{"id":23282,"date":"2015-06-04T14:14:40","date_gmt":"2015-06-04T14:14:40","guid":{"rendered":"http:\/\/asile.ch\/wp\/?p=23282"},"modified":"2021-09-03T14:37:44","modified_gmt":"2021-09-03T12:37:44","slug":"forumasile-on-parle-de-nous","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/asile.ch\/en\/2015\/06\/04\/forumasile-on-parle-de-nous\/","title":{"rendered":"ForumAsile | Vivre Ensemble, une revue pour informer et lutter contre les pr\u00e9jug\u00e9s"},"content":{"rendered":"<h2 class=\"posttitle\">S\u00e9rie Portraits: Vivre Ensemble, une revue pour informer et lutter contre les\u00a0pr\u00e9jug\u00e9s.<\/h2>\n<h2 class=\"posttitle\"><em>Rencontre avec Sophie Malka et Cristina Del Biaggio, deux jeunes femmes pugnaces qui font de cette publication une source d\u2019information incontournable sur l\u2019asile en Suisse.<\/em><\/h2>\n<p><em><strong>Pour lire l&rsquo;article de <a href=\"http:\/\/forumasile.org\/\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">ForumAsile<\/a>, cliquez <a href=\"http:\/\/forumasile.org\/2015\/06\/03\/serie-portraits-vivre-ensemble-une-revue-pour-informer-et-lutter-contre-les-prejuges\/#_ftnref1\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">ici. <\/a><\/strong><\/em><\/p>\n<div class=\"c-block--box c-block--default\"><div class=\"c-block--box-inner\"><\/p>\n<p><a href=\"http:\/\/forumasile.org\/2015\/06\/03\/serie-portraits-vivre-ensemble-une-revue-pour-informer-et-lutter-contre-les-prejuges\/#_ftnref1\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignright wp-image-23284 size-medium\" src=\"http:\/\/asile.ch\/wp-content\/uploads\/2015\/06\/Z-300x300.jpg\" alt=\"Z\" width=\"300\" height=\"300\" srcset=\"https:\/\/asile.ch\/wp-content\/uploads\/2015\/06\/Z-300x300.jpg 300w, https:\/\/asile.ch\/wp-content\/uploads\/2015\/06\/Z-150x150.jpg 150w\" sizes=\"auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px\" \/><\/a>Au fond du couloir \u00e0 droite, en plein c\u0153ur du <a href=\"http:\/\/csp.ch\/agissez\/?redirect=http:\/\/www.csp.ch\/\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">Centre Social Protestant <\/a>(CSP) de Gen\u00e8ve, une petite pi\u00e8ce un peu encombr\u00e9e mais joyeuse abrite l\u2019association <a href=\"http:\/\/asile.ch\/\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">Vivre Ensemble<\/a>. Au milieu d\u2019une masse de papiers, coinc\u00e9es entre de lourds classeurs qui ornent les \u00e9tag\u00e8res, face aux images, cartes et graphiques coll\u00e9s aux murs, deux jeunes femmes sont aux commandes. Sophie Malka est la cl\u00e9 de vo\u00fbte de Vivre Ensemble : ancienne journaliste au Courrier, elle coordonne et r\u00e9dige [1] la revue depuis plus de six ans. Son objectif : faire circuler l\u2019information sur l\u2019asile en trouvant d\u2019autres mani\u00e8res de parler de la migration. \u00ab Informer avec pr\u00e9cision et rigueur pour donner une image r\u00e9elle du droit d\u2019asile et de son impact dans nos soci\u00e9t\u00e9s, c\u2019est lutter contre les raccourcis et les id\u00e9es re\u00e7ues qui nourrissent le racisme et l\u2019intol\u00e9rance. \u00bb Un travail de recadrage d\u2019autant plus n\u00e9cessaire face \u00e0 l\u2019adh\u00e9sion d\u2019une grande partie de la soci\u00e9t\u00e9 suisse aux th\u00e8ses x\u00e9nophobes et d\u00e9magogiques ces derni\u00e8res ann\u00e9es. Sophie Malka est second\u00e9e depuis deux ans par Cristina Del Biaggio, g\u00e9ographe et chercheuse \u00e0 l\u2019Universit\u00e9 de Gen\u00e8ve. Cristina se charge depuis 2013 d\u2019alimenter le site web et les r\u00e9seaux sociaux et d\u2019apporter ses comp\u00e9tences plus pointues en graphiques, statistiques et mise en images des flux migratoires. \u00ab J\u2019ai besoin de cet aller-retour entre la recherche et le terrain, entre l\u2019analyse critique et la vie r\u00e9elle \u00bb, explique Cristina. \u00ab Sortir de la tour d\u2019ivoire acad\u00e9mique pour aller respirer l\u2019air du monde. Je pense que c\u2019est aussi ma force de pouvoir faire des liens entre ces deux univers. Cela me permet d\u2019\u00eatre plus utile. \u00bb Un tandem de choc pour une revue qui poursuit son chemin commenc\u00e9 en 1985 avec le soutien de quelques 1400 abonn\u00e9s qui financent int\u00e9gralement son fonctionnement, convaincus de l\u2019importance de sensibiliser un large public \u00e0 la probl\u00e9matique des migrants. Totalement ind\u00e9pendante gr\u00e2ce \u00e0 ces dons, Vivre Ensemble peut donc \u00e9crire en toute libert\u00e9 sur la politique d\u2019asile suisse, la r\u00e9alit\u00e9 de la migration mais aussi sur la fa\u00e7on dont l\u2019aide aux requ\u00e9rants est organis\u00e9e. Personne n\u2019est \u00e9pargn\u00e9. \u00ab La critique est possible et c\u2019est notre plus grande force \u00bb, estime Sophie Malka. En trente ans, la revue a connu quelques mues. Une transformation graphique d\u2019abord, passant du papier agraf\u00e9 noir-blanc fa\u00e7on photocopieuse \u00e0 un format plus avenant o\u00f9 la couleur et une mise en page a\u00e9r\u00e9e facilitent la lecture. Mais la plus grande transformation en cours pour Vivre Ensemble, comme pour tous les m\u00e9dias sans exception aujourd\u2019hui, c\u2019est le d\u00e9fi du passage \u00e0 l\u2019information \u00e9lectronique sur Internet. Comment exister dans l\u2019immensit\u00e9 du Web ? Comment communiquer sur les r\u00e9seaux sociaux ? Comment continuer \u00e0 toucher son public dans cet environnement en mutation ? Et comment convaincre au-del\u00e0 de ceux qui sont d\u00e9j\u00e0 acquis \u00e0 la d\u00e9fense du droit d\u2019asile ? La r\u00e9ponse est en marche : un site web qui s\u2019\u00e9toffe d\u2019ann\u00e9e en ann\u00e9e et qui parvient \u00e0 \u00eatre bien r\u00e9f\u00e9renc\u00e9. \u00ab On est pass\u00e9 de 500 visiteurs mensuels en 2012, \u00e0 plus de 6000 aujourd\u2019hui \u00bb, explique Cristina. Des newsletter sont envoy\u00e9es \u00e0 ceux qui s\u2019inscrivent sur le site pour partager les principales actualit\u00e9s. Le compte Twitter et la page Facebook (asile.ch) de Vivre Ensemble sont en plein essor et touchent un public de plus en plus large. La publication d\u2019une brochure grand-public \u2013 courte, agr\u00e9ment\u00e9e de dessins et de phrases choc \u2013 a aussi \u00e9t\u00e9 une nouvelle approche de communication. Diffus\u00e9e en 2012, \u00e9dit\u00e9es dans trois langues nationales, cette brochure sur les pr\u00e9jug\u00e9s sur l\u2019asile a fait un carton. \u00ab Il y a ce qu\u2019on dit sur les r\u00e9fugi\u00e9s. Et il y a la r\u00e9alit\u00e9 \u00bb a \u00e9t\u00e9 imprim\u00e9e \u00e0 pr\u00e8s de 100\u2019000 exemplaires, aux trois-quarts d\u00e9j\u00e0 distribu\u00e9s. En partie financ\u00e9e par une fondation priv\u00e9e, la brochure est aussi largement utilis\u00e9e dans les \u00e9coles pour ouvrir des discussions avec les \u00e9l\u00e8ves. Une publication d\u2019autant plus importante qu\u2019elle nuance les images de migrants en M\u00e9diterran\u00e9e venues alimenter les fantasmes de l\u2019invasion. Mais Vivre Ensemble vise aussi un lectorat strat\u00e9gique pour le droit d\u2019asile : les parlementaires suisses et les m\u00e9dias romands. Depuis 2013, des num\u00e9ros hors-s\u00e9ries sur des th\u00e8mes-cl\u00e9s du d\u00e9bat public ont \u00e9t\u00e9 \u00e9dit\u00e9s : l\u2019asile comme la gestion uniquement technique des flux de migrants, la validit\u00e9 des accords de Dublin, la suppos\u00e9e criminalit\u00e9 des \u00e9trangers\u2026 Tous mettent le doigt sur des points sensibles sur le plan politique. Car sur ces sujets, politiciens et journalistes se rejoignent par leur manque d\u2019informations pr\u00e9cises, leurs raccourcis id\u00e9ologiques et simplificateurs. \u00ab Tous les jours, de fausses informations sont relay\u00e9es par les m\u00e9dias, souvent donn\u00e9es par des politiciens avec des agendas populistes, mais parfois simplement sans s\u2019en rendre compte \u00bb, explique Sophie Malka. Face \u00e0 la rapidit\u00e9 des flux d\u2019informations aujourd\u2019hui et au besoin toujours grandissant de sensationnalisme dans les m\u00e9dias, les rectificatifs ne suffisent plus \u00e0 faire entendre la voix des associations de d\u00e9fense du droit d\u2019asile. Il fallait travailler en amont, permettre aux journalistes et aux acteurs politiques qui le d\u00e9sirent de d\u00e9crypter les documents sur l\u2019asile et de diversifier leurs sources d\u2019information. D\u2019autant que les arguments anti-immigrants des partis de droite alimentent toutes les peurs et s\u00e9duisent une population suisse inqui\u00e8te. \u00ab Le Comptoir des m\u00e9dias \u00bb, programme lanc\u00e9 par Vivre Ensemble et financ\u00e9 \u00e0 la fois par des fonds publics et priv\u00e9s, est n\u00e9 en 2013 pour pallier \u00e0 cette situation. Il a re\u00e7u, il y a un an, le soutien du Service de lutte contre le racisme de la Conf\u00e9d\u00e9ration \u00ab Nous avons un r\u00e9seau de veilleurs b\u00e9n\u00e9voles qui nous communiquent les d\u00e9rapages ou erreurs commises par les m\u00e9dias que nous contactons aussit\u00f4t pr\u00e9cise Cristina Del Biaggio. Et cela touche tous les m\u00e9dias, m\u00eame ceux qui pensent \u00eatre au-dessus des autres. \u00bb L\u2019id\u00e9e du Comptoir des M\u00e9dias n\u2019est pas seulement de d\u00e9noncer les erreurs mais plut\u00f4t d\u2019aider les journalistes en leur fournissant un service de v\u00e9rification des chiffres et des statistiques sur l\u2019asile. Avec quels r\u00e9sultats obtenus ? \u00ab C\u2019est difficile \u00e0 \u00e9valuer. Nous envoyons des communiqu\u00e9s de presse r\u00e9guli\u00e8rement pour rectifier des chiffres ou des approximations, pour leur rappeler que de parler \u00ab d\u2019afflux massif \u00bb quand on parle des migrants alors que les statistiques prouvent le contraire, est de la d\u00e9sinformation. \u00bb Une chose a chang\u00e9 : les journalistes commencent \u00e0 prendre l\u2019habitude de les appeler avant de publier leur article, d\u00e8s qu\u2019ils ont un doute sur ce qu\u2019ils avancent. C\u2019est d\u00e9j\u00e0 un grand progr\u00e8s. Mais Sophie Malka et Cristina Del Biaggio voient plus loin. Elles aimeraient pouvoir jouer un r\u00f4le dans la formation des jeunes journalistes en mati\u00e8re de d\u00e9cryptage sur l\u2019asile, ainsi qu\u2019organiser r\u00e9guli\u00e8rement des rencontres avec les r\u00e9dactions. \u00ab Parce que l\u2019enjeu, aujourd\u2019hui, soulignent-elles en ch\u0153ur, c\u2019est de pouvoir lutter contre l\u2019ignorance et la d\u00e9sinformation, les deux principales sources qui nourrissent nos pr\u00e9jug\u00e9s. \u00bb Ce qui me motive aussi, ajoute Sophie Malka, c\u2019est de voir \u00e0 la fois l\u2019immensit\u00e9 du travail qui reste \u00e0 faire mais \u00e9galement l\u2019impact que nous avons d\u00e9j\u00e0 et le soutien que nous recevons des personnes convaincues par ce travail. Nous devons trouver d\u2019autres mani\u00e8res de parler de l\u2019asile pour encore mieux arriver \u00e0 dire la r\u00e9alit\u00e9 des migrants en Suisse ! \u00bb<\/p>\n<p>[1] Elle est entour\u00e9e d\u2019un comit\u00e9 de r\u00e9daction dont les comp\u00e9tences juridiques et la pratique sur le terrain de l\u2019asile sont pr\u00e9cieuses et permettent au journal un regard pointu sur la politique d\u2019asile et ses effets.<\/p>\n<p><\/div><\/div>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>S\u00e9rie Portraits: VIVRE ENSEMBLE, une revue pour informer et lutter contre les pr\u00e9jug\u00e9s. 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