{"id":34270,"date":"2016-09-02T07:23:11","date_gmt":"2016-09-02T05:23:11","guid":{"rendered":"http:\/\/asile.ch\/?p=34270"},"modified":"2021-03-18T10:01:06","modified_gmt":"2021-03-18T09:01:06","slug":"courrier-asile-lespoir-sarrete-a-come","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/asile.ch\/en\/2016\/09\/02\/courrier-asile-lespoir-sarrete-a-come\/","title":{"rendered":"Le Courrier | Asile: l\u2019espoir s\u2019arr\u00eate \u00e0 C\u00f4me"},"content":{"rendered":"<p><span class=\"accroche\">Reportage au c\u0153ur de la ville-fronti\u00e8re italienne. Bloqu\u00e9es dans ce goulet d\u2019\u00e9tranglement, des centaines de personnes attendent de pouvoir demander l\u2019asile plus au nord.<\/span><\/p>\n<p><em>Article de Meret Michel (traduit de l&rsquo;allemand par Dominique von Burg), publi\u00e9 dans Le Courrier, le 1er septembre 2016. Cliquez <a href=\"http:\/\/www.lecourrier.ch\/141999\/asile_l_espoir_s_arrete_a_come\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">ici<\/a> pour lire l&rsquo;article sur le site du Courrier.<\/em><\/p>\n<div class=\"c-block--box c-block--default\"><div class=\"c-block--box-inner\"><\/p>\n<p>Hassan Muhammad et Ali Mustafa* sortent du train et d\u00e9ambulent le long du quai en direction du b\u00e2timent de la gare de Chiasso. Au bout du convoi se tiennent d\u00e9j\u00e0 deux gardes-fronti\u00e8re suisses qui les attendent. Comme si les deux parties avaient r\u00e9p\u00e9t\u00e9 leur r\u00f4le, Hassan tend une feuille de papier au douanier bougon, qui s\u2019en saisit et leur signifie d\u2019attendre.<\/p>\n<p>[caption id=\"attachment_34271\" align=\"aligncenter\" width=\"1500\"]<a href=\"http:\/\/asile.ch\/wp-content\/uploads\/2016\/09\/comochiasso_01082016_294.jpg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-34271\" src=\"http:\/\/asile.ch\/wp-content\/uploads\/2016\/09\/comochiasso_01082016_294.jpg\" alt=\"Le parc en face de la gare de C\u00f4me, ao\u00fbt 2016. Photo: Alberto Campi\/We Report\" width=\"1500\" height=\"1000\" srcset=\"https:\/\/asile.ch\/wp-content\/uploads\/2016\/09\/comochiasso_01082016_294.jpg 1500w, https:\/\/asile.ch\/wp-content\/uploads\/2016\/09\/comochiasso_01082016_294-300x200.jpg 300w, https:\/\/asile.ch\/wp-content\/uploads\/2016\/09\/comochiasso_01082016_294-150x100.jpg 150w\" sizes=\"auto, (max-width: 1500px) 100vw, 1500px\" \/><\/a> Le parc en face de la gare de C\u00f4me, ao\u00fbt 2016. Photo: Alberto Campi\/<a href=\"http:\/\/www.wereport.fr\/\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">We Report<\/a>[\/caption]<\/p>\n<p>C\u2019est la deuxi\u00e8me fois que ces Erythr\u00e9ens de 17 ans essaient de demander l\u2019asile en Suisse. La premi\u00e8re, raconte Hassan, la police l\u2019avait d\u00e9j\u00e0 retenu \u00e0 la gare. Puis il a \u00e9t\u00e9 emmen\u00e9 au poste de police. \u00abIls m\u2019ont demand\u00e9 o\u00f9 je voulais aller. J\u2019ai r\u00e9pondu: \u2018En Suisse. Mon fr\u00e8re s\u2019y trouve.\u2019\u00bb Hassan a montr\u00e9 au garde-fronti\u00e8re la copie du message Whatsapp que son fr\u00e8re lui avait envoy\u00e9 en guise de preuve: \u00abJe m\u2019appelle Hassan. Mon petit fr\u00e8re est en Italie. Je voudrais qu\u2019il me rejoigne \u00e0 Sion. Il y a cinq ans que je ne l\u2019ai pas revu et il me manque beaucoup. Mon fr\u00e8re a 17 ans.\u00bb<\/p>\n<p>Au poste, il a d\u00fb se d\u00e9shabiller compl\u00e8tement, les policier ont pris les empreintes de ses index, ont not\u00e9 son nom, son \u00e2ge et son pays d\u2019origine. Apr\u00e8s quelques heures, ils l\u2019ont ramen\u00e9 \u00e0 la fronti\u00e8re et l\u2019ont remis \u00e0 la police italienne. Cette derni\u00e8re l\u2019a reconduit en voiture \u00e0 la gare de C\u00f4me.<\/p>\n<p><strong>D\u00e9portations au sud<\/strong><\/p>\n<p>Hassan Muhammad et Ali Mustafa ne sont pas des cas isol\u00e9s. \u00abC\u2019est ce qui se passe actuellement \u00e0 la fronti\u00e8re\u00bb, d\u00e9clare la d\u00e9put\u00e9e socialiste (TI) Lisa Bosia Mirra. Parmi les demandeurs d\u2019asile qui ont voulu passer la fronti\u00e8re helv\u00e9tique ces derni\u00e8res semaines, un grand nombre ont \u00e9t\u00e9 renvoy\u00e9s en Italie. Beaucoup d\u2019entre eux voulaient pourtant demander l\u2019asile en Suisse.<\/p>\n<p>En faisant le tour des r\u00e9fugi\u00e9s \u00e0 C\u00f4me, on n\u2019en trouve pratiquement aucun qui n\u2019a pas tent\u00e9 sa chance au moins une fois \u2013 pour \u00eatre \u00e0 nouveau renvoy\u00e9. \u00abOn ne distingue aucune forme de logique, poursuit Mme Mirra. Certains sont pris, d\u2019autres renvoy\u00e9s, et ce m\u00eame s\u2019ils ont de la parent\u00e9 en Suisse. Alors que chaque personne qui arrive \u00e0 la fronti\u00e8re a le droit de d\u00e9poser une demande d\u2019asile. Avec ou sans documents.\u00bb<\/p>\n<p>La plupart de ceux que la douane suisse renvoie sont ramen\u00e9s \u00e0 C\u00f4me par la police italienne. Entre-temps plus de cinq cents personnes <em>(environ trois cents aujourd\u2019hui, leur nombre a diminu\u00e9 depuis la date du reportage, ndlr)<\/em> dorment ici, autour de la gare et devant, dans le parc. Toutefois, comme le racontent tant les r\u00e9fugi\u00e9s que les militants, d\u2019autres sont d\u00e9port\u00e9s dans le sud de l\u2019Italie.<\/p>\n<p>\u00abOn a m\u00eame emmen\u00e9 des mineurs vers le sud. Ce n\u2019est pas l\u00e9gal\u00bb, soutient Lisa Bosia Mirra. Assise dans l\u2019herbe du parc devant la gare de C\u00f4me, elle n\u2019arrive que difficilement \u00e0 cacher sa col\u00e8re. \u00abLa Suisse ne peut pas violer les Conventions de Gen\u00e8ve seulement parce qu\u2019Ueli Maurer commande \u00e0 pr\u00e9sent les gardes-fronti\u00e8re.\u00bb<\/p>\n<p><strong>Renforcer la solidarit\u00e9<\/strong><\/p>\n<p>Voil\u00e0 quatre semaines que Mme Mirra se rend presque quotidiennement \u00e0 C\u00f4me. Elle consigne m\u00e9ticuleusement les histoires de ceux qui voulaient venir en Suisse et ont \u00e9t\u00e9 repouss\u00e9s \u00e0 la fronti\u00e8re. Elle rassemble les justificatifs de ceux qui ont de la parent\u00e9 en Suisse, les imprime et les confie aux personnes qu\u2019elle renvoie \u00e0 la fronti\u00e8re, papiers \u00e0 la main. \u00abNous ne pouvons pas dire exactement combien sont renvoy\u00e9s et combien parviennent \u00e0 passer.\u00bb Une chose est certaine: des trente mineurs qui ont de la parent\u00e9 en Suisse et qu\u2019elle a envoy\u00e9s \u00e0 la fronti\u00e8re avec les documents correspondants, quinze ont \u00e0 nouveau \u00e9t\u00e9 repouss\u00e9s.<\/p>\n<p>Avec la fronti\u00e8re suisse, le dernier chas de l\u2019Europe en direction du Nord se ferme. \u00abNous devons faire face \u00e0 de gros probl\u00e8mes\u00bb, explique Alessandro Deitone. Il fait d\u00e9j\u00e0 sombre et le b\u00e9n\u00e9vole est assis dans un cercle d\u2019environ cent cinquante personnes \u2013 des r\u00e9fugi\u00e9s et quelques militants de C\u00f4me. \u00abLa fronti\u00e8re est ferm\u00e9e, des humains sont d\u00e9port\u00e9s, ici \u00e0 C\u00f4me vous dormez dans le parc \u00e0 la belle \u00e9toile. Nous voulons essayer de trouver une solution commune pour tous, vous-m\u00eames devriez \u00eatre ma\u00eetres de votre destin, pas la Suisse ou les gouvernements europ\u00e9ens.\u00bb<\/p>\n<p>Les rencontres vesp\u00e9rales sont devenues un rituel dans le parc. Les migrants y exposent leurs probl\u00e8mes, les activistes les informent de ce qui va se passer les jours suivants, si des actions sont envisag\u00e9es. Ensemble, militants et demandeurs d\u2019asile s\u2019emploient \u00e0 renforcer la solidarit\u00e9. \u00abQuand je suis arriv\u00e9, les gens \u00e9taient juste assis, ils attendaient et essayaient toujours de nouveau de franchir la fronti\u00e8re. C\u2019\u00e9tait le chaos\u00bb, illustre Amir Salim.<\/p>\n<p>Le Soudanais se trouve \u00e0 C\u00f4me depuis quinze jours, arriv\u00e9 du sud de l\u2019Italie. Comme presque tous les autres il a v\u00e9cu des moments terribles pour arriver jusqu\u2019ici. Il a \u00e9t\u00e9 enlev\u00e9 en Libye et n\u2019a pu en r\u00e9chapper qu\u2019avec l\u2019aide d\u2019un policier. Dans le camp du sud de l\u2019Italie, il a \u00e9t\u00e9 ross\u00e9 par des agents jusqu\u2019\u00e0 en perdre connaissance. \u00abC\u2019est normal en Italie, remarque-t-il dans un haussement d\u2019\u00e9paules. En comparaison avec d\u2019autres j\u2019ai eu de la chance.\u00bb Il souhaiterait poursuivre vers la Suisse, mais il n\u2019a pas encore tent\u00e9 de franchir la fronti\u00e8re. \u00abDe toute fa\u00e7on, ils sont tous renvoy\u00e9s. Pourquoi me donnerais-je cette peine?\u00bb<\/p>\n<p>En lieu et place il s\u2019efforce d\u2019organiser les r\u00e9fugi\u00e9s \u00e0 C\u00f4me. Apr\u00e8s ses premiers \u00e9changes avec les b\u00e9n\u00e9voles venus aider sur place, il a eu l\u2019id\u00e9e que chaque groupe ethnique nomme un repr\u00e9sentant: une personne pour les Erythr\u00e9ens, deux pour les Ethiopiennes, un pour les Africains de l\u2019Ouest, lui-m\u00eame repr\u00e9sentant les Soudanaises et les Somaliens. Car l\u2019atmosph\u00e8re est tendue; des querelles ou des bagarres surgissent presque tous les jours. Les chefs de groupe servent de m\u00e9diateurs, apaisant les tensions. Pour Salim, il est certain que les migrants r\u00e9unis dans le parc ne peuvent compter sur le soutien de la Ville ou m\u00eame de la police. \u00abQue nous soyons ici est d\u2019abord notre probl\u00e8me. Il faut donc que nous travaillions \u00e0 trouver des solutions pour y vivre mieux.\u00bb<\/p>\n<p>Solution. On entend souvent ce mot ces jours \u00e0 C\u00f4me: les migrants veulent \u00e9chapper \u00e0 l\u2019incertitude. Un Erythr\u00e9en l\u2019exprime en allant \u00e0 l\u2019essentiel: \u00abNous ne sommes pas venus en Europe pour \u00eatre trait\u00e9s comme des animaux, dormir \u00e0 la belle \u00e9toile et faire la queue pour avoir \u00e0 manger. Si nous sommes ici, c\u2019est que nous avons d\u00fb quitter notre patrie et que nous cherchons \u00e0 assurer notre existence en Europe.\u00bb<\/p>\n<p>Mais quelle peut \u00eatre la solution, quand le probl\u00e8me se nomme \u00absyst\u00e8me Dublin\u00bb? Aux personnes aspirant \u00e0 venir en Suisse reste un espoir: que leur demande d\u2019asile soit accept\u00e9e au prochain passage. Pour celles qui voudraient transiter par la Suisse, afin de rejoindre leur famille en Allemagne ou dans un autre pays europ\u00e9en, ne demeure qu\u2019une seule voie: la fronti\u00e8re verte. Vu de l\u2019ext\u00e9rieur, le p\u00e9riple des r\u00e9fugi\u00e9s fait penser \u00e0 un jeu de l\u2019oie absurde; \u00e0 chaque instant, on peut de nouveau devoir reculer de quelques cases, et r\u00e9ussir n\u2019est plus qu\u2019une question de chance.<\/p>\n<p><strong>M\u00e9nager les touristes<\/strong><\/p>\n<p>A la gare de C\u00f4me, le premier train roule \u00e0 5h30. Il grince si fort \u00e0 son arriv\u00e9e qu\u2019il r\u00e9veille jusqu\u2019aux plus \u00e9puis\u00e9s. \u00abIl est impossible de dormir ici\u00bb, affirme Chalid Jassin en se rendant vers l\u2019automate \u00e0 caf\u00e9. \u00abNi m\u00eame de se reposer. Tu n\u2019es jamais seul, toujours parmi d\u2019autres personnes. Et pourtant tu te bats pour toi-m\u00eame.\u00bb Chalid, 24 ans, est un cas unique \u00e0 C\u00f4me: il vient de Gaza, ayant pris la fuite au dernier jour de la guerre de 2014.<\/p>\n<p>La voiture avec laquelle il roulait vers l\u2019Egypte a \u00e9t\u00e9 la cible de tirs de roquette. De l\u00e0, il a continu\u00e9 vers la Libye, a fait un d\u00e9tour par la Tunisie, avant de monter \u00e0 bord d\u2019un bateau en direction de l\u2019Italie. Lui aussi laisse appara\u00eetre l\u2019\u00e9puisement cons\u00e9cutif \u00e0 ces deux semaines d\u2019incertitude sous le ciel de C\u00f4me. Son objectif: la Su\u00e8de. Mais lui aussi est rest\u00e9 coinc\u00e9 \u00e0 la fronti\u00e8re devant Chiasso. Chalid n\u2019est pas du genre \u00e0 renoncer, il peaufine son projet de page web sur C\u00f4me. Il veut rassembler les histoires de ses pairs, raconter ce qui se d\u00e9roule ici. \u00abSi tu veux savoir quelque chose sur C\u00f4me, tu le trouveras sur \u2018Yalla Como\u2019.\u00bb<\/p>\n<p>Ces derni\u00e8res semaines, le r\u00e9seau des volontaires est pass\u00e9 de quelques douzaines \u00e0 plus de cent soixante personnes, au plus fort de la crise. Les b\u00e9n\u00e9voles ont apport\u00e9 des tentes ainsi qu\u2019une g\u00e9n\u00e9ratrice au diesel, pour que les migrants puissent recharger leurs portables. Au milieu du parc se dresse une tente d\u2019information avec des prospectus sur la situation l\u00e9gale en Suisse. A la paroi de la tente sont \u00e9pingl\u00e9es une carte de l\u2019Europe et une de la Suisse. Comme sur la route des Balkans, de simples citoyens font en sorte que les migrants ne soient pas compl\u00e8tement livr\u00e9s \u00e0 eux-m\u00eames.<\/p>\n<p>La contribution de la Ville se limite \u00e0 l\u2019\u00e9dification de conteneurs pour les r\u00e9fugi\u00e9s un peu plus loin. Mais, d\u2019apr\u00e8s les militants, il s\u2019agit moins d\u2019assurer un toit aux gens que de les soustraire au regard des touristes qui se dirigent tous les jours de la gare vers la ville en traversant le parc. C\u00f4me est dirig\u00e9e par les sociaux d\u00e9mocrates, mais la Ligue du Nord y tient une base solide. Et l\u2019extr\u00eame droite a d\u00e9j\u00e0 manifest\u00e9 son m\u00e9contentement. Il arrive que des individus se rendent dans le parc la nuit, b\u00e2ton \u00e0 la main, insultant les migrants en italien. Un jour, quelques personnes ont suspendu un panneau dans la parc: \u00abC\u00f4me n\u2019est pas la poubelle de l\u2019Europe.\u00bb<\/p>\n<p><strong>Les retrouvailles<\/strong><\/p>\n<p>Le soleil tape sur la place de la gare centrale de Milan, en ce dimanche apr\u00e8s-midi. Obrahim Bari est assis sur une grille de bois fonc\u00e9 devant un pavillon vide. Voil\u00e0 deux semaines que le jeune homme de 17 ans, originaire de la Guin\u00e9e Afrique de l\u2019Ouest, dort l\u00e0. Il est retourn\u00e9 \u00e0 Milan apr\u00e8s avoir essay\u00e9 d\u2019atteindre la Suisse \u00e0 trois reprises. Il veut tenter \u00e0 nouveau, mais il n\u2019a plus d\u2019argent.<\/p>\n<p>A dix minutes \u00e0 pied de la gare, une longue queue s\u2019est form\u00e9e devant l\u2019entr\u00e9e du Progetto Arco. Comme chaque midi, l\u2019organisation distribue de la nourriture aux r\u00e9fugi\u00e9s d\u00e9bout\u00e9s qui \u00e9chouent \u00e0 Milan. \u00abNous sommes toujours en mesure de g\u00e9rer l\u2019urgence\u00bb, affirme Alice Stefanetto, responsable de la r\u00e9colte de fonds. Le samedi pr\u00e9c\u00e9dent, quatre cents personnes ont dormi dans les locaux de Progetto Arco \u2013 au lieu des septante-cinq pr\u00e9vues. \u00abMais le probl\u00e8me est de ma\u00eetriser l\u2019avenir. Qu\u2019allons-nous faire de toutes les personnes qui restent en Italie?\u00bb<\/p>\n<p>Retour \u00e0 C\u00f4me. \u00abAli!\u00bb J\u2019interpelle le jeune homme qui passe et lui demande ce qui s\u2019est pass\u00e9. Il hausse les \u00e9paules. \u00abComme d\u2019habitude. Ils ont pris nos empreintes digitales et m\u2019ont ramen\u00e9 en Italie. Hassan, je ne sais pas o\u00f9 il est. Nous avons \u00e9t\u00e9 s\u00e9par\u00e9s. Son portable ne r\u00e9pond plus.\u00bb Peut-\u00eatre parce qu\u2019entre-temps il a atteint le centre d\u2019accueil de Chiasso. Ali veut tenter le voyage. Encore.<\/p>\n<p>*Les noms ont \u00e9t\u00e9 chang\u00e9s.<\/p>\n<p>Paru dans <em>Die Wochenzeitung<\/em> du 18 ao\u00fbt.<\/p>\n<p><\/div><\/div>\n<p>&nbsp;<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Reportage au c\u0153ur de la ville-fronti\u00e8re italienne. 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