{"id":20169,"date":"2015-01-19T12:51:55","date_gmt":"2015-01-19T12:51:55","guid":{"rendered":"http:\/\/asile.ch\/wp\/?p=20169"},"modified":"2021-08-26T14:03:54","modified_gmt":"2021-08-26T12:03:54","slug":"hrw-kenya-abus-de-la-police-a-lencontre-des-refugies-somaliens","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/asile.ch\/en\/2015\/01\/19\/hrw-kenya-abus-de-la-police-a-lencontre-des-refugies-somaliens\/","title":{"rendered":"HRW |\u00a0Kenya: Abus de la police \u00e0 l\u2019encontre des r\u00e9fugi\u00e9s somaliens"},"content":{"rendered":"<h2 class=\"node-subtitle\">Le gouvernement k\u00e9nyan, l\u2019ONU et les bailleurs de fonds devraient agir pour mettre fin aux violences g\u00e9n\u00e9ralis\u00e9es, \u00e0 la d\u00e9tention d\u00e9gradante, \u00e0 l\u2019extorsion, et aux dysfonctionnements policiers.<\/h2>\n<p><em><strong>Article publi\u00e9 sur le site de l&rsquo;association Human Rights Watch (HRW), le 17 juin 2014. Cliquez <a href=\"http:\/\/www.hrw.org\/fr\/news\/2010\/06\/17\/kenya-abus-de-la-police-l-encontre-des-r-fugi-s-somaliens\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">here<\/a> pour lire l&rsquo;article sur le site de Human Rights Watch. Cliquez <a href=\"http:\/\/www.hrw.org\/sites\/default\/files\/reports\/kenya0610webwcover.pdf\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">here<\/a> pour t\u00e9l\u00e9charger le rapport.<\/strong><\/em><\/p>\n<div class=\"c-block--box c-block--default\"><div class=\"c-block--box-inner\"><\/p>\n<p>La police kenyane \u00e0 la fronti\u00e8re avec la Somalie et dans les camps de r\u00e9fugi\u00e9s environnants maltraite les demandeurs d&rsquo;asile et les r\u00e9fugi\u00e9s fuyant la Somalie d\u00e9chir\u00e9e par la guerre, a d\u00e9clar\u00e9 Human Rights Watch dans un rapport publi\u00e9 en juillet 2014. Le Kenya devrait imm\u00e9diatement contr\u00f4ler sa police qui se rend coupable d&rsquo;abus, et l&rsquo;agence de l&rsquo;ONU pour les r\u00e9fugi\u00e9s devrait renforcer sa surveillance de la situation et faire pression pour mettre un terme \u00e0 ces abus, a indiqu\u00e9 Human Rights Watch.<\/p>\n<p><a href=\"http:\/\/www.hrw.org\/sites\/default\/files\/reports\/kenya0610webwcover.pdf\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignright wp-image-20170 size-medium\" src=\"http:\/\/asile.ch\/wp-content\/uploads\/2015\/01\/Welcome-to-Kenya-236x300.jpg\" alt=\"Welcome to Kenya\" width=\"236\" height=\"300\" \/><\/a>Bas\u00e9 sur des entretiens avec plus de 100 r\u00e9fugi\u00e9s, le rapport de 99 pages, <a href=\"http:\/\/www.hrw.org\/node\/90852\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">\u00ab\u2018Welcome to Kenya&rsquo;: Police Abuse of Somali Refugees\u00bb<\/a>, (\u00ab&rsquo;Bienvenue au Kenya&rsquo;: Abus de la police \u00e0 l&rsquo;encontre des r\u00e9fugi\u00e9s somaliens\u00bb), documente les extorsions polici\u00e8res g\u00e9n\u00e9ralis\u00e9es \u00e0 l&rsquo;encontre des demandeurs d&rsquo;asile essayant d&rsquo;atteindre trois camps situ\u00e9s pr\u00e8s de la ville kenyane de Dadaab, le plus grand camp de r\u00e9fugi\u00e9s du monde. La police a recours \u00e0 la violence, aux arrestations arbitraires, aux d\u00e9tentions ill\u00e9gales dans des conditions inhumaines et d\u00e9gradantes, aux menaces d&rsquo;expulsion, et aux poursuites abusives pour \u00abpr\u00e9sence ill\u00e9gale\u00bb afin d&rsquo;extorquer de l&rsquo;argent aux nouveaux arrivants &#8211; hommes, femmes et enfants. Dans certains cas, des policiers violent \u00e9galement les femmes. Pour le seul d\u00e9but de l&rsquo;ann\u00e9e 2010, des centaines, et peut-\u00eatre des milliers, de Somaliens incapables de payer les sommes exig\u00e9es ont \u00e9t\u00e9 renvoy\u00e9s en Somalie, en violation flagrante du droit kenyan et international.<\/p>\n<p><em>\u00abPeu apr\u00e8s leur arriv\u00e9e au Kenya, de nombreuses personnes ayant fui le chaos en Somalie &#8211; en grande majorit\u00e9 des femmes et enfants\u00a0 &#8211; subissent des viols, des flagellations, des passages \u00e0 tabac, des d\u00e9tentions, des actes d&rsquo;extorsion et des expulsions sommaires\u00bb,<\/em> a expliqu\u00e9 Gerry Simpson, chercheur sur les r\u00e9fugi\u00e9s pour Human Rights Watch et auteur principal du rapport. <em>\u00abUne fois dans les camps, certains r\u00e9fugi\u00e9s sont confront\u00e9s \u00e0 encore plus de violences polici\u00e8res, et la police ferme les yeux sur les violences sexuelles commises par d&rsquo;autres r\u00e9fugi\u00e9s et par des Kenyans.\u00bb<\/em><\/p>\n<p>Des dizaines de demandeurs d&rsquo;asile parmi les quelque 40&rsquo;000 Somaliens qui ont travers\u00e9 la fronti\u00e8re officiellement ferm\u00e9e du Kenya \u00e0 proximit\u00e9 des camps au cours des quatre premiers mois de 2010 ont d\u00e9clar\u00e9 \u00e0 Human Rights Watch que la police a fait fi de leurs demandes de libre passage de la fronti\u00e8re. Au lieu de cela, la police a exig\u00e9 de l&rsquo;argent et les a d\u00e9port\u00e9s, battus et faussement accus\u00e9s de pr\u00e9sence ill\u00e9gale s&rsquo;ils ne pouvaient pas payer. Un travailleur humanitaire kenyan s&rsquo;occupant des r\u00e9fugi\u00e9s a d\u00e9crit l&rsquo;activit\u00e9 de la police entre la fronti\u00e8re et Garissa, la capitale provinciale, comme une <em>\u00abgrosse machine \u00e0 gagner de l&rsquo;argent\u00bb<\/em>.<\/p>\n<p>Le rapport \u00ab<a href=\"http:\/\/www.hrw.org\/sites\/default\/files\/reports\/kenya0610webwcover.pdf\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">Bienvenue au Kenya<\/a>\u00bb expose \u00e9galement la fa\u00e7on dont la menace de se faire prendre par la police et les exactions concomitantes obligent la plupart des demandeurs d&rsquo;asile \u00e0 se diriger vers les camps par des petits sentiers \u00e9loign\u00e9s de la route principale. Ils s&rsquo;y trouvent \u00e9galement vuln\u00e9rables aux attaques de criminels de droit commun, faisant d&rsquo;eux leur proie, violant les femmes et volant le peu d&rsquo;argent qu&rsquo;ils poss\u00e8dent.<\/p>\n<p>Une fois dans les camps, les r\u00e9fugi\u00e9s continuent d&rsquo;\u00eatre confront\u00e9s aux violences polici\u00e8res, selon le rapport. La police s&rsquo;est abstenue d&#8217;emp\u00eacher, de mener des enqu\u00eates et des poursuites sur les violences sexuelles \u00e0 l&rsquo;encontre des femmes et des filles r\u00e9fugi\u00e9es dans les camps perp\u00e9tr\u00e9es par d&rsquo;autres r\u00e9fugi\u00e9s et par des Kenyans, cr\u00e9ant ainsi une culture de l&rsquo;impunit\u00e9 et augmentant le risque de violence sexuelle.<\/p>\n<p>Le rapport examine \u00e9galement la politique ill\u00e9gale du Kenya consistant \u00e0 interdire \u00e0 la grande majorit\u00e9 des r\u00e9fugi\u00e9s enregistr\u00e9s dans les camps de se d\u00e9placer vers d&rsquo;autres parties du Kenya, \u00e0 moins d&rsquo;avoir une autorisation sp\u00e9ciale pour des raisons telles que des rendez-vous m\u00e9dicaux ou des cours \u00e0 Nairobi. Selon le droit international, le Kenya doit justifier une telle interdiction comme la mesure la moins restrictive n\u00e9cessaire pour prot\u00e9ger la s\u00e9curit\u00e9 nationale, l&rsquo;ordre public ou la sant\u00e9 publique, ce qu&rsquo;il a omis de faire. En 2009, les autorit\u00e9s n&rsquo;ont autoris\u00e9 que 6000 r\u00e9fugi\u00e9s sur les presque 300&rsquo;000 que compte Dadaab \u00e0 voyager \u00e0 l&rsquo;ext\u00e9rieur des camps sordides et surpeupl\u00e9s.<\/p>\n<p>Le rapport d\u00e9crit comment la police arr\u00eate les r\u00e9fugi\u00e9s voyageant sans &#8211; et aussi de plus en plus ceux qui voyagent avec &#8211; des \u00ablaissez-passer\u00bb \u00e9mis par le gouvernement, leur extorque de l&rsquo;argent, et les poursuit parfois en justice \u00e0 Garissa, o\u00f9 ils doivent payer une amende ou sont envoy\u00e9s en prison.<\/p>\n<p>\u00ab<a href=\"http:\/\/www.hrw.org\/sites\/default\/files\/reports\/kenya0610webwcover.pdf\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">Bienvenue au Kenya<\/a>\u00bb affirme que le caract\u00e8re organis\u00e9 du racket d&rsquo;extorsion polici\u00e8re et des exactions &#8211; s&rsquo;\u00e9tendant sur presque 200 kilom\u00e8tres depuis la ville fronti\u00e8re de Liboi en passant par la ville de Dadaab jusqu&rsquo;\u00e0 Garissa &#8211; est le r\u00e9sultat direct de la d\u00e9cision de fermer la fronti\u00e8re prise par le Kenya il y a trois ans. Human Rights Watch a d\u00e9clar\u00e9 que la fermeture concomitante d&rsquo;un centre de transit de r\u00e9fugi\u00e9s \u00e0 Liboi, \u00e0 15 kilom\u00e8tres de la fronti\u00e8re et \u00e0 80 kilom\u00e8tres des camps, n&rsquo;a fait qu&#8217;empirer les choses.<\/p>\n<p>Avant sa fermeture, le centre de transit de Liboi \u00e9tait un endroit s\u00fbr o\u00f9 la grande majorit\u00e9 des demandeurs d&rsquo;asile somaliens cherchaient originellement refuge au Kenya et \u00e0 partir duquel l&rsquo;agence de l&rsquo;ONU pour les r\u00e9fugi\u00e9s, le Haut Commissariat pour les r\u00e9fugi\u00e9s (<abbr class='c2c-text-hover' title='United Nations High Commissioner for Refugees'>HCR<\/abbr>), les transportait vers les camps. Sans le centre, on estime que 300&rsquo;000 Somaliens fuyant leur pays en direction du Kenya depuis janvier 2007 &#8211; dont la moiti\u00e9 est all\u00e9e dans les camps &#8211; ont d\u00fb recourir \u00e0 des passeurs pour traverser la fronti\u00e8re. La police profite du caract\u00e8re clandestin de leur voyage, en les accusant faussement d&rsquo;entr\u00e9e ill\u00e9gale au Kenya et en les mena\u00e7ant d&rsquo;arrestation s&rsquo;ils ne paient pas l&rsquo;argent que la police exige.<\/p>\n<p>En vertu de la loi kenyane sur les r\u00e9fugi\u00e9s, tous les demandeurs d&rsquo;asile disposent de 30 jours \u00e0 partir de leur entr\u00e9e au Kenya pour se rendre aupr\u00e8s des autorit\u00e9s les plus proches s&rsquo;occupant des r\u00e9fugi\u00e9s afin de s&rsquo;inscrire en tant que r\u00e9fugi\u00e9s, peu importe comment et o\u00f9 ils sont entr\u00e9s dans le pays. Mais la police ignore syst\u00e9matiquement ce droit. Se faisant l&rsquo;\u00e9cho des recommandations de Human Rights Watch aux autorit\u00e9s kenyanes contenues dans un rapport de mars 2009, \u00ab<a href=\"http:\/\/www.hrw.org\/fr\/news\/2009\/03\/29\/kenya-halte-aux-exactions-et-la-p-nurie-dont-souffrent-les-r-fugi-s-somaliens\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">From Horror to Hopelessness\u00bb<\/a> (\u00abDe l&rsquo;horreur au d\u00e9sespoir\u00bb), le nouveau rapport r\u00e9it\u00e8re son appel aux autorit\u00e9s pour ouvrir un nouveau centre \u00e0 Liboi o\u00f9 les nouveaux arrivants demandeurs d&rsquo;asile puissent \u00eatre tri\u00e9s et d&rsquo;o\u00f9 ils puissent \u00eatre transport\u00e9s dans les camps en toute s\u00e9curit\u00e9.<\/p>\n<p><em>\u00abDepuis plus de trois ans, la fermeture de la fronti\u00e8re n&rsquo;a b\u00e9n\u00e9fici\u00e9 \u00e0 personne \u00e0 l&rsquo;exception des officiers de police corrompus et elle a conduit \u00e0 des exactions innombrables \u00e0 l&rsquo;encontre de centaines, voire de milliers, de demandeurs d&rsquo;asile\u00bb, <\/em>a remarqu\u00e9 Gerry Simpson. <em>\u00abLe Kenya doit garantir un passage s\u00fbr et la protection des r\u00e9fugi\u00e9s somaliens vuln\u00e9rables.\u00bb<\/em><\/p>\n<p>Le gouvernement kenyan a de r\u00e9els probl\u00e8mes de s\u00e9curit\u00e9 li\u00e9s au conflit en Somalie, mais sa rh\u00e9torique politique anti-somalienne n&rsquo;a fait que renforcer le comportement abusif de la police, a indiqu\u00e9 Human Rights Watch. Les demandeurs d&rsquo;asile affirment que la police les accuse d&rsquo;appartenir au groupe d&rsquo;insurg\u00e9s somaliens Al-Shabaab ou \u00e0 Al-Qa\u00efda, ou d&rsquo;\u00eatre des \u00abterroristes\u00bb avant &#8211; dans certains cas &#8211; de les forcer \u00e0 retourner en Somalie. Sur la base de huit cas impliquant le retour forc\u00e9 en Somalie de 152 personnes que Human Rights Watch a document\u00e9 au cours de ses recherches en mars 2010, Human Rights Watch estime que la police a renvoy\u00e9 des centaines, voire des milliers, de Somaliens dans leur pays pour le seul d\u00e9but de l&rsquo;ann\u00e9e 2010.<\/p>\n<p>Le droit international interdit le retour forc\u00e9 des r\u00e9fugi\u00e9s vers des lieux o\u00f9 ils risquent la pers\u00e9cution ou la torture, ou vers des situations de violence g\u00e9n\u00e9ralis\u00e9e. Bien que le Kenya ait le droit d&#8217;emp\u00eacher certaines personnes d&rsquo;entrer ou de rester au Kenya &#8211; notamment celles qui sont raisonnablement consid\u00e9r\u00e9es comme une menace pour sa s\u00e9curit\u00e9 nationale, par exemple les membres d&rsquo;Al-Shabaab &#8211; il ne peut pas fermer ses fronti\u00e8res aux demandeurs d&rsquo;asile. Le droit international interdit \u00e9galement aux autorit\u00e9s d&rsquo;expulser les demandeurs d&rsquo;asile vers la Somalie sans leur permettre au pr\u00e9alable de faire une demande d&rsquo;asile.<\/p>\n<p><em>\u00abLa police affirme qu&rsquo;elle prot\u00e8ge le Kenya contre les terroristes et qu&rsquo;elle fait appliquer les lois d&rsquo;immigration lorsqu&rsquo;elle arr\u00eate des r\u00e9fugi\u00e9s\u00bb, <\/em>a ajout\u00e9 Gerry Simpson. <em>\u00abMais le fait que la police extorque de l&rsquo;argent aux Somaliens pour leur passage aux points de contr\u00f4le et pour sortir de garde \u00e0 vue sugg\u00e8re plus le souci de se remplir les poches que de prot\u00e9ger ses fronti\u00e8res.\u00bb<\/em><\/p>\n<p>Le rapport appelle l&rsquo;agence de l&rsquo;ONU pour les r\u00e9fugi\u00e9s \u00e0 am\u00e9liorer sa surveillance et son plaidoyer aupr\u00e8s des autorit\u00e9s, et \u00e0 se rendre plus fr\u00e9quemment dans les postes de police pr\u00e8s de la fronti\u00e8re, ainsi que dans les villes de Dadaab et Garissa.<\/p>\n<p>En ce qui concerne les violences sexuelles, les victimes ont expliqu\u00e9 \u00e0 Human Rights Watch que la police soit ignore leurs plaintes, soit leur dit de fournir des preuves, ou bien classe l&rsquo;affaire sans explication. Dans les rares cas o\u00f9 la police arr\u00eate des agresseurs pr\u00e9sum\u00e9s, les suspects sont souvent rel\u00e2ch\u00e9s en quelques heures ou en quelques jours, avec peu d&rsquo;espoir pour qu&rsquo;ils soient \u00e0 nouveau interrog\u00e9s ou oblig\u00e9s de rendre compte de leurs actes. Beaucoup de femmes pensent que leurs agresseurs pr\u00e9sum\u00e9s r\u00e9ussissent \u00e0 soudoyer la police pour qu&rsquo;elle abandonne les enqu\u00eates ou qu&rsquo;elle remette les suspects en libert\u00e9.<\/p>\n<p>Human Rights Watch a d\u00e9clar\u00e9 que malgr\u00e9 quelques am\u00e9liorations depuis le d\u00e9but des ann\u00e9es 90, la r\u00e9ponse du gouvernement aux violences sexuelles dans les camps est un \u00e9chec, car il y a trop peu de policiers dans les camps poss\u00e9dant les comp\u00e9tences n\u00e9cessaires pour enqu\u00eater sur ces crimes et parce qu&rsquo;il n&rsquo;y a pas assez de contr\u00f4le sur la fa\u00e7on dont les policiers traitent ces cas.<\/p>\n<p><em>\u00abAvec pr\u00e8s de vingt ans d&rsquo;existence, les camps demeurent un lieu o\u00f9 la justice pour les victimes de viol est l&rsquo;exception et l&rsquo;impunit\u00e9 pour les malfaiteurs est la r\u00e8gle\u00bb,<\/em> a d\u00e9clar\u00e9 Meghan Rhoad, chercheuse \u00e0 la division des Droits des femmes \u00e0 Human Rights Watch, qui a r\u00e9dig\u00e9 la section du rapport sur les violences sexuelles. <em>\u00abLes femmes et les filles r\u00e9fugi\u00e9es qui d\u00e9noncent courageusement les violences sexuelles \u00e0 la police m\u00e9ritent mieux.\u00bb<\/em><\/p>\n<p><\/div><\/div>\n<p>&nbsp;<\/p>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Le gouvernement k\u00e9nyan, l\u2019ONU et les bailleurs de fonds devraient agir pour mettre fin aux violences g\u00e9n\u00e9ralis\u00e9es, \u00e0 la d\u00e9tention d\u00e9gradante, \u00e0 l\u2019extorsion, et aux dysfonctionnements policiers.<\/p>","protected":false},"author":2,"featured_media":0,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_acf_changed":false,"footnotes":""},"categories":[155,162],"tags":[613,1159,633,442,464],"ve_numero":[],"pays":[566,262],"ve_type":[1073],"ve_action":[1050],"class_list":["post-20169","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-documentation","category-publications","tag-camp-de-refugies","tag-documentation","tag-femmes","tag-police","tag-refoulement","pays-kenya","pays-somalie","ve_type-rapport-recherche","ve_action-documentation"],"acf":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/asile.ch\/en\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/20169","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/asile.ch\/en\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/asile.ch\/en\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/asile.ch\/en\/wp-json\/wp\/v2\/users\/2"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/asile.ch\/en\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=20169"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/asile.ch\/en\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/20169\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/asile.ch\/en\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=20169"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/asile.ch\/en\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=20169"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/asile.ch\/en\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=20169"},{"taxonomy":"ve_numero","embeddable":true,"href":"https:\/\/asile.ch\/en\/wp-json\/wp\/v2\/ve_numero?post=20169"},{"taxonomy":"pays","embeddable":true,"href":"https:\/\/asile.ch\/en\/wp-json\/wp\/v2\/pays?post=20169"},{"taxonomy":"ve_type","embeddable":true,"href":"https:\/\/asile.ch\/en\/wp-json\/wp\/v2\/ve_type?post=20169"},{"taxonomy":"ve_action","embeddable":true,"href":"https:\/\/asile.ch\/en\/wp-json\/wp\/v2\/ve_action?post=20169"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}