{"id":19407,"date":"2014-12-02T19:11:11","date_gmt":"2014-12-02T19:11:11","guid":{"rendered":"http:\/\/asile.ch\/wp\/?p=19407"},"modified":"2021-08-26T14:04:19","modified_gmt":"2021-08-26T12:04:19","slug":"irin-nord-est-du-nigeria-des-centaines-de-milliers-de-personnes-ont-fui","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/asile.ch\/en\/2014\/12\/02\/irin-nord-est-du-nigeria-des-centaines-de-milliers-de-personnes-ont-fui\/","title":{"rendered":"IRIN | Nord-est du Nigeria: \u00abDes centaines de milliers de personnes ont fui\u00bb"},"content":{"rendered":"<h2>Dans le nord-est du Nigeria, plus de 400&rsquo;000 personnes ont \u00e9t\u00e9 contraintes de fuir leurs foyers en raison des violences commises par le groupe militant islamiste Boko Haram. Selon les organisations d\u2019aide humanitaire, ces personnes ont un \u00abbesoin urgent\u00bb d\u2019aide. Leur nombre risque par ailleurs d\u2019augmenter avec l\u2019intensification des attaques ciblant les civils.<\/h2>\n<p><em><strong>Article publi\u00e9 sur le site de l&rsquo;IRIN, le 1er d\u00e9cembre 2014. Cliquez <a href=\"http:\/\/www.irinnews.org\/fr\/reportfrench.aspx?ReportID=100906&amp;utm_source=twitterfeed&amp;utm_medium=twitter\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">here<\/a> pour lire l&rsquo;article sur le site de l&rsquo;IRIN.<\/strong><\/em><\/p>\n<div class=\"c-block--box c-block--default\"><div class=\"c-block--box-inner\"><\/p>\n<p>\u00abUne crise majeure secoue le nord-est du pays, mais elle n\u2019est pas reconnue comme telle\u00bb, a dit Sarah Ndikumana, directrice pays pour le Comit\u00e9 international de secours (International Rescue Committee, IRC) au Nigeria. \u00abDepuis la fin du mois d\u2019ao\u00fbt, le mouvement d\u2019insurrection a agressivement et progressivement pris le contr\u00f4le de l\u2019\u00c9tat d\u2019Adamawa et \u00e9tabli sa pr\u00e9sence, ce qui a entra\u00een\u00e9 la fuite de centaines de milliers d\u2019habitants.\u00bb<\/p>\n<p>Cette crise a priv\u00e9 un nombre \u00abincalculable\u00bb de personnes de vivres, d\u2019eau, de soins de sant\u00e9, d\u2019un abri ad\u00e9quat et d\u2019autres produits de premi\u00e8re n\u00e9cessit\u00e9, comme des v\u00eatements et du savon.<\/p>\n<p>\u00abOn parle ici de mouvements massifs de population et de gens qui fuient sans rien apporter\u00bb, a ajout\u00e9 Mme Ndikumana. \u00abPuisque ce sont des attaques-surprises, les d\u00e9plac\u00e9s n\u2019ont rien d\u2019autre que les v\u00eatements qu\u2019ils portaient au moment de fuir. Ils ne connaissent personne, ils n\u2019ont rien et nombre d\u2019entre eux n\u2019obtiennent aucune aide.\u00bb<\/p>\n<p>Le 25 novembre, un double attentat suicide dans un march\u00e9 tr\u00e8s fr\u00e9quent\u00e9 de Maiduguri, la plus grande ville de l\u2019\u00c9tat de Borno, a fait des \u00abdizaines\u00bb de morts. Cet incident est le plus r\u00e9cent d\u2019une vague d\u2019attaques terroristes commises dans la r\u00e9gion.<\/p>\n<h3><strong>Aggravation de la crise <\/strong><\/h3>\n<p>Selon le gouvernement, au moins 1,5 million de Nig\u00e9rians ont \u00e9t\u00e9 d\u00e9plac\u00e9s \u00e0 l\u2019int\u00e9rieur de leur propre pays depuis mai 2013, lorsque le gouvernement nig\u00e9rian a d\u00e9clar\u00e9 l\u2019\u00e9tat d\u2019urgence dans les \u00c9tats d\u2019Adamawa, de Borno et de Yobe, dans le nord-est du pays. D\u2019apr\u00e8s le Haut Commissariat des Nations Unies pour les r\u00e9fugi\u00e9s (<abbr class='c2c-text-hover' title='United Nations High Commissioner for Refugees'>HCR<\/abbr>), au moins 150&rsquo;000 personnes ont fui au Tchad, au Niger et au Cameroun voisins. L\u2019Office d\u2019aide humanitaire de la Commission europ\u00e9enne (ECHO) a indiqu\u00e9 que ce chiffre pourrait \u00eatre encore plus \u00e9lev\u00e9 et atteindre 180&rsquo;000.<\/p>\n<p>L\u2019Agence nig\u00e9riane de gestion des urgences (NEMA) a dit avoir enregistr\u00e9 pr\u00e8s de 700&rsquo;000 personnes d\u00e9plac\u00e9es \u00e0 l\u2019int\u00e9rieur de leur propre pays (PDIP) entre janvier et novembre. La plupart d\u2019entre elles ont \u00e9t\u00e9 enregistr\u00e9es au cours des six derniers mois.<\/p>\n<p>\u00c0 la suite de la prise de la ville de Mubi (dans l\u2019\u00c9tat d\u2019Adamawa) par Boko Haram, le 29 octobre, plus de 20&rsquo;000 PDIP ont \u00e9t\u00e9 enregistr\u00e9es en l\u2019espace d\u2019une semaine par la NEMA dans les camps officiels situ\u00e9s \u00e0 Yola, la capitale de l\u2019\u00c9tat d\u2019Adamawa.<\/p>\n<p>On croit que des dizaines de milliers d\u2019autres n\u2019ont pas \u00e9t\u00e9 enregistr\u00e9es et ont trouv\u00e9 refuge dans des campements de fortune situ\u00e9s dans les communaut\u00e9s voisines.<\/p>\n<p>\u00abEn ce moment m\u00eame, l\u2019afflux de personnes d\u00e9plac\u00e9es fuyant les r\u00e9gions du nord-est du pays se poursuit\u00bb, a dit Fernando Arroyo, chef des op\u00e9rations d\u2019OCHA au Nigeria. \u00abCes d\u00e9placements ont commenc\u00e9 il y a d\u00e9j\u00e0 longtemps, mais ils se sont r\u00e9ellement acc\u00e9l\u00e9r\u00e9s au cours des derni\u00e8res semaines.\u00bb<\/p>\n<h3><strong>Manque de camps officiels <\/strong><\/h3>\n<p>Il y a maintenant 12 camps officiels de PDIP dans l\u2019\u00c9tat de Borno et six dans l\u2019\u00c9tat d\u2019Adamawa. Les camps sont g\u00e9r\u00e9s par l\u2019Agence de gestion des urgences de l\u2019\u00c9tat (SEMA) avec le soutien de la NEMA et d\u2019autres partenaires internationaux. Au moins quatre d\u2019entre eux ont ouvert leurs portes au cours des derni\u00e8res semaines pour r\u00e9pondre \u00e0 l\u2019afflux r\u00e9cent de PDIP.<\/p>\n<p>Les responsables des camps enregistrent les PDIP et leur donnent acc\u00e8s \u00e0 des \u00e9l\u00e9ments indispensables tels que des vivres, de l\u2019eau, des soins de sant\u00e9 et un abri.<\/p>\n<p>Or, la majorit\u00e9 des PDIP ne s\u2019installent pas dans les camps. Certains d\u00e9plac\u00e9s se voient refuser l\u2019acc\u00e8s aux camps parce qu\u2019ils sont d\u00e9j\u00e0 surpeupl\u00e9s. D\u2019autres ont trop peur pour y entrer et pr\u00e9f\u00e8rent se cacher dans des villages isol\u00e9s. Nombreux sont ceux qui finissent par dormir sous les arbres, dans les \u00e9glises et les \u00e9coles abandonn\u00e9es ou dans les terrains vagues.<\/p>\n<p>\u00abLe probl\u00e8me, c\u2019est que nous savons fort bien que seule une minorit\u00e9 se rend dans les camps officiels de PDIP et que la majorit\u00e9 s\u2019installe dans les communaut\u00e9s h\u00f4tes. Dans ce contexte, il est tr\u00e8s difficile de conna\u00eetre leur nombre et de les enregistrer afin de pouvoir leur venir en aide\u00bb, a dit M. Arroyo.<\/p>\n<p>Les organisations ont \u00e9galement d\u00e9couvert qu\u2019il \u00e9tait difficile de fournir une aide \u00e0 ces PDIP.<\/p>\n<p>\u00abCe n\u2019est pas comme dans les camps, o\u00f9 nous pouvons proc\u00e9der \u00e0 des distributions massives\u00bb, a dit Mme Ndikumana, de l\u2019IRC. \u00abNous devons aller de communaut\u00e9 h\u00f4te en communaut\u00e9 h\u00f4te pour trouver ces gens, ce qui rend les choses plus complexes.\u00bb<\/p>\n<p>La plupart des campements informels ne disposent pas d\u2019installations d\u2019eau, d\u2019assainissement et d\u2019hygi\u00e8ne. Certains travailleurs humanitaires ont d\u2019ailleurs qualifi\u00e9 de \u00abd\u00e9plorables\u00bb les conditions sanitaires dans lesquelles vivent les habitants de ces campements. De nombreux centres de sant\u00e9 situ\u00e9s dans les communaut\u00e9s voisines ont en outre \u00e9t\u00e9 ferm\u00e9s ou d\u00e9truits.<\/p>\n<p>Selon la F\u00e9d\u00e9ration internationale des soci\u00e9t\u00e9s de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge (FICR), les conditions insalubres ont entra\u00een\u00e9 une augmentation des cas de chol\u00e9ra, de diarrh\u00e9e et d\u2019autres maladies \u00e9vitables parmi les populations de PDIP.<\/p>\n<p>\u00abNous avons aussi du mal \u00e0 faire face aux besoins humanitaires croissants\u00bb, a dit D\u00e9nes Bencz\u00e9di, coordonnateur de la communication pour le Comit\u00e9 international de la Croix-Rouge (CICR) au Nigeria. \u00abNos capacit\u00e9s sont limit\u00e9es. Notre aide demeure essentielle pour les victimes, mais nous ne parvenons \u00e0 couvrir qu\u2019une partie des besoins.\u00bb<\/p>\n<h3><strong>Ins\u00e9curit\u00e9 alimentaire <\/strong><\/h3>\n<p>OCHA estime \u00e0 plus de 5 millions le nombre de personnes expos\u00e9es \u00e0 l\u2019ins\u00e9curit\u00e9 alimentaire dans 11 \u00c9tats du nord du Nigeria en 2014.<\/p>\n<p>OCHA a pr\u00e9venu la communaut\u00e9 internationale que l\u2019\u00c9tat d\u2019Adamawa faisait actuellement face \u00e0 une ins\u00e9curit\u00e9 alimentaire aigu\u00eb de type stress (phase 2) et qu\u2019il pourrait bient\u00f4t plonger dans une situation de crise (phase 3). Selon ECHO, l\u2019ins\u00e9curit\u00e9 alimentaire dans les \u00c9tats de Borno et de Yobe a atteint des niveaux de crise avant la saison normale de soudure, qui correspond aux mois de juillet et d\u2019ao\u00fbt.<\/p>\n<p>Nombreux sont ceux qui craignent que ces chiffres augmentent en raison des perturbations des activit\u00e9s commerciales et agricoles survenues cette ann\u00e9e, notamment la destruction des r\u00e9coltes, la saisie de terres cultiv\u00e9es par les rebelles et l\u2019abandon des champs par les agriculteurs. Le gouvernement a indiqu\u00e9 que la production avait, cette ann\u00e9e, diminu\u00e9 de 26 pour cent dans l\u2019\u00c9tat de Borno, de 21 pour cent dans l\u2019\u00c9tat de Yobe et de 14 pour cent dans l\u2019\u00c9tat d\u2019Adamawa.<\/p>\n<p>\u00abLa crise qui s\u00e9vit actuellement dans le nord-est du Nigeria affecte plus durement les personnes les plus vuln\u00e9rables\u00bb, a dit Robert Piper, coordonnateur r\u00e9gional des Nations Unies pour le Sahel. \u00abNous avons d\u00e9j\u00e0 constat\u00e9 un impact sur les enfants; il y a eu une hausse importante des taux de malnutrition aigu\u00eb mod\u00e9r\u00e9e au cours des six derniers mois ; et certaines donn\u00e9es pr\u00e9liminaires sugg\u00e8rent une diminution marqu\u00e9e de la production agricole dans les trois \u00c9tats dans lesquels l\u2019\u00e9tat d\u2019urgence a \u00e9t\u00e9 proclam\u00e9. Et au rythme o\u00f9 vont les choses, la situation pourrait tr\u00e8s bien se d\u00e9grader encore davantage.\u00bb<\/p>\n<p>Les prix des denr\u00e9es alimentaires demeurent \u00e9lev\u00e9s dans les trois \u00c9tats. Or, les habitants sont nombreux \u00e0 avoir perdu leur principale source de revenu, ce qui a eu pour effet de r\u00e9duire encore davantage leur pouvoir d\u2019achat.<\/p>\n<p>En collaboration avec des partenaires tels que l\u2019IRC, le CICR et le Fonds des Nations Unies pour la population (UNFPA), la NEMA distribue des vivres et des produits non alimentaires \u00e0 des PDIP vivant dans les camps et \u00e0 l\u2019ext\u00e9rieur des camps, mais l\u2019agence estime que cela ne suffit pas.<\/p>\n<p>\u00abLe gouvernement fait ce qu\u2019il peut, mais il n\u2019a pas suffisamment de ressources\u00bb, a dit Mme Ndikumana. \u00abPersonne n\u2019a assez de ressources. Par ailleurs, puisqu\u2019il s\u2019agit d\u2019une crise oubli\u00e9e, l\u2019argent et le mat\u00e9riel qui nous sont donn\u00e9s ne suffisent pas \u00e0 combler les besoins. Nous tentons d\u2019accorder la priorit\u00e9 aux plus vuln\u00e9rables, mais comment d\u00e9terminer les b\u00e9n\u00e9ficiaires prioritaires lorsque tout le monde a faim?\u00bb<\/p>\n<h3><strong>Une pr\u00e9sence internationale limit\u00e9e <\/strong><\/h3>\n<p>Selon OCHA, seule une dizaine d\u2019ONG et d\u2019agences des Nations Unies op\u00e8rent actuellement dans les r\u00e9gions affect\u00e9es en raison des pr\u00e9occupations s\u00e9curitaires.<\/p>\n<p>\u00abLe nord-est du Nigeria est une r\u00e9gion dans laquelle il est tr\u00e8s dangereux d\u2019op\u00e9rer\u00bb, a dit M. Arroyo. \u00abM\u00eame \u00e0 Maidiguri \u2013 la capitale de l\u2019\u00c9tat de Borno \u2013, il n\u2019y a qu\u2019une petite concentration de travailleurs humanitaires. Pourtant, la situation est extr\u00eamement inqui\u00e9tante et m\u00e9riterait probablement qu\u2019on y pr\u00eate davantage d\u2019attention, tant en raison de sa gravit\u00e9 que du fait qu\u2019elle se d\u00e9t\u00e9riore.\u00bb<\/p>\n<p>Dans l\u2019\u00c9tat d\u2019Adamawa, le plus affect\u00e9, seules deux ONG \u2013 l\u2019IRC et Oxfam \u2013 ont une pr\u00e9sence op\u00e9rationnelle permanente. Elles travaillent en collaboration avec la NEMA\/SEMA, la Croix-Rouge nig\u00e9riane et le UNFPA pour venir en aide aux populations d\u00e9plac\u00e9es. L\u2019Organisation mondiale de la sant\u00e9 (OMS), l\u2019Organisation des Nations Unies pour l\u2019alimentation et l\u2019agriculture (FAO) et l\u2019UNICEF assurent une pr\u00e9sence de surveillance et ECHO, la Banque mondiale et l\u2019Agence des \u00c9tats-Unis pour le d\u00e9veloppement international (USAID) sont les seuls donateurs pour la r\u00e9gion.<\/p>\n<p>\u00abL\u2019empreinte humanitaire dans le nord-est est donc plut\u00f4t limit\u00e9e\u00bb, a dit Dominic Stolarow, coordonnateur d\u2019urgence de l\u2019UNICEF au Nigeria.<\/p>\n<p>Les organisations pr\u00e9sentes sur le terrain sont confront\u00e9es \u00e0 de nombreux obstacles. Elles doivent notamment composer avec le mauvais \u00e9tat des r\u00e9seaux routiers et les couvre-feux et postes de contr\u00f4le \u00e9tablis \u00e0 la suite de la proclamation de l\u2019\u00e9tat d\u2019urgence. Plusieurs d\u2019entre elles ont d\u00fb d\u00e9placer leurs bureaux ou \u00e9tablir des bases loin des zones prioritaires.<\/p>\n<h3><strong>Intensification de l\u2019aide <\/strong><\/h3>\n<p>\u00c0 la mi-novembre, le Plan de r\u00e9ponse strat\u00e9gique (PRS) pour le Nigeria, qui avait \u00e9t\u00e9 lanc\u00e9 en f\u00e9vrier, n\u2019\u00e9tait financ\u00e9 qu\u2019\u00e0 hauteur de 14 pour cent.<\/p>\n<p>\u00abCela rend notre travail plut\u00f4t difficile\u00bb, a dit M. Stolarow.<\/p>\n<p>Pour aider \u00e0 r\u00e9pondre aux besoins croissants, la FICR a lanc\u00e9, le 5 novembre, un appel d\u2019urgence de 2,8 millions de dollars pour venir en aide \u00e0 150 000 personnes ayant \u00e9t\u00e9 directement et indirectement affect\u00e9es par le conflit au cours des 12 prochains mois. L\u2019organisation pr\u00e9voit \u00e9galement d\u2019ouvrir deux bureaux suppl\u00e9mentaires d\u00e9but 2015 dans les \u00c9tats d\u2019Adamawa et de Gombe.<\/p>\n<p>Le CICR a dit qu\u2019il pr\u00e9voyait de d\u00e9velopper ses activit\u00e9s \u00e0 Yola et \u00e0 Gombe d\u00e9but 2015.<\/p>\n<p>En r\u00e9ponse aux \u00e9v\u00e9nements survenus au cours des derni\u00e8res semaines, ECHO a promis, le 25 novembre, de verser 6,2 millions de dollars pour venir en aide aux PDIP dans les \u00c9tats de Borno, de Yobe et d\u2019Adamawa. Cette somme vient s\u2019ajouter aux 9,4 millions que l\u2019agence d\u2019aide humanitaire a d\u00e9j\u00e0 donn\u00e9s plus t\u00f4t cette ann\u00e9e pour les op\u00e9rations men\u00e9es dans la r\u00e9gion.<\/p>\n<p>\u00abIl est \u00e9vident que la situation s\u2019aggrave et qu\u2019elle ne s\u2019am\u00e9liore pas pour l\u2019instant\u00bb, a dit Yassine Gaba, chef du bureau ECHO au Nigeria. \u00abLes gens sont de plus en plus nombreux \u00e0 fuir et ils ne b\u00e9n\u00e9ficient d\u2019aucun soutien ou assistance. Nous essayons de changer cela.\u00bb <\/div><\/div>\n<p>&nbsp;<\/p>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Dans le nord-est du Nigeria, plus de 400&rsquo;000 personnes ont \u00e9t\u00e9 contraintes de fuir leurs foyers en raison des violences commises par le groupe militant islamiste Boko Haram. Selon les organisations d\u2019aide humanitaire, ces personnes ont un \u00abbesoin urgent\u00bb d\u2019aide. 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