top menu

Plateforme d’information sur l’asile

Actualités et documentation sur les réfugiés en Suisse et dans le monde

Comptoir des médias

Une veille médiatique sur les questions d’asile, pour une information sans préjugés

Préjugés sur l’asile

Des faits et des chiffres pour lutter contre les idées reçues

Revue Vivre Ensemble

Bulletin de liaison pour la défense du droit d’asile

Agenda de l’asile

Evénements et manifestations sur l'asile et sur les migrations

Association Vivre Ensemble

Service d'information et de documentation sur le droit d'asile

Glossaire de l’asile

Mémo[ts] pour parler d'asile et de migrations

tromperie ?

Plus de 70% des demandeurs d’asile se voient reconnaître un besoin de protection après examen de leurs motifs d’asile. Vrai ou faux?

C’est vrai! En 2016, après examen des demandes d’asile, la Suisse a reconnu un besoin de protection dans 75% des cas, en accordant l’asile (permis B réfugié) ou l’admission provisoire (permis F). Pourtant, les statistiques officielles ne parlent que de 23% de réfugiés reconnus. Pourquoi?

1. Les admissions provisoires (26%) sont comptées comme des décisions négatives. Or, elles concernent souvent des personnes fuyant la guerre ou les conflits et reconnaissent un besoin de protection.*

2. 36% des demandes ont été écartées sans examen des motifs d’asile, par décision de non-entrée en matière (NEM). Elles ne disent donc rien du besoin de protection et gonflent artificiellement le taux de décisions négatives.

Explication: Les décisions de non-entrée en matière (NEM) sont majoritairement prononcées au motif que la personne a transité ou séjourné dans un Etat « sûr » avant d’entrer en Suisse. Cela signifie que le besoin de protection doit être examiné par cet Etat, non que la demande est injustifiée. Les décisions NEM devraient être exclues du calcul du besoin de protection, et non pas comptabilisées comme des décisions négatives.

  • Le SEM a ajouté en 2016 un « taux de protection» qui additionne les admissions provisoires et les octrois de l’asile. Celui-ci s’élevait à 49% pour 2016 (contre 53% en 2015).

Source: statistiques 2016, Secrétariat d’Etat aux migrations (SEM)

 

Des faits, non des préjugés:

Les statistiques sont une manière d’analyser le monde. Dans les débats politiques ou les médias, on entend souvent que les demandeurs d’asile n’ont majoritairement pas de motifs d’asile et sont là pour des raisons économiques. Nous avons donc voulu savoir comment et dans quelle proportion la Suisse reconnaît, ou non, un besoin de protection auprès des personnes dont elle aura examiné les motifs d’asile. Autrement dit, après examen sur le fond du dossier. En effet, dans de nombreux cas – les décisions de non-entrée en matière- elle ne se penchera pas sur les motifs d’asile. Elle écartera donc la demande pour un motif “formel” (transit par un autre pays, essentiellement). Pour pouvoir véritablement mesurer ce “besoin de protection”, il faut s’intéresser à ce que cette notion recouvre. Nous en proposons ici une explication et nous montrons comment nous parvenons à un résultat aussi différent de celui du Secrétariat d’Etat aux migrations, en utilisant leurs statistiques.

Différents liens et explications vous sont proposés dans cette rubrique, dont la table des matières figure ci-contre.