{"id":36770,"date":"2016-12-27T13:03:57","date_gmt":"2016-12-27T12:03:57","guid":{"rendered":"http:\/\/asile.ch\/?p=36770"},"modified":"2021-02-26T11:02:19","modified_gmt":"2021-02-26T10:02:19","slug":"swissinfo-ch-refugies-traites-paquets-de-poste","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/asile.ch\/en\/2016\/12\/27\/swissinfo-ch-refugies-traites-paquets-de-poste\/","title":{"rendered":"swissinfo.ch | Des r\u00e9fugi\u00e9s trait\u00e9s \u00abcomme des paquets de la poste\u00bb?"},"content":{"rendered":"<p><span class=\"accroche\">Alors que l\u2019Union europ\u00e9enne discute d\u2019un syst\u00e8me de quotas, depuis plus de vingt ans, en Suisse, les requ\u00e9rants d\u2019asile sont r\u00e9partis entre les cantons sur la base d\u2019un crit\u00e8re unique: la population. Les cantons sont satisfaits de cette pratique administrative, mais les ONG estiment qu\u2019elle limite des chances d\u2019int\u00e9gration des r\u00e9fugi\u00e9s.\u00a0<\/span><\/p>\n<p><em>Article de Stefania Summermatter, publi\u00e9 sur swissinfo.ch, le 6 octobre 2015. Cliquez <a href=\"http:\/\/www.swissinfo.ch\/fre\/asile-en-suisse_des-r%C3%A9fugi%C3%A9s-trait%C3%A9s--comme-des-paquets-de-la-poste--\/41694162\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">here<\/a> pour (re)lire l&rsquo;article sur Swissinfo.ch.<\/em><\/p>\n<div class=\"c-block--box c-block--default\"><div class=\"c-block--box-inner\"><\/p>\n<p>\u00abIl s\u2019agit d\u2019un syst\u00e8me de r\u00e9partition tr\u00e8s simple et efficace: un pourcentage fixe de requ\u00e9rants d\u2019asile est attribu\u00e9 \u00e0 chaque canton, en fonction de sa population. Sur la base des estimations du Secr\u00e9tariat d\u2019Etat aux migrations (<abbr class='c2c-text-hover' title='State Secretariat for Migration'>SEM<\/abbr>) \u2013 qui pr\u00e9voit par exemple l\u2019arriv\u00e9e de 29&rsquo;000 migrants pour 2015 \u2013 les cantons ont une id\u00e9e du nombre de personnes \u00e0 accueillir et peuvent ainsi s\u2019organiser\u00bb, affirme Roger Schneeberger, secr\u00e9taire g\u00e9n\u00e9ral de la Conf\u00e9rence des directeurs et directrices des d\u00e9partements cantonaux de justice et police.<\/p>\n<p>\u00abSi la Conf\u00e9d\u00e9ration devait demander quelle est la disponibilit\u00e9 des cantons \u00e0 chaque nouvelle arriv\u00e9e, ce serait extr\u00eamement difficile. Dans une situation tendue comme celle que nous sommes en train de vivre, certains cantons refuseraient probablement d\u2019accueillir d\u2019autres requ\u00e9rants d\u2019asile et ce serait seulement aux plus g\u00e9n\u00e9reux de faire un effort\u00bb, poursuit-il. Un peu \u00e0 l\u2019image de ce qui se passe au sein de l\u2019Union europ\u00e9enne.<\/p>\n<p>Avant l\u2019introduction de cette clef de r\u00e9partition, en 1991, les requ\u00e9rants d\u2019asile avaient une certaine libert\u00e9 de choix, mais cela cr\u00e9ait une disparit\u00e9 entre les cantons. Certains \u00e9taient plus sollicit\u00e9s que d\u2019autres pour des raisons g\u00e9ographiques (comme le Tessin), \u00e9conomiques (comme Zurich) ou li\u00e9es \u00e0 la pr\u00e9sence d\u2019une communaut\u00e9.<\/p>\n<p>Aujourd\u2019hui, la r\u00e9partition des requ\u00e9rants d\u2019asile s\u2019appuie sur le principe de la solidarit\u00e9. Et m\u00eame si certains cantons et certaines communes peinent \u00e0 trouver des lieux d\u2019h\u00e9bergement disponibles, ce syst\u00e8me ne semble pas \u00eatre remis en cause. \u00abCes derni\u00e8res ann\u00e9es, il a d\u00e9montr\u00e9 son succ\u00e8s\u00bb, affirme Roger Schneeberger. Sans compter que les cantons ne sont pas livr\u00e9s \u00e0 eux-m\u00eames, mais re\u00e7oivent des subventions de la Conf\u00e9d\u00e9ration pour les co\u00fbts li\u00e9s \u00e0 l\u2019h\u00e9bergement, \u00e0 l\u2019assistance sociale et \u00e0 d\u2019\u00e9ventuelles mesures d\u2019int\u00e9gration.<\/p>\n<p><strong>Et la volont\u00e9 des migrants?\u00a0<\/strong><\/p>\n<p>Un syst\u00e8me qui satisfait tout le monde, donc? Pas vraiment. Les organisations de d\u00e9fense des migrants ont un regard critique.<\/p>\n<p>\u00abLa clef de r\u00e9partition adopt\u00e9e par la Suisse se base uniquement sur un calcul arithm\u00e9tique qui ne prend en consid\u00e9ration ni la volont\u00e9 des migrants ni les diff\u00e9rences de traitement ou d\u2019opportunit\u00e9s entre les cantons\u00bb, souligne Cristina Del Biaggio, g\u00e9ographe, chercheuse \u00e0 l&rsquo;universit\u00e9 de Fribourg et membre de l\u2019association <a href=\"https:\/\/asile.ch\/en\/vivre-ensemble\/\">Living Together<\/a>, un service d\u2019information et de documentation sur le droit d\u2019asile.<\/p>\n<p>\u00abC\u2019est une pratique, comme d\u2019ailleurs celle de l\u2019Union europ\u00e9enne, qui trie les personnes comme si elles \u00e9taient des paquets \u00e0 la poste\u00bb, lui fait \u00e9cho Aldo Brina, du Centre social protestant.<\/p>\n<p>Le cas de Sarah*, une jeune r\u00e9fugi\u00e9e \u00e9rythr\u00e9enne, est embl\u00e9matique. Arriv\u00e9e en Suisse en 2008, avec un petit enfant gravement handicap\u00e9, elle a demand\u00e9 de pouvoir vivre aupr\u00e8s de sa s\u0153ur, dans le canton de Gen\u00e8ve. Mais les autorit\u00e9s l\u2019ont \u00abattribu\u00e9e\u00bb au Tessin, \u00e0 l\u2019autre bout du pays. \u00abJ\u2019\u00e9tais d\u00e9truite, je ne m\u2019y attendais pas du tout, et aujourd\u2019hui encore, je ne r\u00e9ussis pas \u00e0 comprendre pourquoi. Seule, \u00e7a a \u00e9t\u00e9 beaucoup plus difficile: apprendre la langue, g\u00e9rer la situation de mon enfant qui ne marche pas, trouver un travail\u2026\u00bb, t\u00e9moigne-t-elle.<\/p>\n<p>Si Sarah avait justement d\u00e9cid\u00e9 de venir en Suisse, c\u2019est parce qu\u2019elle y avait de la famille et qu\u2019elle esp\u00e9rait pouvoir se refaire une vie et retrouver une certaine s\u00e9curit\u00e9. \u00abJ\u2019ai fui de nuit, dit-elle. J\u2019ai quitt\u00e9 ma m\u00e8re sans m\u00eame la saluer. Il y a huit ans que je ne l\u2019ai pas vue et elle me manque \u00e9norm\u00e9ment. Si seulement je pouvais vivre ici avec ma famille.\u00bb<\/p>\n<p>La Conf\u00e9d\u00e9ration fait une seule exception \u00e0 sa r\u00e8gle de r\u00e9partition, lorsqu\u2019un conjoint ou un enfant mineur se trouvent d\u00e9j\u00e0 dans un canton. La famille \u00e9largie, la pr\u00e9sence d\u2019une communaut\u00e9 d\u2019appartenance ou les comp\u00e9tences linguistiques n\u2019entrent en revanche pas en ligne de compte.<\/p>\n<p>C\u2019est ainsi que Mebraton*, lui aussi \u00e9rythr\u00e9en, a \u00e9t\u00e9 attribu\u00e9 \u00e0 un canton germanophone, m\u00eame s\u2019il parle couramment italien. Ces connaissances linguistiques l\u2019auraient peut-\u00eatre aid\u00e9 \u00e0 s\u2019ins\u00e9rer dans le monde du travail. Au lieu de cela, lui, sa femme et leurs trois enfants d\u00e9pendent de l\u2019aide sociale.<\/p>\n<p><strong>\u00abPas de ghettos\u00bb\u00a0<\/strong><\/p>\n<p>Pourquoi donc la Conf\u00e9d\u00e9ration ne prend-elle pas en consid\u00e9ration d\u2019autres facteurs, qui pourraient au moins favoriser l\u2019int\u00e9gration de personnes, comme les Syriens et les Erythr\u00e9ens, qui sont de bonnes perspectives d\u2019\u00eatre accept\u00e9s?<\/p>\n<p>Interrog\u00e9, le Secr\u00e9tariat d\u2019Etat aux migrations s\u2019est content\u00e9 de r\u00e9pondre \u2013 par \u00e9crit \u2013 que \u00ables requ\u00e9rants d\u2019asile ne sont pas s\u00e9lectionn\u00e9s ni attribu\u00e9s aux cantons sur la base de la nationalit\u00e9, pour \u00e9viter de cr\u00e9er des ghettos\u00bb.<\/p>\n<p>Une r\u00e9ponse qui ne convainc pas Cristina Del Biaggio. \u00abIl ne s\u2019agit pas de cr\u00e9er des ghettos, mais de faciliter l\u2019int\u00e9gration, dit-elle. C\u2019est gr\u00e2ce aux liens communautaires qu\u2019une personne peut trouver plus facilement du travail, se faire des amis, savoir o\u00f9 il y a des cours de langue, etc.\u00bb<\/p>\n<p>\u00abPar principe, les requ\u00e9rants d\u2019asile ne peuvent exprimer aucun d\u00e9sir, probablement par effet de dissuasion\u00bb, ajoute Denise Efionayi-M\u00e4der, vice-directrice du <a href=\"http:\/\/www.migration-population.ch\/sfm\/sfm\">Forum suisse pour l\u2019\u00e9tude des migrations et de la population<\/a>.<\/p>\n<p>De son c\u00f4t\u00e9, la secr\u00e9taire g\u00e9n\u00e9rale de la Conf\u00e9rence des directrices et des directeurs cantonaux des affaires sociales, Margrith Hanselmann, reconna\u00eet que \u00abpour une seule personne, ce pourrait \u00eatre un avantage d\u2019\u00eatre attribu\u00e9e \u00e0 un canton dont elle parle la langue. Mais ce n\u2019est pas compatible avec une clef de r\u00e9partition qui a d\u00e9montr\u00e9 son bon fonctionnement.\u00bb<\/p>\n<p><a href=\"https:\/\/www.sem.admin.ch\/dam\/data\/sem\/integration\/berichte\/va-flue\/res-studie-erwerbsbet-va-flue-f.pdf\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignright wp-image-36771 size-medium\" src=\"http:\/\/asile.ch\/wp-content\/uploads\/2016\/12\/2014_Refugies-et-Marche-travail-211x300.png\" alt=\"2014_refugies-et-marche-travail\" width=\"211\" height=\"300\" srcset=\"https:\/\/asile.ch\/wp-content\/uploads\/2016\/12\/2014_Refugies-et-Marche-travail-211x300.png 211w, https:\/\/asile.ch\/wp-content\/uploads\/2016\/12\/2014_Refugies-et-Marche-travail-106x150.png 106w, https:\/\/asile.ch\/wp-content\/uploads\/2016\/12\/2014_Refugies-et-Marche-travail.png 790w\" sizes=\"auto, (max-width: 211px) 100vw, 211px\" \/><\/a>Dans une <a href=\"https:\/\/www.sem.admin.ch\/dam\/data\/sem\/integration\/berichte\/va-flue\/res-studie-erwerbsbet-va-flue-f.pdf\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">\u00e9tude<\/a> mandat\u00e9e par le SEM lui-m\u00eame, et publi\u00e9 en avril 2014, on pouvait lire:<\/p>\n<blockquote><p>\u00abLa langue exerce une influence majeure et il serait judicieux, du moins dans l\u2019optique d\u2019une optimisation des chances sur le march\u00e9 du travail, d\u2019attribuer les requ\u00e9rants d\u2019asile francophones \u00e0 des cantons francophones\u00bb.<\/p><\/blockquote>\n<p><strong>F\u00e9d\u00e9ralisme en question\u00a0<\/strong><\/p>\n<p>A leur arriv\u00e9e dans un canton, les requ\u00e9rants d\u2019asile se trouvent par ailleurs confront\u00e9s \u00e0 la r\u00e9alit\u00e9 et \u00e0 des opportunit\u00e9s tr\u00e8s diverses. Si certains cantons promeuvent une int\u00e9gration rapide, d\u2019autres sont plus restrictifs.<\/p>\n<p>Aux Grisons, par exemple, les requ\u00e9rants d\u2019asile sont incit\u00e9s \u00e0 travailler trois mois apr\u00e8s leur arriv\u00e9e. D\u2019apr\u00e8s les statistiques, un sur trois exerce une profession, alors qu\u2019\u00e0 Berne ou \u00e0 B\u00e2le-Campagne, o\u00f9 les r\u00e8gles sont plus s\u00e9v\u00e8res, c\u2019est seulement un sur cinquante.<\/p>\n<p>De nombreuses \u00e9tudes montrent que plus la dur\u00e9e d\u2019inactivit\u00e9 s\u2019allonge, plus il devient difficile de trouver un emploi, surtout pour les \u00e9trangers qui ne peuvent pas compter sur les dipl\u00f4mes ou des exp\u00e9riences reconnues par les employeurs.<\/p>\n<p>Les disparit\u00e9s concernent aussi d\u2019autres aspects, comme l\u2019offre en cours de langue ou ateliers professionnels, et les conditions d\u2019h\u00e9bergement des migrants. Une enqu\u00eate de la Radiot\u00e9l\u00e9vision suisse romande (RTS) avait par exemple mis en lumi\u00e8re le sort r\u00e9serv\u00e9 aux mineurs non accompagn\u00e9s dans le canton d\u2019Argovie, v\u00e9g\u00e9tant dans un centre, sans suffisamment de nourriture et de v\u00eatements. En Valais en revanche, ces jeunes ont droit \u00e0 un traitement sp\u00e9cial, conform\u00e9ment \u00e0 leur statut de personnes plus fragiles.<\/p>\n<p>En vertu du f\u00e9d\u00e9ralisme, la Conf\u00e9d\u00e9ration n\u2019intervient pas dans les choix des cantons, qui ont la responsabilit\u00e9 de la gestion pratique des requ\u00e9rants d\u2019asile. Il existe certes des garde-fous, mais \u00e0 l\u2019int\u00e9rieur desquels il existe souvent une large marge de man\u0153uvre.<\/p>\n<p><strong>Bloqu\u00e9s pour la vie\u00a0<\/strong><\/p>\n<p>La clef de r\u00e9partition d\u00e9cid\u00e9e par la Suisse a probablement l\u2019avantage d\u2019\u00e9viter \u00abdes discussions inutiles\u00bb entre les cantons, comme l\u2019affirme Margrith Hanselmann, et de simplifier l\u2019accueil, qui fait constamment l\u2019objet de d\u00e9bats dans le pays.<\/p>\n<p>Mais elle peut avoir un impact important sur la destin\u00e9e des migrants, qui va bien plus loin que la dur\u00e9e de la proc\u00e9dure d\u2019asile. En effet, ces personnes changent rarement de lieu de domicile, m\u00eame une fois le statut de protection obtenu. Soit parce que c\u2019est trop cher et compliqu\u00e9, soit parce que la loi ne le leur permet pas, soit encore parce qu\u2019ils sont d\u00e9sormais int\u00e9gr\u00e9s.<\/p>\n<p>Reste une question: l\u2019objectif d\u2019une int\u00e9gration rapide ne devrait-il pas jouer un r\u00f4le plus important? Surtout en tenant compte du fait que la majeure partie des requ\u00e9rants d\u2019asile \u2013 le 57% en 2014 \u2013 obtiennent un statut de protection et resteront donc en Suisse durant des ann\u00e9es, si ce n\u2019est pour toute leur vie.<\/p>\n<p>* Noms d\u2019emprunt<\/p>\n<p><\/div><\/div>\n<p>&nbsp;<\/p>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Alors que l\u2019Union europ\u00e9enne discute d\u2019un syst\u00e8me de quotas, depuis plus de vingt ans, en Suisse, les requ\u00e9rants d\u2019asile sont r\u00e9partis entre les cantons sur la base d\u2019un crit\u00e8re unique: la population. Les cantons sont satisfaits de cette pratique administrative, mais les ONG estiment qu\u2019elle limite des chances d\u2019int\u00e9gration des r\u00e9fugi\u00e9s.<\/p>","protected":false},"author":2,"featured_media":0,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_acf_changed":false,"footnotes":""},"categories":[342,155],"tags":[],"ve_numero":[],"pays":[82],"ve_type":[1061],"ve_action":[],"class_list":["post-36770","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-articles-de-presse","category-documentation","pays-suisse","ve_type-article-de-presse"],"acf":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/asile.ch\/en\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/36770","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/asile.ch\/en\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/asile.ch\/en\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/asile.ch\/en\/wp-json\/wp\/v2\/users\/2"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/asile.ch\/en\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=36770"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/asile.ch\/en\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/36770\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/asile.ch\/en\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=36770"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/asile.ch\/en\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=36770"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/asile.ch\/en\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=36770"},{"taxonomy":"ve_numero","embeddable":true,"href":"https:\/\/asile.ch\/en\/wp-json\/wp\/v2\/ve_numero?post=36770"},{"taxonomy":"pays","embeddable":true,"href":"https:\/\/asile.ch\/en\/wp-json\/wp\/v2\/pays?post=36770"},{"taxonomy":"ve_type","embeddable":true,"href":"https:\/\/asile.ch\/en\/wp-json\/wp\/v2\/ve_type?post=36770"},{"taxonomy":"ve_action","embeddable":true,"href":"https:\/\/asile.ch\/en\/wp-json\/wp\/v2\/ve_action?post=36770"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}