{"id":38662,"date":"2017-04-03T18:12:18","date_gmt":"2017-04-03T16:12:18","guid":{"rendered":"https:\/\/asile.ch\/?p=38662"},"modified":"2021-08-26T13:51:59","modified_gmt":"2021-08-26T11:51:59","slug":"cartographe-encarte-frontiere-migratoire-europeenne","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/asile.ch\/en\/2017\/04\/03\/cartographe-encarte-frontiere-migratoire-europeenne\/","title":{"rendered":"Enlisted Cartographer | The European Migratory Border"},"content":{"rendered":"<p class=\"introduction\"><span class=\"accroche\">Qu\u2019est ce que la fronti\u00e8re migratoire europ\u00e9enne? Quelle forme a t-elle? Ou passe t-elle? Pour r\u00e9pondre \u00e0 cette question, voici un r\u00e9cit cartographique qui en raconte sa g\u00e9ographie.<\/span><\/p>\n<p><em>Billet du Cartographe encart\u00e9, publi\u00e9 sur son blog, h\u00e9berg\u00e9 sur le site de Mediapart, le 31 janvier 2017. Cliquez <a href=\"https:\/\/blogs.mediapart.fr\/cartographe-encarte\/blog\/310317\/la-frontiere-migratoire-europeenne-2\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">ici<\/a> pour lire le billet sur le blog.<\/em><\/p>\n<div class=\"c-block--box c-block--default\"><div class=\"c-block--box-inner\"><\/p>\n<p><b>1. La ligne<\/b><\/p>\n<p>Prenons comme point de d\u00e9part la carte de l\u2019espace Schengen.<\/p>\n<p>[caption id=\"attachment_38663\" align=\"aligncenter\" width=\"661\"]<a href=\"https:\/\/asile.ch\/wp-content\/uploads\/2017\/04\/schengen.png\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"wp-image-38663 size-full\" src=\"https:\/\/asile.ch\/wp-content\/uploads\/2017\/04\/schengen.png\" alt=\"\" width=\"661\" height=\"407\" srcset=\"https:\/\/asile.ch\/wp-content\/uploads\/2017\/04\/schengen.png 661w, https:\/\/asile.ch\/wp-content\/uploads\/2017\/04\/schengen-300x185.png 300w, https:\/\/asile.ch\/wp-content\/uploads\/2017\/04\/schengen-150x92.png 150w\" sizes=\"auto, (max-width: 661px) 100vw, 661px\" \/><\/a> La carte de l&rsquo;espace Schengen, 2012 \u00a9 Migreurop[\/caption]<\/p>\n<p class=\"introduction\">La premi\u00e8re convention de Schengen date de 1985. Son premier objectif \u00e9tait de garantir tout autant le libert\u00e9 de circulation des hommes et des marchandises que la s\u00e9curit\u00e9 des fronti\u00e8res ext\u00e9rieurs de l&rsquo;Union. La raison d\u2019\u00eatre de cette convention consistait \u00e0 mettre en place une abolition des fronti\u00e8res sans pour autant perdre le contr\u00f4le de la circulation des \u00e9trangers non europ\u00e9ens. En fait, sur 126 articles de la convention, un seul traite en fait de la libert\u00e9 de circulation. Tous les autres concernent la s\u00e9curit\u00e9 des fronti\u00e8res. Bref, la convention Schengen consiste \u00e0 \u00e9riger une forteresse et mettre en place des dispositifs pour la prot\u00e9ger. <b>Cette fronti\u00e8re appara\u00eet sur la carte comme un ligne, tant\u00f4t terrestre, tant\u00f4t maritime, d\u00e9limitant un espace clos \u00e0 \u00abprot\u00e9ger\u00bb par tous les moyens<\/b> (politique des visas, accords de r\u00e9admission, expulsions, constructions de murs, etc.)<\/p>\n<p class=\"left\"><b>2. Le point<\/b><\/p>\n<p>[caption id=\"attachment_38664\" align=\"aligncenter\" width=\"661\"]<a href=\"https:\/\/asile.ch\/wp-content\/uploads\/2017\/04\/camps.png\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-38664\" src=\"https:\/\/asile.ch\/wp-content\/uploads\/2017\/04\/camps.png\" alt=\"\" width=\"661\" height=\"467\" srcset=\"https:\/\/asile.ch\/wp-content\/uploads\/2017\/04\/camps.png 661w, https:\/\/asile.ch\/wp-content\/uploads\/2017\/04\/camps-300x212.png 300w, https:\/\/asile.ch\/wp-content\/uploads\/2017\/04\/camps-150x106.png 150w\" sizes=\"auto, (max-width: 661px) 100vw, 661px\" \/><\/a> La carte des camps 6e \u00e9dition, 2016 \u00a9 Migreurop[\/caption]<\/p>\n<p class=\"left\">L\u2019enfermement des migrants est \u00e9galement est moyen de contr\u00f4ler et de limiter les mouvements de population. Les premiers lieux d&rsquo;enfermement pour \u00e9trangers sont apparus dans les ann\u00e9es 1960. Dans les ann\u00e9es 1990, leur nombre a commenc\u00e9 \u00e0 cro\u00eetre consid\u00e9rablement, et depuis 2003, les centres de r\u00e9tention sont identifi\u00e9s comme un nouvel outil de la politique migratoire en Europe. Ce dispositif d\u2019enfermement, initialement improvis\u00e9 pour faire face \u00e0 la gestion de migrants sans droits dont on ne savait que faire, est devenu aujourd\u2019hui un dispositif majeur de la politique migratoire europ\u00e9enne. A tel point, que l\u2019enfermement a lieu dor\u00e9navant bien loin des fronti\u00e8res officielles de l\u2019Union europ\u00e9enne. Ce processus \u00abd\u2019externalisation\u00bb consiste en fait \u00e0 faire porter par un pays tiers la surveillance de nos propres fronti\u00e8res. C&rsquo;est de fait une sous traitance par l&rsquo;Union europ\u00e9enne de la surveillance de ses fronti\u00e8res; c&rsquo;est une d\u00e9localisation de la fronti\u00e8re. Les pays assign\u00e9s au r\u00f4le de garde fronti\u00e8re n&rsquo;ont bien souvent ni le cadre juridique, ni la capacit\u00e9 mat\u00e9rielle ni la volont\u00e9 politique de l&rsquo;assumer. Mais, sous la pression europ\u00e9enne (accords commerciaux avec l&rsquo;UE, Aide publique au d\u00e9veloppement, etc), ils n&rsquo;ont pas le choix. Au final, <b>on voit se mat\u00e9rialiser sur cette carte des camps, une fronti\u00e8re r\u00e9ticulaire<\/b>, une fronti\u00e8re en r\u00e9seau, bien loin de la repr\u00e9sentation lin\u00e9aire traditionnelle.<\/p>\n<p class=\"left\"><b>3. La zone<\/b><\/p>\n<p>[caption id=\"attachment_38665\" align=\"aligncenter\" width=\"661\"]<a href=\"https:\/\/asile.ch\/wp-content\/uploads\/2017\/04\/carte-morts-classique.png\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-38665\" src=\"https:\/\/asile.ch\/wp-content\/uploads\/2017\/04\/carte-morts-classique.png\" alt=\"\" width=\"661\" height=\"509\" srcset=\"https:\/\/asile.ch\/wp-content\/uploads\/2017\/04\/carte-morts-classique.png 661w, https:\/\/asile.ch\/wp-content\/uploads\/2017\/04\/carte-morts-classique-300x231.png 300w, https:\/\/asile.ch\/wp-content\/uploads\/2017\/04\/carte-morts-classique-150x116.png 150w\" sizes=\"auto, (max-width: 661px) 100vw, 661px\" \/><\/a> La carte des morts \u00a9 Nicolas Lambert[\/caption]<\/p>\n<p>[caption id=\"attachment_38666\" align=\"aligncenter\" width=\"661\"]<a href=\"https:\/\/asile.ch\/wp-content\/uploads\/2017\/04\/carte-morts-classique2-v2.png\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-38666\" src=\"https:\/\/asile.ch\/wp-content\/uploads\/2017\/04\/carte-morts-classique2-v2.png\" alt=\"\" width=\"661\" height=\"254\" srcset=\"https:\/\/asile.ch\/wp-content\/uploads\/2017\/04\/carte-morts-classique2-v2.png 661w, https:\/\/asile.ch\/wp-content\/uploads\/2017\/04\/carte-morts-classique2-v2-300x115.png 300w, https:\/\/asile.ch\/wp-content\/uploads\/2017\/04\/carte-morts-classique2-v2-150x58.png 150w\" sizes=\"auto, (max-width: 661px) 100vw, 661px\" \/><\/a> La carte des morts en deux p\u00e9riodes \u00a9 Nicolas Lambert[\/caption]<\/p>\n<p class=\"left\">Entre 1996 et 2016, l\u2019Organisation internationale pour les migrations (OIM) estime \u00e0 60 000 le nombre de migrants morts ou disparus \u00e0 travers le monde. Pourtant, il est tr\u00e8s difficile d\u2019estimer le nombre de morts de la migration. Dans son rapport de 2016, l\u2019agence Frontex (en charge de la surveillance des fronti\u00e8res) estime qui est m\u00eame \u00ab impossible d\u2019avoir un compte pr\u00e9cis des personnes disparues \u00bb. Palliant cette absence de chiffres officiels, des associations, des militants, des universitaires se sont depuis longtemps lanc\u00e9s dans cette comptabilit\u00e9 macabre. La premi\u00e8re association fut l\u2019ONG n\u00e9erlandaise <a href=\"http:\/\/www.unitedagainstracism.org\/\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">United for Intercultural Action<\/a> puis le journaliste italien Gabriele del Grande et son blog <a href=\"http:\/\/fortresseurope.blogspot.ch\/\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">Fortress Europe<\/a>. Puis, ces donn\u00e9es ont \u00e9t\u00e9s compil\u00e9es dans un travail de consolidation par le consortium de journalistes <a href=\"http:\/\/www.themigrantsfiles.com\/\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">The Migrants\u2019 Files<\/a>. A travers la disparit\u00e9 de ces estimations appara\u00eet la difficult\u00e9 \u00e0 \u00e9tablir un d\u00e9compte pr\u00e9cis et on ne peu que convenir d\u2019un chiffre a minima, sous estimant la r\u00e9alit\u00e9. Mais m\u00eame sous \u00e9valu\u00e9, le bilan est impressionnant. Ce chiffre, il s\u2019\u00e9l\u00e8ve \u00e0 <b>40&rsquo;000 morts et port\u00e9s disparus depuis le d\u00e9but des ann\u00e9es 90<\/b>. Un d\u00e9compte annuel nous apprend \u00e9galement que l\u2019ann\u00e9e 2016, avec pr\u00e8s de 6400 personnes mortes ou port\u00e9es disparues, et tandis que le nombre de personnes arriv\u00e9es en Europe \u00e0 \u00e9t\u00e9 divis\u00e9 par 3 par rapport \u00e0 l\u2019ann\u00e9e pr\u00e9c\u00e9dente, aura \u00e9t\u00e9 l\u2019ann\u00e9e la plus mortif\u00e8re jamais recens\u00e9e. Mais au del\u00e0 de la simple comptabilit\u00e9, ces donn\u00e9es nous permettent aussi d\u2019esquisser une g\u00e9ographie de cette fronti\u00e8re mortif\u00e8re et de la mettre en regard des politiques migratoires men\u00e9es par l\u2019Europe. A chaque fois que l\u2019Europe renforce le contr\u00f4le de ses fronti\u00e8res ext\u00e9rieures (et certaines de ses fronti\u00e8res int\u00e9rieures), ce durcissement est sans effet sur l\u2019intensit\u00e9 des circulations migratoires. Chaque fois qu&rsquo;un point de passage est ferm\u00e9 (d\u00e9troit de Gibraltar, \u00eeles Canaries, Lampedusa,\u202fetc.), les flux migratoires sont d\u00e9vi\u00e9s mais jamais stopp\u00e9s, rendant \u00e0 chaque fois les trajets vers l&rsquo;Europe plus chers, plus longs et beaucoup plus dangereux. <b>La fronti\u00e8re migratoire devient donc ici mobile, telle une zone de conflit<\/b> polymorphe qui se recompose en r\u00e9ponse aux d\u00e9placements incessants des des routes migratoires.<\/p>\n<p><b>4. Dissym\u00e9trie<\/b><\/p>\n<p>\u00c0 la surface du globe, la population et la richesse sont r\u00e9parties de fa\u00e7ons in\u00e9gales. Les principaux foyers de concentration humaine sont plut\u00f4t au Sud (Asie du Sud Est, Inde, etc.); les zones de richesse sont plut\u00f4t au Nord. En r\u00e9sum\u00e9, les r\u00e9gions les plus riches ne soient pas les plus peupl\u00e9es. Or, la construction d\u2019espaces g\u00e9ographiques strictement d\u00e9limit\u00e9s, comme le sont les \u00c9tats-nations, et leurs politiques de libre \u00e9change, peut venir perturber des structures r\u00e9gionales ant\u00e9rieures. Des lignes de tension se cr\u00e9ent, des lignes de s\u00e9paration entre la masse de la population pauvre d\u2019une part, et les pays riches \u201csanctuaris\u00e9s\u201d d\u2019autre part. Pour illustrer cela, la question des visas et particuli\u00e8rement marquante. Les pays dont les ressortissants sont dispens\u00e9s de visas sont souvent les pays le plus riches pour qui circuler \u00e0 travers monde sans entrave semble normal. Pour les autres, chaque pays fixant un montant journalier n\u00e9cessaire pour s\u00e9journer sur leur territoire national (31\u20ac\/jour en France, 45\u20ac\/jour en Allemagne, 64\u20ac\/jour en Espagne), la politique des visas devient une v\u00e9ritable discrimination financi\u00e8re. \u00c0 l\u2019\u00e9chelle mondiale, l\u2019acc\u00e8s \u00e0 la mobilit\u00e9 vient donc se surimposer \u00e0 la traditionnelle lutte des classes. Les riches sont ceux qui peuvent bouger; les pauvres, ce sont les autres.<\/p>\n<p>[caption id=\"attachment_38667\" align=\"aligncenter\" width=\"661\"]<a href=\"https:\/\/asile.ch\/wp-content\/uploads\/2017\/04\/visas.png\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-38667\" src=\"https:\/\/asile.ch\/wp-content\/uploads\/2017\/04\/visas.png\" alt=\"\" width=\"661\" height=\"496\" srcset=\"https:\/\/asile.ch\/wp-content\/uploads\/2017\/04\/visas.png 661w, https:\/\/asile.ch\/wp-content\/uploads\/2017\/04\/visas-300x225.png 300w, https:\/\/asile.ch\/wp-content\/uploads\/2017\/04\/visas-150x113.png 150w\" sizes=\"auto, (max-width: 661px) 100vw, 661px\" \/><\/a> Riches et pauvres, deux mondes en visa vis \u00a9 Nicolas Lambert[\/caption]<\/p>\n<p>La carte pr\u00e9sent\u00e9e ici dessine deux mondes. D\u2019une part, les pays du nord, sanctuaris\u00e9s, ou les citoyens peuvent circuler librement la plupart du temps sans visas. Cette zone repr\u00e9sente les deux tiers de la de la richesse mondiale pour seulement 15% de la population. D\u2019autre part, les pays du sud, qui ont peu ou pas acc\u00e8s aux pays du nord. Ces pays concentrent 85% de la population mondiale. Entre les deux, sont d\u00e9ploy\u00e9s une myriade de dispositifs destin\u00e9s \u00e0 emp\u00eacher des mobilit\u00e9s pourtant in\u00e9luctables dans un monde globalis\u00e9 ou guerres et conflits se multiplient. Murs, barri\u00e8res, dispositifs juridiques, militaires, \u00e9conomiques, camps,\u2026 autant de couches qui se superposent pour dessiner une <b>fronti\u00e8re complexe, mobile et multiforme<\/b>. Mais une caract\u00e9ristique essentielle de cette fronti\u00e8re, c\u2019est qu\u2019elle est <b>dissym\u00e9trique<\/b>. Elle est franchissable par les citoyens des pays riches ou par les riches et les \u00e9lites des pays pauvres pour qui voyager semble normal. Mais, elle se veut \u00e9tanche pour les plus pauvres qui ont pourtant de bonnes raisons de vouloir la franchir. La probl\u00e9matique sociale est ici au c\u0153ur de la logique migratoire.<\/p>\n<p><\/div><\/div>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Qu\u2019est ce que la fronti\u00e8re migratoire europ\u00e9enne? Quelle forme a t-elle? Ou passe t-elle? 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