{"id":24531,"date":"2015-08-13T12:08:08","date_gmt":"2015-08-13T12:08:08","guid":{"rendered":"http:\/\/asile.ch\/wp\/?p=24531"},"modified":"2021-08-26T14:01:10","modified_gmt":"2021-08-26T12:01:10","slug":"le-courrier-il-peut-vivre-chez-moi-tant-quil-veut","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/asile.ch\/en\/2015\/08\/13\/le-courrier-il-peut-vivre-chez-moi-tant-quil-veut\/","title":{"rendered":"Le Courrier | \u00abIl peut vivre chez moi tant qu\u2019il veut\u00bb"},"content":{"rendered":"<h2>Marie-Antoinette Dunant accueille chez elle Babak, un opposant iranien. Une initiative personnelle. Des cantons encouragent ce type d\u2019h\u00e9bergement, mais au compte-gouttes.<\/h2>\n<p><em><strong>Article de Rachad Armanios, publi\u00e9 dans Le Courrier, le 13 ao\u00fbt 2015. Cliquez <a href=\"http:\/\/www.lecourrier.ch\/node\/131890\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">here<\/a> to read the article on the Courrier website.<\/strong><\/em><\/p>\n<div class=\"c-block--box c-block--default\"><div class=\"c-block--box-inner\"><\/p>\n<div class=\"node-body\">\n<p>C\u2019est une grande maison \u00e0 Th\u00f4nex, aux franges de l\u2019agglom\u00e9ration genevoise, avec un jardin splendide o\u00f9 s\u2019\u00e9panouissent de majestueux arbres \u2013\u00a0tulipier, prunus au feuillage rouge fonc\u00e9, figuier pointant son ramage en direction des vignes qui grimpent le long de la fa\u00e7ade. Dans les abris genevois de la protection civile o\u00f9 Babak a v\u00e9cu trois ans et demi, nulle fen\u00eatre pour \u00e9chapper \u00e0 ses fant\u00f4mes. Alors, une pergola, un potager!<\/p>\n<p>\u00abLe jardin n\u2019a jamais aussi bien \u00e9t\u00e9 entretenu depuis qu\u2019il habite chez moi\u00bb se r\u00e9jouit Marie-Antoinette Dunant, propri\u00e9taire des lieux. Cette retrait\u00e9e, aussi souriante et \u00e9l\u00e9gante que sa maison, accueille Babak chez elle depuis neuf mois. Son h\u00f4te, r\u00e9fugi\u00e9 iranien de 32 ans, pr\u00e9f\u00e8re s\u2019en tenir \u00e0 son pr\u00e9nom. Svelte, voire fr\u00eale, impeccable dans sa chemise blanche et son pantalon de costume, l\u2019opposant politique dissimule ses blessures derri\u00e8re une r\u00e9serve et une pudeur qui ne se l\u00e9zardent que timidement au fil de la conversation.<\/p>\n<p>\u00abA force de lire dans les journaux que le gouvernement n\u2019a pas de logements autres que des bunkers \u00e0 proposer \u00e0 de nombreux r\u00e9fugi\u00e9s, je me suis dit qu\u2019au moins, \u00e7a, je pouvais le faire. Je suis seule dans cette maison. Ces chambres vides, c\u2019\u00e9tait dommage.\u00bb C\u2019est sur sollicitation d\u2019un couple d\u2019amis que Mme\u00a0Dunant a accept\u00e9 d\u2019h\u00e9berger Babak. Elle n\u2019est ni militante ni sp\u00e9cialement politis\u00e9e, mais son ami Jean Ziegler, parrain de sa fille et c\u00e9l\u00e8bre pourfendeur du capitalisme, lui a ouvert les yeux sur la politique mondiale, confie-t-elle. \u00abJe suis ravie, Babak peut rester autant qu\u2019il le voudra. Un jour, il partira. Mon c\u0153ur souhaite qu\u2019il puisse refaire sa vie, trouver un travail, fonder une famille.\u00bb<\/p>\n<h3><strong>Gagnant-gagnant<\/strong><\/h3>\n<p>Pour Marie-Antoinette Dunant, la situation est \u00abgagant-gagnant\u00bb. \u00abEn neuf mois, il n\u2019y a jamais eu la moindre discorde. Babak a une \u00e9ducation parfaite, est tr\u00e8s attentif et sait tout faire. Il m\u2019a beaucoup d\u00e9pann\u00e9e, en r\u00e9parant la machine \u00e0 laver le linge ou en construisant la pergola \u00e0 partir du vieux portique de s\u00e9curit\u00e9 qui servait pour les enfants.\u00bb<\/p>\n<p>D\u00e9sormais, \u00e0 c\u00f4t\u00e9 des framboisiers et du basilic, pousse une herbe aromatique arriv\u00e9e par poste d\u2019Iran, \u00absimilaire \u00e0 de la ciboulette\u00bb, pr\u00e9cise Mme\u00a0Dunant, avant d\u2019ajouter: \u00abNous avons fait quelques excursions, notamment \u00e0 Chamonix o\u00f9 il a \u00e9t\u00e9 impressionn\u00e9 en empruntant le t\u00e9l\u00e9si\u00e8ge. J\u2019ai l\u2019impression d\u2019avoir un ange gardien de plus \u00e0 la maison.\u00bb Qui sont les autres? \u00abCeux-l\u00e0, vous ne les voyez pas\u00bb, r\u00e9pond cette catholique, qui dit partager avec Babak la foi chr\u00e9tienne, tout en se qualifiant d\u2019\u0153cum\u00e9nique.<\/p>\n<p>Son h\u00f4te, lui, est devenu mormon il y a deux ans \u00e0 Gen\u00e8ve. En Iran, il ne s\u2019identifiait pas \u00e0 l\u2019islam et n\u2019avait pas vraiment de religion. \u00abJ\u2019ai \u00e9t\u00e9 expuls\u00e9 de l\u2019universit\u00e9 pour cela.\u00bb<\/p>\n<p>C\u2019est avant tout son activisme politique qui l\u2019a oblig\u00e9 \u00e0 fuir son pays, \u00e0 l\u2019automne 2010, apr\u00e8s un long p\u00e9riple passant par la Turquie pour l\u2019amener jusqu\u2019\u00e0 B\u00e2le. Appartenant \u00e0 l\u2019Organisation des moudjahiddines du peuple iranien, le militant raconte l\u2019assassinat de son oncle qui \u00e9tait enseignant, tout comme son p\u00e8re emprisonn\u00e9 durant deux ans. Il \u00e9voque les vagues d\u2019ex\u00e9cutions, durant les ann\u00e9es 1990, sous le r\u00e9gime de Khomeini. Et son exil perp\u00e9tuel, sa famille \u00e9tant forc\u00e9e de d\u00e9m\u00e9nager sans cesse de ville en ville. Quant \u00e0 lui, il a travaill\u00e9 trois ans pour une t\u00e9l\u00e9vision d\u2019opposition.<\/p>\n<p><strong>Activit\u00e9s militantes<\/strong><\/p>\n<p>A propos des \u00e9pisodes les plus durs de sa vie, le r\u00e9cit, en anglais, se fait murmure, puis s\u2019\u00e9teint. Il y a quelques mois, avec la \u00abciboulette iranienne\u00bb, la poste a aussi d\u00e9livr\u00e9 son \u00abkam\u00e2nche\u00bb, l\u2019instrument \u00e0 corde au petit ventre rebondi qu\u2019il jouait chez lui. Musicoth\u00e9rapeute, chanteuse dans un ch\u0153ur, Mme\u00a0Dunant a insist\u00e9 pour que Babak le fasse venir. Lui s\u2019excuse, il n\u2019a plus pratiqu\u00e9 depuis longtemps. Ses mains, maladroites, tentent une gamme tandis que l\u2019archet zigzague sur les cordes. Les notes se bousculent, cherchent l\u2019harmonie, qui grin\u00e7ante, qui m\u00e9lodieuse. Le violon oriental tremblote sur son pied, presque une b\u00e9quille faute d\u2019\u00eatre fermement maintenu.<\/p>\n<p>Arriv\u00e9 \u00e0 B\u00e2le, le requ\u00e9rant d\u2019asile sera plac\u00e9 par les autorit\u00e9s suisses pr\u00e8s de Soleure, mais n\u2019y restera pas longtemps. L\u2019opposant souhaite rejoindre les Moudjahiddines du peuple, bien implant\u00e9s \u00e0 Gen\u00e8ve, si\u00e8ge de l\u2019ONU d\u2019o\u00f9 ils multiplient les actions de protestation et de lobbying. Babak reprend donc \u00e0 Gen\u00e8ve ses activit\u00e9s militantes et m\u00e9diatiques. Mais si les Moudjahiddines du peuple le prennent sous son aile, il perd toute aide de la Suisse pour avoir quitt\u00e9 son canton d\u2019assignation, vivant au bout du lac comme clandestin avant d\u2019obtenir le statut de r\u00e9fugi\u00e9 puis un permis lui autorisant de travailler et m\u00eame de passer la fronti\u00e8re.<\/p>\n<h3><strong>Jungle administrative<\/strong><\/h3>\n<p>Quarante-deux mois dans des bunkers? Ce fut dur, confie l\u2019homme, qui ne s\u2019\u00e9tend pas davantage: \u00abJ\u2019\u00e9tais parti pour aider ceux rest\u00e9s derri\u00e8re moi, ma situation \u00e9tait meilleure!\u00bb Pas question de se plaindre, donc, ou de \u00abvivre sur le dos de la s\u00e9curit\u00e9 sociale\u00bb de son pays h\u00f4te. Marie-Antoinette Dunant, elle, souhaiterait qu\u2019il puisse souscrire une assurance-maladie. \u00abMais je ne sais pas comment faire.\u00bb Difficile, confie-t-elle, de s\u2019y retrouver dans la jungle administrative: \u00abJe voudrais l\u2019\u00e9pauler davantage, mais ce n\u2019est pas mon m\u00e9tier.\u00bb Le contraste est saisissant entre l\u2019altruisme dont elle fait preuve pour aider un r\u00e9fugi\u00e9 \u00e0 s\u2019int\u00e9grer en Suisse et les obstacles que ce pays dresse apr\u00e8s l\u2019avoir accueilli. \u00abJ\u2019ai postul\u00e9 de nombreuses fois, mais la langue est une barri\u00e8re, de m\u00eame que le manque de dipl\u00f4mes reconnus.\u00bb Apr\u00e8s avoir travaill\u00e9 \u00e0 quelques reprises comme plongeur dans des cuisines, plusieurs emplois fixes lui ont \u00e9t\u00e9 propos\u00e9s, mais \u00able contr\u00f4le de l\u2019habitant ne d\u00e9livrait pas l\u2019autorisation, il fallait toujours attendre.\u00bb<\/p>\n<p>Babak, qui a cess\u00e9 ses t\u00e2ches m\u00e9diatiques avec les Moudjahiddines du peuple en venant habiter \u00e0 Th\u00f4nex, fait donc un peu de b\u00e9n\u00e9volat pour une association caritative vers qui Mme\u00a0Dunant l\u2019a dirig\u00e9 et passe une bonne partie de son temps dans sa chambre \u00e0 \u00e9tudier le fran\u00e7ais. L\u2019avenir? \u00abJe ne sais pas. Avant d\u2019habiter ici, je n\u2019avais plus de sentiment, je ne ressentais ni l\u2019\u00e9t\u00e9 ni le printemps, j\u2019\u00e9tais mort \u00e0 l\u2019int\u00e9rieur. D\u00e9sormais, j\u2019ai trouv\u00e9 une nouvelle famille, peu \u00e0 peu, tout doucement, je red\u00e9couvre une vie normale. Mais je suis encore un arbre sans racines.\u00bb<\/p>\n<\/div>\n<p><\/div><\/div>\n<blockquote>\n<h3>Seules six familles r\u00e9mun\u00e9r\u00e9es pour accueillir des r\u00e9fugi\u00e9s<\/h3>\n<p>\u00abJ\u2019ai fait une place dans le frigo pour Babak. Parfois, nous partageons les repas, soit je cuisine, soit c\u2019est lui. C\u2019est tr\u00e8s spontan\u00e9\u00bb, raconte Marie-Antoinette Dunant. Y a-t-il un arrangement financier? \u00abJe l\u2019h\u00e9berge gratuitement, mais sinon, ce n\u2019est pas tr\u00e8s clair, car je ne sais pas quels revenus il a. Alors, parfois, je l\u2019aide un peu ou je le r\u00e9mun\u00e8re s\u2019il effectue un travail cons\u00e9quent \u00e0 la maison.\u00bb Apr\u00e8s neuf mois, Mme\u00a0Dunant en sait encore tr\u00e8s peu sur son invit\u00e9, car leur relation est empreinte d\u2019une grande pudeur. Mais aussi d\u2019une totale confiance. \u00abLa premi\u00e8re semaine o\u00f9 il est arriv\u00e9, je partais en vacances et lui ai confi\u00e9 les cl\u00e9s de la maison. Je me fiais aux amis qui m\u2019avaient incit\u00e9e \u00e0 l\u2019h\u00e9berger.\u00bb<\/p>\n<p>Mme\u00a0Dunant et Babak sont l\u2019un des duos laur\u00e9ats du concours \u00abDream Team\u00bb, organis\u00e9 par l\u2019Organisation suisse d\u2019aide aux r\u00e9fugi\u00e9s (Osar), le Haut Commissariat des Nations Unies pour les r\u00e9fugi\u00e9s et le Secr\u00e9tariat d\u2019Etat aux migrations, visant \u00e0 promouvoir et \u00e0 honorer des initiatives en faveur de l\u2019int\u00e9gration des r\u00e9fugi\u00e9s.<\/p>\n<p>Reste que Mme\u00a0Dunant aurait appr\u00e9ci\u00e9 pouvoir b\u00e9n\u00e9ficier de conseils de gens ayant v\u00e9cu une telle exp\u00e9rience et se dit \u00e9tonn\u00e9e que les autorit\u00e9s ne lancent pas d\u2019appels \u00e0 l\u2019hospitalit\u00e9.<\/p>\n<p>Au d\u00e9but de la crise en Syrie, la Conf\u00e9d\u00e9ration a pourtant re\u00e7u de nombreuses sollicitations de personnes d\u00e9sirant h\u00e9berger les malheureux fuyant la guerre, mais elle les a redirig\u00e9s vers les cantons, comp\u00e9tents en la mati\u00e8re. Il y a un an et demi, l\u2019Osar a initi\u00e9 un projet pilote en lien avec les autorit\u00e9s vaudoises. Elle collabore d\u00e9sormais avec trois cantons de plus, dont Berne, l\u2019Argovie et, depuis peu, Gen\u00e8ve. Aujourd\u2019hui, six familles h\u00e9bergent un r\u00e9fugi\u00e9 ou un requ\u00e9rant ayant toutes les chances d\u2019\u00eatre accueilli durablement. Dans ce sens, le pays d\u2019origine compte beaucoup, c\u2019est pourquoi le public cible consiste avant tout en des Syriens ou des Erythr\u00e9ens, informe Stefan Frey, de l\u2019Osar. Il ne s\u2019agit pas de mineurs seuls mais le programme s\u2019adresse aussi \u00e0 des familles de migrants. Il s\u2019agit de trois familles d\u2019accueil vaudoises, les autres vivent \u00e0 Berne et en Argovie. Par ailleurs, environ quinze autres familles d\u2019accueil devraient prochainement vivre cette exp\u00e9rience, dont au moins cinq \u00e0 Gen\u00e8ve \u00e0 partir de septembre.<\/p>\n<p>La relation se fonde sur une base contractuelle, puisque les migrants paient un loyer \u00e0 leurs h\u00f4tes gr\u00e2ce aux indemnit\u00e9s h\u00e9bergement que leur versent les autorit\u00e9s cantonales, l\u2019Hospice g\u00e9n\u00e9ral en ce qui concerne Gen\u00e8ve. Les candidats sont s\u00e9lectionn\u00e9s par les autorit\u00e9s, alors que l\u2019Osar choisit pour sa part les familles.<\/p>\n<p>Nadine Mudry, directrice charg\u00e9e des politiques d\u2019insertion au sein du D\u00e9partement genevois des affaires sociales, salue ces initiatives destin\u00e9es \u00e0 acc\u00e9l\u00e9rer et \u00e0 faciliter l\u2019int\u00e9gration. Des gouttes d\u2019eau amen\u00e9es \u00e0 se multiplier, mais qui resteront marginales et ne doivent pas \u00eatre vues comme une alternative par exemple \u00e0 l\u2019h\u00e9bergement en abris PC qui fait l\u2019actualit\u00e9, pr\u00e9cise-t-elle.<\/p>\n<p>Apr\u00e8s dix-huit mois, le projet de l\u2019Osar reste en effet tr\u00e8s modeste. \u00abJe ne le cache pas, r\u00e9agit M.\u00a0Frey. Il y a en Suisse vingt-six applications diff\u00e9rentes du droit d\u2019asile, nous avons pris \u00e9norm\u00e9ment de temps \u00e0 identifier les cantons les plus propices pour ces exp\u00e9riences. Nos partenaires dans les quatre cantons concern\u00e9s ont fait preuve d\u2019un engagement remarquable. Ailleurs, il y a eu plus d\u2019h\u00e9sitations, sans compter un climat politique parfois moins favorable \u00e0 des projets novateurs.\u00bb<\/p>\n<p>Pour l\u2019Osar, cet h\u00e9bergement concerne trop peu de monde pour repr\u00e9senter une r\u00e9ponse directe au manque de places dans les cantons. Mais il pourrait devenir compl\u00e9mentaire si l\u2019ONG parvenait \u00e0 cr\u00e9er un r\u00e9seau de 300 \u00e0 400 familles, qui pourraient \u00eatre sollicit\u00e9es p\u00e9riodiquement, et si chacune accueillait en moyenne trois personnes. Faisable? L\u2019avenir le dira.<\/p><\/blockquote>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Marie-Antoinette Dunant accueille chez elle Babak, un opposant iranien. Une initiative personnelle. 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