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3. Parcours migratoire: l’exemple des Erythréens

Si  la situation prévalant dans les pays d’origine des réfugiés  est essentielle à la protection qu’ils pourront obtenir en Suisse, leur parcours migratoire pèse également très lourd. Nous décrivons ici les risques et périls encourus par les réfugié-e-s tout au long d’un long parcours migratoire qui les mènera en Europe, et parfois en Suisse. Ainsi des Erythréens, mais aussi des Somaliens, qui rejoignent souvent des membres de leur famille en suivant un cheminement et des obstacles souvent similaires. Voici les quatre principales étapes du parcours migratoire des Erythréens avant d’arriver en Europe: le Soudan, le désert du Sinaï, la Libye et la Méditerranée.

La majorité d’entre eux passent par la Méditerranée. La traversée de la mer étant la dernière étape d’un parcours semé d’embûches et violences avant l’Europe, comme cette carte interactive publiée sur le site du Monde le démontre.

parcours migratoire erythreens

Une fois en Europe, les demandeurs d’asile se heurtent à un autre obstacle: le système Dublin. Le pays dans lequel ils poseront le pied pour la première fois sera décisif sur la tournure que prendra la suite de leur parcours, le statut -donc la protection- qu’ils pourront obtenir. Un enjeu déterminant, voire parfois vital.

Pour les Erythréens, la route méditerranéenne passe souvent par l’Italie, où ils devront faire l’expérience de la rue. La plupart d’entre eux n’auront pas accès à l’aide sociale et n’auront d’autre choix que de dormir sur des cartons dans les gares ou les parcs. Certains viennent finalement chercher refuge en Suisse mais ils sont rapidement pris dans les procédures de renvoi en Italie, sur la base des accords de Dublin ou des accords bilatéraux de réadmission, décrit Karine Povlakic, juriste au SAJE, dans un long article qui s’attache à suivre ce parcours du pays de départ au pays d’arrivée (“Accords de Dublin: la banalisation d’une tragédie“, Vivre Ensemble, hors-série #2, avril 2013).  Un engrenage qu’elle qualifie de “tragédie collective” pour les Erythréens et les Somaliens:

En Suisse, il n’y a pas de reconnaissance de cette tragédie. Les réfugiés et demandeurs d’asile viennent s’écraser contre le mur des accords de réadmission. La politique actuelle à leur égard consiste à les renvoyer systématiquement en Italie. Nombre d’entre eux seront renvoyés directement depuis les centres d’enregistrement deux mois à peine après leur arrivée (Karine Povlakic, “Accords de Dublin: la banalisation d’une tragédie“, Vivre Ensemble, hors-série #2, avril 2013).