{"id":6568,"date":"2012-12-29T08:06:10","date_gmt":"2012-12-29T08:06:10","guid":{"rendered":"http:\/\/asile.ch\/wp\/?p=6568"},"modified":"2021-08-26T14:11:42","modified_gmt":"2021-08-26T12:11:42","slug":"paru-dans-la-cite-les-syriens-au-liban","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/asile.ch\/en\/2012\/12\/29\/paru-dans-la-cite-les-syriens-au-liban\/","title":{"rendered":"La Cit\u00e9 | Les Syriens au Liban"},"content":{"rendered":"<h2>Syriens au Liban, un exil invisible<\/h2>\n<h3>Depuis le d\u00e9but du conflit syrien, le Liban, avec plus de 100 000 r\u00e9fugi\u00e9s, est le deuxi\u00e8me pays d\u2019accueil de la r\u00e9gion. Loin des images omnipr\u00e9sentes du conflit \u00e0 Alep ou \u2014 \u00e0 moindre \u00e9chelle \u2014 des camps de r\u00e9fugi\u00e9s en Turquie ou en Jordanie, les r\u00e9fugi\u00e9s syriens au Liban ont pour trait caract\u00e9ristique leur \u00abinvisibilit\u00e9\u00bb, tant dans la soci\u00e9t\u00e9 libanaise que sur le plan m\u00e9diatique.<\/h3>\n<p>Article paru dans <em><a href=\"http:\/\/www.lacite.info\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">La Cit\u00e9<\/a><\/em> le 7 d\u00e9cembre 2012, reproduit sur le site de Vivre Ensemble avec l&rsquo;autorisation du r\u00e9dacteur en chef.<\/p>\n<p><a href=\"http:\/\/asile.ch\/2012\/12\/29\/paru-dans-la-cite-les-syriens-au-liban\/capture-de%cc%81cran-2012-12-28-a%cc%80-22-33-51\/\" rel=\"attachment wp-att-6578\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignleft size-medium wp-image-6578\" src=\"http:\/\/asile.ch\/wp-content\/uploads\/2012\/12\/Capture-d\u2019\u00e9cran-2012-12-28-\u00e0-22.33.51-300x220.jpg\" alt=\"\" width=\"300\" height=\"220\" \/><\/a><\/p>\n<h4>Texte de\u00a0 Florent Sauge et photos de <a href=\"http:\/\/floregiraud.free.fr\/\">Flore Giraud<\/a>.<\/h4>\n<p>Les Syriens sont de plus en plus nombreux \u00e0 fuir les combats pour trouver refuge dans les pays limitrophes \u2014 Turquie, Liban, Jordanie et Irak \u2014 mais ils sont nombreux aussi \u00e0 se diriger vers le pays du C\u00e8dre, en raison de liens \u00aborganiques\u00bb existant entre les populations libanaise et syrienne: familles s\u00e9par\u00e9es par la fronti\u00e8re, int\u00e9r\u00eats \u00e9conomiques communs entre la classe moyenne et la bourgeoisie des deux pays, convergences commerciales ou politiques.<\/p>\n<p>Ces liens avaient d\u00e9j\u00e0 jou\u00e9 un r\u00f4le lors de la guerre civile libanaise, permettant \u00e0 de nombreux Libanais de se fondre dans la population syrienne, ils rejouent aujourd\u2019hui la m\u00eame sc\u00e8ne dans le sens inverse. C\u2019est le cas notamment d\u2019une partie relativement ais\u00e9e de la population syrienne, qui fuit avec un capital financier leur offrant une certaine autonomie. D\u2019aucuns poss\u00e8dent des logements \u00e0 Beyrouth et en ont pris logiquement le chemin \u2014 une partie importante d\u2019entre eux ayant d\u2019ailleurs la double nationalit\u00e9 \u2014 tandis que d\u2019autres se sont install\u00e9s dans les h\u00f4tels de la capitale libanaise, rempla\u00e7ant ainsi les touristes qui ont d\u00e9laiss\u00e9 cette r\u00e9gion sous tension.<\/p>\n<p>Ahmad est de ceux qui ont quitt\u00e9 leur appartement de Damas pour un petit logement \u00e0 Beyrouth. \u00abPour nous, ce n\u2019est pas vraiment un exil. Pour beaucoup, le Liban et la Syrie, c\u2019est un peu le m\u00eame pays, on nous le r\u00e9p\u00e8te d\u00e8s l\u2019\u00e9cole. Passer la fronti\u00e8re pour travailler ou rejoindre une maison de vacances est une pratique tr\u00e8s r\u00e9pandue. [&#8230;] Les gens que je connais \u00e0 Beyrouth ont pris du temps \u00e0 r\u00e9aliser qu\u2019ils fuyaient pour un bon moment, certains n\u2019en prennent pas encore conscience. Ils imaginent rentrer rapidement au pays, avant de se retrouver sans le sou. Et ceux qui ne pensent pas rentrer ne voient le Liban que comme un lieu de transit, avant d\u2019\u00e9migrer ailleurs, en Europe par exemple.\u00bb Depuis cet entretien, l\u2019UE a ferm\u00e9 ses fronti\u00e8res aux r\u00e9fugi\u00e9s syriens.<\/p>\n<p>\u00abCeux qui ont de faibles revenus sont h\u00e9berg\u00e9s par leur famille. Ils viennent de Homs, de Damas, ou de la montagne. C\u2019est seulement maintenant qu\u2019on commence \u00e0 comprendre qu\u2019on ne pourra pas revenir et faire comme si rien ne s\u2019\u00e9tait pass\u00e9. Les maisons des uns ont \u00e9t\u00e9 squatt\u00e9es, les autres pill\u00e9es ou d\u00e9truites. Certaines familles ont un membre qui reste sur place pour surveiller la maison, la boutique, l\u2019usine. Mais ils finissent par fuir \u00e0 leur tour. Et passer la fronti\u00e8re avec trop de biens est de plus en plus difficile: tu es bloqu\u00e9 aux postes-fronti\u00e8res ou tu te fais d\u00e9trousser dans la montagne.\u00bb<\/p>\n<p>Ils sont pourtant de plus en plus nombreux \u00e0 passer la fronti\u00e8re, et de plus en plus d\u00e9munis. La premi\u00e8re vague a peu \u00e0 peu laiss\u00e9 place \u00e0 un flux plus important, de personnes d\u00e9j\u00e0 d\u00e9plac\u00e9es \u00e0 l\u2019int\u00e9rieur de la Syrie, ou fuyant une ville en proie \u00e0 de violents affrontements. De 13\u2009400 r\u00e9fugi\u00e9s en mai dernier, les estimations font \u00e9tat de plus de 100\u2009\u00a0000 personnes au d\u00e9but novembre 2012. Et la courbe est exponentielle. Une constante: la majorit\u00e9 d\u2019entre eux viennent du district de Homs. Ils arrivent dans le Nord-Liban, \u00e0 Tripoli et dans la plaine de la Bekaa. Les plus \u00abengag\u00e9s\u00bb pr\u00e9f\u00e8rent partir vers la Turquie, de peur d\u2019\u00eatre la cible des alli\u00e9s du r\u00e9gime syrien. Dans le nord et la Bekaa, les femmes et les enfants repr\u00e9sentent 80% des r\u00e9fugi\u00e9s et l\u2019\u00c9tat libanais n\u2019a pas pr\u00e9vu de centre d\u2019accueil pour les h\u00e9berger, en dehors de quelques \u00e9coles de la Bekaa qui ont \u00e9t\u00e9 ouvertes durant l\u2019\u00e9t\u00e9 et que les r\u00e9fugi\u00e9s ont d\u00fb quitter \u00e0 la rentr\u00e9e des classes. Ils s\u2019installent o\u00f9 ils peuvent, l\u00e0 o\u00f9 ils ont de la famille le plus souvent, dans des appartements qui abritent trois ou quatre familles, l\u00e0 o\u00f9 une seule vivait. Certains villages de la Bekaa ont ainsi vu leur population doubler, voir tripler. Les plus malchanceux finissent dans les bidonvilles de Tripoli et du Nord-Liban.<\/p>\n<p>L\u2019UNHCR, qui met en place et coordonne l\u2019aide aux r\u00e9fugi\u00e9s, a \u00e9t\u00e9 pris de court. En 2011, son mandat au Liban ne concernait que 5\u2009000\u00a0Irakiens. Depuis le d\u00e9but de l\u2019exil des Syriens, il a fallu constamment revoir les estimations \u00e0 la hausse. En 2012, elles \u00e9taient de 40\u2009000\u00a0r\u00e9fugi\u00e9s maximum pour l\u2019ann\u00e9e en cours. Actuellement, les pr\u00e9visions varient entre quatre \u00e0 six fois ce chiffre. La difficult\u00e9 est de recenser une population \u00e9parpill\u00e9e dans le pays, compos\u00e9e de r\u00e9fugi\u00e9s majoritairement urbains, dont certains craignent d\u2019\u00eatre identifi\u00e9s par les amis libanais du r\u00e9gime syrien.<\/p>\n<p>Les centres d\u2019enregistrement de l\u2019UNHCR ont effectu\u00e9 ce recensement et organis\u00e9 la distribution de produits de premi\u00e8re n\u00e9cessit\u00e9, ainsi que les ch\u00e8ques alimentaires. Des programmes d\u2019\u00e9ducation ou de soutien m\u00e9dical ont \u00e9t\u00e9 mis en place. Les centres de Tripoli et de la Bekaa ne d\u00e9semplissent pas. L\u2019un d\u2019entre eux est install\u00e9 dans le hall d\u2019un palais d\u2019exposition semi-abandonn\u00e9 de Tripoli. Les r\u00e9fugi\u00e9s y attendent, devant une grille, qu\u2019un minivan vienne les emmener vers une salle cloisonn\u00e9e par des b\u00e2ches en plastique.<\/p>\n<p>Ce lieu a \u00e9t\u00e9 am\u00e9nag\u00e9 par l\u2019UNHCR en \u00e0 peine 48 heures. V\u00e9tuste, il ne b\u00e9n\u00e9ficiait ni d\u2019eau courante ni d\u2019\u00e9lectricit\u00e9. Pr\u00e8s de cent familles viennent quotidiennement s\u2019y faire enregistrer. Des Libanais portant les chasubles de l\u2019UNHCR expliquent aux arrivants le fonctionnement de l\u2019aide ou comment scolariser les enfants \u2014 pr\u00e8s de 8\u2009000 au Liban.<\/p>\n<p>Parmi la cinquantaine de personnes qui attendent sur des chaises en plastique, la majorit\u00e9 vient de Homs. C\u2019est le cas de Myriam, accompagn\u00e9e de son mari et de ses quatre enfants, qui n\u2019est au Liban que depuis quelques semaines, h\u00e9berg\u00e9e par la famille et munie d\u2019un visa de six mois. Comme beaucoup d\u2019autres, les fonds avec lesquels elle est arriv\u00e9e au Liban sont minces. L\u2019aide humanitaire permet tout juste de survivre. Elle reviendra la semaine suivante pour une distribution qui n\u2019aura finalement pas lieu, le centre \u00e9tant ferm\u00e9 en raison des tensions qui agitent Tripoli \u00e0 la suite d\u2019un attentat \u00e0 la voiture pi\u00e9g\u00e9e \u00e0 Beyrouth. La plupart des r\u00e9fugi\u00e9s ne veulent pas t\u00e9moigner de leur parcours, par honte de leur pr\u00e9carit\u00e9 pour certains, par peur des repr\u00e9sailles pour d\u2019autres. La vue de l\u2019appareil photo attire des regards inquiets.<\/p>\n<p>Depuis septembre dernier, les Palestiniens vivant en Syrie passent \u00e9galement la fronti\u00e8re dans l\u2019espoir de trouver un havre de paix. C\u2019est la bataille de Damas, et principalement le combat dans et autour du camp palestinien de Yarmouk, dans la banlieue de la capitale, qui a jet\u00e9 la plupart d\u2019entre eux, par milliers, sur la route de l\u2019exil.<\/p>\n<p>Rami et Yamin, deux Palestiniens d\u2019une trentaine d\u2019ann\u00e9es vivant dans les camps de Sour (Tyr) au sud du Liban, \u00e0 quelques kilom\u00e8tres de la fronti\u00e8re avec Isra\u00ebl, connaissent bien la situation. Yamin travaille pour une ONG europ\u00e9enne avec les enfants palestiniens, Rami pour l\u2019UNRWA\u2009<sup>1<\/sup>. Pourtant \u00e9loign\u00e9 de la fronti\u00e8re syrienne, Sour accueille plus de deux cents familles palestiniennes de Syrie, r\u00e9parties dans les trois camps et les douze bidonvilles, souvent surpeupl\u00e9s, qui entourent la ville.<\/p>\n<p>\u00abCe sont des doubles r\u00e9fugi\u00e9s, Palestiniens et Syriens\u00bb, d\u00e9crit Rami. \u00abApr\u00e8s avoir fui Damas, ils se retrouvent dans un pays o\u00f9 ils n\u2019ont aucun droit, ni celui de travailler, ni celui d\u2019acheter un appartement, sans parler du racisme des Libanais contre les Palestiniens. Le pire, c\u2019est qu\u2019une fois dans les camps, ils ne peuvent plus en sortir autrement que clandestinement puisque l\u2019\u00c9tat libanais refuse de leur donner un visa de plus de deux semaines et contr\u00f4le l\u2019entr\u00e9e des camps par des check-point o\u00f9 les papiers sont contr\u00f4l\u00e9s!\u00bb<\/p>\n<p>Les Palestiniens de Syrie n\u2019ont pas acc\u00e8s aux programmes de l\u2019UNHCR, ceux-ci \u00e9tant du ressort d\u2019une autre agence, l\u2019UNRWA, moins pr\u00e9par\u00e9e \u00e0 cet exil plus soudain que celui des Syriens. Yamin nuance: \u00abHeureusement, il y a la solidarit\u00e9 des familles, et le fait que le camp, c\u2019est souvent une communaut\u00e9 o\u00f9 on ne te laisse pas compl\u00e8tement tomber. L\u2019UNRWA et les ONG commencent aussi \u00e0 s\u2019activer. Elles int\u00e8grent les Palestiniens de Syrie dans les programmes d\u2019aide d\u00e9j\u00e0 op\u00e9rationnels. En ce jour d\u2019octobre 2012, nous sommes avec des instituteurs palestiniens de Syrie pour donner des cours aux enfants qui viennent d\u2019arriver de Damas.\u00bb<\/p>\n<p>\u00c9l\u00e9ment de polarisation de la vie politique libanaise, la question syrienne apparait ponctuellement de fa\u00e7on violente dans l\u2019actualit\u00e9 du pays: affrontements \u00e0 la fronti\u00e8re ou \u00e0 Tripoli, kidnappings, ou, le 19 octobre dernier, attentat \u00e0 la voiture pi\u00e9g\u00e9e \u00e0 Beyrouth contre Wissam El Hassan, chef du renseignement militaire, et membre de la coalition antisyrienne. La manifestation qui a eu lieu \u00e0 Beyrouth le surlendemain de l\u2019attentat, jour des fun\u00e9railles, montre que la Syrie s\u2019impose r\u00e9guli\u00e8rement dans la politique libanaise. Une petite partie des r\u00e9fugi\u00e9s sont l\u00e0, en petits groupes, drapeaux au poing au milieu de la manifestation.<\/p>\n<p>\u00c0 quelques pas de la Grande Mosqu\u00e9e, Fadel, la vingtaine et un drapeau syrien autour du front, entrecoupe ses propos par les slogans que lui et ses coll\u00e8gues lancent depuis plus d\u2019une heure d\u00e9j\u00e0. \u00abTu comprends, si Bachar el-Assad vient se battre contre nous ici, nous aussi on peut se battre contre lui. Faire tomber par exemple Mikati, c\u2019est \u00e9liminer un gouvernement qui soutient le r\u00e9gime. C\u2019est pour nos familles, pour qu\u2019elles ne vivent plus dans la peur de croiser des agents syriens. Mais surtout, je ne peux pas rester l\u00e0, \u00e0 ne rien faire, pendant que mes fr\u00e8res meurent \u00e0 Alep.\u00bb<\/p>\n<p>Entre deux invocations Allah Akbar, au milieu de Libanais demandant la d\u00e9mission du premier ministre Mikati, Fadel et ses amis se mettent \u00e0 crier: \u00abLe peuple veut la chute du r\u00e9gime.\u00bb Mais on ne sait d\u00e9j\u00e0 plus tr\u00e8s bien duquel il s\u2019agit. L\u2019opposition \u00e0 la Syrie de Bachar el-Assad a beau \u00eatre le ciment de la coalition qui d\u00e9file ce jour-l\u00e0, la distance entre les Libanais et les Syriens se mesure entre ces cort\u00e8ges qui ne se m\u00e9langent pas.<\/p>\n<p>Difficile d\u2019\u00e9voquer avec les Libanais les cons\u00e9quences que cet exode pourrait avoir sur la situation politique de leur pays. Pour Akram Kachee, Syrien vivant en France et chercheur au GREMMO\u2009<sup>2<\/sup>, la situation ne connait pourtant pas de mutations profondes: \u00abLe clivage va rester celui du \u00ab14 mars\u00bb et du \u00ab8 mars\u00bb, tel qu\u2019il est aujourd\u2019hui. C\u2019est les pro-Assad, le Hezbollah et ses clans, et le 14 mars, avec Hariri. Cela va m\u00eame un peu plus loin, le clivage va devenir plus radical, ils vont se rejeter la responsabilit\u00e9. \u00c7a ne changera pas radicalement, mais la crainte des Libanais est l\u00e9gitime parce qu\u2019ils pensent que \u00e7a va avoir des cons\u00e9quences directes sur leur vie: les prix vont augmenter, il y aura moins de travail, cela va \u00e9galement provoquer des probl\u00e8mes sociaux, les tensions entre les pro- et les anti- r\u00e9gime qui peuvent devenir plus violents, etc.\u00bb Reste \u00e9galement la question du Hezbollah, assez absent actuellement de la crise politique, mais qui \u00abne se laissera pas faire\u00bb, s\u2019il sent que le r\u00e9gime pro syrien va tomber.<\/p>\n<p>Alors que le Liban voit s\u2019importer chaque jour un peu plus le conflit syrien sur son territoire, les r\u00e9fugi\u00e9s syriens se multiplient dans un pays qui n\u2019a, \u00e0 terme, ni les moyens ni la volont\u00e9 de les accueillir. L\u2019invisibilit\u00e9 de cet exil tend \u00e0 faire oublier l\u2019importance de cette crise et \u00e0 minorer ses cons\u00e9quences, politiques et humanitaires. Le risque est grand que les r\u00e9fugi\u00e9s soient les premiers \u00e0 payer le prix des tensions qui agitent le Liban, dans un pays o\u00f9 ils n\u2019ont, cette fois, gu\u00e8re de possibilit\u00e9 de fuir \u00e0 nouveau.<\/p>\n<p><span style=\"font-size: xx-small;\">1. Office de secours et de travaux des Nations Unies pour <\/span><span style=\"font-size: xx-small;\">les r\u00e9fugi\u00e9s de Palestine dans le Proche-Orient.<br \/>\n<\/span><span style=\"font-size: xx-small;\">2. Groupe de recherches et d\u2019\u00e9tudes sur la M\u00e9diterran\u00e9e <\/span><span style=\"font-size: xx-small;\">et le Moyen-Orient.<\/span><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Syriens au Liban, un exil invisible Depuis le d\u00e9but du conflit syrien, le Liban, avec plus de 100 000 r\u00e9fugi\u00e9s, est le deuxi\u00e8me pays d\u2019accueil de la r\u00e9gion. 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