><div class=\"c-block--box-inner\"><\/p>\n<p>Cette politique est le r\u00e9sultat de plus d\u2019un an de consultations, mais les responsables de l\u2019aide reconnaissent que le plus difficile est \u00e0 venir : le gouvernement doit encore mettre en pratique la politique avec le soutien des organisations d\u2019aide humanitaire.<\/p>\n<p>\u00ab Les PDIP ne veulent pas d\u2019une aide d\u2019urgence \u2013 des tentes, des abris, de l\u2019aide alimentaire, etc. Elles veulent des solutions \u00bb, a dit Aidan O\u2019Leary, chef du Bureau de la coordination des affaires humanitaires des Nations Unies (OCHA) en Afghanistan.<\/p>\n<p>La nouvelle politique sur les PDIP est confront\u00e9e \u00e0 une r\u00e9alit\u00e9 difficile sur le terrain. Celle-ci a r\u00e9cemment \u00e9t\u00e9 illustr\u00e9e par l\u2019exode des agriculteurs des provinces de Ghor et de Badghis affect\u00e9s par la s\u00e9cheresse et les conflits vers la ville de H\u00e9rat, \u00e0 l\u2019ouest du pays. Les responsables du gouvernement local souhaitent toujours que les PDIP rentrent rapidement chez elles, mais celles-ci ont tendance \u00e0 vouloir rester.<\/p>\n<p>\u00ab Je pense que l\u2019aspect cl\u00e9 de la politique sur les PDIP qui est avanc\u00e9 est d\u2019\u00e9laborer une gamme plus large de solutions plut\u00f4t que de simplement dire aux gens \u201cretournez l\u00e0 d\u2019o\u00f9 vous \u00eates venus\u201d. Le mod\u00e8le d\u2019urbanisation a en effet d\u00e9montr\u00e9 que les gens qui migrent vers les centres urbains ont tendance \u00e0 ne pas retourner dans les r\u00e9gions rurales par la suite. \u00bb<\/p>\n<p><strong>Partir ou rester<\/strong><\/p>\n<p>Selon des interviews men\u00e9es par IRIN sur trois sites diff\u00e9rents de la ville et de la p\u00e9riph\u00e9rie, les 1700 familles qui sont arriv\u00e9es \u00e0 H\u00e9rat depuis le mois d\u2019octobre n\u2019ont pas vraiment l\u2019intention de partir, comme de nombreuses vagues de PDIP avant elles.<\/p>\n<p>Les autorit\u00e9s locales ne semblent cependant pas se pr\u00e9parer \u00e0 ce que les PDIP d\u00e9cident de rester.<\/p>\n<p>La majorit\u00e9 des PDIP ont \u00e9t\u00e9 r\u00e9install\u00e9es \u00e0 Sa\u2019adat, un site situ\u00e9 \u00e0 35 kilom\u00e8tres \u00e0 l\u2019ouest de H\u00e9rat, o\u00f9 elles restent dans des maisons appartenant \u00e0 des r\u00e9fugi\u00e9s de retour d\u2019Iran. L\u00e0-bas, elles sont sous la responsabilit\u00e9 de l\u2019Autorit\u00e9 afghane de gestion des catastrophes (Afghanistan National Disaster Management Authority, ANDMA), une agence d\u2019\u00c9tat b\u00e9n\u00e9ficiant de moyens importants, pour une \u00ab phase d\u2019urgence \u00bb de trois mois.<\/p>\n<p>\u00ab Le gouvernement devra ensuite trouver une solution pour ces personnes \u00bb, a dit le chef de l\u2019ANDMA, Abdul Hamid Mubariz Hamidy.<\/p>\n<p>\u00ab Quand vous demandez ce qui arrivera \u00e0 la fin des trois mois, on vous regarde avec l\u2019air de dire que la solution au probl\u00e8me viendra de Dieu \u00bb, a dit \u00e0 IRIN un travailleur humanitaire afghan chevronn\u00e9 qui n\u2019a pas \u00e9t\u00e9 autoris\u00e9 \u00e0 s\u2019exprimer publiquement.<\/p>\n<p>M\u00eame si elles ont quitt\u00e9 leurs foyers pendant une s\u00e9cheresse g\u00e9n\u00e9ralis\u00e9e, les PDIP citent l\u2019ins\u00e9curit\u00e9 comme la raison principale de leur fuite. Elles ne s\u2019attendent pas \u00e0 ce que la situation s\u00e9curitaire s\u2019am\u00e9liore suffisamment pour leur permettre de rentrer chez elles au cours des prochains mois.<\/p>\n<p>Difficile \u00e0 entendre pour les autorit\u00e9s provinciales : la ville accueille d\u00e9j\u00e0 des communaut\u00e9s de PDIP qui vivent \u00e0 H\u00e9rat depuis plus de dix ans.<\/p>\n<p>Les PDIP sont souvent consid\u00e9r\u00e9es d\u2019un mauvais \u0153il par les habitants de H\u00e9rat. \u00ab Il y a deux fa\u00e7ons de voir les d\u00e9plac\u00e9s \u00bb, a dit M. Hamidy. \u00ab L\u2019une est une r\u00e9action d\u2019ordre \u00e9motif : nous devons aider nos fr\u00e8res musulmans. L\u2019autre s\u2019appuie sur la perception selon laquelle ces personnes sont \u00e0 l\u2019origine de tous les probl\u00e8mes \u00e0 H\u00e9rat. Qu\u2019il y a de bonnes conditions de vie ici et qu\u2019elles sont responsables de tous les cas de kidnapping et de trafic de drogue. \u00bb<\/p>\n<p>La nouvelle politique sur les PDIP est con\u00e7ue pour coordonner les efforts de l\u2019ensemble des minist\u00e8res et des d\u00e9partements gouvernementaux sur les questions associ\u00e9es aux PDIP, plut\u00f4t que de tout laisser entre les mains du d\u00e9partement des r\u00e9fugi\u00e9s et du rapatriement et du HCR.<\/p>\n<p>Selon les travailleurs humanitaires, un certain nombre de questions devraient d\u00e9j\u00e0 \u00eatre prises en consid\u00e9ration une fois que l\u2019on reconna\u00eetra que le d\u00e9placement des agriculteurs de Ghor-Badghis risque de se prolonger.<\/p>\n<p>\u00c0 la fin de l\u2019hiver, l\u2019\u00e9cole reprendra, mais rien ne semble avoir \u00e9t\u00e9 pr\u00e9vu pour les enfants d\u00e9plac\u00e9s, qui vivent loin des \u00e9coles de la ville. Il faut par ailleurs commencer \u00e0 planifier et faciliter d\u00e8s maintenant le retour des familles qui souhaitent rentrer chez elles. Enfin, le site de Sa\u2019adat, actuellement occup\u00e9 par les PDIP, est une propri\u00e9t\u00e9 priv\u00e9e et a \u00e9t\u00e9 choisi pour les accueillir de mani\u00e8re temporaire seulement.<\/p>\n<p>Selon de nombreux travailleurs humanitaires, les responsables du gouvernement semblent se satisfaire de g\u00e9rer les questions relatives aux PDIP en adoptant des mesures ponctuelles et \u00e0 court terme. Ils attendent de voir comment la nouvelle politique sur les PDIP sera mise en \u0153uvre sur le terrain.<\/p>\n<p>\u00ab Je ne pense pas qu\u2019il y ait de gros changements dans les trois prochains mois \u00bb, a dit Qader Rahimi, gestionnaire de programme r\u00e9gional aupr\u00e8s de la Commission ind\u00e9pendante afghane des droits de l\u2019homme. \u00ab Ce n\u2019est pas la premi\u00e8re fois qu\u2019il y a des d\u00e9placements \u2013 cela fait 20 ans [qu\u2019il y en a]. Mais ce n\u2019est jamais la faute de personne ! On met l\u2019accent sur la charit\u00e9. On parle d\u2019un gouvernement riche qui fournit une aide plut\u00f4t que d\u2019un gouvernement qui prend ses responsabilit\u00e9s au s\u00e9rieux \u00bb, a dit M. Rahimi.<\/p>\n<p>\u00c0 la fin de la phase d\u2019urgence de trois mois, on s\u2019attend \u00e0 ce que l\u2019aide humanitaire accord\u00e9e aux PDIP des provinces de Ghor et de Badghis diminue, et \u00e0 ce que les familles soient plus nombreuses \u00e0 chercher le moyen de retourner \u00e0 H\u00e9rat pour y trouver du travail.<\/p>\n<p><strong>Les brillantes lumi\u00e8res de la ville<\/strong><\/p>\n<p>Si l\u2019on souhaite mettre en \u0153uvre des solutions qui fonctionnent pour les PDIP, il faut notamment reconna\u00eetre qu\u2019elles font partie d\u2019un processus de migration urbaine plus vaste et que la ville leur offre une meilleure vie.<\/p>\n<p>Les trois quarts des Afghans vivent dans les zones rurales, mais <a href=\"http:\/\/reliefweb.int\/report\/afghanistan\/afghanistan-humanitarian-needs-overview-2014\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">40 pour cent des PDIP<\/a> sont install\u00e9es dans les zones urbaines, o\u00f9 elles ont plus facilement acc\u00e8s aux emplois et aux services essentiels offerts par le gouvernement et o\u00f9 elles peuvent, comme l\u2019indique un travailleur humanitaire, se rapprocher de \u00ab l\u2019Afghanistan moderne \u00bb.<\/p>\n<p>\u00ab Je pense que c\u2019est le fait de prendre conscience que les PDIP sont mieux l\u00e0 o\u00f9 elles sont que l\u00e0 d\u2019o\u00f9 elles viennent \u00bb, a dit M. O\u2019Leary. \u00ab Je pense que c\u2019est cette r\u00e9alit\u00e9 objective, ce que les d\u00e9plac\u00e9s eux-m\u00eames cherchent, qui doit \u00eatre au c\u0153ur de l\u2019approche adopt\u00e9e. Parce que si vous n\u2019avez pas leur assentiment, oui, il se peut qu\u2019ils partent de mani\u00e8re temporaire, mais ils risquent aussi de revenir. \u00bb<\/p>\n<p>Dans ce contexte de d\u00e9placement prolong\u00e9, il devient de plus en plus difficile de distinguer les nouvelles PDIP de celles qui appartenaient aux vagues pr\u00e9c\u00e9dentes et des membres de la communaut\u00e9 locale. Tous les groupes sont confront\u00e9s \u00e0 des besoins humanitaires chroniques en raison de l\u2019\u00e9chec des efforts de d\u00e9veloppement et de pr\u00e8s de quatre d\u00e9cennies de guerre.<\/p>\n<p>En vertu de la constitution, les citoyens afghans peuvent vivre l\u00e0 o\u00f9 ils le souhaitent. Pourtant, les d\u00e9plac\u00e9s \u00e0 long terme sont toujours stigmatis\u00e9s en raison d\u2019un manque de volont\u00e9 du gouvernement de faciliter leur int\u00e9gration.<\/p>\n<p>\u00ab Nous appelons encore PDIP des gens qui ont quitt\u00e9 leurs foyers il y a 20 ans, alors m\u00eame que nous entrons dans la g\u00e9n\u00e9ration suivante. Il devrait y avoir des limites \u00bb, a dit M. Rahimi. \u00ab Pendant combien de temps une personne doit-elle \u00eatre consid\u00e9r\u00e9e comme une PDIP ? En 20 ans, nous avons eu trois ou quatre gouvernements diff\u00e9rents et les besoins des PDIP n\u2019ont pas chang\u00e9. Les PDIP sont au m\u00eame endroit, et elles ne rentrent pas chez elles. Pourquoi n\u2019y a-t-il aucun plan [pour faciliter leur int\u00e9gration] ? \u00bb<\/p>\n<p><strong>Solutions durables<\/strong><\/p>\n<p>Quand les PDIP originaires de Ghor et de Badghis sont arriv\u00e9es \u00e0 H\u00e9rat, \u00ab la r\u00e9action imm\u00e9diate a \u00e9t\u00e9 : \u201cces personnes doivent rentrer chez elles\u201d \u00bb, a dit un travailleur humanitaire afghan.<\/p>\n<p>La nouvelle politique gouvernementale sur les PDIP devrait permettre l\u2019\u00e9laboration de solutions plus pratiques pour les PDIP, \u00e0 condition qu\u2019elle soit appliqu\u00e9e. Les travailleurs humanitaires attendent avec impatience l\u2019adoption d\u2019un plan d\u2019action bien con\u00e7u pour faciliter sa mise en \u0153uvre.<\/p>\n<p>D\u2019ici l\u00e0 toutefois, ils se contentent de fournir une aide humanitaire d\u2019urgence tandis que les probl\u00e8mes de sous-d\u00e9veloppement sous-jacents continuent de provoquer de nouvelles vagues de d\u00e9plac\u00e9s.<\/p>\n<p>\u00ab Le probl\u00e8me, c\u2019est que nous ne nous attaquons pas aux racines, aux causes sous-jacentes \u00bb, a dit M. O\u2019Leary. \u00ab Il y a eu des progr\u00e8s en mati\u00e8re de d\u00e9veloppement, ind\u00e9niablement, mais ce n\u2019est pas suffisant par rapport \u00e0 l\u2019ampleur des probl\u00e8mes que nous avons ici. \u00bb<\/p>\n<p>La s\u00e9cheresse qui a touch\u00e9 le centre de l\u2019Afghanistan l\u2019an dernier n\u2019avait rien d\u2019inhabituel. \u00ab C\u2019est l\u2019une de ces situations humanitaires qui est due \u00e0 un manque [d\u2019efforts] de d\u00e9veloppement. Lorsque l\u2019on a eu neuf s\u00e9cheresses en 13 ans, on sait que la cause du probl\u00e8me est l\u2019eau et qu\u2019il serait pr\u00e9f\u00e9rable d\u2019am\u00e9liorer l\u2019irrigation plut\u00f4t que de r\u00e9pondre chaque ann\u00e9e \u00e0 une situation de s\u00e9cheresse \u00bb, a dit Nigel Jenkins, directeur pays pour l\u2019International Rescue Committee (IRC).<\/p>\n<p>\u00ab Je pense que ce genre de choses arrive souvent en Afghanistan. Je pense qu\u2019il est juste de dire \u2013 sans provoquer de controverse \u2013 qu\u2019il y a eu un manque [d\u2019efforts] de d\u00e9veloppement au fil des ans et que c\u2019est ce qui a men\u00e9 \u00e0 la crise humanitaire actuelle. \u00bb<\/p>\n<p>Les organisations d\u2019aide humanitaire savent mieux comment conserver des stocks d\u2019urgence pr\u00e8s de ceux qui pourraient avoir besoin d\u2019aide. L\u2019Organisation internationale pour les migrations (OIM) g\u00e8re 21 entrep\u00f4ts r\u00e9partis sur 15 sites \u00e0 travers le pays, mais elle a quand m\u00eame besoin d\u2019informations pr\u00e9cises sur les besoins locaux. Les travailleurs humanitaires se plaignent d\u2019un manque de surveillance en mati\u00e8re de protection de routine et d\u2019un manque de r\u00e9flexion strat\u00e9gique sur les causes des d\u00e9placements.<\/p>\n<p>En raison de l\u2019ins\u00e9curit\u00e9 notamment, les dynamiques locales des provinces comme celle de Ghor sont mal comprises et les besoins de leurs habitants re\u00e7oivent peu d\u2019attention.<\/p>\n<p>\u00ab Pourquoi le gouvernement ne se pr\u00e9occupe-t-il pas des PDIP lorsqu\u2019elles sont dans leurs propres provinces ? Pourquoi la communaut\u00e9 humanitaire internationale ne s\u2019int\u00e9resse-t-elle pas \u00e0 elles lorsqu\u2019elles sont d\u00e9plac\u00e9es \u00e0 l\u2019int\u00e9rieur de leurs propres provinces ? Pourquoi doivent-elles aller aussi loin avant d\u2019obtenir un bout de pain ? \u00bb s\u2019interroge M. Rahimi.<\/p>\n<p>L\u2019am\u00e9lioration de l\u2019efficacit\u00e9 et de la rapidit\u00e9 de l\u2019aide et l\u2019accroissement de la port\u00e9e des efforts de d\u00e9veloppement pourraient contribuer \u00e0 mettre fin \u00e0 cet exode, mais il faut savoir que lorsque les PDIP quittent une r\u00e9gion rurale, il n\u2019y a plus grand-chose qui les pousse \u00e0 y retourner.<\/p>\n<p>\u00ab Elles laissent tout derri\u00e8re elles. Apr\u00e8s un an, la hutte de boue est d\u00e9truite, le syst\u00e8me d\u2019irrigation est inutilisable, les fermes [sont] en mauvais \u00e9tat et les arbres ont \u00e9t\u00e9 coup\u00e9s. Il ne leur reste rien si elles d\u00e9cident de rentrer chez elles. Il est d\u00e8s lors normal qu\u2019elles soient r\u00e9ticentes \u00e0 le faire \u00bb, a dit M. Rahimi.<\/p>\n<p><\/div><\/div>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>La nouvelle politique du gouvernement afghan sur les personnes d\u00e9plac\u00e9es \u00e0 l\u2019int\u00e9rieur de leur propre pays (PDIP), lanc\u00e9e la semaine derni\u00e8re \u00e0 Kaboul, a \u00e9t\u00e9 accueillie par le Haut Commissariat des Nations Unies pour les r\u00e9fugi\u00e9s (<abbr class='c2c-text-hover' title='United Nations High Commissioner for Refugees'>HCR<\/abbr>) comme un moyen de mettre en \u0153uvre des solutions plus durables pour les 620 000 habitants du pays qui ont \u00e9t\u00e9 d\u00e9plac\u00e9s par les conflits.<\/p>","protected":false},"author":2,"featured_media":0,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_acf_changed":false,"footnotes":""},"categories":[155,162],"tags":[630,1159],"ve_numero":[],"pays":[228],"ve_type":[1073],"ve_action":[1050],"class_list":["post-15932","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-documentation","category-publications","tag-deplace-interne","tag-documentation","pays-afghanistan","ve_type-rapport-recherche","ve_action-documentation"],"acf":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/asile.ch\/en\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/15932","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/asile.ch\/en\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/asile.ch\/en\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/asile.ch\/en\/wp-json\/wp\/v2\/users\/2"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/asile.ch\/en\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=15932"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/asile.ch\/en\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/15932\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/asile.ch\/en\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=15932"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/asile.ch\/en\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=15932"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/asile.ch\/en\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=15932"},{"taxonomy":"ve_numero","embeddable":true,"href":"https:\/\/asile.ch\/en\/wp-json\/wp\/v2\/ve_numero?post=15932"},{"taxonomy":"pays","embeddable":true,"href":"https:\/\/asile.ch\/en\/wp-json\/wp\/v2\/pays?post=15932"},{"taxonomy":"ve_type","embeddable":true,"href":"https:\/\/asile.ch\/en\/wp-json\/wp\/v2\/ve_type?post=15932"},{"taxonomy":"ve_action","embeddable":true,"href":"https:\/\/asile.ch\/en\/wp-json\/wp\/v2\/ve_action?post=15932"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}