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Regard sur le film Vol special

En ligne depuis le 10 octobre 2011 et publié dans - modifié le 14 juillet 2017

Anne-Madeleine Reinmann et Véronique Egger se rendent une fois par semaine au centre de rétention de Frambois dans le cadre de leur travail à l’Agora (Aumônerie genevoise œcuménique auprès des requérants d’asile). Elles ont vu Vol Spécial. Réactions sur le vif.

Le film reflète-t-il la réalité de Frambois?

Oui, il est relativement fidèle à la réalité. Mais les «héros» du film ne sont pas ceux que nous aurions choisis pour représenter Frambois, du côté des détenus comme du personnel.

Les gardiens ne se montrent-ils pas trop «gentils», juste pour la caméra?

Nous ne pensons pas. Les «agents» font tout leur possible pour que la détention se passe le moins mal possible et ne soit pas considérée comme une punition. Ils sont parfois un peu trop familiers -en tutoyant les détenus, par exemple- mais nous sommes persuadées qu’ils sont sincèrement compatissants. Après un «vol spécial» les gens sont réellement déprimés et très affectés. Et là, le soutien des agents a un sens ! Ils sont d’ailleurs très appréciés, signe de leur bon travail et de leur sincérité. Maintenant, étant donné le rôle ingrat qu’ils ont à jouer, leur gentillesse peut surprendre, le paternalisme du directeur en particulier!

Que pensez-vous de la démarche du réalisateur?

Il a choisi de filmer essentiellement les détenus face aux agents. On ne voit que peu ou pas du tout les autres intervenants extérieurs: juristes, médecins, aumôniers, bénévoles de la LSDH (Ligue suisse des droits humains)… Finalement, il ne reste que deux extrêmes face au spectateur. C’est peut-être cela qui rend le côté «gentil» des agents décalé et dérangeant ! Autre bémol: il aurait été utile de connaître le sort des détenus renvoyés dans leur pays d’origine. Cela n’apparaît pas à l’écran, même si l’on peut se renseigner sur le site Internet www.volspecial.ch.

Mais est-ce un bon film?

Bien sûr! Ce n’est pas un film de militant, mais c’est un film qui a le mérite d’informer le public et de le faire réfléchir aux conséquences des durcissements, approuvés par le peuple suisse, de la loi sur l’asile et des étrangers.

Propos recueillis par Nicole Andreetta

 

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