{"id":35649,"date":"2016-10-31T20:03:27","date_gmt":"2016-10-31T19:03:27","guid":{"rendered":"http:\/\/asile.ch\/?p=35649"},"modified":"2021-08-26T13:52:53","modified_gmt":"2021-08-26T11:52:53","slug":"amnesty-crise-mondiale-refugies-de-lesquive-partage-responsabilites","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/asile.ch\/en\/2016\/10\/31\/amnesty-crise-mondiale-refugies-de-lesquive-partage-responsabilites\/","title":{"rendered":"Amnesty | Crise mondiale des r\u00e9fugi\u00e9s: De l&rsquo;esquive au partage des responsabilit\u00e9s"},"content":{"rendered":"<p><span class=\"accroche\">Le 19 septembre 2016, l&rsquo;Assembl\u00e9e g\u00e9n\u00e9rale des Nations unies a collectivement et spectaculairement failli \u00e0 son devoir \u00e0 l&rsquo;\u00e9gard de 21 millions de r\u00e9fugi\u00e9s. La \u00abr\u00e9union de haut niveau sur la gestion des d\u00e9placements massifs de r\u00e9fugi\u00e9s et de migrants\u00bb devait r\u00e9soudre la crise mondiale des r\u00e9fugi\u00e9s, alors que chaque jour des millions de personnes qui fuient la guerre et la pers\u00e9cution dans des pays tels que la Syrie, le Soudan du Sud, le Myanmar et l&rsquo;Irak subissent de terribles souffrances et d&rsquo;intol\u00e9rables violations des droits humains. Les dirigeants mondiaux r\u00e9unis lors de l&rsquo;Assembl\u00e9e g\u00e9n\u00e9rale ont convenu d&rsquo;un document final indiquant qu&rsquo;ils allaient apporter leur aide, mais ils n&rsquo;ont adopt\u00e9 aucun v\u00e9ritable plan. Des paroles creuses qui n&rsquo;apportent aucun changement.<\/span><\/p>\n<p><em>Rapport d&rsquo;Amnesty, publi\u00e9 le 18 octobre 2016. Cliquez <a href=\"https:\/\/www.amnesty.org\/fr\/documents\/document\/?indexNumber=pol40%2f4905%2f2016&amp;language=en&amp;utm_source=twitter&amp;utm_medium=article&amp;utm_term=&amp;utm_campaign=social\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">here<\/a> pour t\u00e9l\u00e9charger le rapport (pdf).<\/em><\/p>\n<div class=\"c-block--box c-block--default\"><div class=\"c-block--box-inner\"><\/p>\n<p><a href=\"http:\/\/asile.ch\/wp-content\/uploads\/2016\/10\/POL4049052016FRENCH2.pdf\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignright wp-image-35650 size-medium\" src=\"http:\/\/asile.ch\/wp-content\/uploads\/2016\/10\/Amnesty_CriseMondialeRefugies-210x300.png\" alt=\"amnesty_crisemondialerefugies\" width=\"210\" height=\"300\" srcset=\"https:\/\/asile.ch\/wp-content\/uploads\/2016\/10\/Amnesty_CriseMondialeRefugies-210x300.png 210w, https:\/\/asile.ch\/wp-content\/uploads\/2016\/10\/Amnesty_CriseMondialeRefugies-105x150.png 105w, https:\/\/asile.ch\/wp-content\/uploads\/2016\/10\/Amnesty_CriseMondialeRefugies.png 936w\" sizes=\"auto, (max-width: 210px) 100vw, 210px\" \/><\/a>Aucun effet de manche ne devrait permettre aux dirigeants mondiaux de trouver le confort \u00e0 la suite de ce sommet. Collectivement, ils ont manqu\u00e9 \u00e0 leur devoir. Le fait d&rsquo;accepter de coop\u00e9rer pour r\u00e9soudre la crise des r\u00e9fugi\u00e9s tout en se gardant de prendre des mesures sp\u00e9cifiques ne constitue pas un progr\u00e8s. Le fait de reporter \u00e0 2018 un plan d&rsquo;action mondiale ne constitue pas un progr\u00e8s. Le fait de supprimer le seul objectif concret \u2013 la r\u00e9installation de 10% des r\u00e9fugi\u00e9s chaque ann\u00e9e \u2013 ne constitue pas un progr\u00e8s. Toutefois, ce ne sont pas tous les \u00c9tats qui se sont d\u00e9rob\u00e9s. Un petit nombre de pays, tels que le Canada, qui a accept\u00e9 d&rsquo;accueillir 30&rsquo;000 r\u00e9fugi\u00e9s au cours de l&rsquo;ann\u00e9e \u00e9coul\u00e9e, ont montr\u00e9 l&rsquo;exemple. Mais la majorit\u00e9 a fait en sorte, au cours des mois pr\u00e9c\u00e9dant le sommet, qu&rsquo;aucun progr\u00e8s ne soit r\u00e9alis\u00e9.<\/p>\n<p>Un objectif raisonnable avait \u00e9t\u00e9 fix\u00e9 pour le sommet de l&rsquo;ONU: partager entre les \u00c9tats la responsabilit\u00e9 des r\u00e9fugi\u00e9s du monde entier. Il y a 193 pays dans le monde. Et 21 millions de r\u00e9fugi\u00e9s. Plus de la moiti\u00e9 de ces r\u00e9fugi\u00e9s, soit pr\u00e8s de 12 millions de personnes, vivent dans 10 seulement de ces 193 pays. Cette situation n&rsquo;est pas tenable. Les pays qui accueillent des nombres aussi \u00e9lev\u00e9s de r\u00e9fugi\u00e9s ne peuvent pas subvenir \u00e0 leurs besoins. Un grand nombre de r\u00e9fugi\u00e9s vivent dans une extr\u00eame pauvret\u00e9, sans acc\u00e8s aux services de base et sans aucun espoir d&rsquo;avenir. Il n&rsquo;est donc pas surprenant que beaucoup veuillent \u00e0 tout prix partir ailleurs. Ni que certains soient pr\u00eats \u00e0 affronter un dangereux voyage dans l&rsquo;espoir de trouver une vie meilleure.<\/p>\n<p>Si tous les pays, ou la plupart d&rsquo;entre eux, assumaient une part \u00e9quitable de la responsabilit\u00e9 de l&rsquo;accueil des r\u00e9fugi\u00e9s, aucun pays ne serait alors d\u00e9pass\u00e9 par la situation. Cette \u00abpart \u00e9quitable\u00bb peut \u00eatre bas\u00e9e sur des crit\u00e8res raisonnables tels que la richesse du pays, la taille de sa population et le taux de ch\u00f4mage, autant de crit\u00e8res de bon sens qui tiennent compte du fait que les personnes qui arrivent dans un pays en tant que r\u00e9fugi\u00e9s ont, dans un premier temps, un impact sur la population et les ressources de ce pays.<\/p>\n<p>Cette solution va certainement \u00eatre consid\u00e9r\u00e9e comme simpliste par certains. Mais pas par les pays qui accueillent des centaines de milliers de r\u00e9fugi\u00e9s. Ceux qui ne veulent pas partager \u00e9quitablement cette responsabilit\u00e9 vont objecter, en avan\u00e7ant tout un tas d&rsquo;arguments, qu&rsquo;une telle solution ne peut pas fonctionner. Mais il s&rsquo;agit d&rsquo;un manque de volont\u00e9 politique. Il est aussi moralement et intellectuellement inadmissible de ne pas faire face \u00e0 la r\u00e9alit\u00e9. Il y a 21 millions de r\u00e9fugi\u00e9s dans le monde, et ces personnes ont besoin d&rsquo;un endroit o\u00f9 vivre en s\u00e9curit\u00e9. La \u00abformule\u00bb actuellement admise par de nombreux dirigeants mondiaux est celle de la proximit\u00e9 g\u00e9ographique avec les pays en guerre, sans qu&rsquo;il soit tenu compte des capacit\u00e9s de ces pays voisins. Il est difficile d&rsquo;imaginer une approche moins pratique pour r\u00e9soudre quelque probl\u00e8me que ce soit. Mais c&rsquo;est sur cette base que s&rsquo;appuient un grand nombre de dirigeants.<\/p>\n<p>Quand on examine les chiffres de la crise mondiale des r\u00e9fugi\u00e9s, on se rend facilement compte de la grande in\u00e9galit\u00e9 des initiatives prises par les \u00c9tats. Le probl\u00e8me, ce n&rsquo;est pas le nombre de r\u00e9fugi\u00e9s mais le fait que la grande majorit\u00e9 d&rsquo;entre eux (86% selon les chiffres du Haut-Commissariat des Nations unies pour les r\u00e9fugi\u00e9s, le <abbr class='c2c-text-hover' title='United Nations High Commissioner for Refugees'>HCR<\/abbr>) est accueillie dans des pays \u00e0 faible ou moyen revenu.<\/p>\n<p><a href=\"http:\/\/asile.ch\/wp-content\/uploads\/2016\/10\/10-pays-les-plus-accueillants.png\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"aligncenter size-large wp-image-35652\" src=\"http:\/\/asile.ch\/wp-content\/uploads\/2016\/10\/10-pays-les-plus-accueillants-1024x817.png\" alt=\"10-pays-les-plus-accueillants\" width=\"1024\" height=\"817\" \/><\/a><\/p>\n<p>Or, un grand nombre des pays les plus riches accueillent tr\u00e8s peu de r\u00e9fugi\u00e9s et font tr\u00e8s peu pour eux. Ainsi, le Royaume-Uni a accueilli quelque 8000 Syriens depuis 2011, alors que la Jordanie \u2013 qui compte presque 10 fois moins d&rsquo;habitants et dont le PIB repr\u00e9sente 1,2% de celui du Royaume-Uni \u2013 accueille plus de 656&rsquo;000 r\u00e9fugi\u00e9s syriens. Le nombre total de r\u00e9fugi\u00e9s et de demandeurs d&rsquo;asile en Australie s&rsquo;\u00e9l\u00e8ve \u00e0 58&rsquo;000, alors que l&rsquo;\u00c9thiopie en accueille 740&rsquo;000. Ce partage in\u00e9quitable des responsabilit\u00e9s est \u00e0 la source de la crise mondiale et des nombreux probl\u00e8mes que doivent affronter les r\u00e9fugi\u00e9s. Le pr\u00e9sident Obama a pris une initiative, \u00e0 la suite de l&rsquo;\u00e9chec du sommet de l&rsquo;ONU, visant \u00e0 accro\u00eetre les engagements pris par 18 pays afin que 360&rsquo;000 r\u00e9fugi\u00e9s puissent \u00eatre accueillis au niveau mondial. Mais ce chiffre de 360&rsquo;000 doit \u00eatre replac\u00e9 dans la perspective des 21 millions de r\u00e9fugi\u00e9s que compte le monde, dont 1,2 million sont consid\u00e9r\u00e9s par le HCR comme vuln\u00e9rables et comme ayant absolument besoin d&rsquo;une r\u00e9installation. En r\u00e9alit\u00e9, il n&rsquo;y a quasiment pas de vrai partage des responsabilit\u00e9s.<\/p>\n<p>Il ne s&rsquo;agit pas simplement d&rsquo;envoyer de l&rsquo;argent. Les pays riches ne peuvent pas se contenter de payer pour que les gens \u00abrestent l\u00e0-bas\u00bb. Ce qui se passe, c&rsquo;est que des gens qui ont fui la guerre vivent \u00e0 pr\u00e9sent dans des conditions inhumaines et meurent des suites de maladies que l&rsquo;on peut pourtant compl\u00e8tement soigner. Ils ont \u00e9chapp\u00e9 aux bombes pour mourir des suites d&rsquo;une infection, d&rsquo;une diarrh\u00e9e ou d&rsquo;une pneumonie. Les enfants ne vont pas \u00e0 l&rsquo;\u00e9cole, ce qui aura des cons\u00e9quences dramatiques sur leur avenir.<\/p>\n<p>Les appels \u00e0 l&rsquo;aide humanitaire en vue de r\u00e9colter les fonds n\u00e9cessaires pour faire face aux situations de crise de grande ampleur en mati\u00e8re de r\u00e9fugi\u00e9s (pour la Syrie, par exemple) sont syst\u00e9matiquement \u2013 et parfois largement \u2013 sous-financ\u00e9s. \u00c0 la mi-2016, les gouvernements du monde entier s\u2019\u00e9taient engag\u00e9s sur moins de 48% du montant dont ont besoin les organisations humanitaires pour apporter une aide aux r\u00e9fugi\u00e9s venant de Syrie.<\/p>\n<p>Il faut absolument davantage d&rsquo;argent, mais il est aussi absolument n\u00e9cessaire de transf\u00e9rer des r\u00e9fugi\u00e9s qui se trouvent dans des endroits, comme le Liban, qui n&rsquo;arrivent plus \u00e0 faire face. Quand on l&rsquo;examine du point de vue des personnes concern\u00e9es, la crise des r\u00e9fugi\u00e9s semble \u00e9norme, mais du point de vue mondial, il est tout \u00e0 fait possible de la r\u00e9soudre. Vingt et un millions de personnes, cela repr\u00e9sente seulement 0,3% de la population mondiale. Non seulement il est possible de leur trouver un endroit o\u00f9 vivre en toute s\u00e9curit\u00e9, mais il est aussi possible de ne pas faire peser un trop grand poids sur un seul pays.<\/p>\n<p>Actuellement, une trentaine de pays proposent, sous une forme ou une autre, un programme de r\u00e9installation de r\u00e9fugi\u00e9s, et le nombre de places offertes chaque ann\u00e9e est bien inf\u00e9rieur aux besoins identifi\u00e9s par le HCR. Une trentaine de pays seulement: la marge de progression est grande. Si l&rsquo;on atteint le chiffre de 60 ou 90, la situation va nettement s&rsquo;am\u00e9liorer, alors que cela ne repr\u00e9sente m\u00eame pas la moiti\u00e9 des pays du monde. Si l&rsquo;on parvient \u00e0 porter de 30 \u00e0 90 le nombre de pays acceptant des r\u00e9fugi\u00e9s au titre de la r\u00e9installation, cela aura un effet significatif sur la crise. Et surtout la vie des r\u00e9fugi\u00e9s s&rsquo;en trouvera grandement am\u00e9lior\u00e9e.<\/p>\n<p>Pourquoi ce type de partage des responsabilit\u00e9s n&rsquo;est-il pas en place? Si certains \u00c9tats, tels que l&rsquo;Allemagne et le Canada, ont tent\u00e9 de relever le d\u00e9fi, dans de nombreux autres pays ce sont la x\u00e9nophobie, le rejet de l&rsquo;immigration, la peur et les pr\u00e9occupations en mati\u00e8re de s\u00e9curit\u00e9 qui dominent. Le grand public dans certains pays est soumis quasi quotidiennement \u00e0 une d\u00e9sinformation. Dans d&rsquo;autres pays, les gens ignorent l&rsquo;ampleur de la crise mondiale des r\u00e9fugi\u00e9s. Et dans d&rsquo;autres encore, le sentiment d&rsquo;impuissance conduit la population \u00e0 se d\u00e9tourner de ce probl\u00e8me. Tout cela doit changer: il faut que pr\u00e9dominent la g\u00e9n\u00e9rosit\u00e9 et un esprit positif, afin d&rsquo;assurer la s\u00e9curit\u00e9 et d&rsquo;aider les r\u00e9fugi\u00e9s. Il n&rsquo;y a pas de choix \u00e0 faire. Il faut amener les gens \u00e0 participer \u00e0 une solution mondiale partag\u00e9e et \u00e9quitable. Tous les dirigeants devraient s&rsquo;engager dans cette voie, au lieu de privil\u00e9gier leurs propres ambitions politiques.<\/p>\n<p>L&rsquo;inaction condamne des millions de gens \u00e0 vivre dans des conditions mis\u00e9rables. Les plus fragiles n&rsquo;y survivront pas. Des milliers de r\u00e9fugi\u00e9s vuln\u00e9rables qui ne peuvent pas \u00e9chapper \u00e0 une situation intenable vont mourir parce qu&rsquo;ils ne re\u00e7oivent pas l&rsquo;aide dont ils ont besoin. Ils vont mourir parce que certains pays n&rsquo;ont accueilli que quelques centaines d&rsquo;entre eux, alors que d&rsquo;autres en accueillent un million.<\/p>\n<p>Il y a bien s\u00fbr des d\u00e9fis \u00e0 relever. Bien entendu, les 193 pays du monde ne sont pas tous des pays s\u00fbrs et il faut exclure ceux qui font l&rsquo;objet de sanctions de la part de l&rsquo;ONU pour des violations des droits humains et ceux qui sont le th\u00e9\u00e2tre d&rsquo;un conflit. Mais, si le point de d\u00e9part, c&rsquo;est 12 millions de gens dans 10 pays seulement, alors il existe une tr\u00e8s grande marge d&rsquo;am\u00e9lioration.<\/p>\n<p>Le partage des responsabilit\u00e9s restera une vaine promesse tant que certains crit\u00e8res et certaines bases n&rsquo;auront pas \u00e9t\u00e9 \u00e9tablis, tant que n&rsquo;aura pas \u00e9t\u00e9 mis en place un syst\u00e8me \u00e9tablissant clairement au niveau mondial comment proc\u00e9der. Nous proposons que des crit\u00e8res simples et de bon sens relatifs aux capacit\u00e9s des pays soient utilis\u00e9s pour l&rsquo;accueil des r\u00e9fugi\u00e9s \u2013 la richesse, la population et le taux de ch\u00f4mage constituant les principaux crit\u00e8res \u00e0 retenir. D&rsquo;autres facteurs sont \u00e9galement pertinents, comme par exemple la densit\u00e9 d\u00e9mographique et le nombre de demandes d&rsquo;asile en cours d&rsquo;instruction. Il n&rsquo;existe pas de solution parfaite, et il ne faut pas une formule trop complexe. L&rsquo;objectif est de proposer \u00e0 tous les pays participants un chiffre indicatif et relatif leur permettant d&rsquo;\u00e9valuer leur part \u00e9quitable, et de voir \u00e0 quoi ressemble la part \u00e9quitable des autres pays.<\/p>\n<p>Face \u00e0 des guerres sanglantes, il arrive que nous nous sentions r\u00e9duits au r\u00f4le de spectateurs impuissants, an\u00e9antis par les horreurs inflig\u00e9es \u00e0 nos fr\u00e8res humains et paralys\u00e9s par l&rsquo;id\u00e9e que l&rsquo;on ne peut rien y faire. Mais nous pouvons pourtant trouver une formule qui permette \u00e0 0,3% \u2013 pas plus! \u2013 de la population mondiale de s&rsquo;installer dans un lieu s\u00fbr. Nous pouvons le faire. Nous devons le faire.<\/p>\n<p><\/div><\/div>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Le 19 septembre 2016, l&rsquo;Assembl\u00e9e g\u00e9n\u00e9rale des Nations unies a collectivement et spectaculairement failli \u00e0 son devoir \u00e0 l&rsquo;\u00e9gard de 21 millions de r\u00e9fugi\u00e9s. La \u00abr\u00e9union de haut niveau sur la gestion des d\u00e9placements massifs de r\u00e9fugi\u00e9s et de migrants\u00bb devait r\u00e9soudre la crise mondiale des r\u00e9fugi\u00e9s, alors que chaque jour des millions de personnes qui fuient la guerre et la pers\u00e9cution dans des pays tels que la Syrie, le Soudan du Sud, le Myanmar et l&rsquo;Irak subissent de terribles souffrances et d&rsquo;intol\u00e9rables violations des droits humains. Les dirigeants mondiaux r\u00e9unis lors de l&rsquo;Assembl\u00e9e g\u00e9n\u00e9rale ont convenu d&rsquo;un document final indiquant qu&rsquo;ils allaient apporter leur aide, mais ils n&rsquo;ont adopt\u00e9 aucun v\u00e9ritable plan. 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