{"id":27668,"date":"2015-11-21T14:32:13","date_gmt":"2015-11-21T13:32:13","guid":{"rendered":"http:\/\/asile.ch\/?p=27668"},"modified":"2021-08-26T13:40:44","modified_gmt":"2021-08-26T11:40:44","slug":"swissinfo-ch-lafghanistan-est-oublie","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/asile.ch\/en\/2015\/11\/21\/swissinfo-ch-lafghanistan-est-oublie\/","title":{"rendered":"swissinfo.ch | \u00abL\u2019Afghanistan est oubli\u00e9\u00bb"},"content":{"rendered":"<p><span class=\"accroche\">R\u00e9cemment, de plus en plus de r\u00e9fugi\u00e9s afghans sont arriv\u00e9s en Suisse. La plupart ont transit\u00e9 par la route des migrants \u00e0 travers les Balkans. Parmi eux, la famille Sajadi, compos\u00e9e de sept personnes. Depuis le 20 octobre, elle habite dans un centre d\u2019asile de l\u2019Arm\u00e9e du salut, dans la r\u00e9gion de Berne.<\/span><\/p>\n<p><em>Article de Gaby Ochsenbein paru sur swissinfo.ch, le 20 novembre 2015. Cliquez <a href=\"http:\/\/www.swissinfo.ch\/fre\/r%C3%A9fugi%C3%A9s-en-suisse_-l-afghanistan-est-oubli%C3%A9-\/41787078\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">here<\/a> pour lire l&rsquo;article sur le site swissinfo.ch.<\/em><\/p>\n<div class=\"c-block--box c-block--default\"><div class=\"c-block--box-inner\"><\/p>\n<p>Tranquilles, timides et l\u00e9g\u00e8rement tendus, ils sont assis \u00e0 la table de la cuisine dans un logement mansard\u00e9 d\u2019une ferme dans le village de Hinterkappelen, pr\u00e8s de Berne, qui fait partie d\u2019un centre d\u2019asile g\u00e9r\u00e9 par l\u2019Arm\u00e9e du salut. Il y a le p\u00e8re Hossain (40 ans), la m\u00e8re Zahra (37) et les enfants Mohsen (10), Sajjad (14), Mohdi (17) et Maryam (20)*. La seule absente est la petite Asma (5), qui passe aujourd\u2019hui son premier jour au jardin d\u2019enfants. Outre cette famille afghane, le centre abrite 30 autres requ\u00e9rants d\u2019asile, pour la plupart de jeunes femmes d\u2019Erythr\u00e9e.<\/p>\n<p>La famille vient de Sharistan, dans la province de l\u2019Ourouzgan, au centre de l\u2019Afghanistan, entre Kandahar et Bamiyan. Elle fait partie de l\u2019ethnie des Hazaras, qui repr\u00e9sente environ 10% de la population afghane et qui parle le dari, un dialecte perse. Le pays est \u00e0 majorit\u00e9 sunnite, mais eux sont chiites. Consid\u00e9r\u00e9s comme inf\u00e9rieurs, les Harazas sont discrimin\u00e9s et pers\u00e9cut\u00e9s. Une grande diaspora vit en Iran et au Pakistan.<\/p>\n<p><a href=\"http:\/\/asile.ch\/wp-content\/uploads\/2015\/11\/afghanistan-fre-data.png\" rel=\"attachment wp-att-27669\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"aligncenter size-full wp-image-27669\" src=\"http:\/\/asile.ch\/wp-content\/uploads\/2015\/11\/afghanistan-fre-data.png\" alt=\"afghanistan-fre-data\" width=\"640\" height=\"684\" srcset=\"https:\/\/asile.ch\/wp-content\/uploads\/2015\/11\/afghanistan-fre-data.png 640w, https:\/\/asile.ch\/wp-content\/uploads\/2015\/11\/afghanistan-fre-data-281x300.png 281w, https:\/\/asile.ch\/wp-content\/uploads\/2015\/11\/afghanistan-fre-data-140x150.png 140w\" sizes=\"auto, (max-width: 640px) 100vw, 640px\" \/><\/a><\/p>\n<p><span class=\"intertitre\">Longue route vers la Suisse\u00a0<\/span><\/p>\n<p>Les Sajadi sont en route depuis d\u00e9but 2011. A l\u2019\u00e9poque, la situation \u00e9tait pr\u00e9caire, tout particuli\u00e8rement pour les Hazaras. Le p\u00e8re, tailleur de profession, travaillait avec son fr\u00e8re, un m\u00e9decin, notamment pour les Nations Unies et le gouvernement. Ils \u00e9taient sans cesse menac\u00e9s par les talibans.<\/p>\n<p>De plus, l\u2019enseignement pour les enfants ne fonctionnait pas; les classes \u00e9taient souvent ferm\u00e9es. \u00abLes talibans ne voulaient pas que les filles aillent \u00e0 l\u2019\u00e9cole\u00bb, raconte Maryam, qui parle tr\u00e8s bien anglais gr\u00e2ce \u00e0 sa soif de connaissance et au soutien de son oncle.<\/p>\n<p>La famille a d\u2019abord fui vers l\u2019Iran et y a v\u00e9cu au sein de la communaut\u00e9 afghane, dans l\u2019ill\u00e9galit\u00e9, sans espoir d\u2019un avenir meilleur. Les enfants ne pouvaient pas aller \u00e0 l\u2019\u00e9cole. Apr\u00e8s un an, la famille a rejoint la Turquie, avec l\u2019aide de passeurs. \u00abNous avons march\u00e9 pendant de longues heures, aussi de nuit, \u00e0 travers des montagnes et des zones peu praticables; c\u2019\u00e9tait tr\u00e8s dur\u00bb, se souvient la fille a\u00een\u00e9e.<\/p>\n<p>La famille est ensuite rest\u00e9e pendant quatre ans \u00e0 Adana, la cinqui\u00e8me ville de Turquie. Comme r\u00e9fugi\u00e9, il n\u2019\u00e9tait pas possible de travailler l\u00e9galement, mais au moins, les enfants pouvaient aller \u00e0 l\u2019\u00e9cole. Maryam a \u00e9tudi\u00e9 un an l\u2019architecture \u00e0 l\u2019universit\u00e9. Apr\u00e8s son bac, Mohdi, le deuxi\u00e8me de la fratrie, a r\u00e9ussi l\u2019examen d\u2019entr\u00e9e pour des \u00e9tudes de m\u00e9decine et d\u2019ing\u00e9nieur, mais la famille n\u2019\u00e9tait pas en mesure de payer des \u00e9tudes.<\/p>\n<p>Le voyage s\u2019est poursuivi en septembre 2015: en bateau depuis la ville c\u00f4ti\u00e8re turque de \u00c7anakkale vers une \u00eele grecque dont aucun membre de la famille ne peut se souvenir le nom. \u00abLe bateau mesurait 7 m\u00e8tres de long et avait de la place pour 25 personnes, mais nous \u00e9tions 60\u00bb, raconte Maryam. Ils se sont retrouv\u00e9s dans un camp de r\u00e9fugi\u00e9s en Gr\u00e8ce, puis en Suisse, o\u00f9 ils sont entr\u00e9s le 1<sup>Are<\/sup> octobre apr\u00e8s avoir emprunt\u00e9 la route des Balkans via la Mac\u00e9doine, la Serbie, la Croatie, la Slov\u00e9nie et l\u2019Autriche.<\/p>\n<p><span class=\"intertitre\">\u00abL\u2019Afghanistan est oubli\u00e9\u00bb\u00a0<\/span><\/p>\n<p>\u00abEn Afghanistan, il y a la guerre depuis 35 ans, sans espoir de paix. J\u2019aimerais que mes enfants aient une vie meilleure que la mienne\u00bb, d\u00e9clare Hossain. Son p\u00e8re lui avait racont\u00e9 que la Suisse \u00e9tait un pays pacifique qui avait \u00e9t\u00e9 \u00e9pargn\u00e9 par la Seconde Guerre mondiale. \u00abC\u2019est pourquoi nous sommes venus ici, m\u00eame si nous n\u2019y connaissons personne\u00bb, explique-t-il.<\/p>\n<p>Pour prouver \u00e0 quel point la situation est dangereuse dans son pays, Maryam montre sur son t\u00e9l\u00e9phone portable des images de morts, de jeunes filles tu\u00e9es. Elle raconte qu\u2019une douzaine de Hazaras avait \u00e9t\u00e9 tu\u00e9s d\u00e9j\u00e0 sur le chemin menant \u00e0 Maz\u00e2r-e Char\u00eef. Zahra, la m\u00e8re, se couvre les yeux et commence \u00e0 sangloter. Elle est d\u00e9pressive et doit prendre des m\u00e9dicaments.<\/p>\n<p>Maryam, une fr\u00eale jeune femme, se plaint du fait que l\u2019Europe fait surtout ses gros titres avec la guerre en Syrie, qui dure depuis quatre ans, alors que l\u2019Afghanistan, dans la m\u00eame situation depuis des d\u00e9cennies, est oubli\u00e9. \u00abLes Syriens ont de meilleures possibilit\u00e9s d\u2019exposer leur situation, car ils sont plus instruits que nous. Il y a beaucoup d\u2019analphab\u00e8tes parmi les Afghans\u00bb, dit-elle.<\/p>\n<p>Responsable de l\u2019analyse de la situation des diff\u00e9rents pays aupr\u00e8s de l\u2019Organisation suisse d\u2019aide aux r\u00e9fugi\u00e9s, Alexandra Geiser trouve aussi que l\u2019Afghanistan attire peu l\u2019attention des m\u00e9dias. Or la situation s\u00e9curitaire s\u2019est fortement d\u00e9t\u00e9rior\u00e9e depuis le retrait des troupes internationales, \u00e0 la fin 2014. \u00abDepuis, le pays continue d\u2019\u00eatre d\u00e9stabilis\u00e9 en raison des affrontements entre les diff\u00e9rents groupes talibans et les milices de l\u2019Etat islamique\u00bb, d\u00e9clare-t-elle.<\/p>\n<p><span class=\"intertitre\">Peu obtiennent l\u2019asile<\/span><\/p>\n<p>L\u2019augmentation du nombre de requ\u00e9rants d\u2019asile afghan s\u2019explique notamment par le fait que l\u2019Allemagne les renvoie de plus en plus et que la Suisse est devenue un pays de remplacement. Ceci dit, en Suisse aussi, les <a href=\"https:\/\/www.sem.admin.ch\/dam\/data\/sem\/publiservice\/statistik\/asylstatistik\/monat\/2015\/stat-mt-201510-f.pdf\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">chances d\u2019obtenir l\u2019asile<\/a> sont tr\u00e8s limit\u00e9es pour les Afghans.<\/p>\n<p>L\u2019asile a \u00e9t\u00e9 accord\u00e9 \u00e0 11% d\u2019entre eux et environ 42% ont \u00e9t\u00e9 accept\u00e9s \u00e0 titre provisoire. Durant l\u2019ann\u00e9e en cours, 87 personnes ont \u00e9t\u00e9 renvoy\u00e9es vers le pays d\u2019entr\u00e9e dans l\u2019Union europ\u00e9enne en vertu de l\u2019accord de Dublin et au moins trois ont \u00e9t\u00e9 expuls\u00e9es vers l\u2019Afghanistan.<\/p>\n<p>Certes, les autorit\u00e9s suisses classent l\u2019Afghanistan parmi les pays peu s\u00fbrs, mais les villes de Kaboul, Herat et Maz\u00e2r-e Char\u00eef sont consid\u00e9r\u00e9es comme s\u00fbres, selon trois arr\u00eats du Tribunal administratif f\u00e9d\u00e9ral. Compte tenu de la situation sur le terrain, les renvois vers l\u2019Afghanistan sont irr\u00e9alistes, juge au contraire Alexandra Geiser. Depuis 2011, l\u2019Organisation suisse d\u2019aide aux r\u00e9fugi\u00e9s rassemble des informations pour prouver que ces trois villes ne sont pas s\u00fbres non plus.<\/p>\n<p>Denise Graf, d\u2019Amnesty International, trouve aussi que des renvois vers l\u2019Afghanistan sont extr\u00eamement probl\u00e9matiques. \u00abIl est difficile de comprendre que la Suisse n\u2019a pas chang\u00e9 sa pratique depuis 2010, malgr\u00e9 une d\u00e9t\u00e9rioration constante de la situation s\u00e9curitaire. Pour renvoyer un jeune Afghan en bonne sant\u00e9, il faut d\u00e9j\u00e0 compter sur le faire qu\u2019il ait un oncle \u00e9loign\u00e9 \u00e0 Kaboul\u00bb, dit-elle.<\/p>\n<p>Selon Martin Reichlin, responsable-adjoint de la communication au Secr\u00e9tariat d\u2019Etat aux migrations, la situation dans les pays d\u2019origine est constamment \u00e9valu\u00e9e. \u00abL\u2019acceptabilit\u00e9 d\u2019un retour est v\u00e9rifi\u00e9e dans chaque cas, dit-il. Si l\u2019on en arrive \u00e0 la conclusion que certaines conditions-cadre, comme l\u2019assurance d\u2019avoir un toit et un r\u00e9seau social viable, sont remplies, un retour est alors possible.\u00bb<\/p>\n<p><span class=\"intertitre\">Attendre, attendre, attendre\u2026\u00a0<\/span><\/p>\n<p>Personne ne sait pour l\u2019heure quel sera le sort de la famille Sajadi. Selon Marcel Blaser, responsable du centre d\u2019asile de Hinterkappelen, elle peut rester entre trois et douze mois dans l\u2019appartement. \u00abIl est maintenant important que les enfants soient scolaris\u00e9s et qu\u2019ils apprennent l\u2019allemand. Le grand avantage, c\u2019est qu\u2019ils connaissent notre alphabet, suite \u00e0 leurs quatre ans en Turquie\u00bb, dit-il.<\/p>\n<p>Hossain, le p\u00e8re, souligne l\u2019importance d\u2019une bonne \u00e9ducation pour les enfants. \u00abNous sommes partis et nous avons perdu notre patrie, parce que nous n\u2019\u00e9tions pas en s\u00e9curit\u00e9. Mais personne ne peut nous enlever une bonne formation\u00bb, dit-il.<\/p>\n<p>Mohdi r\u00eave de devenir m\u00e9decin et sa s\u0153ur Maryam aimerait reprendre ses \u00e9tudes d\u2019architecture. Elle ne sait cependant pas si ce sera possible. \u00abNous ne savons pas ce qui va nous arriver, si nous pourrons rester ou si nous serons renvoy\u00e9s. Apr\u00e8s toutes ces ann\u00e9es, je suis fatigu\u00e9e, fatigu\u00e9e de la vie\u00bb, d\u00e9clare la jeune femme de 20 ans.<\/p>\n<p>C\u2019est alors que la petite Asma revient du jardin d\u2019enfants avec un dessin sous le bras. Elle rayonne; visiblement, son premier jour lui a plu. Sa ma\u00eetresse raconte qu\u2019elle a chant\u00e9, jou\u00e9 et jamais pleur\u00e9. \u2013 Il y a toujours une petite lueur d\u2019espoir.<\/p>\n<p>* Tous les noms ont \u00e9t\u00e9 modifi\u00e9s<\/p>\n<p><\/div><\/div>\n<div class=\"chapo\">\n<\/div>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>R\u00e9cemment, de plus en plus de r\u00e9fugi\u00e9s afghans sont arriv\u00e9s en Suisse. La plupart ont transit\u00e9 par la route des migrants \u00e0 travers les Balkans. Parmi eux, la famille Sajadi, compos\u00e9e de sept personnes. Depuis le 20 octobre, elle habite dans un centre d\u2019asile de l\u2019Arm\u00e9e du salut, dans la r\u00e9gion de Berne. Article de &hellip; <a href=\"https:\/\/asile.ch\/en\/2015\/11\/21\/swissinfo-ch-lafghanistan-est-oublie\/\">Continued<\/a><\/p>","protected":false},"author":2,"featured_media":0,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_acf_changed":false,"footnotes":""},"categories":[342,155,496,499],"tags":[1126,1158],"ve_numero":[],"pays":[228,82],"ve_type":[1061],"ve_action":[1046],"class_list":["post-27668","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-articles-de-presse","category-documentation","category-comptoir-des-medias","category-perles-comptoirmedias","tag-berne","tag-comptoir","pays-afghanistan","pays-suisse","ve_type-article-de-presse","ve_action-comptoir"],"acf":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/asile.ch\/en\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/27668","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/asile.ch\/en\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/asile.ch\/en\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/asile.ch\/en\/wp-json\/wp\/v2\/users\/2"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/asile.ch\/en\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=27668"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/asile.ch\/en\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/27668\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/asile.ch\/en\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=27668"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/asile.ch\/en\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=27668"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/asile.ch\/en\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=27668"},{"taxonomy":"ve_numero","embeddable":true,"href":"https:\/\/asile.ch\/en\/wp-json\/wp\/v2\/ve_numero?post=27668"},{"taxonomy":"pays","embeddable":true,"href":"https:\/\/asile.ch\/en\/wp-json\/wp\/v2\/pays?post=27668"},{"taxonomy":"ve_type","embeddable":true,"href":"https:\/\/asile.ch\/en\/wp-json\/wp\/v2\/ve_type?post=27668"},{"taxonomy":"ve_action","embeddable":true,"href":"https:\/\/asile.ch\/en\/wp-json\/wp\/v2\/ve_action?post=27668"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}