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Recherche | La figure du passeur analysée par Guiraudon

En ligne depuis le 5 mars 2013 - modifié le 1 août 2014

En cas de drame médiatisé, la figure du passeur est souvent vu comme le responsable. Quitte à occulter d’autres responsabilités. Un article de Viginie Guiraudon du reseau Terra.

L’article complet, publié en 2008 par le Réseau Terra, peut être consulté en cliquant ici.

Le passeur, c’est le méchant idéal. C’est une figure que l’on retrouve sous diverses formes dans des discours de droite et des récits de gauche sur l’immigration, dans des documents de politique publique, des déclarations d’associations voire même des pièces de théâtre. Le passeur est donc le méchant idéal mais pas le coupable idéal en matière de migration. Le succès du « business » de la migration ou encore des « migration merchants » doit être compris en relation avec l’évolution du droit d’asile, des systèmes de contrôle aux frontières tout en prenant en compte la situation politique et économique dans les pays d’origine, de transit ou de destination. Après un bref rappel de l’émergence d’un droit international et européen sur le trafic et la traite au début des années 2000, nous développerons quelques pistes de réflexion, notamment : le lien entre la politique de contrôle aux frontières et le développement du trafic l’hypocrisie de la lutte contre la traite qui ne protègent pas les victimes comme les prostituées ou les mineurs étrangers , sans les protéger comme victimes les moyens, l’absence de moyens pour lutter contre le trafic et leur concentration pour appréhender les étrangers en situation irrégulière et criminaliser ceux qui les aident, phénomène amplifié par l’obsession des quotas d’expulsion après 2003 qui diminue moyens humains et financiers affectés au trafic.