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Témoignage | Conditions de vie dans les centres d’hébergement. Descentes de police et contrôles

En ligne depuis le 19 février 2003 et publié dans - modifié le 25 juillet 2017

Depuis que la presse quotidienne ne parle que de requérants d’asile délinquants, tout Africain de l’Ouest est d’emblée considéré comme un trafiquant. Cet état de fait a également des conséquences sur les conditions de vie des requérants d’asile hébergés dans des structures collectives. Nous avons donné la parole sur ce sujet à deux requérants africains vivant à Genève dans des centres d’hébergement qui sont régulièrement l’objet de descentes de police. Leurs témoignages montrent à quel point ils souffrent de cette situation. (Réd.)

Des bruits de pas nous parviennent du dehors, ponctués par des jappements de chiens. Tout à coup, la porte s’ouvre devant le veilleur et des policiers envahissent ma chambre. Il s’agit en fait d’agents de la brigade canine qui, sous prétexte de rechercher une personne, du reste inconnue des résidents, n’ont pas hésité à passer au peigne fin toutes les chambres du centre d’accueil, pendant que nous étions obligés d’attendre par ce grand froid. Ces faits se sont déroulés entre 21 et 22 heures.

Fouille en règle

Pendant qu’au dehors, revêtus de notre seul slip ou caleçon nous étions tenus en respect par un policier et son chien, un deuxième policier, tenant en laisse un autre chien, a procédé à une fouille en règle de toutes les chambres. Avec le recul, je dirais que tout s’est passé en un quart d’heure, si mon cerveau engourdi par le vent froid du soir ne m’a pas joué des tours.

La routine!

Les fouilles n’ont jamais donné le résultat escompté, puisque aucune poussière de drogue ou d’objet illicite n’a été trouvé dans notre foyer. Il n’empêche que c’est devenu une habitude: nous sommes très souvent réveillés sans ménagement par les policiers, escortant un suspect arrêté du côté de la gare, qui se révèle en fin de compte inconnu de notre centre.

N., requérant d’asile africain

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