{"id":31674,"date":"2016-04-29T13:36:05","date_gmt":"2016-04-29T11:36:05","guid":{"rendered":"http:\/\/asile.ch\/?p=31674"},"modified":"2021-02-26T11:02:37","modified_gmt":"2021-02-26T10:02:37","slug":"le-courrier-les-petites-mains-de-lentrepot-des-ames","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/asile.ch\/en\/2016\/04\/29\/le-courrier-les-petites-mains-de-lentrepot-des-ames\/","title":{"rendered":"Le Courrier | Les petites mains de l\u2019entrep\u00f4t des \u00e2mes"},"content":{"rendered":"<p><span class=\"accroche\">Avec la fermeture de la route des Balkans, migrants et r\u00e9fugi\u00e9s se retrouvent bloqu\u00e9s en terre hell\u00e8ne. Un r\u00e9seau s\u2019est organis\u00e9 pour les soutenir face \u00e0 l\u2019inertie du syst\u00e8me d\u2019asile. Reportage entre Ath\u00e8nes et Idomeni.<\/span><\/p>\n<p><em>Article de Emmanuel Haddad, publ\u00e9 dans Le Courrier, le 29 avril 2016. Cliquez <a href=\"http:\/\/www.lecourrier.ch\/138685\/les_petites_mains_de_l_entrepot_des_ames\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">here<\/a> to read the article on the Courrier website.<\/em><\/p>\n<div class=\"c-block--box c-block--default\"><div class=\"c-block--box-inner\"><\/p>\n<p>Une aube brumeuse se l\u00e8ve sur Idomeni, laissant flotter encore un peu le froid humide de la nuit sur les milliers de tentes o\u00f9 dorment des r\u00e9fugi\u00e9s syriens, afghans et irakiens, bloqu\u00e9s \u00e0 la lisi\u00e8re de cette ville frontali\u00e8re entre la Gr\u00e8ce et la Mac\u00e9doine. Lentement, la m\u00e9canique routini\u00e8re de ce bidonville plant\u00e9 autour de la gare ferroviaire d\u00e9saffect\u00e9e s\u2019enclenche. Les premiers volontaires d\u00e9barquent avec des caisses de bananes, les premi\u00e8res queues se forment devant les tentes des organisations humanitaires, qui pour un verre de th\u00e9, qui pour un probl\u00e8me de sant\u00e9. La branche de Western Union et le caf\u00e9 de la gare, ouverts par des Grecs opportunistes, l\u00e8vent leur store sur ce spectacle d\u00e9sol\u00e9. Les premi\u00e8res chor\u00e9graphies des policiers grecs plant\u00e9s devant les barbel\u00e9s de la fronti\u00e8re mac\u00e9donienne r\u00e9veillent ces campeurs forc\u00e9s, qui sortent de leurs tentes pour aller faire la queue devant des toilettes insalubres.<\/p>\n<p>Depuis que la fronti\u00e8re mac\u00e9donienne a ferm\u00e9 le 22 f\u00e9vrier dernier, les jours se suivent et se ressemblent dans le d\u00e9nuement le plus total \u00e0 Idomeni. Certains tentent de l\u2019am\u00e9liorer par un syst\u00e8me\u2008D ing\u00e9nieux, \u00e0 l\u2019instar de Mahmoud, devenu boulanger malgr\u00e9 lui: \u00abJ\u2019\u00e9tais dipl\u00f4m\u00e9 de droit \u00e0 Alep et me voil\u00e0 \u00e0 cuire du pain sous une toile de tente\u00bb, se lamente ce Syrien de 24\u2008ans, en train de p\u00e9trir la p\u00e2te que son fr\u00e8re chauffe sur un four bomb\u00e9 improvis\u00e9. Son p\u00e8re est constern\u00e9: \u00abOn nous interdit de poursuivre notre route vers l\u2019Allemagne, mais nous ne pouvons pas retourner en Syrie, o\u00f9 notre maison a \u00e9t\u00e9 d\u00e9truite sous les bombes. En attendant, on moisit ici, sans savoir de quoi demain sera fait. J\u2019ai un fils ing\u00e9nieur civil, un autre dipl\u00f4m\u00e9 de droit; ils devraient \u00eatre en train de travailler!\u00bb<\/p>\n<p><strong>\u00abMis\u00e9rable\u00bb<\/strong><\/p>\n<p>Plus loin, les policiers tentent de d\u00e9placer des familles install\u00e9es sur les rails, officiellement pour lib\u00e9rer la voie pour le passage des trains. Aussit\u00f4t, un groupe d\u2019hommes, de femmes et d\u2019enfants syriens installent des tentes charg\u00e9es de pierres sur la voie et brandissent des pancartes sur lesquelles on peut lire \u00abMis\u00e9rable\u00bb, \u00abVotre silence nous tue\u00bb ou \u00abDonnez-nous l\u2019enfance, l\u2019espoir, la vie\u00bb. Leur porte-parole lance aux forces de l\u2019ordre: \u00abSi vous ouvrez la fronti\u00e8re et nous laissez rejoindre l\u2019Allemagne, alors nous lib\u00e9rerons la voie avec plaisir.\u00bb<\/p>\n<p>Pendant plusieurs semaines, une toile de tente a abrit\u00e9 une assembl\u00e9e ouverte sur les rails d\u2019Idomeni. Les r\u00e9fugi\u00e9s et migrants y coordonnaient des actions collectives, de gr\u00e8ves de la faim vite avort\u00e9es en chants protestataires. Le 10 avril, des manifestants parmi eux ont tent\u00e9 de couper les barbel\u00e9s du mur frontalier et la police mac\u00e9donienne a r\u00e9pliqu\u00e9 par une pluie de gaz lacrymog\u00e8ne et de balles en caoutchouc. Deux cent soixante habitants du camp ont \u00e9t\u00e9 bless\u00e9s, selon M\u00e9decins sans fronti\u00e8res (MSF) et, depuis, la tente a disparu. \u00abIls ont cess\u00e9 d\u2019y croire\u00bb, dit l\u2019un des r\u00e9fugi\u00e9s syriens qui vend des cigarettes \u00e0 la sauvette pour survivre.<\/p>\n<p>Dans la foul\u00e9e, un voile de r\u00e9pression s\u2019est abattu sur le camp. Seize b\u00e9n\u00e9voles ont \u00e9t\u00e9 arr\u00eat\u00e9s par la police, accus\u00e9s sans preuve d\u2019avoir incit\u00e9 les r\u00e9fugi\u00e9s \u00e0 traverser la fronti\u00e8re. Lukas, b\u00e9n\u00e9vole allemand, grince des dents: \u00abJ\u2019ai pass\u00e9 une nuit au poste apr\u00e8s qu\u2019ils aient saisi le couteau que j\u2019utilise pour couper le gingembre qu\u2019on met dans le th\u00e9. La police a engag\u00e9 une poursuite judiciaire contre moi. Mais je continue \u00e0 venir\u00bb, dit-il devant une marmite g\u00e9ante de th\u00e9 noir qu\u2019il distribue en souriant.<\/p>\n<p><strong>R\u00e9seau de solidarit\u00e9 autog\u00e9r\u00e9<\/strong><\/p>\n<p>Les violences polici\u00e8res et la criminalisation des b\u00e9n\u00e9voles \u00e0 Idomeni sont au c\u0153ur des d\u00e9bats de l\u2019assembl\u00e9e hebdomadaire du squat de Dervenion, situ\u00e9 dans le quartier d\u2019Exarchia \u00e0 Ath\u00e8nes, 550\u2008km plus au Sud. De retour d\u2019Idomeni, David s\u2019y insurge: \u00abLe simple fait que le camp se maintienne est un acte de protestation contre la politique de fermeture des fronti\u00e8res. Or sur place, les b\u00e9n\u00e9voles se contentent de faire du soutien humanitaire. Nous devrions aussi \u00eatre solidaires avec les revendications politiques des r\u00e9fugi\u00e9s\u00bb, dit-il \u00e0 une douzaine de jeunes grecs assis en cercle.<\/p>\n<p>A l\u2019\u00e9tage d\u2019en dessous, Samir et Safi coupent les l\u00e9gumes frais qui accompagneront les beignets de pommes de terre d\u2019un cuisinier iranien travesti, la t\u00eate pench\u00e9e sur d\u2019\u00e9normes po\u00eales \u00e0 frire. Le premier a fui Damas, l\u2019autre l\u2019enfer d\u2019Alep. Le repas qu\u2019ils concoctent sera distribu\u00e9 gratuitement dans les squats de l\u2019universit\u00e9 et de Notara, o\u00f9 vivent respectivement 200 migrants et r\u00e9fugi\u00e9s. Puis une autre \u00e9quipe de b\u00e9n\u00e9voles de toutes origines viendra pr\u00e9parer le d\u00eener. Pendant ce temps \u00e0 l\u2019entr\u00e9e du squat, des femmes afghanes et africaines se servent dans des cartons de v\u00eatements pour agr\u00e9menter leur garde-robe printani\u00e8re.<\/p>\n<p>Dans la capitale grecque, un r\u00e9seau d\u2019espaces autog\u00e9r\u00e9s ouverts pour accueillir les migrants et r\u00e9fugi\u00e9s se d\u00e9ploie peu \u00e0 peu, en r\u00e9ponse \u00e0 la fermeture des fronti\u00e8res de l\u2019Union europ\u00e9enne. L\u2019objectif premier est l\u2019h\u00e9bergement d\u2019urgence et l\u2019aide humanitaire. Car selon l\u2019estimation du gouvernement hell\u00e8ne, 53&rsquo;925 migrants et r\u00e9fugi\u00e9s \u00e9taient bloqu\u00e9s en Gr\u00e8ce \u00e0 la mi-avril. Or le pays ne dispose que d\u2019une capacit\u00e9 d\u2019accueil de 36&rsquo;910 migrants et demandeurs d\u2019asile selon l\u2019UNHCR. A la suite de la fermeture de la fronti\u00e8re mac\u00e9donienne, le ministre de la Politique migratoire, Yannis Mouzalas, avait d\u00e9clar\u00e9 que \u00abla Gr\u00e8ce n\u2019acceptera pas de devenir un entrep\u00f4t d\u2019\u00e2mes, m\u00eame si cela devait se faire avec d\u2019importants fonds.\u00bb<\/p>\n<p><strong>Accueillir les r\u00e9fugi\u00e9s parmi les Grecs<\/strong><\/p>\n<p>Force est de constater que deux mois plus tard, l\u2019entrep\u00f4t grec d\u00e9borde d\u2019\u00e2mes errantes, ayant fui guerres et pers\u00e9cutions pour tomber nez \u00e0 nez avec la mis\u00e8re. Malgr\u00e9 la demande d\u2019un transfert de fonds de 480\u2008millions d\u2019euros de la Gr\u00e8ce \u00e0 l\u2019UE pour construire de nouveaux centres d\u2019accueil, les conditions de vie de la plupart de ces survivants sont insultantes. Outre les plus de 10&rsquo;000 migrants et r\u00e9fugi\u00e9s d\u2019Idomeni, ils sont plusieurs milliers \u00e0 \u00eatre entass\u00e9s au port du Pir\u00e9e et pas moins de 6000 \u00e0 Elliniko, \u00e9touffant dans un hall d\u2019a\u00e9roport d\u00e9saffect\u00e9 ou dans plusieurs anciens stades abandonn\u00e9s apr\u00e8s les Jeux olympiques de 2004.<\/p>\n<p>Le r\u00e9seau des squats pour migrants et r\u00e9fugi\u00e9s veut cr\u00e9er une alternative solidaire face aux d\u00e9boires de la politique migratoire grecque, comme le r\u00e9sume Yorgos, l\u2019un des membres actifs des squats de Dervenion et Notara: \u00abLe gouvernement grec veut parquer les migrants dans des camps, ouverts dans l\u2019urgence par l\u2019arm\u00e9e \u00e0 l\u2019\u00e9cart des villes pour les rendre invisible aux yeux des \u00e9lecteurs grecs. Or il existe des dizaines de logements vides \u00e0 Ath\u00e8nes qui pourraient les accueillir dignement parmi nous. En ouvrant des espaces \u00e0 leur disposition dans la ville, nous d\u00e9montrons que c\u2019est possible.\u00bb<\/p>\n<p>Outre l\u2019offre d\u2019un toit, de v\u00eatements et de nourriture, les membres de ce r\u00e9seau de solidarit\u00e9 tiennent \u00e0 instiguer un sens de l\u2019action collective chez les migrants et r\u00e9fugi\u00e9s. Dans les squats, pas question de faire la queue pour attendre son repas: tout le monde participe aux prises de d\u00e9cisions sur un pied d\u2019\u00e9galit\u00e9. Ouvert depuis six mois, le squat de Notara r\u00e9unit des familles marocaines, syriennes, irakiennes ou d\u2019ailleurs qui prennent de plus en plus le pli de la vie en communaut\u00e9: \u00abJe ne viens presque plus car les locataires g\u00e8rent seuls leur espace et n\u2019ont plus trop besoin de nous\u00bb, souligne un jeune grec assistant \u00e0 l\u2019assembl\u00e9e hebdomadaire de Notara, qui s\u2019\u00e9tend souvent sur plusieurs heures.<\/p>\n<p>Le 20 mars, l\u2019accord UE-Turquie est entr\u00e9 en vigueur. Un accord pr\u00e9voyant les expulsions massives de migrants, condamn\u00e9 par le Conseil de l\u2019Europe le 18 mars, estimant qu\u2019\u00abil soul\u00e8ve de nombreuses questions sur sa compatibilit\u00e9 avec les droits des r\u00e9fugi\u00e9s et des migrants\u00bb. Depuis, les centres d\u2019accueil des \u00eeles de Lesbos et de Chios se sont transform\u00e9s en centres de d\u00e9tention pour des milliers de migrants arriv\u00e9s des c\u00f4tes de la Turquie apr\u00e8s cette date fatidique. Human Rights Watch et Amnesty International ont d\u00e9couvert que plusieurs requ\u00e9rants d\u2019asile avaient \u00e9t\u00e9 expuls\u00e9s des \u00eeles grecques vers la Turquie, un pays qui a pourtant renvoy\u00e9 plusieurs dizaines d\u2019Afghans et de Syriens dans leurs pays en guerre. Un mois plus tard, le camp d\u2019accueil ouvert par le mouvement de solidarit\u00e9 \u00e0 Lesbos a \u00e9t\u00e9 d\u00e9mantel\u00e9 par la force, plusieurs de ses volontaires d\u00e9tenus et les 300 demandeurs d\u2019asile y r\u00e9sidant, enferm\u00e9s depuis dans le centre de d\u00e9tention de Moria.<\/p>\n<p><strong>Menace d\u2019une reprise en mains<\/strong><\/p>\n<p>A Ath\u00e8nes, certains membres du mouvement de solidarit\u00e9 redoutent que cette politique d\u2019enfermement gagne l\u2019ensemble du pays: \u00abLes nouveaux camps d\u2019accueil ouverts par l\u2019arm\u00e9e sont \u00e9loign\u00e9s des villes, inaccessibles aux journalistes et aux organisations de droits humains. Rien n\u2019emp\u00eache les autorit\u00e9s, \u00e0 terme, d\u2019y enfermer les r\u00e9fugi\u00e9s comme ils ont fait dans les \u00eeles de Lesbos et de Chios\u00bb, grogne Khristo, un anarchiste grec qui a ouvert une \u00e9cole abandonn\u00e9e o\u00f9 vivent d\u00e9sormais 300 r\u00e9fugi\u00e9s afghans et syriens, en plein c\u0153ur d\u2019Ath\u00e8nes. Ils craignent aussi que les squats ouverts pour les r\u00e9fugi\u00e9s et migrants soient \u00e0 terme pris en main par l\u2019Etat. Dans l\u2019\u00e9cole qu\u2019il a contribu\u00e9 \u00e0 ouvrir, Khristo a assist\u00e9 impuissant \u00e0 la reprise en main du squat par une ONG, et les assembl\u00e9es collectives ont d\u00e9sormais laiss\u00e9 place aux d\u00e9cisions d\u2019un chef, un Syrien, qui sert d\u2019interm\u00e9diaire avec l\u2019organisation. \u00abParfois, je me demande si, malgr\u00e9 notre d\u00e9sir de proposer une autre politique que celle du gouvernement, nous ne lui rendons pas service\u00bb, s\u2019interroge Cristina, membre de plusieurs squats pour migrants. Malgr\u00e9 les remises en question, ces Grecs solidaires acceptent d\u2019\u00eatre les petites mains de l\u2019entrep\u00f4t des \u00e2mes qu\u2019est devenu leur pays. Ils savent que de nombreux r\u00e9fugi\u00e9s pr\u00e9f\u00e8rent rester \u00e0 Ath\u00e8nes dans l\u2019espoir de red\u00e9marrer leur vie, plut\u00f4t que d\u2019\u00eatre mis \u00e0 l\u2019\u00e9cart dans des camps.<\/p>\n<p><strong>La peur de l\u2019\u00e9loignement<\/strong><\/p>\n<p>Chaque jour, des bus partent de l\u2019embarcad\u00e8re E2 du port de Pir\u00e9e pour emmener les Syriens et Afghans qui souhaitent rejoindre ces camps, dans l\u2019espoir de vider le port avant le pic touristique des cong\u00e9s de P\u00e2ques. Faten, m\u00e8re de trois enfants ayant fui la ville syrienne d\u2019Idlib sous les bombardements de l\u2019arm\u00e9e, est au bord de l\u2019effondrement moral apr\u00e8s deux mois \u00e0 dormir sous la tente. Mais pas question pour elle de rejoindre un camp: \u00abMon mari a un probl\u00e8me au c\u0153ur et doit se rendre fr\u00e9quemment \u00e0 l\u2019h\u00f4pital. Comment ferons-nous s\u2019ils nous envoient dans un endroit \u00e9loign\u00e9 de tout?\u00bb s\u2019inqui\u00e8te-t-elle. Dans la tente voisine, Roben, ex-joueur de football \u00e0 Homs dont la petite amie a p\u00e9ri pendant les bombardements, reste pour une autre raison: \u00abJe suis all\u00e9 \u00e0 toutes les manifestations pour demander le respect de nos droits \u00e0 Ath\u00e8nes. En ouvrant ces camps, ils veulent nous disperser et nous emp\u00eacher de nous exprimer\u00bb, soutient-il, d\u00e9cid\u00e9 \u00e0 rester jusqu\u2019\u00e0 l\u2019\u00e9vacuation annonc\u00e9e.<\/p>\n<p><\/div><\/div>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Avec la fermeture de la route des Balkans, migrants et r\u00e9fugi\u00e9s se retrouvent bloqu\u00e9s en terre hell\u00e8ne. Un r\u00e9seau s\u2019est organis\u00e9 pour les soutenir face \u00e0 l\u2019inertie du syst\u00e8me d\u2019asile. Reportage entre Ath\u00e8nes et Idomeni.<\/p>","protected":false},"author":2,"featured_media":0,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_acf_changed":false,"footnotes":""},"categories":[342,155],"tags":[242],"ve_numero":[],"pays":[240],"ve_type":[1061],"ve_action":[],"class_list":["post-31674","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-articles-de-presse","category-documentation","tag-solidarite","pays-grece","ve_type-article-de-presse"],"acf":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/asile.ch\/en\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/31674","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/asile.ch\/en\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/asile.ch\/en\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/asile.ch\/en\/wp-json\/wp\/v2\/users\/2"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/asile.ch\/en\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=31674"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/asile.ch\/en\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/31674\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/asile.ch\/en\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=31674"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/asile.ch\/en\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=31674"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/asile.ch\/en\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=31674"},{"taxonomy":"ve_numero","embeddable":true,"href":"https:\/\/asile.ch\/en\/wp-json\/wp\/v2\/ve_numero?post=31674"},{"taxonomy":"pays","embeddable":true,"href":"https:\/\/asile.ch\/en\/wp-json\/wp\/v2\/pays?post=31674"},{"taxonomy":"ve_type","embeddable":true,"href":"https:\/\/asile.ch\/en\/wp-json\/wp\/v2\/ve_type?post=31674"},{"taxonomy":"ve_action","embeddable":true,"href":"https:\/\/asile.ch\/en\/wp-json\/wp\/v2\/ve_action?post=31674"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}