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Témoignage | Conditions de vie dans les centres d’hébergement. Descentes de police et contrôles

En ligne depuis le 19 février 2003 et publié dans - modifié le 25 juillet 2017

Qui peut nous aider!

Depuis quelque temps maintenant, la poursuite des trafiquants de drogues par les policiers a occasionné de gros embarras parmi les requérants innocents qui vivent dans les centres. Les visites dans les foyers pour réfugiés sont devenues une routine quotidienne pour les policiers. Cette pratique affecte tous les résidents sous prétexte de rechercher les vauriens. Les centres d’hébergement sont devenus des lieux d’humiliations et d’embarras.

Criminalisation des requérants

Les choses en sont arrivées à ce que les policiers arrivent dans les maisons avec des chiens pour rudoyer les réfugiés aux premières heures du matin. A les faire sortir et les faire asseoir sur le sol au nom du contrôle. Pourquoi! Les choses en sont arrivées au point que les réfugiés se font prendre leurs quittances de téléphone ou n’importe quoi d’autre sans aucune explication. Pourquoi! Le fait qu’un réfugié détienne de l’argent constitue maintenant un crime. Les policiers vous le prennent et vous disent que c’est l’argent de la drogue en utilisant de sérieuses mesures d’intimidation. J’ai été bouleversé d’être témoin de deux incidents qui sont arrivés le 3 décembre 2002.

Garçon molesté

Un garçon a été molesté par les policiers alors qu’il se rendait à l’école et accusé d’un vol dans un restaurant. Ils l’ont emmené et l’ont battu au poste. Ils ont remarqué qu’il y avait une erreur d’identité après y avoir regardé de plus près. Ils lui ont fait cela uniquement parce qu’il est un pauvre réfugié. Pourquoi!

Le même jour, à une heure tardive du soir, des requérants d’asile rentraient au foyer. Les policiers les ont poursuivis et les ont fait s’asseoir par terre dehors dans le froid pendant deux bonnes heures, au nom du contrôle. Pourquoi!

Que cela cesse

Je me rappelle le jour où les policiers sont entrés dans ma propre chambre à environ six heures du matin avec un chien et j’étais sur le sol dehors, alors que le chien sautait sur mon lit. Je me sentais mal parce que je suis un réfugié impuissant. Ils ont mis ma chambre sens dessus dessous puis sont partis. J’ai essayé de leur demander pourquoi, mais ils m’ont répondu que c’était un contrôle normal de routine. Pourquoi!

Je saisis cette occasion pour en appeler à la conscience de chacun afin de faire cesser ces pratiques, avant que cela ne s’aggrave. Cela devient insupportable. Si vous jetez un regard attentif sur ce qui se passe dans les centres, vous comprendrez mieux nos problèmes.

Une fois de plus j’aimerais remercier chacun de vous pour l’intérêt et l’attention que vous nous portez. La vie que vous sauvez aujourd’hui peut être la vôtre. Merci et que Dieu vous bénisse.

A., requérant d’asile

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