{"id":31966,"date":"2016-05-16T10:17:08","date_gmt":"2016-05-16T08:17:08","guid":{"rendered":"http:\/\/asile.ch\/?p=31966"},"modified":"2021-08-26T13:54:37","modified_gmt":"2021-08-26T11:54:37","slug":"fmr-recherche-et-sauvetage-en-mediterranee-centrale","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/asile.ch\/en\/2016\/05\/16\/fmr-recherche-et-sauvetage-en-mediterranee-centrale\/","title":{"rendered":"FMR | Recherche et sauvetage en M\u00e9diterran\u00e9e centrale"},"content":{"rendered":"<p><span class=\"accroche\">M\u00eame si les personnes sont conscientes des risques des travers\u00e9es en mer, rien ne peut vraiment les pr\u00e9parer \u00e0 les vivre. <\/span><\/p>\n<p><em>Article de Hernan del Valle, Rabia Ben Ali et Will Turner, publi\u00e9 dans la Revue Migrations Forc\u00e9es, dans le num\u00e9ro 51 de janvier 2016. Cliquez <a href=\"http:\/\/www.fmreview.org\/fr\/destination-europe\/delvalle-benali-turner.html\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">ici<\/a> pour lire l\u2019article sur le site de la revue.<\/em><\/p>\n<div class=\"c-block--box c-block--default\"><div class=\"c-block--box-inner\"><\/p>\n<p>Rien qu\u2019au cours de l\u2019ann\u00e9e 2015, 140&rsquo;000 personnes ont entrepris le voyage p\u00e9rilleux connu sous le nom de route de la M\u00e9diterran\u00e9e centrale, qui couvre l\u2019\u00e9tendue de mer entre la Libye et la Sicile. Beaucoup d\u2019entre elles avaient \u00e9crit le num\u00e9ro de t\u00e9l\u00e9phone de proches rest\u00e9s dans leur pays d\u2019origine sur leurs habits, leur avant-bras ou leur gilet de sauvetage au cas o\u00f9 le bateau ferait naufrage et que leur corps soit retrouv\u00e9.<\/p>\n<table cellspacing=\"1\" cellpadding=\"1\" border=\"0\">\n<tbody>\n<tr>\n<td>\n<ul>\n<li><strong>John*<\/strong> est un gar\u00e7on \u00e9rythr\u00e9en secouru d\u00e9but septembre 2015 d\u2019une petite embarcation en bois sur laquelle 323 Erythr\u00e9ens \u00e9taient entass\u00e9s. Il a risqu\u00e9 sa vie en mer aux c\u00f4t\u00e9s de sa m\u00e8re et de son petit fr\u00e8re, apr\u00e8s avoir fui les pers\u00e9cutions du r\u00e9gime oppressif de son pays. John parle tr\u00e8s bien l\u2019anglais et est particuli\u00e8rement m\u00fbr pour son \u00e2ge. En fait, il en a vu beaucoup trop pour son \u00e2ge. Il est terrifi\u00e9. Il a seulement 9 ans.<\/li>\n<li><strong>Grace*<\/strong> est originaire de R\u00e9publique d\u00e9mocratique du Congo. Elle a \u00e9t\u00e9 secourue en ao\u00fbt \u00e0 bord d\u2019un canot pneumatique o\u00f9 112 Africains subsahariens \u00e9taient entass\u00e9s. Elle a quitt\u00e9 son pays apr\u00e8s avoir endur\u00e9 des ann\u00e9es de conflit, dont son village dans la province du Nord Kivu a subi les cons\u00e9quences. Elle a \u00e9t\u00e9 la victime d\u2019agressions sexuelles par les milices arm\u00e9es. Avant de s\u2019embarquer sur ce canot, elle a travers\u00e9 la R\u00e9publique du Congo (Brazzaville), le Cameroun, le Nig\u00e9ria, le Burkina Faso, le Niger et la Libye. Au cours de ce trajet, elle a \u00e9t\u00e9 de nouveau viol\u00e9e lorsque son sort \u00e9tait entre les mains des passeurs. Elle a 28 ans et voyage seule.<\/li>\n<li><strong>Ahmed* et Amira*<\/strong> sont un jeune couple de Damas, en Syrie. Ils ont \u00e9t\u00e9 secourus en mai \u00e0 bord d\u2019une embarcation en bois sur laquelle 563 personnes de nombreuses nationalit\u00e9s diff\u00e9rentes \u00e9taient entass\u00e9es. Ils tenaient dans leurs bras, aussi fermement qu\u2019ils le pouvaient, leurs deux jeunes enfants. Cette famille avait connu quatre ans de guerre, des barils explosifs du r\u00e9gime \u00e0 la brutalit\u00e9 du groupe djihadiste qui avait pris le contr\u00f4le du voisinage. Elle s\u2019est d\u2019abord rendue en Jordanie puis en \u00c9gypte, mais aucun de ces deux pays ne lui offrait des opportunit\u00e9s de survie. Elle a alors d\u00e9cid\u00e9 de s\u2019en remettre aux passeurs pour se rendre en Libye avant de tenter la travers\u00e9e en mer jusqu\u2019en Europe.<\/li>\n<\/ul>\n<\/td>\n<\/tr>\n<\/tbody>\n<\/table>\n<p>Entre mai et septembre 2015, dans cette zone de la M\u00e9diterran\u00e9e uniquement, les bateaux de M\u00e9decins Sans Fronti\u00e8res (MSF) ont secouru et port\u00e9 assistance \u00e0 plus de 16&rsquo;000 personnes provenant de 20 pays diff\u00e9rents. John, Grace, Ahmed et Amira \u00e9taient parmi eux.<\/p>\n<p>Depuis longue date, MSF d\u00e9ploie des programmes dans la plupart des pays dont les personnes fuient et est souvent le t\u00e9moin direct des conditions que d\u00e9crivent par les personnes pour expliquer les raisons qui les forcent \u00e0 fuir de chez elles. Alors que la plupart du d\u00e9bat public europ\u00e9en s\u2019articule autour de la distinction entre les \u00abr\u00e9fugi\u00e9s\u00bb et les \u00abmigrants \u00e9conomiques\u00bb, cette distinction est particuli\u00e8rement difficile \u00e0 \u00e9tablir dans la r\u00e9alit\u00e9. Quels que soit leur histoire ou leur lieu d\u2019origine, tous sont anim\u00e9s par la m\u00eame motivation: l\u2019espoir d\u2019un avenir plus s\u00fbr et plus prosp\u00e8re. Les motivations cit\u00e9es par les personnes sont nombreuses et multidimensionnelles, allant des conflits, de l\u2019oppression et des pers\u00e9cutions politiques \u00e0 la pauvret\u00e9 omnipr\u00e9sente et \u00e9crasante. Ces raisons se superposent souvent et sont suffisamment puissantes pour pousser les personnes \u00e0 mettre leur vie en jeu en suivant des itin\u00e9raires dirig\u00e9s par des r\u00e9seaux criminels de passeurs.<\/p>\n<p>Les histoires qui nous sont rapport\u00e9es par les personnes venues de Syrie, d\u2019Afghanistan, d\u2019\u00c9rythr\u00e9e, de Somalie, du Y\u00e9men, du Soudan, d\u2019Irak et du Pakistan d\u00e9crivent le besoin de fuir la violence, les conflits arm\u00e9s, les pers\u00e9cutions, des r\u00e9gimes oppressifs, la peur de l\u2019enr\u00f4lement forc\u00e9 ou l\u2019emprisonnement arbitraire. On trouve \u00e9galement un grand nombre de personnes venues de pays d\u2019Afrique subsaharienne et occidentale, tels que le Nigeria ou le Mali, qui, apr\u00e8s avoir migr\u00e9 en Libye, fuient aujourd\u2019hui ce pays en raison du harc\u00e8lement, des attaques violentes, des viols, du travail forc\u00e9, des d\u00e9tentions et des enl\u00e8vements contre ran\u00e7on par les groupes arm\u00e9s ou encore les passeurs.<\/p>\n<p><strong>La travers\u00e9e en bateau<\/strong><\/p>\n<p>M\u00eame si les personnes sont conscientes des risques de la travers\u00e9e en bateau, rien ne peut les pr\u00e9parer \u00e0 vivre cette exp\u00e9rience. Transport\u00e9es par camions jusqu\u2019\u00e0 la c\u00f4te libyenne, elles sont ensuite charg\u00e9es sur des bateaux au milieu de la nuit, parfois \u00e0 bout portant. Les embarcations sont syst\u00e9matiquement surcharg\u00e9es pour optimiser les b\u00e9n\u00e9fices des passeurs, d\u00e9passant souvent jusqu\u2019\u00e0 dix fois leur capacit\u00e9 r\u00e9elle. La plupart des passagers n\u2019ont pas de gilet de sauvetage et ne savent pas nager. Les personnes entass\u00e9es sous le pont ne r\u00e9alisent pas toujours que l\u2019embarcation est si dangereusement surpeupl\u00e9e avant que la lumi\u00e8re du jour n\u2019apparaisse. C\u2019est alors que la pr\u00e9carit\u00e9 de leur situation devient \u00e9vidente, et que la peur et la panique s\u2019installent.<\/p>\n<p>Une fois \u00e0 bord, les personnes doivent affronter plusieurs risques. La menace imm\u00e9diate et la plus mortelle est de chavirer. Une grande vague transversale ou un mouvement de personnes peut provoquer le retournement soudain d\u2019une embarcation si surpeupl\u00e9e et, in\u00e9vitablement, des noyades en masse en quelques minutes. Lorsque les personnes sont entass\u00e9es sous le pont, elles sont expos\u00e9es aux gaz d\u2019\u00e9chappement du moteur; des cas de d\u00e9c\u00e8s par asphyxie ont d\u00e9j\u00e0 \u00e9t\u00e9 recens\u00e9s. La majorit\u00e9 des d\u00e9c\u00e8s, dont 2800 se sont produits depuis le d\u00e9but de l\u2019ann\u00e9e 2015 en M\u00e9diterran\u00e9e centrale, sont li\u00e9s \u00e0 ces facteurs.<\/p>\n<p>Les bateaux de MSF travaillent en coordination avec le Centre de coordination de sauvetage en mer \u00e0 Rome pour porter secours et assistance aux personnes. Les rescap\u00e9s souffrent souvent d\u2019\u00e9puisement, de d\u00e9shydratation l\u00e9g\u00e8re ou mod\u00e9r\u00e9e, de douleurs g\u00e9n\u00e9rales, d\u2019infections, de br\u00fblures chimiques car leurs v\u00eatements ont \u00e9t\u00e9 contamin\u00e9s par le carburant, de la gale et de blessures mineures. Ces blessures sont g\u00e9n\u00e9ralement li\u00e9es aux violences subies en Libye; il peut s\u2019agir de blessures par balle ou de lac\u00e9rations ou encore d\u2019os fractur\u00e9s. La plupart de ces blessures ont eu lieu plusieurs semaines auparavant mais elles peuvent de nouveau inflig\u00e9es, ce qui implique un traitement plus urgent, si bien que de nombreuses personnes doivent \u00eatre orient\u00e9es vers des installations m\u00e9dicales en Italie. On trouve toujours des femmes et des enfants, des femmes enceintes et des mineurs non accompagn\u00e9s qui entreprennent seuls ces trajets incroyablement dangereux. Nous tentons de leur fournir des soins et un soutien personnalis\u00e9s, de m\u00eame qu\u2019aux victimes de violences sexuelles.<\/p>\n<p>La d\u00e9tresse psychologique qui a gagn\u00e9 ces personnes au cours de cette p\u00e9riode de temps est une probl\u00e9matique commune. \u00c9motionnellement, elle sont pass\u00e9es par de v\u00e9ritables montagnes russes, apr\u00e8s avoir quitt\u00e9 leur maison et leur famille et s\u2019\u00eatre rendues par voie terrestre jusqu\u2019en Libye, o\u00f9 elles ont connu les mauvais traitements et la tourmente, \u00e9t\u00e9 expos\u00e9es aux gangs de passeurs et \u00e9t\u00e9 d\u00e9plac\u00e9es comme des animaux de foire. Lorsque ces personnes arrivent en lieu s\u00fbr \u00e0 bord des bateaux de sauvetage, le soulagement se transforme souvent en d\u00e9bordement d\u2019\u00e9motions. Il arrive que certaines personnes soient totalement boulevers\u00e9es. Notre premi\u00e8re priorit\u00e9 est de veiller \u00e0 ce que les besoins essentiels de ces personnes soient satisfaits: eau, alimentation, soins m\u00e9dicaux, v\u00eatements secs et propos rassurants, confirmant qu\u2019elles sont en s\u00e9curit\u00e9 et qu\u2019elles seront emmen\u00e9es vers un port italien.<\/p>\n<p><strong>De quoi avons-nous besoin?<\/strong><\/p>\n<p>Dans de nombreux pays europ\u00e9ens, le discours politique s\u2019est centr\u00e9 sur le renforcement de politiques pourtant connues pour exacerber la crise, plut\u00f4t que sur l\u2019assistance aux personnes et les mesures de pr\u00e9vention pour \u00e9viter qu\u2019elles ne s\u2019exposent \u00e0 autant de souffrances et de risques. Concernant la M\u00e9diterran\u00e9e centrale, la r\u00e9ponse porte uniquement sur les sympt\u00f4mes (cibler les r\u00e9seaux de passeurs et leurs embarcations) et non pas sur la suppression des restrictions impos\u00e9es \u00e0 l\u2019asile et \u00e0 la migration, alors que ce sont ces restrictions qui mettent les personnes entre les mains des passeurs. Des solutions alternatives s\u00fbres et l\u00e9gales ont \u00e9t\u00e9 propos\u00e9es <a title=\"\" href=\"http:\/\/www.fmreview.org\/fr\/destination-europe\/delvalle-benali-turner.html#_edn1\" name=\"_ednref1\">[1]<\/a> pour les personnes prenant la fuite pour rechercher la s\u00fbret\u00e9 et la protection, de m\u00eame que des r\u00e9gimes migratoires plus progressifs. En attendant, une approche proactive et pr\u00e9ventive de la recherche et du sauvetage en mer reste essentielle. Plus les personnes seront expos\u00e9es longtemps aux horribles conditions \u00e0 bord, plus leur sant\u00e9 se d\u00e9t\u00e9riorera pr\u00e9cocement, et plus le risque de d\u00e9c\u00e8s en mer sera \u00e9lev\u00e9.<\/p>\n<p>*Les noms des personnes mentionn\u00e9es dans cet article ont \u00e9t\u00e9 modifi\u00e9s<\/p>\n<p>&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;-<\/p>\n<div id=\"stcpDiv\"><a title=\"\" href=\"http:\/\/www.fmreview.org\/fr\/destination-europe\/delvalle-benali-turner.html#_ednref1\" name=\"_edn1\">[1]<\/a> Consultez le <a href=\"http:\/\/www.un.org\/ga\/search\/view_doc.asp?symbol=A\/HRC\/29\/36&amp;referer=http:\/\/reliefweb.int\/report\/world\/report-special-rapporteur-human-rights-migrants-fran-ois-cr-peau-ahrc2936&amp;Lang=F\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">rapport<\/a> du Rapporteur sp\u00e9cial sur les droits de l&rsquo;homme des migrants, Fran\u00e7ois Cr\u00e9peau, devant l\u2019Assembl\u00e9e g\u00e9n\u00e9rale de l\u2019ONU, le 8 2015. \u00abTabler sur la mobilit\u00e9 au cours d\u2019une g\u00e9n\u00e9ration: suite donn\u00e9e \u00e0 l\u2019\u00e9tude r\u00e9gionale sur la gestion des fronti\u00e8res ext\u00e9rieures de l\u2019Union europ\u00e9enne et ses incidences sur les droits de l\u2019homme des migrants\u00bb.<\/div>\n<p><\/div><\/div>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>M\u00eame si les personnes sont conscientes des risques des travers\u00e9es en mer, rien ne peut vraiment les pr\u00e9parer \u00e0 les vivre.<\/p>","protected":false},"author":2,"featured_media":0,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_acf_changed":false,"footnotes":""},"categories":[155,162],"tags":[1159,392,242,1116],"ve_numero":[],"pays":[],"ve_type":[1073],"ve_action":[1050],"class_list":["post-31966","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-documentation","category-publications","tag-documentation","tag-mediterranee","tag-solidarite","tag-union-europeenne","ve_type-rapport-recherche","ve_action-documentation"],"acf":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/asile.ch\/en\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/31966","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/asile.ch\/en\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/asile.ch\/en\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/asile.ch\/en\/wp-json\/wp\/v2\/users\/2"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/asile.ch\/en\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=31966"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/asile.ch\/en\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/31966\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/asile.ch\/en\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=31966"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/asile.ch\/en\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=31966"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/asile.ch\/en\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=31966"},{"taxonomy":"ve_numero","embeddable":true,"href":"https:\/\/asile.ch\/en\/wp-json\/wp\/v2\/ve_numero?post=31966"},{"taxonomy":"pays","embeddable":true,"href":"https:\/\/asile.ch\/en\/wp-json\/wp\/v2\/pays?post=31966"},{"taxonomy":"ve_type","embeddable":true,"href":"https:\/\/asile.ch\/en\/wp-json\/wp\/v2\/ve_type?post=31966"},{"taxonomy":"ve_action","embeddable":true,"href":"https:\/\/asile.ch\/en\/wp-json\/wp\/v2\/ve_action?post=31966"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}