{"id":5153,"date":"2012-07-02T07:48:25","date_gmt":"2012-07-02T07:48:25","guid":{"rendered":"http:\/\/asile.ch\/wp\/?p=5153"},"modified":"2012-09-04T21:54:17","modified_gmt":"2012-09-04T21:54:17","slug":"appel-les-erythreens-fuyant-la-menace-dun-regime-repressif-sont-des-refugies-et-necessitent-protection","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/asile.ch\/en\/2012\/07\/02\/appel-les-erythreens-fuyant-la-menace-dun-regime-repressif-sont-des-refugies-et-necessitent-protection\/","title":{"rendered":"APPEL | Les Erythr\u00e9ens fuyant la menace d&rsquo;un r\u00e9gime r\u00e9pressif sont des r\u00e9fugi\u00e9s et n\u00e9cessitent protection"},"content":{"rendered":"<p style=\"text-align: left;\" align=\"center\"><div class=\"c-block--box c-block--default\"><div class=\"c-block--box-inner\"><\/p>\n<h4 style=\"text-align: left;\" align=\"center\">Lettre ouverte aux parlementaires suisses<\/h4>\n<h2>Les Erythr\u00e9ens fuyant la menace d&rsquo;un r\u00e9gime r\u00e9pressif sont des r\u00e9fugi\u00e9s et n\u00e9cessitent protection<\/h2>\n<h3>Nous, soussign\u00e9s, amis de l&rsquo;Erythr\u00e9e et citoyens oppos\u00e9s au gouvernement \u00e9rythr\u00e9en actuel, adressons cette lettre ouverte pour en appeler \u00e0 la conscience des l\u00e9gislateurs suisses et les prier instamment faire preuve d&rsquo;\u00e9quit\u00e9 envers les r\u00e9fugi\u00e9s, en refusant de soutenir le projet de loi qui entend principalement d\u00e9nier le statut de r\u00e9fugi\u00e9 aux \u00ab\u00a0d\u00e9serteurs\u00a0\u00bb \u00e9rythr\u00e9ens.<\/h3>\n<p><a href=\"http:\/\/asile.ch\/wp-content\/uploads\/2012\/06\/AAPHOTO.jpg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"size-medium wp-image-5162 alignright\" title=\"AAPHOTO\" src=\"http:\/\/asile.ch\/wp-content\/uploads\/2012\/06\/AAPHOTO-300x199.jpg\" alt=\"\" width=\"300\" height=\"199\" \/><\/a>Nous comprenons que la r\u00e9vision en cours rendra l&rsquo;octroi de l&rsquo;asile aux d\u00e9serteurs militaires et aux objecteurs de conscience, dont la majorit\u00e9 durant les six derni\u00e8res ann\u00e9es \u00e9tait d&rsquo;origine \u00e9rythr\u00e9enne, pratiquement impossible. Selon la r\u00e9vision, des admissions provisoires seront octroy\u00e9es aux demandeurs d&rsquo;asile qui, pour des raisons politiques ou humanitaires s\u00e9rieuses, ne peuvent \u00eatre expuls\u00e9s.<\/p>\n<p>Il s&rsquo;agit de rappeler que la Suisse a reconnu, au travers de la d\u00e9cision rendue par le Tribunal administratif f\u00e9d\u00e9ral (<abbr class='c2c-text-hover' title='Federal Administrative Court'>TAF<\/abbr>) en 2005, que les Erythr\u00e9ens expos\u00e9s \u00e0 des risques s\u00e9rieux dans leur pays, en raison de leur objection de conscience ou de leur d\u00e9sertion du service national existant, impos\u00e9 par un r\u00e9gime r\u00e9pressif, doivent \u00eatre consid\u00e9r\u00e9s comme des r\u00e9fugi\u00e9s politiques (JICRA 2006\/3). Cette d\u00e9cision du tribunal a \u00e9t\u00e9 prise en conformit\u00e9 avec l&rsquo;arr\u00eat de la Cour europ\u00e9enne des droits de l&rsquo;homme (<abbr class='c2c-text-hover' title='Convention europ\u00e9enne des droits de l&#039;homme'>CEDH<\/abbr> 2345\/02).<\/p>\n<p>A l&rsquo;oppos\u00e9, aujourd&rsquo;hui, l&rsquo;argument central de ceux qui souhaitent modifier cette jurisprudence est que tout citoyen, o\u00f9 que ce soit, a l&rsquo;obligation d&rsquo;accomplir un service national et\/ou militaire pour son pays, et que la \u00ab\u00a0d\u00e9sertion\u00a0\u00bb, \u00e0 elle seule, n&rsquo;est pas un motif suffisant pour justifier l&rsquo;octroi du statut de r\u00e9fugi\u00e9. Cette modification pose l&rsquo;exigence de justifications additionnelles, telles que l&rsquo;invocation et la preuve de pers\u00e9cutions li\u00e9es \u00e0 la race, la nationalit\u00e9, la religion ou l&rsquo;opinion politique, comme c&rsquo;est le cas des \u00c9rythr\u00e9ens. Les paragraphes qui suivent d\u00e9montrent en quoi le \u00ab\u00a0service national\u00a0\u00bb en Erythr\u00e9e constitue une pers\u00e9cution et se distingue, de par sa forme, de toute autre forme de service national connu de par le monde.<\/p>\n<h4><span style=\"text-decoration: underline;\">Les d\u00e9serteurs \u00e9rythr\u00e9ens sont des r\u00e9fugi\u00e9s <em>bona fide<\/em><\/span> :<\/h4>\n<p>Ce qu&rsquo;on appelle le service national en \u00c9rythr\u00e9e, auxquels les gens tentent actuellement de se soustraire en grand nombre, a \u00e9t\u00e9 introduit en 1994 et imposait 6 mois d&rsquo;entra\u00eenement militaire suivis de 12 mois de service pour les hommes et les femmes \u00e2g\u00e9s de 18 \u00e0 45 ans. Malgr\u00e9 cela, cette limitation temporelle n&rsquo;a jamais \u00e9t\u00e9 respect\u00e9e par le gouvernement et le service s&rsquo;est transform\u00e9 <em>de facto<\/em> en travail forc\u00e9 d&rsquo;une dur\u00e9e ind\u00e9termin\u00e9e et peu ou aucunement r\u00e9tribu\u00e9. Certaines des recrues de la premi\u00e8re heure sont ainsi retenues depuis plus de 18 ans aujourd&rsquo;hui. Pourtant, la plupart des \u00c9rythr\u00e9ens qui continuent de fuir leur pays auraient \u00e9t\u00e9 fiers de pouvoir servir l&rsquo;arm\u00e9e dans des circonstances normales.<\/p>\n<p>La grande majorit\u00e9 des conscrits sont \u00e9galement de jeunes femmes et de jeunes hommes auxquels l&rsquo;opportunit\u00e9 d&rsquo;acqu\u00e9rir une \u00e9ducation suffisante n&rsquo;a pas \u00e9t\u00e9 donn\u00e9e et qui n&rsquo;ont eu, ni le temps, ni l&rsquo;argent pour fonder une famille ou aider leurs parents vieillissants. Ces jeunes gens sont soumis \u00e0 une discipline extr\u00eamement rigoureuse dans les camps militaires, qui ne diff\u00e8re en rien de la d\u00e9finition internationale donn\u00e9e \u00e0 la torture ou aux traitements cruels, inhumains et d\u00e9gradants. Le travail forc\u00e9 pour toutes et tous, et le viol pour les jeunes femmes, ont constitu\u00e9 et constituent toujours une part de leur supplice.<\/p>\n<p>Le service national en Erythr\u00e9e ne peut \u00eatre compar\u00e9 \u00e0 aucun autre service national ou militaire ordinaire de par le monde. Ce travail forc\u00e9 d&rsquo;une dur\u00e9e ind\u00e9termin\u00e9e est la colonne vert\u00e9brale d&rsquo;un contr\u00f4le militaire exerc\u00e9 sur toutes les activit\u00e9s sociales et la mise en oeuvre d&rsquo;une \u00e9conomie planifi\u00e9e enti\u00e8rement contr\u00f4l\u00e9e par le parti unique et le gouvernement. Ce programme de mobilisation totale viole les droits humains fondamentaux tels que d\u00e9finis par les conventions et les lois. C&rsquo;est pour cette raison que l&rsquo;incorporation -dans le service national fonde \u00e0 elle seule l\u00e9gitimement une demande d&rsquo;asile. De surcro\u00eet, la plupart des conscrits ont \u00e9t\u00e9 soumis \u00e0 des \u00ab\u00a0peines d\u00e9mesur\u00e9ment s\u00e9v\u00e8res\u00a0\u00bb comme les dispositions suisses en mati\u00e8re de droit des r\u00e9fugi\u00e9s l&rsquo;ont reconnu \u00e0 juste titre. Autrement dit, la r\u00e9pression politique bien connue en Erythr\u00e9e ne peut \u00eatre distingu\u00e9e des privations \u00e9conomiques et sociales drastiques que subit la population sous un r\u00e9gime autoritaire. Les individus mobilis\u00e9s fuient une situation inhumaine, caract\u00e9ris\u00e9e par des violations end\u00e9miques des droits humains. En d&rsquo;autres termes, la conscription militaire \u00e9rythr\u00e9enne ne peut \u00eatre consid\u00e9r\u00e9e comme un \u00ab\u00a0service national\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p>De plus, toute personne qui tente d&rsquo;\u00e9chapper \u00e0 la conscription ou qui se soustrait \u00e0 cette obligation est consid\u00e9r\u00e9e comme dissidente politique, tortur\u00e9e, humili\u00e9e et emprisonn\u00e9e pour de longues p\u00e9riodes, dans des lieux de d\u00e9tention \u00e9pouvantables. Celles et ceux qui ont fui risquent des sanctions disproportionn\u00e9es si elles\/ils sont expuls\u00e9\/es en Erythr\u00e9e, comme en t\u00e9moignent de nombreux cas document\u00e9s par des organisations internationales de d\u00e9fense des droits humains dans les r\u00e9centes ann\u00e9es. A titre d&rsquo;exemple, des personnes r\u00e9cemment expuls\u00e9es ill\u00e9galement du Soudan ont disparu et pourraient avoir \u00e9t\u00e9 victimes d&rsquo;ex\u00e9cutions sommaires. Les fugitif\/ves ne sont pas seulement trait\u00e9\/es comme des insoumis\/es ou comme des \u00ab\u00a0d\u00e9serteurs\u00a0\u00bb en Erythr\u00e9e \u2013 elles\/ils sont consid\u00e9r\u00e9\/es comme des opposant\/es politiques qui doivent \u00eatre puni\/es, \u00ab\u00a0r\u00e9\u00e9duqu\u00e9\/es\u00a0\u00bb ou encore \u00e9limin\u00e9\/es. Le non-respect de politiques insoutenables, y compris le service national, est consid\u00e9r\u00e9 comme une forme de trahison et les \u00ab\u00a0traitres\u00a0\u00bb sont pers\u00e9cut\u00e9s sur la base des opinions politiques qui leur sont imput\u00e9es. Il n&rsquo;existe aucune protection pour eux en Erythr\u00e9e.<\/p>\n<p>Pour ces raisons, le Tribunal administratif f\u00e9d\u00e9ral (de mani\u00e8re similaire \u00e0 d&rsquo;autres autorit\u00e9s de par le monde) a consid\u00e9r\u00e9 que : \u201cCes peines sont sans rapport avec la gravit\u00e9 de l\u2019infraction au droit militaire et vont bien au-del\u00e0 d\u2019un but p\u00e9nal l\u00e9gitime. On peut en d\u00e9duire que les peines d\u00e9mesur\u00e9ment s\u00e9v\u00e8res inflig\u00e9es aux insoumis et aux d\u00e9serteurs r\u00e9sultent d\u2019une volont\u00e9 politique de pers\u00e9cution\u201d (ARK\/<abbr class='c2c-text-hover' title='Commission suisse de recours en mati\u00e8re d\u2019asile remplac\u00e9e par le TAF'>CRA<\/abbr> Rapport de gestion 2006, jurisprudence (JICRA 2006\/3) http:\/\/www.ark-cra.ch\/). Depuis des ann\u00e9es, la plupart des pays ont reconnu le risque encouru et ont respect\u00e9 leurs obligations d\u00e9coulant du principe de non-refoulement, en s&rsquo;abstenant d&rsquo;expulser des Erythr\u00e9ens dans leur pays.<\/p>\n<p>C&rsquo;est pourquoi il est l\u00e9gitime de conclure que les Erythr\u00e9ens qui fuient la situation actuelle dans leur pays \u2013 en elle-m\u00eame constitutive d&rsquo;une pers\u00e9cution &#8211; ne sont PAS des migrants \u00e9conomiques. Ils ne sont ni des insoumis ni \u00ab\u00a0d\u00e9serteurs militaires\u00a0\u00bb au sens usuel du terme. Ils sont des demandeurs d&rsquo;asile <em>bona fide<\/em> qui m\u00e9ritent assur\u00e9ment la protection politique et des droits \u00e9l\u00e9mentaires sous le droit international, droits qui leur ont \u00e9t\u00e9 ni\u00e9s par leur propre gouvernement en Erythr\u00e9e.<\/p>\n<h4><span style=\"text-decoration: underline;\">Les admissions provisoires ne freineront pas l&rsquo;exode des Erythr\u00e9ens<\/span>:<\/h4>\n<p>La modification de la loi sur l&rsquo;asile suisse envisag\u00e9e est en partie motiv\u00e9e par la volont\u00e9 de dissuader l&rsquo;arriv\u00e9e de r\u00e9fugi\u00e9s dans le pays, en refusant de reconna\u00eetre le statut de r\u00e9fugi\u00e9 aux d\u00e9serteurs, qui sont pour la majorit\u00e9 \u00e9rythr\u00e9ens. Mais les 5000 jeunes hommes et femmes, dont on estime qu&rsquo;ils\/elles quittent le pays chaque mois, ne se sont pas enfui d&rsquo;Erythr\u00e9e pour venir en Suisse. Ces personnes laissent leurs maisons et des \u00eatres chers derri\u00e8re eux, car la situation est devenue humainement insupportable. Et une fois qu&rsquo;ils sont hors du pays, ces r\u00e9fugi\u00e9s tentent de gagner un pays susceptible de leur apporter un abri et un minimum de protection possible &#8211; peu importe qu&rsquo;elle soit temporaire ou permanente. C&rsquo;est pourquoi la Suisse va, comme Isra\u00ebl et d&rsquo;autres pays, continuer \u00e0 observer l&rsquo;arriv\u00e9e de plus d&rsquo;Erythr\u00e9ens encore, tant que la situation en Erythr\u00e9e ne s&rsquo;am\u00e9liorera pas. La r\u00e9vision propos\u00e9e du droit actuel ne pourra, d\u00e8s lors, arr\u00eater le flux des r\u00e9fugi\u00e9s \u00e9rythr\u00e9ens vers ce pays qui continuera d&rsquo;octroyer un permis \u00ab\u00a0temporaire\u00a0\u00bb en vertu du principe de non-refoulement et selon les recommandations du <abbr class='c2c-text-hover' title='United Nations High Commissioner for Refugees'>HCR<\/abbr>, entre autres.<\/p>\n<h4><span style=\"text-decoration: underline;\">Les cons\u00e9quences pr\u00e9judiciables du permis provisoire<\/span>:<\/h4>\n<p>Les demandeurs d&rsquo;asile \u00e9rythr\u00e9ens resteront de mani\u00e8re permanente en Suisse et devraient pouvoir, apr\u00e8s 5 ans de s\u00e9jour, demander la d\u00e9livrance d&rsquo;une autorisation de s\u00e9jour. Octroyer des permis temporaires aux Erythr\u00e9ens aura pour seul effet d&rsquo;entraver leur int\u00e9gration sociale et \u00e9conomique en Suisse et donc de cr\u00e9er davantage de probl\u00e8mes et de d\u00e9tresse, plut\u00f4t que de faciliter leur int\u00e9gration. Parce qu&rsquo;ils sont fiers et travailleurs, les Erythr\u00e9ens souhaitent d\u00e9buter leur nouvelle vie et contribuer de mani\u00e8re effective \u00e0 leur nouvelle soci\u00e9t\u00e9. Les demandeurs d&rsquo;asile qui recevront le permis provisoire seront confront\u00e9s \u00e0 des difficult\u00e9s majeures dans leur vie en raison du manque d&rsquo;opportunit\u00e9 qu&rsquo;ils se verront offrir pour les aider \u00e0 r\u00e9ussir et \u00e0 avancer. De plus, ils seront emp\u00each\u00e9s de devenir des citoyens du monde agissants, soit pour leur pays d&rsquo;origine, s&rsquo;ils y retournent, soit pour leur pays d&rsquo;accueil, s&rsquo;ils parviennent \u00e0 s&rsquo;y installer d\u00e9finitivement.<\/p>\n<p>Cette nouvelle disposition l\u00e9gale serait ainsi hostile aux droits \u00e9l\u00e9mentaires des demandeurs d&rsquo;asile \u00e9rythr\u00e9ens, qui satisfont aux exigences du statut de r\u00e9fugi\u00e9. Presque tous les nouveaux demandeurs d&rsquo;asile \u00e9rythr\u00e9ens sont de jeunes gens qui ont perdus leur jeunesse dans l&rsquo;accomplissement d&rsquo;un travail forc\u00e9 particuli\u00e8rement difficile, et qui ont besoin de plus d&rsquo;\u00e9ducation et de soutien pour pouvoir devenir des citoyens actifs. L&rsquo;acceptation du projet de loi sur l&rsquo;asile et l&rsquo;octroi d&rsquo;admissions provisoires seront pour le moins pr\u00e9judiciables aux Erythr\u00e9ens. Cela retardera leur entr\u00e9e dans leur nouvelle vie et favorisera une certaine m\u00e9fiance envers leur nouvel environnement.<\/p>\n<p>En conclusion, nous r\u00e9it\u00e9rons notre appel au Conseil national suisse \u00e0 r\u00e9sister au vent de x\u00e9nophobie qui souffle sur le pays et sur le continent europ\u00e9en. Nous l&rsquo;appelons \u00e0 prouver une fois de plus au monde que la Suisse, mondialement reconnue pour son leadership en mati\u00e8re de respect des droits humains, est un pays qui accueille toujours celui qui vient \u00e0 elle apr\u00e8s avoir fui l&rsquo;oppression dans son pays. Nous vous prions instamment, honorables l\u00e9gislateurs suisses, de rejeter la r\u00e9vision de la loi sur l&rsquo;asile propos\u00e9e qui refuse le statut de r\u00e9fugi\u00e9 aux demandeurs d&rsquo;asile qui, comme ceux provenant d&rsquo;Erythr\u00e9e, ont fui un syst\u00e8me inhumain et criminel, mensong\u00e8rement qualifi\u00e9 de \u00ab\u00a0service national\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p>(traduction de l&rsquo;original en anglais)<\/p>\n<p>Respectueusement,<\/p>\n<h4 style=\"text-align: right;\"><strong>Dr David Bozzini<\/strong><\/h4>\n<p style=\"text-align: right;\"><strong><\/strong>Anthropologue et citoyen suisse, post doctorant au centre d&rsquo;\u00e9tudes africaines de Leiden, Pays-Bas, disposant d&rsquo;une exp\u00e9rience de recherche intensive sur le service national en Erythr\u00e9e (PhD, Universit\u00e9 de Neuch\u00e2tel, 2011). Sa recherche actuelle porte sur la mobilisation et la surveillance au sein des communaut\u00e9s \u00e9rythr\u00e9ennes en Europe.<\/p>\n<h4 style=\"text-align: right;\"><strong>Dr Tricia Redeker Hepner<\/strong><\/h4>\n<p style=\"text-align: right;\"><strong><\/strong>Professeur associ\u00e9e d&rsquo;anthropologie, Universit\u00e9 du Tennessee, USA<\/p>\n<p style=\"text-align: right;\">Sp\u00e9cialiste de l&rsquo;Erythr\u00e9e pour Amnesty International USA<\/p>\n<p style=\"text-align: right;\">Expert-pays (COI) dans le Fahamu Refugee Network<\/p>\n<p style=\"text-align: right;\">Commissaire ex\u00e9cutive, commission internationale pour les r\u00e9fugi\u00e9s \u00e9rythr\u00e9ens (ICER)<\/p>\n<h4 style=\"text-align: right;\"><strong>M. Wolde-Yesus Ammar<\/strong><\/h4>\n<p style=\"text-align: right;\">Activiste pour le changement d\u00e9mocratique en Erythr\u00e9e et chef du bureau des relations ext\u00e9rieures pour le Parti d\u00e9mocratique du peuple \u00e9rythr\u00e9en (PDPE)<\/p>\n<p><strong><span style=\"text-decoration: underline;\">Signataires<\/span><\/strong><strong>: <\/strong><\/p>\n<p><strong>Prof. Mirjam van Reisen<\/strong>, Professor International Social Responsibility, Tilburg University, Tilburg and Director Europe External Policy Advisor, Brussels, Belgium<\/p>\n<p><strong>Prof. Gaim Kibreab<\/strong>, Director of Refugee Studies, Faculty of Humanities and Social Sciences, London South Bank University, UK<\/p>\n<p><strong>Dr. Yebio Woldemariam<\/strong>, Professor, City University of New York, York College and President, International Commission on Eritrean Refugees, USA<\/p>\n<p><strong>Dr. David O&rsquo;Kane<\/strong>, Senior Research Fellow, Max Planck Institute for Social Anthropology, Germany<\/p>\n<p><strong>Dr. John R. Campbell<\/strong>, Senior Lecturer in the Anthropology of Development, Department of Anthropology and Sociology, School for Oriental and African Studies (SOAS), London, UK<\/p>\n<p><strong>Dr. Jennifer Riggan<\/strong>, Assistant Professor of International Studies, Department of Historical and Political Studies. Arcadia University, USA<\/p>\n<p><strong>Dr. Marion Fresia<\/strong>, Assistant Professor, Anthropology Institute, University of Neuch\u00e2tel, CH<\/p>\n<p><strong>Dr. Yonas Mehari<\/strong>, CEO, International Commission on Eritrean Refugees ICER and Director, Eritrean Community for Human Rights &amp; Refugee Protection EC-HRRP<\/p>\n<p><strong>Selam Kidane<\/strong>, Human rights activist and director of Release Eritrea; a human rights charity registered in the UK<\/p>\n<p><strong>Meron Estefanos<\/strong> from Eritrean Movement for Democracy and Human Rights, Sweden<\/p>\n<p><strong>Ahmed Surur<\/strong>, President of Eritreans for Peace and Democracy. Switzerland<\/p>\n<p><strong>Goitom Kuflom<\/strong>, President of Democratic Organization of Bilin Nation of Eritrea<\/p>\n<p><strong>Suleiman A. Hussein<\/strong>, Chairman of Citizens for Democratic Rights in Eritrea (CDRiE)<\/p>\n<p><strong>Sennai Fessahaie<\/strong>, Secretary of Erihelpnet, The Netherlands<\/p>\n<p><strong>Toelgyes-Solla Cornelia Isabel<\/strong>, Founder of Per la liberazione dei prigionieri nel Sinai, Italy<\/p>\n<p><strong>Michael Andegeorgis<\/strong>, Executive Director of the Eritrean Law Society (ELS), USA<\/p>\n<p><strong>Noel M Joseph<\/strong>, Human Rights Activist &#8211; Eritreans for Human &amp; Democratic Rights &#8211; UK (EHDR-UK).<\/p>\n<p><strong>Isayas Sium<\/strong> for the Eritrean Youth for Change (EYC), USA<\/p>\n<p><strong>Said Saleh<\/strong> for the Eritrean Youth for Democratic Change (EYDC), Switzerland<\/p>\n<p><strong>Fessehaye Desta<\/strong>, Eritrean Youth Global Movement (EYGM), Washington DC, USA<\/p>\n<p><strong>Fissehaye Hagos<\/strong>, President of the Eritrean Democratic Association (EDA), USA<\/p>\n<p><strong>Ghezae Hagos Berhe<\/strong>, Chaiperson, Eritrean-Canadians Human Rights Group of Manitoba<\/p>\n<p><strong>Dr. Daniel Rezene Mekonnen<\/strong>, research fellow of the Alexander Von Humboldt Foundation,\u00a0 Germany<\/p>\n<p><strong>Network of Eritrean Civil Societies in Europe<\/strong> &#8211; registered in the Netherlands<\/p>\n<p><strong>John Stauffer<\/strong>, President of The America Team for Displaced Eritreans, USA<\/p>\n<h3 align=\"center\"><\/div><\/div><\/h3>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Nous, soussign\u00e9s, amis de l&rsquo;Erythr\u00e9e et citoyens oppos\u00e9s au gouvernement \u00e9rythr\u00e9en actuel, adressons cette lettre ouverte pour en appeler \u00e0 la conscience des l\u00e9gislateurs suisses et les prier instamment faire preuve d&rsquo;\u00e9quit\u00e9 envers les r\u00e9fugi\u00e9s, en refusant de soutenir le projet de loi qui entend principalement d\u00e9nier le statut de r\u00e9fugi\u00e9 aux \u00ab\u00a0d\u00e9serteurs\u00a0\u00bb \u00e9rythr\u00e9ens.<\/p>","protected":false},"author":2,"featured_media":0,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_acf_changed":false,"footnotes":""},"categories":[160],"tags":[246,177],"ve_numero":[],"pays":[263],"ve_type":[],"ve_action":[],"class_list":["post-5153","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-actualites","tag-mobilisation","tag-revision","pays-erythree"],"acf":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/asile.ch\/en\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/5153","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/asile.ch\/en\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/asile.ch\/en\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/asile.ch\/en\/wp-json\/wp\/v2\/users\/2"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/asile.ch\/en\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=5153"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/asile.ch\/en\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/5153\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/asile.ch\/en\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=5153"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/asile.ch\/en\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=5153"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/asile.ch\/en\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=5153"},{"taxonomy":"ve_numero","embeddable":true,"href":"https:\/\/asile.ch\/en\/wp-json\/wp\/v2\/ve_numero?post=5153"},{"taxonomy":"pays","embeddable":true,"href":"https:\/\/asile.ch\/en\/wp-json\/wp\/v2\/pays?post=5153"},{"taxonomy":"ve_type","embeddable":true,"href":"https:\/\/asile.ch\/en\/wp-json\/wp\/v2\/ve_type?post=5153"},{"taxonomy":"ve_action","embeddable":true,"href":"https:\/\/asile.ch\/en\/wp-json\/wp\/v2\/ve_action?post=5153"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}